Sexe · Homo · Songes et Libido

Mon blog pour partager mes expériences homo et sexuelles

Avertissement : cet article exprime mes opinions personnelles et peut choquer certains esprits, à lire avec ouverture et tolérance.

Je rédige cet article en couchant mes pensées personnelles, en tant qu’homme gay qui a trouvé la liberté et qui pratique le sexe en dehors de tout sentiment amoureux. Je n’ai pas la prétention de convaincre qui que ce soit que j’ai raison, à supposer qu’il existe une vérité unique en ce bas-monde, ni de vous inciter à adhérer à mes manières, mais simplement d’exprimer mon opinion avec laquelle vous êtes tout-à-fait en droit d’être en désaccord profond.

Si j’écris ce court article, c’est aussi pour montrer qu’il existe différents courants de pensée et ne pas en laisser l’exclusivité au courant dominant.

Parlez-moi de l’amour…

Il serait bien présomptueux de ma part de prétendre décrire en quelques lignes ce sur quoi les auteurs dissertent depuis les siècles des siècles. Je me bornerai à citer les points qui me semblent essentiels : permettre à l’autre de s’épanouir, lui laisser sa liberté et ne pas l’enfermer dans un prolongement de soi.

Aux autres devrais-je dire, car je pense que l’amour peut être dirigé vers plusieurs personnes, et qu’il est polymorphe : depuis qu’on est enfant et lorsqu’on a cette chance, n’apprend-on pas à aimer ses parents, sa famille, ses amis… et cela de manière souvent différente. Puis on rencontre parfois ce que la société et la littérature appellent “l’âme sœur” : comme l’atteinte d’un objectif fixé par la société, la culture ou la religion, presque le glas de sa vie passée à s’ouvrir aux autres et une nouvelle étape axée sur l’exclusivité, la fidélité et le devoir conjugal.

Quelle vision négative, n’est-ce pas ? Car on a toujours ses amis et souvent sa famille. Mais est-on libre de les voir aussi souvent que l’on veut, maintenant ? “Tu passes beaucoup de temps avec tes amis”, “Faut-il encore voir Belle-Maman ce week-end”, “Tu es rentré bien tard hier soir, tu étais avec qui ?”… La liberté promise s’émousse et se transforme en possession de l’autre, des instants de sa vie, de ses fréquentations et de son corps.

Et ce dernier point symbolise la possession ultime, marque du couple — qu’il soit hétéro- ou homosexuel — dans notre société : personne ne pourra désormais voir ton corps nu, encore moins le convoiter ni le toucher… car tu m’appartiens.

… et du sexe

J’exagère un peu. Tant que ça ? Si l’on écarte quelques activités telles que le naturisme ou le nudisme, et qu’on se limite à nos sociétés occidentales, reconnaissons que nudité et acte sexuel restent définitivement tabous dans la solidité d’un couple — et que la violation de leur exclusivité est souvent motif de son explosion.

Pourquoi cela ? Si l’on prête à l’amour la vocation que j’ai exprimée plus haut, je pense au contraire qu’il est un facteur d’harmonie par la réalisation de l’autre. Ou des autres, car une fois encore on n’est pas obligé de limiter sa réflexion à une relation un(e)-un(e).

L’onanisme ? Ce n’est finalement pas si grave, tout le monde pratique cela, tout au plus introduit-il (à tort) le doute sur le fait que l’on sait satisfaire l’autre. Pratiqué avec des objets ? Bon, après tout pourquoi pas si cela est nécessaire. En se filmant, exhibé ? Ici, on commence à se poser des questions. Avec un(e) autre ? Là, on atteint une limite que peu sont à même d’accepter. En groupe ? Ou bien de type BDSM ? On est alors dans l’inavouable, le bizarre, le vice, qui marque la rupture complète.

