Les carnets d'EricMSM

Des comptes-rendus de randonnées et autres excursions

Introduction

Il n’est pas toujours nécessaire que les randonnées soient longues pour être éprouvantes et source de bonheur à la fois!

Celle-ci en est un exemple, un peu moins de cinq kilomètres mais très sportive avec un dénivelé cumulé de 300 mètres. (Effort-Km = +/– 8 km).

Pour rejoindre le point de départ, il faudra emprunter le train jusqu’à Bullay, à mi-chemin entre Trèves (Trier) et Coblence (Koblenz), d’où l’on pourra prendre un bus jusqu’à Merl (Kirche). Le point de départ est à proximité de l’église de la petite bourgade viticole.

Train en gare de Bullay

L’ancienne salle d’attente de la gare a été transformée en une boîte à livres géante, une belle initiative pour donner une seconde vie aux livres.

La salle d'attente de la gare et arrêts de bus

La balade

Carte du parcours

Descendus du bus, nous nous traversons la route et prenons la route à droite de l’église que nous suivons un moment pour rejoindre le sentier de randonnée. Cela monte gentiment mais ce n’est que le début.

L'église de Merl

On sera prudent sur la route, car il y a quand même du trafic (motards notamment).

Une maison avec un jardin un peu kitsch

Une fois que nous sommes sur le sentier, ça va monter, de plus en plus, de plus en plus fort…

Indications des destinations des sentiers

Le chat noir de Zell, célèbre par la légende qui lui est associée est présent partout dans la région. Voici sa légende : en 1863, trois négociants en vins d’Aix-la-Chapelle (Aachen) sont venus à Zell pour y acheter du vin. Ils ne peuvent se décider entre trois fûts. Mori, le chat du propriétaire des lieux s’était glissé dans la cave et sauta sur une des barriques et la défendit avec tant de véhémence que les négociants se décidèrent pour cette barrique. La légende du chat noir de Zell était né.

Revenons à notre balade. Un premier palier nous permet d’avoir une belle vue sur Merl et la Moselle en direction de Bullay.

Vue sur le village de Merl

Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, nous poursuivons la montée qui se fait un peu plus ardue encore.

Sentier de randonnée

Arrivés tout au-dessus, au lieu dit de Lönshöhe, une aire de pic-nic nous accueille avec une vue sympa sur la vallée.

Aire de pic-nic de Lönshöhe

Nous profitons de cette installation pour une pause prolongée et nous rassasier. Le plus dur est passé, enfin, pour ce qui est des montées du moins.

Vue sur la Moselle en direction de Zell

Après la pause, nous nous remettons en chemin en suivant le sentier à travers le vignoble.

Un abri dans le vignoble.

Le long du chemin, nous avons encore de belles vues sur la sur la vallée et la boucle que le fleuve forme à cet endroit.

Vue sur la Moselle depuis le chemin de randonnée

Et finalement, nous arrivons à la tour du Collis qui surplombe la petite ville de Zell, notre destination finale du jour.

Collis Turm

Sur la photo, ci-dessus, à gauche, nous pouvons voir un poteau indicateur, il indique le sentier que nous allons suivre pour redescendre, un sentier bien particulier comme nous allons bientôt le découvrir! Avant ça, une photo souvenir avec nos mascottes ne peut manquer à la balade!

Des peluches sur un buisson avec un point de vue sur la Moselle

Après cette petite pause, nous poursuivons donc notre chemin par le Steilpfad, un sentier très abrupte et très escarpé qui tient plus de l’escalade que de la randonnée. Si l’on est pas sûr ou sujet au vertige, mieux vaut choisir un autre chemin. Sur le Steilpfad, il existe des variantes permettant d’éviter les phases d’escalades. Si le chemin est praticable dans les deux sens, il est plus facile, me semble-t-il, à faire en montée qu’en descente. Pour les amateurs de sensations fortes et pour ceux qui, comme moi, aiment repousser les limites et vaincre leurs peurs, c’est du pur plaisir qui les attend! C’est parti pour une descente de deux bons kilomètres (estimation), les images parlent pour elles-même!

Steilpfad - Escalier en forme de barres d'acier.

Le chemin est une alternance d’escaliers schisteux et d’agrès en aciers plantés dans la roche.

escalier de schiste

Sentier schisteux escarpé

Nous passons même une petite chapelle à même la roche. Temps pour une petite prière?

Chapelle dans la roche

Une dernière volée de marches nous amène sur un sentier plus large, nous avons accompli la première étape mais une seconde, encore plus spectaculaire nous attend juste après! Quand il n’y en a plus, il y en a encore!

Arrivée de la première section

A l’entrée de la section suivante, une belle vue s’offre à nous.

Une belle vue sur Zell avant d'entamer la seconde partie du sentier

Et c’est reparti pour une escalade à reculons encore plus spectaculaire!

Steilpfad

Il s’agit de bien se tenir au filin et de ne pas glisser!

Sentier très étroit

Et finalement, nous voici au bas du sentier. Et dire qu’il y a quelques minutes, nous étions tout là-haut où l’échelle marque l’entrée de la seconde partie du Steipfad.

Vue sur le Steilpfad

Entrée du Steilpfad

Et voilà, l’aventure est finie! Le reste de la balade sera plus calme et à travers les petites rues de la cité mosellane.

Nous passons à hauteur d’une tour carrée qui est un vestige des fortifications de la ville et qui servit même de prison au début de l’ère moderne.

Tour carrée

Bientôt nous arrivons à Zell par une des petites rues.

Rue de Zell

Nous trouverons de nombreux commerces et établissements horeca pour se restaurer et se rafraîchir après cette balade.

Dans les rues de Zell

Bien sûr, on va trouver aussi de nombreux établissements où l’on pourra acheter du vin, cela va sans dire. On pourra encore profiter de la promenade le long de la Moselle ou visiter le petit musée local situé à l’étage du bâtiment qui abrite l’office du tourisme situé près de la fontaine où est représenté le chat noir. Pour reprendre le bus vers Bullay, il faudra se rendre à la Lindenplatz.

Zell

Informations pratiques

  • Le tracé du parcours peut être visualisé et téléchargé ici
  • Pour les horaires de transports publics : Deutsche Bahn et VRM (Verkehrsverbund Rhein-Mosel)
  • Pour effectuer cette balade, il faut être équipé de bonnes chaussures de marche, si l’on opte pour la partie ardue (escalade), il faut être certain de pouvoir le faire, sinon, il existe des alternatives. Ne prenez pas de risques inutiles!
  • A Bullay, on trouvera à proximité de la gare (10 minutes à pied en direction de Zell) un supermarché, à Zell, on trouvera cafés, restaurants, …

#blog #randonnée #RandoSansAuto


Les informations données dans les articles sont celles en vigueur lors de la rédaction, pour des informations actuelles, merci de vous référer aux sites officiels repris dans l'article.

Merci pour votre lecture.

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Introduction

Les balades Totemus, ce sont des balades ludiques que l’on fait à l’aide d’une application pour téléphone et qui permettent de découvrir, tantôt une ville, tantôt des lieux plus nature. Cela se passe comme une chasse au trésor et pour ceux qui ont connu, on se sent un peu comme Philippe Dedieuleveult, le journaliste-aventurier disparu bien trop tôt de l’émission la chasse au trésor ou encore pour les belges, comme Bernard Perpète, lui aussi disparu trop tôt, qui sillonnait la Wallonie dans le cadre du célèbre jeu télévisé de la RTBF, Double 7. Voilà pour l’esprit, des énigmes à résoudre, un sens de l’orientation mis à l’épreuve et des codes QR à scanner. C’est une activité familiale par excellence mais elle peut se faire seule aussi. Et même si l’on croit connaître les lieux, on en apprend toujours!

Pour cette neuvième chasse, j’étais à Carlsbourg, un village ardennais aux confins de la Province du Luxembourg en allant vers Namur. Carlsbourg est connu en Belgique pour le beurre qui porte son nom. En route donc pour une balade nature à la découverte du passé laitier de la commune!

Accès

La balade démarre dans le centre du village. Si vous venez en train, l’arrêt se trouve à 1,5 kilomètres du point de départ. L’arrêt est desservi chaque heure en semaine, toutes les deux heures le weekend, par la relation L Namur – Dinant – Bertrix – Libramont.

On peut aussi atteindre Carlsbourg avec la ligne de bus 66 venant de Bertrix mais il n’y a que quelques bus par jour.

Train en gare de Carlsbourg

La balade

Nous démarrons donc de la gare pour nous rendre vers le centre de la localité en empruntant la route principale (en partant du quai vers Namur). Le point de départ est situé Grand-Rue à hauteur de la salle Notre maison.

Salle Notre maison, point de départ de la chasse Totemus

Si vous êtes prêt, allons-y! Notre première énigme nous attend déjà non loin de là!

L'auteur

Nous nous arrêtons devant un bâtiment, le premier témoin du passé laitier de la commune.

Bâtiment où l'on mettait le lait en cruches.

Après avoir résolu la première énigme, nous poursuivons notre chemin en suivant les instructions données par l’application et arrivons sur une place où se trouvent les plus vieilles maisons de la localité.

Place du village

Nous continuons à suivre la rue vers la gauche et découvrons un ancien château d’eau assez typique des régions rurales.