Réfléchissez-y. Jusqu’où êtes vous ouvert ? Que pouvez-vous accepter ? Et quand vous avez identifié la limite, demandez-vous pourquoi ce seuil marque une frontière pour vous, et pourquoi l’autre voudrait la franchir

Et moi, et moi, et moi

Vous n’êtes peut-être pas concerné. Ou vous ne le savez pas. Je parlerai donc de moi.

Pour ma part, je suis parfaitement à même de pratiquer le sexe sans sentiment amoureux : l’onanisme sous toutes ses formes bien sûr, mais aussi des activités qui procurent des sensations physiques de plaisir intense comme celles citées plus haut, que je vis de la même manière qu’un sportif s’accomplissant dans sa discipline. Ou encore, un temps plus tendre avec un partenaire à qui je rendrai ses baisers lors d’un moment partagé plus long.

Et à l’inverse, ceux que j’aime n’ont pas à souffrir d’un défaut d’attention de ma part, que mes aléas sexuels n’entament en rien. Ils n’ont pas forcément besoin de tout savoir, car cela fait partie de ma liberté à moi, ce besoin d’épanouissement que réciproquement je leur laisse, charge à eux de choisir ce qu’ils souhaitent en faire sans aucun besoin de m’en rapporter.

Cela ressemble-t-il à une excuse que je me donne, me mentant à moi-même pour justifier des infidélités ? Certes non, car d’infidélité il n’y a point, et quand amour il y a, c’est bien avec le cœur et non avec le sexe qu’il s’accomplit et se prouve dans la durée.

Conclusion

En synthèse, je pense que l’amour est un sentiment polymorphe qui s’inscrit sur le temps long, qui concerne plusieurs personnes au cours de sa vie sans se limiter à un être unique, et qui est axé vers la liberté et le bonheur des êtres aimés.

À l’inverse, le sexe sous toutes ses formes s’écrit sur un horizon court même s’il peut être à répétition, dans un univers parallèle qui peut croiser le premier, converger ou s’y confondre, ou au contraire ne jamais s’y confronter.

Je l’ai dit avant, vous serez probablement en désaccord avec moi. Je suis curieux de lire vos réactions !


Sexe · Homo · Songes et Libido

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Le titre de ce blog en dévoile déjà beaucoup sur ses intentions !

Oui, on peut aimer le sexe, réfléchir et publier un blog : la main peut aussi tenir un stylo, la bouche formuler des propos et le fondement être assis sur une chaise.

Sexe et cerveau se répondent : sans ce dernier, pas de désir, pas de plaisir, pas de fantasmes, pas de libido…

Mes articles relateront mes expériences sur ces sujets et d’autres réflexions autour du sexe et de l’homosexualité, dans un style gourmand et littéraire.

Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

#homo #actif #sexe #homosexualité #passif #homosexuel #sodomie #sodo #gay #érotisme #bdsm

Apprendre à s’aimer soi-même

Avertissement : cet article évoque des pratiques sexuelles, réservé à un public averti !

Main en bois tenant un concombre

Dans cet article de blog, je vous explique pourquoi la masturbation est à mon sens un acte noble et comment en profiter au mieux en tant qu’homme (même si probablement beaucoup de ce que je vais développer s’applique aussi aux femmes, mes lectrices éventuelles commenteront).

Comme toujours, il s’agit d’opinions et de pratiques qui conviennent à ma pensée et à ma nature, mais peut-être pas à la vôtre. Là non plus, je n’aborderai pas les aspects liés à la santé, n’étant pas praticien, vous êtes donc invité à compléter cette lecture avec d’autres adaptées à votre situation.

Le poids culturel

Dès que l’on évoque le terme onanisme ou plus couramment masturbation, les sourcils se lèvent et un voile pudique descend sur les conversations dans les salons. Le terme est presque tabou, toujours mal vu aujourd’hui, même si les médecins et les psychologues s’accordent désormais à en reconnaître les vertus, bénéfiques pour l’équilibre psychologique et l’épanouissement personnel.

Non, vous n’irez pas brûler dans les flammes de l’Enfer ! Non, vous ne deviendrez pas sourd ! Les mythes ont la peau dure, et la religion et sa morale auront tout fait pour condamner un acte qui apporte plaisir sans contribuer à la procréation, seule finalité du rapport sexuel tolérable dans la culture dite judéo-chrétienne. Comme souvent il y a des origines pragmatiques et la lutte contre le penchant bestial de l’homme à assouvir ses pulsions en est probablement un, mais je pense que c’est une mauvaise réponse au problème, la masturbation pouvant au contraire libérer les ardeurs sans préjudice physique pour les autres.

Je parle de rapport, mais dans ce cas on est pourtant seul — je n’aborderai pas ici la masturbation à deux ou plus, la trouvant plus proche du jeu sexuel classique. Seul disais-je, pas vraiment en réalité : on est avec soi-même, la seule personne qui nous accompagne tout au long de notre vie. Et autant apprendre à s’aimer plutôt qu’à simplement se supporter : c’est l’essence même, selon moi, de l’onanisme triomphant — et du bonheur.

Les flammes de l'Enfer

Tromperie, pis-aller… ou acte d’amour ?

Si on est en couple, on peut éprouver du remords ou de la culpabilité : ne suis-je pas en train de tromper mon partenaire ? C’est une pensée naturelle, que je vous invite à dépasser pour consacrer votre attention sur vous-même. Tout le monde a droit à un jardin secret et à s’occuper de soi, c’est sain et nécessaire. Et même, cela doit-il rester caché ? Réfléchissez-y et selon la situation de votre couple, échangez librement.

On pense aussi que la masturbation est un pis-aller, à défaut d’un autre avec qui passer à l’acte. Je ne partage pas cet avis : bien pratiquée, elle vous stimulera autrement et vivement, favorisera votre libido et vous permettra des moments intenses avec vous-même. Elle vous fera aussi mieux vous connaître, plus aimer votre corps et toutes ses parties, et préparera avantageusement des actes sexuels plus classiques.

Narcissisme ? Je ne crois pas non plus. C’est un moment qui se vit à la fois dans son anticipation, sa préparation et sa réalisation, et quel qu’en soit l’issue, qu’il aboutisse à un orgasme ou reste plus simplement une séquence intense, il matérialise l’amour, celui que vous donnez à travers vous-même. On ne peut aimer sans être bien avec soi, ce que l’on projette ensuite sur l’autre. Vision idéalisée ? Peut-être. Mais reconnaissons qu’il fait du bien physiquement et c’est un argument qui se suffirait à lui-même…

Banane et deux pommes

Anticipation et préparation

Il est essentiel d’anticiper une séance. Oui, je parle d’une séance car il faut être bien, se poser et avoir du temps pour en tirer plaisir et bénéfice. On ne se masturbe pas comme on sort les poubelles le soir, ou alors c’est simplement pour se dégorger le poireau dans le cadre d’un besoin purement physiologique.

Non, là je pense à une vraie séquence où on se dit, “ce soir je vais m’en faire une” ; on y pense dès le matin puis toute la journée, on peut se stimuler les tétons ou une autre partie du corps à des moments propices, avoir des pensées torrides, consulter ou converser sur certains réseaux sociaux… Cela me fait en général mouiller par anticipation.

Avant le début, on se lave. Pour explorer son corps et l’apprécier, j’aime qu’il soit propre, sente le savon et que la peau soit prête à accueillir les innombrables caresses et attouchements qu’elle mérite. On pourra pousser plus loin la préparation et si comme moi vous êtes un adepte de la sodomie, je vous renvoie à mes précédents articles de blog ici et .

Dans tous les cas, vous aurez un espace confortable, assez chaud pour s’y poser nu et si vous en avez les moyens, équipé de mobilier confortable voire spécialisé, et idéalement un miroir aussi grand que possible pour vous regarder. Car nudité et vision de son propre plaisir sont de puissants stimulants qui engendrent une boucle vertueuse. Les chambres d’hôtel peuvent être intéressantes, disposant souvent de miroirs de plein pied et finalement, que faire de mieux seul le soir dans un lieu inconnu ?