Ancien château d'eau

Peu après le château d’eau nous prenons à droite pour emprunter une allée arborée qui nous amène en face du château de Carlsbourg, qui abrite aujourd’hui l’Institut Saint-Joseph.

Le château est une ancienne propriété des ducs de Bouillon, les Latour d’Auvergne. Après la révolution française, il a appartenu au colonel Grandjean, oncle de Paul Verlaine. Jeune, le futur poète y a d’ailleurs séjourné. Le château a été le lieu de résidence de familles célèbres comme les Mérode, les Rougrave, les Lamock et les d’Elbecq avant qu’il n’échoit au Latour d’Auvergne. Un bâtiment chargé d’histoire!

Le château de Carlsbourg, aujourd'hui institut Saint-Joseph

Nous nous engageons à droite sur la route que nous avons empruntée en venant de la gare, et passons devant une aire de repos qui était autrefois, un abreuvoir pour les vaches, nombreuses ici du fait de l’activité laitière.

Ancien abreuvoir

Après une petite pause, nous continuons à suivre la route, et bientôt, l’application nous invite à prendre une rue qui monte assez bien. Au sommet, nous avons une belle vue sur la région et arrivons à un second château d’eau.

Paysage ardennais

Château d'eau

Notre chemin va nous emmener un peu hors de la localité en reprenant la grand-rue. Nous passons devant une croix, élément typique des régions rurales.

Croix de Merny

Nous continuons à suivre la route avant de bifurquer et de prendre un chemin rural et champêtre…

Chemin champêtre

Petit à petit, les bruits de la route s’estompent et nous nous retrouvons pendant un moment accompagnés uniquement du chant des oiseaux.

Nous traversons, à l’issue du chemin, la rue des Socquettes pour nous diriger vers le bois du Defoi non sans admirer la vue champêtre sur Carlsbourg.

Vue sur Carlsbourg

Chemin le long du bois

Après la traversée du bois et avoir vu, de loin, un lièvre, nous revenons sur une petite route qui va nous ramener à Carlsbourg.

Route à l'entrée de Carlsbourg.

Une fois dans le village, d’autres énigmes nous attendent encore ainsi que des histoires de résistants de guerre qui ont payé de leur vie pour notre liberté. Un moment émouvant.

Carlsbourg est une commune rurale et les fermes encore nombreuses. Certaines sont décorées et fleuries comme celle-ci à l’entrée du village.

Une ferme dont le parterre est décoré d'une vache en bois et joliment fleuri

La balade nous emmène devant l’ancienne laiterie de Carlsbourg, là où a commencé l’aventure du beurre dont la marque est le nom de la localité. Aujourd’hui, ce sont des logements qui y ont pris place.

Ancienne laiterie

La production se fait, de nos jours, à Recogne, entre Bertrix et Libramont à une vingtaine de kilomètres de là.

Doucement, nous revenons vers le centre de la localité et le point de départ de notre balade.

Une dernière énigme est à résoudre devant le monument aux morts des guerres. Chaque village d’Ardenne en possède un…

Monument aux morts des guerres avec une statue du Christ

La balade se termine de l’autre côté sur la place où se trouve une belle ferme du XIXe siècle et où quelques bancs permettent de se poser un instant.

Place avec une ferme

De nos jours, de nombreuses fermes sont transformées en gîte rural, des lieux de vacances authentiques au cœur de l’Ardenne et dans toute la Wallonie pour des séjours reposants…

Porche de la ferme/gîte

Mission accomplie et totem trouvé! Quelques rencontres sympathique avec des personnes de la localité ont également agrémenté la balade. Il ne reste plus qu’à attendre le bus pour retourner sur Bertrix. Assis à l’ombre, sur un banc face à l’église du village, il me reste du temps pour manger ma tartine et renseigner des scouts peu prévoyants sur l’endroit où ils pourront trouver de quoi se ravitailler…

Une jolie balade, pas trop longue et pas trop ardue dans une région rurale où beurre et enseignement des techniques agricoles font partie du paysage depuis plus de cent ans!

Le tracé de la balade et autres infos utiles

Le tracé de la balade

  • Pour les horaires de train et de bus, on consultera les sites officiels de la SNCB et du TEC.
  • Site de coopérative avec un historique
  • Site officiel de l’application
  • Le tracé de la balade est disponible au téléchargement ici
  • Attention! Il n’y a qu’une petite superette dans le village (fermée le jour où j’ai fait la balade), il vaut mieux prévoir des vivres et des boissons en suffisance.

#randonnée #randoSansAuto #blog #nature #VisitWallonia


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21 kilomètres de bonheur le long et sur les hauteurs de la vallée de la Semois

Nous étions, début juillet 2026, dans la seconde vague de chaleur de l’été, moins intense que la précédente; néanmoins, je n’avais pas l’intention de m’interdire de randonner! La solution : partir le plus tôt possible et profiter de la relative fraîcheur des heures matinales pour faire le gros de la randonnée.

A la base, je comptais faire seulement 12 kilomètres mais quelques détours pour voir de jolis points de vue ou profiter d’un peu de fraîcheur au bord de l’eau et la promesse de pouvoir me ravitailler à l’issue de la randonnée, ce sont donc 21 kilomètres qui ont été parcourus avec le point d’orgue : la nouvelle passerelle himalayenne qui surplombe par 30 mètres la Semois et permet de relier les forêts de Sainte-Cécile et de Florenville.

Alors, si vous êtes prêts, chaussez vos chaussures de marche, saisissez votre bâton et let’s go! L’aventure nous attend au coin de la rue, enfin au coin du méandre!

Ombre d'un marcheur

Le point de départ de la randonnée est la gare de Florenville. Située sur la ligne reliant Libramont à Arlon en passant par Bertrix, Virton et Athus, elle est desservie chaque heure en semaine et toutes les deux heures le weekend et les jours fériés.

Train quittant la gare

Nous quittons la gare et prenons la route qui longe les voies en direction de Bertrix de façon à rejoindre la route principale et que nous longeons pour quelques centaines de mètres vers la droite, pas beaucoup de trafic ce dimanche matin mais prudence quand même! Il est l’heure de déjeuner avant d’entamer les choses sérieuses! Et voilà que l’endroit idéal apparaît sous la forme d’un banc pas loin de l’eau, un peu plus loin, on trouvera même une vraie aire de pic-nic. Avant de poser mon sac à dos, une photo déjà faite des dizaines de fois mais toujours différente! La Semois au pont de Lacuisine.

La Semois

Peut-on rêver d’une vue plus belle en prenant notre petit-déjeuner?

La Semois

Après avoir pris des forces, nous nous remettons en route et traversons le village de Lacuisine.

Eglise de Lacuisine

Nous quittons le village par un chemin creux à travers les campagnes pour rejoindre la petite route qui va vers Martué et vers notre premier détour. Nous passons le passage à niveau et suivons le fléchage indiquant La roche aux corbeaux, notre premier point de vue sur la Semois de la journée.

La roche aux corbeaux

Après ce petit détour, nous repassons le passage à niveau et reprenons le chemin de l’étang des Épioux par des chemins de plus en plus étroits et enfoncés dans la forêt, un moment de pur bonheur et de silence total!

Chemin en forêt

Après quelques kilomètres, nous arrivons en vue des Épioux et de son étang. Lors de ma dernière visite, au printemps dernier, il y avait une plateforme en construction qui s’est transformée en poste d’observation de la faune avicole qui ne manque certainement pas à certains moments de l’année; voir, sans être vu et s’émerveiller!

Le poste d'observation des oiseaux

Pas d’oiseaux en vue ce matin, il faudra revenir à l’automne ou au printemps lorsque les migrateurs feront halte! Petite pause au bord de l’étang en profitant encore d’une certaine fraîcheur.

L'étang des Epioux

Le château des Épioux appartient au CPAS (centre public d’aide sociale) de Mons mais est malheureusement à l’abandon, il servait à accueillir des enfants pour des vacances au vert… Il y avait un arrêt de chemin de fer de l’autre côté du pont d’où est prise la photo. Arrêt abandonné en 1984 par manque de fréquentation… ce qui n’a rien d’étonnant, pas une habitation à la ronde mais dommage quand même car pour les randonneurs, ça pourrait être une bonne alternative à la voiture…

Le château des Epioux

Nous reprenons notre chemin, et peu après le pont, nous bifurquons à gauche pour nous enfoncer en forêt et suivons le chemin qui va nous mener à la passerelle inaugurée au début de l’été 2026 mais avant ça, un second détour nous emmène au point de vue de la roche au chat. Mieux vaut ne pas souffrir de vertige mais la vue est époustouflante, on se sent un instant seul au monde! Dans quelques heures, nous serons au bord de la Semois, exactement à l’opposé d’où est prise la photo!

Point de vue de la roche au chat

Après ce petit détour, nous rejoignons le chemin principal et bientôt apparaissent des panneaux indiquant passerelle, il s’agit de la nouvelle passerelle himalayenne qui permet de traverser la Semois par trente mètres de hauteur! Le chemin s’incline de plus en plus et voici qu’elle apparaît! Plus nous nous rapprochons, plus nous voyons le côté spectaculaire de cette nouvelle attraction dans nos belles régions!

Passerelle himalayenne

C’est parti pour 180 mètres de traversée et une bonne poussée d’adrénaline! La passerelle tangue pas mal à chaque fois que quelqu’un approche mais rien de bien méchant! On a un peu l’impression d’être sur un bateau voguant sur une mer un peu agitée. Il ne faut pas hésiter à prendre son temps pour admirer le paysage!

Sur la passerelle

Le grillage au sol, un peu problématique pour qui viendrait avec son chien par exemple, permet de voir au travers, c’est le but en fait… un inconvénient de l’avantage…

Une fois la traversée effectuée, nous prenons directement à gauche et redescendons dans la vallée. Au bas du chemin, si vous souhaitez rejoindre Sainte-Cécile, c’est à droite, si vous souhaitez aller à Herbeumont, c’est à gauche! Et nous prenons donc à gauche pour maintenant longer la Semois… ce qui nous permet cette vue d’en bas vers la passerelle.

La passerelle vue d'en bas

Midi approche et un coup d’œil sur l’application de cartographie pour repérer où se trouvent les prochaines possibilités et, chance, à moins d’un kilomètre, il y a une aire de pic-nic en bord de Semois.

La Semois

Après avoir repris quelques forces, nous revoilà sur le chemin le long de la Semois avec un nombre presqu’infini de vues magnifiques sur la rivière, c’est parti pour quelques kilomètres.

La Semois

La chaleur commence à se faire sentir mais heureusement, il y a quelques zones d’ombre et la rivière, donne, tant que faire se peut, un peu de fraîcheur.

La Semois

La Semois

A l’approche d’Herbeumont, le chemin quitte les bords de la Semois pour entamer une montée assez sévère…

Chemin étroit dans les bois

Une petite grotte mariale érigée par les bénédictins du prieuré de Conques, tout près de là, et son banc, nous offrira un petit répit dans la montée. La chaleur et la fatigue commencent à se faire sentir… Courage! Plus que deux bons kilomètres!

Montée dans les bois (vue à l'envers)

A l’issue de la montée, nous rejoignons une route principale. Il n’y a pas beaucoup de trafic mais les courbes peuvent s’avérer dangereuses, on tiendra donc bien sa gauche! On pourra assez vite et pour ceux qui ont encore de l’énergie, prendre un chemin alternatif qui allongera la balade de quelques kilomètres encore. En suivant la route, nous passons devant le prieuré de Conques et une dernière montée ardue nous attend pour rejoindre le sommet et l’ancien viaduc ferroviaire d’Herbeumont au-dessus de la Semois. Sur cette photo, prise en juillet 2023 lors d’une autre randonnée, on peut voir l’impressionnant ouvrage d’art!

Le viaduc ferroviaire d'Herbeumont

Nous voici sur le viaduc et en plein soleil! La chaleur est sensible maintenant!

Sur le viaduc d'Herbeumont

Une fois le pont franchi, nous revoici à l’ombre pour un petit moment avant d’arriver à Herbeumont.

L'arrivée à Herbeumont.

Si c’est la première fois que vous êtes à Herbeumont, vous ne manquerez pas d’aller visiter les ruines du château à quelques centaines de mètres du lieu d’où a été prise la photo ci-dessus.

Château d'Herbeumont (ruines)

Ensuite, encore quelques centaines de mètres et nous voici au centre d’Herbeumont où l’on trouvera de quoi se rafraîchir avec une bonne glace ou une bonne bière. Il y a une supérette mais au moment où je suis passé, elle était fermée pour travaux. Sur la place, à côté de l’office du tourisme, on pourra néanmoins se dépanner au café l’imprévu.

Après un bon rafraîchissement sous la forme d’une bière sans alcool, il ne reste plus qu’à se rendre à l’arrêt de bus et à rejoindre la gare de Bertix d’où l’on pourra repartir vers Florenville ou vers Libramont et Namur. En été, durant les vacances scolaires en Wallonie, vous pouvez aussi retourner à Florenville par la ligne Évasion (EV1) exploitée par le TEC qui relie Bouillon à Orval en passant par la vallée de la Semois).

Herbeumont

Voilà, j’espère que ce récit vous aura donné envie de venir explorer la Gaume et la vallée de la Semois.

L’itinéraire parcouru peut être téléchargé ici

La carte de l'itinéraire

Informations utiles et liens

  • Comme pour chaque randonnée, les conseils d’usage : bonne chaussures de marche, des vivres et de la boisson en suffisance, protection solaire et contre les tiques, un bâton de marche et de l’enthousiasme!
  • Horaires de trains : https://www.belgiantrain.be
  • Horaires des bus : https://www.letec.be
  • Office du tourisme d’Herbeumont :

#randonnée #randoSansAuto #outdoors #hiking #VisitGaume #VisitWallonia #Blog


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Introduction

Si vous êtes belge et que vous aimez l’histoire, nul doute que le nom de Bart Van Loo vous dira quelque chose car il est LE spécialiste des ducs de Bourgogne et de la Belgique bourguignonne! Auteur d’un best-sellers sur le sujet, il est aussi l’auteur de podcasts passionnants sur le sujet et il est donc aussi l’auteur d’un Podwalk, une sorte de balade contée à travers Bruxelles pour nous faire découvrir des traces de cette ère bourguignonne et nous faire voyager dans le temps tout en marchant. Même ceux qui, comme moi, connaissent bien Bruxelles, découvrent quelques petits secrets qui étaient bien gardés!

Le Podwalk est disponible en français, en néerlandais et en anglais sous forme d’application à télécharger dans votre magasin d’applications.

Je vous propose ici, de refaire le chemin parcouru en photos principalement et j’espère qu’il vous donnera envie de le faire vous même! Alors si vous êtes prêts, rendez-vous, place des Palais, à l’entrée du parc de Bruxelles.

Le palais royal de Bruxelles, siège de travail du Roi

Le parcours

Carte du parcours du Podwalk

C’est installé sur un banc que la balade commence avec une introduction où nous sommes invités à faire disparaître le palais royal actuel et à imaginer le palais du Coudenberg qui se trouvait là jusqu’au XVIIIe siècle. D’abord château, puis palais, il fut aussi la résidence des Téméraires à Bruxelles. Le palais fût détruit par un violent incendie dans la nuit du 3 au 4 février 1731. On peut encore voir des vestiges de ce palais en sous-sol lorsque l’on visite le musée Belle-vue, situé à côté du palais royal, une visite à ne pas manquer!

A l’issue de cette introduction, nous sommes invités à prendre un petit chemin qui descend dans les bas-fonds du parc.

Dans le parc de Bruxelles, dans les parties surbaissées

Ici, nous sommes invités à nous imaginer des scènes de chasse à l’époque bourguignonne.

Nous quittons le parc de Bruxelles pour nous rendre rue Ravenstein. A hauteur de Bozar, nous découvrons une plaque commémorative qui nous informe qu’il y avait là un Internat où ont séjourné les sœurs Brontë.

Plaque commemorative concernant les soeurs Brontë

Un peu plus loin, découvrons un bâtiment unique : l’hôtel Ravenstein. Il s’agit ni plus, ni moins du dernier hôtel aristocratique du XVe siècle conservé. Là, où il se trouve était le quartier juif de Bruxelles, ce qui est rappelé par le nom de l’escalier tout près de l’hôtel qui s’appelle… l’escalier des juifs.

L'hôtel Ravenstein

Nous poursuivons notre route et remontons jusqu’au coin de la rue où nous traversons pour rejoindre le Mont des Arts non sans admirer les belles façades dont certaines sont des témoins du style Art-Déco (la dernière à droite sur la photo).

De belles façades rue Ravenstein

Au Mont des Arts, nous sommes tout à côté de la KBR (Koninklijke Bibliotheek/Bibliothèque Royale) qui abrite notamment une collection unique de manuscrits du moyen-âge. Une visite est aussi vivement recommandée! On ne manquera pas d’admirer la vue sur la ville depuis le haut du Mont des Arts avant de continuer notre chemin vers la Place Royale.

La vue sur Bruxelles depuis le Mont des Arts

Sur la place Royale, en surface, nous pouvons voir cette statue de Godefroy de Bouillon, un belge célèbre qui fut le premier roi de Jérusalem à l’issue de la première croisade au XIe siècle.

Statue de Godefroy de Bouillon sur la Place Royale

Mais savez-vous que sous la place Royale, se trouvent des vestiges du Palais du Coudenberg dont nous parlions au début de l’article! On peut même des sous-sols du musée Belle-vue, voir la place par une fenêtre discrète! La preuve en image (photo prise lors d’une visite en 2025).

Vue sur la place royale depuis les sous-sols du Coudenberg

Nous nous engageons dans la rue Royale en direction du Sablon.

Nous passons devant le musée Old Masters, encore une visite pour tous ceux qui aiment la peinture ancienne. Il faudrait plus d’une vie pour visiter et découvrir tout ce que la ville a offrir! Dans ce musée, on pourra découvrir des peintures de l’époque bourguignonne pour encore plus s’immiscer dans la vie de l’époque.

L'entrée du musée des arts anciens

Pour qui va régulièrement à Bruxelles, et c’est mon cas, je n’ai jamais connu le palais de Justice autrement que couvert d’échafaudages! Depuis peu, certains ont disparu, ce qui permet de voir à nouveau certains éléments architecturaux.