Et surtout, prévoyez du temps. Zéro pression, pas de stress. Zen. C’est un des secrets pour atteindre le nirvana. Vous êtes prêt ?

Grand lit double avec miroir

On y va !

Je pense pouvoir dire que j’ai une longue pratique de la masturbation, plus de quarante ans à l’heure où j’écris ces lignes, et si mes techniques se sont enrichies au fil du temps, j’en retire toujours autant de plaisir. J’ai commencé avec le “classique”, maintenant je combine selon les humeurs avec l’onanisme anal, pour lequel je publierai un article spécialisé prochainement. Parfois encore je m’inflige (avec plaisir) une séquence BDSM, et ce sera encore un autre article…

Voilà ce qui me convient dans le cadre “classique”, à vous de voir selon ce que l’exploration de votre propre corps vous dévoilera…

  • Entièrement nu. Toute ma peau est exposée et peut être stimulée, et c’est ce qui me rapproche le plus du sexe en couple ou en groupe. Si en plus j’ai la chance d’avoir un grand miroir, j’apprécie de m’y voir jusqu’à la jouissance.
  • Me caresser partout des deux mains, avec un intérêt particulier pour mes tétons, mes cuisses, mes plantes de pieds, ainsi bien sûr que ma verge et aussi mon anus. Des doigts froids produisent un effet supplémentaire, on peut également utiliser un ustensile métallique sortant du frigo.
  • Revenir sur mes tétons, zone particulièrement érogène, sur laquelle je m’attarde en alternant caresses sur les aréoles aux doigts mouillés et passages plus rudes avec l’ongle, voire pincement ou peigne, ou encore brosse à dents (avec une pointe de dentifrice au menthol, diablement efficace !)
  • Un lubrifiant comme la salive peut augmenter la stimulation mais vous pourrez en trouver d’autres et personnellement, j’apprécie par exemple la banane écrasée pour s’intercaler entre la main et la verge si vous choisissez ce mouvement.
  • Confortable, sur un lit avec des oreillers bien placés sous les fesses pour une contre-cambrure préparant le bouquet final, ou à l’inverse enserrant l’organe afin de permettre des mouvements de va-et-vient pendant que les mains s’occupent des tétons ou de l’anus…
  • Éventuellement, un film porno peut permettre d’augmenter encore la stimulation, mais au risque de se détourner de soi. Le son souvent me suffit, alors que je me travaille et que je monte en excitation pendant que mes pensées voguent vers le plaisir.

Vous pourrez aussi agrémenter avec des jouets complémentaires comme l’anneau pénien (cockring) qui apporte un réel plus, ou bien encore le masturbateur dans lequel s’insère votre organe, mais cela dépend des personnes et de votre équipement. Essayez, il y a un choix important sur le marché !

Allongé sur le dos, j'atteins l'orgasme

Comment on conclut ?

Si vous êtes arrivé là, et selon votre constitution, l’orgasme sera presque inévitable, idéalement sans les mains, c’est le plus fort. Sinon, je vous conseille la main gauche si vous êtes droitier (ou vice-versa) car moins bien maîtrisée par le cerveau, elle vous procurera un mouvement qui semble venir d’ailleurs, donc plus stimulant.

Mais ce n’est pas une fin en soi ! Une séance réussie peut très bien se limiter à ces caresses et attouchements partout, partout, qui laisseront une sensation de bien-être parfaitement mémorable.

Si éjaculation il y a, j’aime pour ma part la diriger sur mon torse, allongé sur le dos, afin de récupérer avec mes doigts le sperme et le porter à ma bouche pour l’avaler. Mais ça, c’est moi…

J’en finis là, à vous de jouer désormais ! Et prenez votre temps… aussi souvent que cela vous plaira.


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Mes articles relateront mes expériences sur ces sujets et d’autres réflexions autour du sexe et de l’homosexualité, dans un style gourmand et littéraire.