La rue Royale en direction du palais de Justice

Nous voici arrivés à l’église Notre-Dame du Sablon, une église gothique dont la construction a duré deux siècles!

L'église Notre-Dame du Sablon vue depuis le square du petit Sablon

Intérieur de l'église Notre-Dame du Sablon

Nous traversons la rue Royale pour nous rendre dans le square du Petit Sablon juste en face. Sur le pourtour extérieur, on peut découvrir les statues représentant quarante-huit métiers d’autrefois. A l’intérieur, la fontaine des Ducs d’Egmont et de Hornes ne peut nous échapper, de même que les dix statues en marbre blanc représentant diverses figures historiques dont Mercator que l’on aperçoit sur la photo ci-dessous.

La fontaine des comtes d'Egmont et de Hornes

Si vous êtes curieux, à l’arrière de cette fontaine, vous pourrez voir une représentation du tour de cou des chevaliers de la toison d’or.

L'arrière de la fontaine, où l'on peut voir la fameuse toison d'or avec son bélier

Après un petit répit, à l’ombre sur un des bancs du square, nous reprenons notre route et arrivons au bas du Grand Sablon. A gauche, l’église de la Chapelle au-dessus des voies de la jonction ferroviaire Nord-Midi dont la construction causa la destruction de quartiers entiers! Nous allons maintenant nous engager dans la rue de Rollebeek.

Petite place au bad du Grand Sablon avec la rue de Rollebeek au centre face à nous

Dans cette petite rue piétonne, on y découvre la plus ancienne auberge de Bruxelles, l’Estrille du Vieux Bruxelles. Une fontaine en face de l’établissement attire notre attention, les petits personnages qui se trouve à son sommet, sont inspirés de ceux que l’on peut voir dans les peintures de Pieter Brueghel.

L'estrille du Vieux Bruxelles, la plus ancienne auberge de Bruxelles

Fontaine avec des statuettes inspirées de personnages de Pieter Brueghel

Avant de traverser le boulevard de l’Empereur, nous ne manquerons pas un des vestiges les mieux conservés du premier mur d’enceinte de la ville de Bruxelles datant du XIIIe sicèle. La Tour Anneessens était une tour d’angle. Etant coincée entre de grands bâtiments, on a vite fait de passer outre mais le Podwalk est bien fait, lorsque vous approchez d’un point, la lecture se lance automatiquement.

Tour Anneessens, vestige de la première enceinte de la ville

Nous nous rapprochons du centre de Bruxelles et voilà que nous nous retrouvons nez-à-nez avec le Grand Jacques! Sur cette petite place, se trouve la Fondation Brel, espace d’archives et muséal sur le grand chanteur belge. A ne pas manquer!

Statue de Jacques Brel

Nous nous dirigeons maintenant vers le Manneken Pis, la plus célèbre figure bruxelloise et pourtant…

Savez-vous que la statue que vous admirez n’est pas l’originale? L’originale se trouve Grand Place dans le musée de la ville de Bruxelles aménagé dans le bâtiment que l’on appelle Maison du Roi. Il n’y a pas que Bruxelles qui ait une statue d’un petit garçon qui fait pipi, la ville de Geraardsbergen (Grammont) en possède une aussi et elle est plus ancienne que celle de Bruxelles! Un peu avant le Manneken Pis, dans la rue que l’on vient d’emprunter, on pourra aussi visiter un petit musée consacré aux différents costumes du petit bonhomme.

Le Manneken Pis, sans costume!

Nous arrivons au cœur de Bruxelles et la plus belle place du monde! La Grand-Place. Ce qui la rend si merveilleuse, c’est qu’elle a conservé un ensemble de bâtiments plus majestueux les uns que les autres! On peut y passer des heures à regarder tous les détails des façades. Mais avant de pénétrer sur la place, on s’arrête devant le bas-relief dédié à Éverard t’ Serclaes.

Bas-relief dédié à Éverard t' Serclaes

Vous remarquerez que le gisant est lustré, c’est dû au fait que de nombreux touristes frottent le bras, le genou ou encore la tête du chien, ce serait une sorte de porte-bonheur. Entrons maintenant sur la Grand-Place pour y admirer quelques-unes des façades.

La Grand-Place de Bruxelles

Grand Place de Bruxelles, détail de deux façades

L'hôtel de ville

La Grand Place de Bruxelles

Nous quittons la Grand-Place pour nous rendre vers l’église Saint-Nicolas, où nous découvrons une autre fontaine surmontée à nouveaux de personnages inspirés de Brueghel. Derrière eux, on voit la maison “De Goude Huyve”. Cette maison construite à l’origine au XVIIe siècle rue de l’Étuve, a été reconstruite à côté de l’église Saint-Nicolas en 1929.

Maison de Goude Huyve et fontaine

Devant l’église, on distingue une statue. Il s’agit de la laitière. Selon la légende, il y avait une laitière qui rêvait devenir riche et vite encore, alors elle commença à tromper les clients, d’abord en mettant de l’eau dans le lait, ensuite en utilisant un instrument de mesure contrefait. A sa mort, lorsqu’elle arriva devant Saint-Pierre celui-ci lui refusa l’entrée au paradis et elle fût condamnée à errer dans les rues de Bruxelles à minuit en criant. Cette statue se veut un avertissement aux commerçants.

Statue de la laitière devant l'église Saint-Nicolas

La balade nous emmène à présent dans la rue des Bouchers, une des rues les plus célèbres du centre-ville où l’on trouve de nombreux établissements horeca, c’est un peu l’attrape-touristes mais c’est là aussi que l’on trouve le célèbre restaurant “Chez Léon” que l’on voit sur la photo ci-dessous.

La rue des Bouchers et la friture chez Léon

Et bientôt, nous terminons notre balade à la cathédrale Saints-Michel et Gudule, la célèbre cathédrale gothique au cœur de Bruxelles.

La cathédrale Saints-Michel et Gudule.

Après avoir visiter la cathédrale, on pourra s’asseoir sur un des bancs dans le square ombragé et revenir au XXIe siècle tout en rêvant à l’époque bourguignonne sans laquelle la Belgique ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui puisque c’est sous les Téméraires que sont nés les Plats-Pays, de Lage Landen.

Informations pratiques

  • Le site officiel de Bart van Loo où l’on trouvera aussi toutes les références concernant ses livres, ses podcasts et bien plus encore!
  • Le site (en néerlandais) sur les Podwalks de la VRT (avec d’autres idées de découvertes
  • Pour visiter avantageusement la plupart des musées cités dans l’article, il y a le pass musée, un pass annuel qui pour 65 EUR donne accès à plus de 200 musées à travers toute la Belgique!

#blog #baladeUrbaine #histoire #patrimoine #Podwalk


Les informations données dans les articles sont celles en vigueur lors de la rédaction, pour des informations actuelles, merci de vous référer aux sites officiels repris dans l'article.

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Introduction

Évoqué dans mon précédent billet, voici donc l’étape du Rheinburgenweg, un sentier de grande randonnée qui relie Rolandseck à la limite du land de Rhénanie-Palatinat et Bingen et inversement.

L’étape parcourue ce 4 octobre 2016, est la quatrième étape en partant du Sud (de Bingen donc) et malheureusement, la partie la plus spectaculaire est inaccessible actuellement à la suite d’un éboulement de roche. Le récit et les photos ont ainsi une valeur historique en quelque sorte.

Ce n’est pas une très longue étape (9 bons kilomètres) mais elle est assez éprouvante, même pour le randonneur aguerri.

Le point de départ est la gare d’Oberwesel d’où un chemin d’accès nous permet de rejoindre le sentier principal.

Si vous êtes prêts, allons-y! Remontons donc le temps de dix années, une époque où j’avais encore de la couleur dans les poils comme vous pouvez le constater sur le traditionnel selfie. 😅

L'auteur du blog posant devant l'imposant panorama près de Sankt-Goar

La randonnée

Le point de départ est donc la gare, et après avoir traversé la petite ville et son rempart, nous rejoignons un sentier le long la voie ferrée.

Dans Oberwesel

L’amateur de train pourra aussi trouver son plaisir (ici une photo de juin 2004 prise depuis le rempart en question).

Un train passant en contre-bas du rempart à Oberwesel - photo de juin 2004

Le sentier n’était pas très marqué mais le balisage était bien présent, on ne peut s’égarer. Le mois d’octobre, avec ses brumes et les couleurs automnales commençant à apparaître, donnaient un aspect encore plus romantique au Rhin… romantique. Pas étonnant que la vallée ait tant inspiré artistes et écrivains.

Le sentier dans la verdure, dernier coup d'oeil sur Oberwesel avant d'entamer la montée

Une chose est certaine, ça va grimper et fort! Très vite, on se déplace à travers des vignobles aux couleurs automnales.

Le chemin de randonnée à travers les vignes

Et bientôt, nous avons un premier panorama sur la vallée du Rhin en direction de Bingen sur les hauteurs d’Oberwesel.

Panorama sur Oberwesel dans la brume d'automne

La section suivante est, en 2026, condamnée suite à un éboulement mais en 2016, on pouvait toujours emprunter la partie la plus spectaculaire qui s’apparentait plus à de l’escalade que de la randonnée comme on peut le voir sur la photo. Il s’agit de ne pas avoir le vertige, et de bien se tenir au filin d’acier! Une poussée d’adrénaline, même pour le randonneur expérimenté mais quelle vue!

Le sentier le plus étroit avec son filin de sécurité

Une fois cette étape franchie, je suis arrivé à une aire de repos, de quoi souffler et reprendre un peu des forces avant de poursuivre le chemin qui va être plus aisé à partir de là mais avec de beaux paysages à découvrir.

Aire de repos sur les hauteurs

Pendant un petit moment, le chemin s’écarte du bord de la falaise et prend l’allure d’un chemin de campagne.

Le chemin entre l'aire de repos et le point de vue sur le Loreley

Il ne faudra pas longtemps pour avoir un premier regard sur le célèbre rocher du Loreley, dont j’ai déjà parlé dans le billet précédent.

Un banc au bord de la falaise avec une vue partielle sur le Loreley

Quelques dizaines plus loin, nous arrivons à une aire de repos avec une vue imprenable sur le Loreley. Une plaque commémorative indique les trois auteurs, dont l’écrivain Heinrich Heine, du célèbre chant consacré à ce lieu mythique du Rhin. On peut déjà remarquer sur cette photo que le rocher forme un goulot d’étranglement du fleuve!

Vue sur le Loreley

Plaque commémorative pour les trois compositeurs à l'origine du chant du Loreley

A partir de là, Sankt-Goar va se découvrir à moi au long du chemin avec une série de beaux panoramas sur la vallée.

Vue sur le Loreley et la vallée du Rhin, on distingue bien le rétrécissement du fleuve.

Le parcours me fait passer par plusieurs plateforme d’observation d’où l’on a des vues sublimes sur la vallée du Rhin, ici, en direction de Sankt-Goar et Koblenz (Coblence), on remarquera le bac qui traverse le Rhin pour rejoindre Sankt-Goarshausen sur l’autre rive, bien nécessaire car les ponts sont peu nombreux sur cette partie du Rhin, ce qui confère à cette portion son charme authentique.

Panorama sur la vallée du Rhin sur les hauteurs de Sankt-Goar

Bientôt le chemin va entamer la descente pour rejoindre la petite cité lovée au bord du fleuve.

Vue sur la vallée du Rhin près de Sankt-Goar

Me voici presqu’arrivé à Sankt-Goar, dont le but ultime sont les ruines du château que l’on distingue dans le fond, à gauche sur la photo, il domine la petite ville. La voie ferrée traverse la petite ville, cette portion de la ligne de la rive gauche du Rhin était à l’époque des grands trains internationaux, une des plus belles d’Allemagne. Des trains mythiques comme le Rheingold, l’ont longtemps arpenté, c’était l'axe principal vers la Suisse et l’Italie jusqu’à la mise en service de la ligne à grande vitesse entre Köln (Cologne) et Frankfurt-am-Main (Francfort-sur-le-Main).

Vue sur Sankt-Goar

Pour achever en beauté cette belle randonnée, une visite des ruines du château était au programme.

Indicateur de direction pour se rendre au château.

Les ruines sont imposantes et les deux photos ci-après donnent une idée assez précise de l’étendue de ce château!

Les ruines du château de Rheinfels à Sankt-Goar

Les ruines de château de Rheinfels avec la vue sur la vallée en direction de Bingen

En cette fin de journée, le soleil a fait une timide apparition mais l’automne est la saison des brumes et cela sied parfaitement à la vallée du Rhin.

Pour clore cette belle randonnée et avant de repartir vers la gare et rentrer en train jusqu’à Oberwesel, une dernière vue panoramique depuis le point le plus haut du château avec un ciel magnifique.

Panorama sur la vallée du Rhin depuis le point le plus haut du château

Cette randonnée reste un très bon souvenir et j’espère que ce modeste compte-rendu et les photos vous auront donné l’envie de partir, vous aussi, à la découverte du Rhin romantique. Si vous n’êtes pas rando, je ne peux que vous conseiller de faire la croisière d’un jour depuis Bingen jusqu’à Sankt-Goar où vous pourrez admirer depuis le bateau pas moins de quarante châteaux, qui dit mieux?

Un train du MittelRheinBahn en gare d'Oberwesel

Informations pratiques

  • Toutes les informations sur le sentier (en allemand, anglais et néerlandais mais pas en français!) et en particulier sur cette étape. Vous y trouverez les dernières mises à jour et autres déviations.
  • Pour rechercher les horaires pour rejoindre Oberwesel, on consultera le site officiel des chemins de fer allemands.

English summary

Back in 2016 for this blog entry with a hike on the Rheinburgenweg a long distance hiking path joining Bingen with Rolandseck following the Rhine Valley.

This section will show you some of the most impressive views on the valley. Unfortunately, the climbing section is barred and a deviation is foreseen, to get to know the last updates, you can have a look at the official website of the hiking path (see above)

The section here goes from Oberwesel to Sankt-Goar. You can access both places easily by train.

#randonnée #RandoSansAuto #Hiking #1jour1souvenir #1jour1archive #outdoors #blogging #blog


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Introduction

La vallée du Rhin moyen en Allemagne est une des plus belle portion du fleuve, on l’appelle aussi Rhin Romantique à cause des nombreux châteaux qui sont visibles sur les deux rives entre Bingen et Koblenz (Coblence). C’est aussi dans cette portion que l’on trouve le célèbre site de la Loreley, un promontoire rocheux qui s’avance fortement dans le fleuve, faisant de ce passage l’endroit le plus étroit du Rhin. Il fut la cause de nombreux accidents et naufrages. Loreley, c’est aussi le nom d’une nymphe de la mythologie germanique, qui a l’instar des sirènes de l’Odyssée attire les navigateurs jusqu’à les faire échouer sur les rochers. Le Rhin romantique a inspiré de nombreux artistes, écrivains et chanteurs.

La région est parcourue par de nombreux sentiers de grande randonnée comme le Rheinburgenweg, le Rheinsteig ou encore le Saar-Hunsrück-Steig.

Boppard, la perle du Rhin, est située dans un méandre du fleuve et le massif du Hunsrück vient mourir ici. Et c’est précisément sur cet ultime massif schisteux qu’est installé l’attraction phare du lieu : le télésiège qui permet d’accéder au sommet facilement.

Sortie de la gare de Boppard-Hbf

Pour les plus sportifs, et ceux qui n’ont pas peur du vide, ils pourront vivre des sensations fortes en parcourant le Klettersteig (Sentier d’escalade) pour rejoindre le sommet. Personnellement, c’est l’option que j’aurais choisie si j’avais été seul. J’avais déjà eu l’occasion de tester quelque chose de semblable un peu plus en amont du côté d’Oberwesel mais mon ami étant sujet au vertige, nous avons trouvé le compromis du télésiège pour accéder au sommet. Et même ça, c’était déjà un effort pour lui.

Boppard, la perle du Rhin

Nous sommes arrivés un peu avant neuf heures et avions un peu de temps avant que le télésiège n’ouvre, ainsi, nous avons profité pour flâner au bord du Rhin et prendre un café en bonne compagnie.

Tasses de café et pains au chocolat

En flânant le long du Rhin, on peut voir la Kronentor (La porte de la couronne), partie de l’ancienne fortification de la ville. On peut notamment y voir les marques des crues qui parfois sont impressionnantes dans la vallée du Rhin.

Kronentor

La petite cité a également conservé de nombreuses maisons anciennes, comme celle-ci qui date de 1609.

Une maison à colombages datant de 1609

Après la rando, on pourra se restaurer sur la place où l’on trouvera de grandes terrasses pour profiter du beau temps.

Place du marché de Boppard

Mais pour l’instant, il est temps de rejoindre le point de départ du télésiège situé à la sortie de la ville en prenant la promenade le long du Rhin où l’on pourra admirer quelques belles villas de la belle-époque, lorsque l’on ne partait pas spécialement loin en villégiature.

Le Rhin et le centre-ville de Boppard

Quelques belles villas d'un blanc immaculé

Nous voici arrivés à la station basse du télésiège et il y a grande affluence! Dans ce cas, il faut compter vingt à trente minutes avant d’embarquer mais l’attente vaut la peine!

La station du télésiège

Nous voici embarqués pour un voyage de vingt minutes environ, la vitesse étant réduite, on a tout le loisir (ou pas) d’admirer à gauche et à droite le paysage. La descente sera plus intéressante pour ceux et celles qui veulent prendre des photos. Pour notre part, nous avons fait la montée et sommes redescendus à pied plus tard, ce qui est un bon compromis.

A bord du télésiège

Nous voici en vue de la station haute du télésiège et le vrai début de la balade du jour.

Arrivée au terminus du télésiège

Le retour par les sentiers…

Une fois arrivé en haut, il n’y a plus qu’à redescendre.

Pas si vite, avant ça, nous parcourons le sentier Saar-Hunsrück jusqu’au lieu dit Engelseiche (le chêne de l’ange) où il y a un abri en bois, idéal pour le pic-nic. C’est là, qu’arrive le sentier d’escalade. Nous allons le reprendre d’ici pour repartir vers Boppard.

Engelseiche

Premier arrêt et premier point de vue : le Vierseenblick Le point de vue des quatre lacs. Des quatre lacs? Il n’y a bien sûr aucun lac, c’est une vue de l’esprit due à la géographie du lieu, la végétations et les massifs rocheux font en sorte que le Rhin est en partie caché et ainsi se dessinent quatre lacs, comme on peut le voir sur la photo.

La vue depuis le point de vue du Vierseenblick

Nous poursuivons par un étroit chemin qui va au plus près du bord du massif pour profiter de belles vues sur la vallée et arrivons au point de vue suivant : le Gedeonseck. Tout comme au point de vue précédent, une belle terrasse avec vue sur la vallée permet de se restaurer ou de simplement siroter une boisson rafraîchissante.

Ici, plus question de lacs, mais d’une belle vue sur le méandre.

Vue sur le méandre du Rhin depuis le point de vue de Gedeonseck

Peu avant la station du télésiège, le chemin bifurque et entame une descente parfois assez abrupte et après quelques dizaines de mètres, nous serpentons en suivant le chemin tracé dans le schiste en passant sous le télésiège.

Le chemin de randonnée suivant le parcours du télésiège (vue vers le sommet)

La descente nous permet d’encore profiter de beaux panoramas sur la vallée.

Panorama sur la vallée depuis le chemin de randonnée qui suit le tracé du télésiège

Vue sur Boppard depuis le sentier

Vue sur Boppard avec un arbre portant les marquages en premier plan

A quelques dizaines de mètres de l’arrivée à la station du bas, nous arrivons à l’endroit où le chemin d’escalade nous rejoint, ou plutôt se sépare car le Klettersteig est un circuit à sens unique en boucle. Ainsi si vous venez du bas, c’est ici que vous choisissez si vous prenez le chemin d’escalade ou si vous empruntez le chemin que nous venons de prendre pour redescendre.

Bifurcation entre le Saar-Hunsrück Steig et le Klettersteig Mittelrhein

Un panneau donne des informations en quatre langues, le sentier d’escalade n’est pas conseillé aux personnes souffrant de vertiges et il faut être équipé de bonnes chaussures de marche et éventuellement un harnais (que l’on peut louer).

Et bientôt, nous revoici dans la vallée et rejoignons la gare par le même chemin que le matin en longeant le Rhin.

Le Rhin et Boppard depuis la promenade

Le tracé du parcours effectué

Cliquez sur l’image pour accéder au tracé à télécharger sous forme de trace GPX

Le tracé de la balade

Informations pratiques et liens

Boppard est facilement accessible par le train depuis Koblenz (Coblence) avec le Mittelrheinbahn qui relie Mainz (Mayence) à Köln (Cologne) en suivant le Rhin sur une grande partie du trajet. Il y a au minimum deux trains par heure qui marquent l’arrêt à Boppard-Hbf. Horaires via : https://www.mittelrheinbahn.de ou VRM-Info

Le balisage des balades est exemplaire avec de nombreuses indications quant aux possibilités de restauration, arrêts de bus, gares, …

Pour la balade, comme pour toutes les randonnées, de bonnes chaussures sont recommandées, on ne le répétera jamais assez. Prévoyez aussi de l’eau en suffisance s’il fait chaud!

Si vous souhaitez faire la balade d’escalade, prévoyez un équipement spécial, surtout si vous n’êtes pas habitués à ce genre de parcours. Voir ici pour vous faire une idée! On peut louer le matériel sur place.

Site officiel de l’office du tourisme pour découvrir d’autres choses à faire et à voir.

Le site officiel du télésiège.

Et enfin, puisque j’en parlais au début de l’article, la page Wikipédia sur la Loreley.

English summary

A small tour in the Romantic Rhine Valley from Boppard. The small city offers lots to see and to enjoy, a good terrace, the Rhine promenade and the chairlift that allows you to get on the summit and walk to the Vierseenblick (Four lakes view), one of the several point of views.

If you’re more adventurous and sportive, you may choose the climbing path with would give you lots of emotions.

Your efforts will be rewarded with stunning views on the Rhine valley.

#blog #randonnée #RandoSansAuto #Hiking #RhinRomantique


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Merci pour votre lecture.

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Introduction

Totemus, c’est une application pour téléphone qui propose des chasses au trésor en se baladant à la découverte d’une localité. Tantôt urbaines, tantôt campagnardes ou encore un mix des deux, ces balades accessibles à tous sont ludiques, et permettent d’en apprendre plus sur les lieux.

Ces chasses au trésor sont réparties dans toute la Belgique et le nord de la France et leur nombre augmente régulièrement.

Bienvenue à Neufchâteau, au rythme de l’eau

Cette balade de 6,3 kilomètres est assez facile et nous emmène à la découverte du patrimoine architectural, historique et naturel de la cité chestrolaise.

En répondant aux énigmes, Neufchâteau n’aura plus de secret pour vous! Je vous propose ici une découverte virtuelle de cette balade et espère qu’elle vous donnera l’envie de la faire vous-même. Si vous êtes prêt, allons-y!

l'auteur devant les lettres en 3D écrivant Neufchâteau

La balade

Nous démarrons de l’office du tourisme, où le visiteur trouvera de nombreuses publications, souvenirs et des produits locaux. Nous nous dirigeons vers un bâtiment qui est orné de la reproduction d’une carte du XVIIe siècle où l’on remarquera le château qui domine la région.

Ancienne carte de Neufchâteau du XVIIe siècle

Après avoir répondu à une première énigme, nous nous dirigeons vers le centre de la localité où nous pourrons voir quelques belles façades art-déco et après une énigme au Palais de Justice, nous découvrirons la villa Capon avant de quitter le centre urbain pour prendre un chemin dans les bois qui nous mènera à l’un des trois anciens moulins que nous croiserons sur notre route.

Chemin dans les bois

En longeant le ruisseau de Longlier, nous revenons en ville en contrebas du centre-ville.

Un jardin joliment fleuri le long du chemin

Non loin de la place du Faubourg, nous découvrirons le menhir de Neufchâteau. Il s’agit d’un bloc de quartz trouvé dans une sapinière des environs en 1970, il mesure deux mètres et pèse cinq tonnes! Ce n’est donc pas un menhir au sens strict du terme mais il est à l’origine d’une fête gauloise!

Le menhir de Neufchâteau

Nous poursuivons notre route et traversons la grand-route non sans remarquer un immense bâtiment qui n’est autre que l’ancien relais de la malle-poste qui avant que le chemin de fer ne naisse permettait de voyager à travers l’Ardenne.

L'ancien bâtiement de la Malle-Poste

Peu après, nous arrivons au petit vignoble installé sur une côte en contrebas du centre-ville avec la tour des Joncs qui se détache sur les hauteurs de l’imposant bâtiment de l’institut Saint-Michel.

Un chemin étroit offrant une alternative à la petite route

Le vignoble et sur les hauteurs l'institut Saint-Michel et la tour des Joncs

Peu après le vignoble, nous arrivons à l’étang Bergh, que nous allons parcourir par les chemins en caillebotis. On peut y voir batraciens, libellules, des oiseaux aussi et une végétation typique des fanges.

L'entrée de l'étang Begh

Sur les chemins en caillebotis sur l'étang de Bergh

Après avoir fait le tour et profité d’une petite pause pour observer la nature, nous ressortons et découvrons en face le moulin Klepper et son grand bâtiment blanc.

Le moulin Klepper

La balade va ensuite nous faire faire le tour du lac artificiel qui offre toute une série d’activités sportives ou ludiques, ou tout simplement un moment de détente sur un banc, sur la petite plage aménagée ou à la terrasse du bar.

Le lac de Neufchâteau

La base nautique et la plage du lac et une invitation à ne pas cueillir les fleurs sauvages

L’art est aussi présent dans cette balade avec cette première oeuvre placée sur les rives du lac. Mon homme est une oeuvre d’Agathe De Rouck. La statue est placée sur un bloc de schiste de sept tonnes!

Mon homme, une statue posée sur un bloc de schiste de sept tonnes!

Pour quitter le lac et rejoindre le centre sportif, nous avons le choix entre deux ponts de singe. Je vous laisse deviner lequel j’ai emprunté.

Deux ponts de sing, un large et un étroit.

Un dernier détour nous emmène auprès la fontaine aux poissons une oeuvre de Jean-Michel Folon que la ville a acquise en guise de souvenir d’une fête organisée par le comité local de l’Unicef.

Fontaine aux poissons

Nous retournons vers le vignoble et remontons les escaliers en découvrant l’oeuvre de street art des danois Kongstad.

Escalier décoré par l'oeuvre de Kongstad

Et nous voici bientôt à nouveau sur la place de l’église où l’on pourra s’informer sur les seigneurs de Neufchâteau et voir une maquette du château qui se trouvait là, dans le passé.

Panneau d'informations sur les seigneurs de Neufchâteau

Maquette en pierres de l'ancien château

Notre point d’arrivée, non loin de là, est notre point de départ et après une ultime énigme, il nous reste à trouver le totem caché quelque part près de l’arbre solaire. La boucle est bouclée!

L'arbre solaire

La balade terminée, on pourra se rendre à l’office du tourisme pour obtenir le badge de la Province et prolonger le plaisir en terrasse en face de l’hôtel de ville.

Accès en transports en communs

En train SNCB : gare de Libramont (InterCity Bruxelles – Namur – Arlon – Luxembourg) et ensuite un train L vers Neufchâteau (la gare est à 3 kilomètres du centre-ville)

En bus TEC : Ligne 87 Libramont – Neufchâteau – Léglise

Autres Informations et liens utiles

On trouvera des toilettes publiques soit dans le bâtiment du CPAS, soit à l’office du tourisme. Des pancartes indiquent les heures d’ouveture.

On trouvera dans le centre une boulangerie, une épicerie bio et des établissement horeca.

  • Site officiel de l’office du tourisme où l’on trouvera des informations complémentaires sur le patrimoine et les curiosités ainsi que d’autres idées de balades et randonnées pédestres ou à vélo.
  • Site officiel de Totemus

Carte du parcours

En cliquant sur la carte, vous pourrez accéder à son tracé que vous pourrez télécharger sous forme de trace GPX

Carte de la balade - clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet

English summary

A short and easy walk of 6,3 kilometers around Neufchâteau with a sort of treasure hunt.

Along the way, we’ll discover the past of the small city and it architectural, historical and natural heritage.

Some art creations are also visible underway and we would also be able to enjoy a short rest on the banks of the lake.

A good mix of nature, history and art for a nice day out without car as the tour is easy to reach with train/bus.

#outdoors #randonnée #RandoSansAuto #Hiking #WithoutCar #Nature #Patrimoine #Art


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Introduction

Bad-Ems est une petite localité thermale sur les bords de la Lahn, un affluent du Rhin moyen, dans le land de Rhénanie-Palatinat, région de Koblenz en Allemagne.

Qui dit localité thermale, dit eau et elle ne manque pas sous diverses formes. Un endroit idéal pour une chaude journée comme celle de samedi.

Accès

Bad-Ems est facilement accessible par le train au départ de Koblenz ou de Limburg-an-der-Lahn. Chaque heure circule un train RE qui marque peu d’arrêts et un train RB qui fait arrêt partout.

Un train en gare

La balade

Vu les chaleurs annoncées ce jour, nous optons pour une balade pas trop éreintante et le plus possible à l’ombre. La région est parcourue par de nombreux sentiers locaux ou de grande randonnée, offrant de multiples possibilités.

De la gare, nous nous rendons donc dans le quartier thermal d’où nous allons pouvoir emprunter le funiculaire pour rejoindre le plateau de Bismarckhöhe où se trouvent la tour Bismarck, les cliniques et un parc.

En arrivant à la station basse du funiculaire, nous découvrons que la ville possède un musée privé consacré aux Beatles.

Le bâtiment qui cache la station basse du funiculaire de Bad-Ems

Affiche informant de l'existence du musée consacré au Beatles avec le fameux Yellow Submarine

Vous pourrez trouver (en allemand) des renseignements sur ce musée via ce lien.

Après avoir acheté le billet pour le trajet, nous prenons place dans le funiculaire qui va nous emmener sur les hauteurs sans effort. Il est évidemment possible de rejoindre le plateau par les chemins à travers le coteau, cela va sans dire.

Croisement avec l'autre cabine du funiculaire

Une fois arrivé en haut, nous allons, en zigzaguant, rejoindre à nouveau le point de départ du funiculaire en profitant des nombreux points de vue sur la petite ville. Un détail frappe, l’eau de la rivière est trouble, peut-être cela est-il du aux orages de la veille, je l’ignore.

Les sentiers sont souvent étroits, il convient d’être prudent. Le marquage des balades est clair et bien disposé en général.

Un des sentiers empruntés

Nous avons découvert au gré de la balade sur les chemins du coteau, trois points de vue. Celui de Margaretenhöhe a failli nous échapper! En effet, on y accède par un petit sentier adjacent au principal et je n’ai pas vu de marquage pour l’indiquer. De l’utilité d’avoir aussi des cartes détaillées dans le téléphone.

Voici, ci-dessous, le fameux point de vue qu’on a failli louper! On remarquera sur la colline d’en face, une tranchée dans la forêt. Ce sont les vestiges d’un autre funiculaire : la Malbergbahn, malheureusement hors-service depuis 1979 mais peut-être qu’un jour, il renaîtra. Plus de détails ici.

Panorama sur Bad-Ems et la vallée de la Lahn depuis le point de vue de Maragetenhöhe

Après une courte portion en milieu urbain périphérique, nous nous retrouvons vite, à nouveau dans les bois, un peu plus bas, repassons une fois encore sous le funiculaire que nous avions déjà croisé et arrivons à l’ultime point de vue de la balade. Un peu plus loin, un banc à l’ombre viendra à point nommé pour une pause et un ravitaillement.

Un autre point de vue sur la vallée de la Lahn

Après la pause, nous continuons de descendre et faisons un crochet pour voir la reconstitution d’une palissade romaine. En effet, Bad-Ems était située sur le Limes, la frontière physique de l’empire romain servant aux patrouilles dans le but de protéger l’empire d’incursions venant de l’est notamment. Il existe un sentier de grande randonnée dédié à ce thème.

Nous revoici au bord de la rivière et la température a fortement augmenté, heureusement, pour nous rafraîchir quelque peu, il y a une source d’eau potable, la “Römerquelle”, une eau dont le goût m’a rappelé celle de Vichy Célestins, légèrement salée, ce qui n’est pas un mauvaise chose en soi par ces chaleurs! Elle est bue pour ses bienfaits sur le transit intestinal, notamment.

Le pavillon abritant la Römerquelle à Bad-Ems

La source est sous le niveau de la rue, on y accède par un escalier.

La source romaine

Après avoir rempli nos gourdes, nous continuons à travers le parc thermal profitant de l’ombre des arbres et de la fraîcheur relative offerte par l’eau omniprésente.

Le casino et les berges de la Lahn où l'on peut flâner à son aise

Sur l’autre rive, à peu près à hauteur du jet d’eau, on pourra admirer l’église orthodoxe russe avec sa coupole dorée.

Le jet d'eau dans la rivière et à l'arrière-plan, l'église russe orthodoxe.

Nous poursuivons le long de la rivière avant d’emprunter le pont pour rejoindre l’autre rive où nous continuerons à suivre le cours de l’eau vers l’aval pour rejoindre l’arrêt ferroviaire de Bad-Ems-West, l’autre gare de la ville d’où nous repartirons vers Koblenz avec le train RB.

Le bâtiment en briques rouges situé juste à côté abrite un supermarché et une droguerie. Il est vu ici depuis le quai de l’arrêt ferroviaire.

Un bâtiment en briques rouges qui abrite au rez-de-chaussée un supermarché et une droguerie

Le trajet du parcours peut-être visualisé et téléchargé en cliquant sur l’image ci-dessous :

Plan de la balade

Infos pratiques et liens

  • Site officiel de la région avec carte interactive
  • Site du Verkehrsverbund (communauté tarrifaire) de la région de Koblenz pour planifier votre voyage et connaître les prix

English summary

This article talks about the thermal city of Bad-Ems in the land of Rhineland-Palatinate, located on the banks of the Lahn. The city is easy to reach by train from Koblenz.

The tour starts on the Bismarckhöhe which can be reached with the funicular. From there we walk on small paths offering several panoramic views on the valley. A second part goes along the banks to the stopping place of Bad-Ems-West where you can take the train again.

Underway, there are also some historic aspects to be seen and a spring where you can fill you bottle with a delicious light salty spring water.

#blog #randonnée #RandoSansAuto #Hiking #Outdoors


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English summary at the bottom

Introduction

La région d’Esch-sur-Sûre au nord-ouest du Grand-Duché de Luxembourg est située dans le parc naturel de la Haute-Sûre. Une vaste zone de protection de la nature tout autour du lac artificiel. Un endroit idéal pour la randonnée aux possibilités quasi infinies.

Accès

Esch-sur-Sûre (à ne pas confondre avec Esch-sur-Alzette dans le sud du pays), est à 30 minutes de bus depuis la gare d’Ettelbruck sur la ligne du Nord qui relie Luxembourg-Ville à Troisvierges et au-delà Liège, en Belgique.

La ligne est desservie quatre fois par heure jusqu’à Ettelbruck, deux fois par des trains rapides et deux fois par des trains locaux omnibus.

En gare de Luxembourg

La gare d’Ettelbruck est un vaste pôle d’échange avec les nombreuses lignes de bus qui permettent d’atteindre toutes les localités dans le nord du pays. La plupart des bus ont une fréquence horaire depuis tôt le matin jusqu’à tard le soir. Le dimanche, l’offre peut être réduite à un bus toutes les deux heures.

En gare d’Ettelbruck, on empruntera la ligne 131 qui a pour destination Arsdorf. On peut aussi emprunter un bus depuis la gare de Kautenbach ou de Wiltz pour rejoindre Esch-sur-Sûre.

Un autobus à la gare routière d'Esch-sur-Sûre, point de départ de nombreuses randonnées.

On descendra à l’arrêt Esch-sur-Sûre, an der Gäert où l’on trouvera des sanitaires et des panneaux d’information sur les randonnées.

Le circuit du lac (partie-est)

C’est ce parcours que j’ai décidé de suivre en grande partie. De l’arrêt du bus, on emprunte le petit pont pour accéder au village d’Esch-sur-Sûre proprement dit et à hauteur de l’auberge, on prendra garde, il faut passer entre les deux établissements pour accéder à l’escalier, première des nombreuses montées sévères de la randonnée qui nous mènera à la statue de la Sainte-Vierge d’où l’on a un beau panorama sur le village lové dans une méandre de la rivière.

la vue sur Esch-sur-Sûre depuis le belvédère de la statue de la Vierge

Le sentier est souvent étroit et s’enfonce dans la nature comme on peut le voir sur la photo suivante.

Un chemin en escalier assez étroit, étroite communion avec la nature environnante.

A plusieurs reprises, nous allons tantôt nous élever sur les hauteurs, tantôt redescendre quasi au niveau du lac. Les montées sont sévères parfois mais nous sommes récompensés par de beaux panoramas.

Après être descendu par un autre chemin, il nous faut remonter. Vue sur le chemin et dans le fond sur le lac.

Bientôt, le lac va se découvrir au gré des trouées dans la végétation.

Le lac vu depuis le chemin sur les hauteurs

Nous continuons notre chemin sur les hauteurs avant que le fléchage nous indique de prendre un chemin qui descend jusqu’au lac, nous emprunterons le passage aménagé pour cyclistes et piétons pour une traversée en toute sécurité avec une vue sur le lac.

Vue sur le lac depuis le pont qui permet de traverser un bras de celui-ci.

Si comme moi, vous avez opté pour l’autre côté de la route (de façon à pouvoir prendre cette photo), il vous faudra traverser la route à l’autre extrémité et revenir quelque peu sur vos pas pour rejoindre le circuit. La suite du chemin est de plus en plus escarpé et on en arrive même à quasi faire de l’escalade! Sur la photo, ci-dessous, on pourrait croire qu’il s’agit d’un massif rocheux, détrompez-vous, c’est le chemin!

Le chemin est à peine visible dans cette masse rocheuse

Comme ça, ça à l’air impossible mais au final, ça n’était pas si terrible que ça. La prudence est toutefois de mise!

Le chemin le long d'un champ

Une fois cette partie particulièrement impressionnante, on se retrouve sur un chemin de crête qui va aboutir à un plateau où l’on va longer les champs. On arrivera à une sculpture et juste après, il y a un banc avec une table qui nous permettra de reprendre des forces par un bon repas pique-nique.

Sculpture le long du chemin

La vue sur le lac depuis le lieu de pique-nique

Après cette pause bien nécessaire, je repars avec un sac-à-dos un peu plus léger et l’estomac rassasié! Un petit kilomètre et la moitié de la rando sera effectuée en arrivant au village Lultzhausen. Là, on trouvera des sanitaires, un snack et aussi un restaurant. A noter que le village abrite une auberge de jeunesse et les jours de beau temps, il peut y avoir grande affluence de touristes d’un jour qui viennent chercher un peu de fraîcheur lorsqu’il fait chaud. Il y a plusieurs plages et zones de loisirs le long du lac.

L'entrée du village de Lultzhausen.

Il est également possible de reprendre ici le bus vers Esch-sur-Sûre si vous souhaitez couper la randonnée en deux parties. Pour ma part, j’ai poursuivi mon chemin à travers le village qui dispose quand même d’une petite église et ai traversé le lac, non pas comme jésus en marchant sur l’eau mais presque, grâce au pont flottant qui permet de rejoindre l’autre rive.

Le pont flottant à Lultzhausen pour rejoindre l'autre rive du lac

Une fois sur l’autre rive, le ton est rapidement donné sur le suite de la balade, une première section monte relativement aisément mais tout d’un coup, l’angle d’attaque va être de plus en plus abrupte! On ne manquera pas sur le chemin, le petit détour jusqu’au bunker de la seconde guerre mondiale, un petit abri de fortune à même la roche.

Le bunker de la seconde guerre mondiale à même la roche

Quelques montées sévères plus loin, j’arrive au point de vue de Runschelt où nous pourrons voir le lac et le paysage dans toute sa splendeur, nous somme au point le plus haut de la randonnée. Un banc, bienvenu, permettra de reprendre un peu de force après ces efforts intenses. On n’hésitera pas cependant à descendre un peu pour profiter de la vue à condition, toutefois, de ne pas souffrir de vertige.

Panorama sur le lac depuis le point de vue de Runschelt

Après une petite pause, je poursuis ma route par d’étroits chemins qui aboutissent à une bifurcation à la sortie du village de Kaundorf. De là, nous allons commencer à redescendre dans la vallée mais jusqu’aux derniers 500 mètres, j’aurai à affronter quelques remontées, certes moins sévères mais avec la fatigue qui commence à s’installer, cela devient un peu plus difficile! Dans la dernière descente, nous avons une vue sur le barrage d’Esch-sur-Sûre qui alimente une centrale hydro-électrique. Le chemin nous mènera sur la route du barrage.

Le barrage d'Esch-sur-Sûre

Une fois passé le pont, pour les plus courageux, il est possible de rejoindre le point de départ en continuant de suivre le chemin en prenant à gauche à la sortie du barrage, vous remonterez ensuite sur les hauteurs pour arriver par l’autre côté du village à Esch-sur-Sûre (et avec bien sûr une sévère remontée!).

Panneaux d'information sur le barrage

Pour ma part, et aussi parce que j’ai encore un trajet de deux heures trente pour rentrer et que la fatigue des mollets et des genoux est bien là, je reprendrai le bus à l’arrêt “Esch-sur-Sûre SEBES” pour rejoindre Ettelbruck. A noter que là aussi, à proximité immédiate, il y a des sanitaires et des bancs pour un moment de répit.

Poteau d'arrêt de l'autobus avec les horaires

J’en profite une fois encore pour louer la qualité exceptionnelle du réseau de transports publics luxembourgeois tant pour l’étendue des dessertes que pour la qualité de l’information. Malgré que les horaires sont affichés, on peut scanner le code QR pour obtenir des informations en temps réel. Et ce qui est encore plus génial, c’est que c’est gratuit, l’état luxembourgeois ayant décidé dès mars 2020 de rendre l’entièreté de ses transports publics trains, tram et bus) gratuits pour toutes et tous.

Et il faut aussi féliciter les autorités organisatrices pour l’excellent balisage des randonnées à travers le pays. C’est tout à fait exemplaire!

En conclusion

Une randonné de près de 15 kilomètres avec certes quelques difficultés mais que la nature luxuriante et les paysages époustouflants ont vite fait oublié.

Néanmoins, il s’agit d’une randonnée assez sportive mais si j’arrive à la faire avec un léger handicap physique à la cheville droite, c’est qu’elle doit être à portée de tout le monde!

Quelques conseils pratiques

Pour effectuer la randonnée dans des conditions optimales on prévoira :

  • De bonnes chaussures de marche (idéalement hautes tiges) et un bâton de marche,
  • On privilégiera les vêtements qui couvrent bien le corps (bras et jambes) et un couvre-chef car les tiques sont nombreuses comme dans toute l’Ardenne-Eifel,
  • Un répulsif pour ces mêmes tiques est nécessaire (et malgré ça, j’en ai intercepté deux qui se promenaient sur ma main, aussi minuscules qu’une tête d’épingle,
  • de l’eau et de la nourriture en suffisance,
  • des jumelles si l’on souhaite observer la nature.

Quelques liens utiles

  • Site Internet du Parc Naturel
  • Page sur le parcours où l’on peut télécharger la trace GPX et trouver toutes les informations
  • Le site où vous trouverez toutes les informations sur les transports publics et les horaires :
  • Le site des CFL, les chemins de fer Luxembourgeois.

Un ourson en peluche qui regarde par la fenêtre du bus

A bientôt pour d’autres aventures!

English summary

In this article, I talk about a hiking day at the Upper-Sauer Lake near Esch-sur-Alzette.

You’ll find photos taken during the hiking and information to get there and to prepare your own hiking day.

The tour is approximately 15 kilometers and starts at the Bus station in Esch-sur-Sûre. It will lead you through a luxurious and preserved nature and will offer you splendid landscapes. Some sections are very steep and the paths sometimes very narrow. You’re then advice to be well equipped for such a tour.

Along the route, you’ll find several places to rest and in the village of Lultzhausen you’ll also find food and drinks. And if you like to stay more than one day, you can lodge in the youth hostel.

The tour is easily accessible by bus from Ettelbruck (Journey time about 30 minutes) and all public transport in the Grand-Duchy of Luxembourg can be used free of charge. If you come from abroad, you’ll just have to pay up to the border.

The network is very extended and if you want to interrupt the tour underway, you’ll always find a bus stop in the neighbourhood that is regularly served (generally every 60 minutes at least).

Beware for the ticks as they’re invasive in the whole Ardennes-Eifel area.

You’ll also find useful links in the last section.

Thank you for your understanding that I can’t translate the whole article (I don’t use AI) but if you like, you can always ask your browser to translate the page for you in your language as most of the browser offer that feature nowadays.

Thanks for reading.

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Les informations données dans les articles sont celles en vigueur lors de la rédaction, pour des informations actuelles, merci de vous référer aux sites officiels repris dans l'article.

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