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#homo #actif #sexe #homosexualité #passif #homosexuel #sodomie #sodo #gay #érotisme #bdsm

Apprécier la sodomie en tant qu'homme

Avertissement : cet article évoque des relations (homo)sexuelles, réservé à un public averti !

Banane et donut

Dans ce second article de blog, je vais vous expliquer pourquoi et comment un homme peut aimer se faire sodomiser, toujours en m’appuyant sur mon expérience de passif dans la relation homosexuelle.

Là aussi il s’agit d’opinions et de pratiques qui conviennent à ma nature et peut-être pas à la vôtre. Là non plus, je n’aborderai pas les aspects liés à la santé, n’étant pas praticien, vous êtes donc invité à compléter cette lecture avec d’autres adaptées à votre situation.

Le poids de l'image et de la morale

Vous trouvez peut-être le titre pédant, j'aurais pu opter pour Comment être un bon enculé, peut-être plus putaclic encore. Tout de suite vous trouvez ce terme vulgaire, inutilisable dans une conversation mondaine, à peine peut-il passer la commissure de vos lèvres sans une moue de réprobation. Car ce mot véhicule un sens condamnable, dégradant voire dégoûtant, et certainement insultant. Et pourtant, je le revendique : j'aime me faire enculer !

On trouve des références très tôt dans l'histoire, quoique déformées depuis, et l'origine du mot “sodomie” vient de l'épisode biblique de Sodome et Gomorrhe, qui a été réinterprété plus tard comme une punition divine contre l'homosexualité. Plus généralement, il s'agit de la relation sexuelle sans but de procréation, qui concerne également la fellation et l'onanisme par exemple, et que la morale réprouve. Dans certains États, elle reste même aujourd'hui encore condamnée par la loi, voire punie de la peine de mort.

Il y a donc, dans la pratique de la sodomie, une violation de l'interdit, qu'il soit moral, éducatif voire juridique. Cela peut exprimer un défi vis-à-vis d'autorités qu'on ne reconnaît pas, ou plus, fondées à nous juger et à restreindre nos pratiques intimes. Sans l'utiliser comme objet de militantisme, je tiens à cette liberté individuelle à disposer de mon corps, et je suis d'autant plus légitime à le faire dans cette position de receveur qui est la mienne, forcément consentante.

Sodome et Gomorrhe en feu

La relation dominé – dominant

Dans notre société, et indépendamment de toute considération de genre, tout pousse l'homme à être dominant : être le meilleur à l'école, devenir chef, faire travailler les autres, donner des ordres... voici ce qui définit la virilité. Dans la relation sexuelle, il en est de même dans l'imagerie sociétale : le “vrai” mâle est grand, fort, bien membré, endurant et commande. Dans l'Antiquité, il était même bienvenu à sodomiser ses esclaves, signe d'autorité et de puissance. Dans ce contexte, celui qui subit perd toute crédibilité en tant qu'homme.

Mais certains d'entre nous n'aspirent pas à dominer. Au contraire, quant à moi je n'aime pas cela, aussi la relation sexuelle est-elle un moment où je peux enfin exprimer ma vraie nature, et être celui que l'on discipline, qui reçoit, que l'on rudoie et que l'on utilise pour son plaisir, sans me soucier du jugement de la Société ou de l'Autre. Ainsi, j'aspire à toutes les formes de soumission, que ce soient la fellation, la fessée ou la sodomie, notamment. J'en tire le plaisir de me sentir libéré, d'être un objet de désir et de prodiguer jouissance à mes partenaires.

Car c'est là l'ultime but : la satisfaction de mon dominant, quand il se libère en moi, constitue le point d'orgue qu'il atteint lors d'une sodomie intense, la fellation restant pour moi plutôt un préliminaire qu'une conclusion. Je n'atteindrai peut-être pas le même type de satisfaction physique, ou pas exactement au même moment, mais cette alchimie entre partenaires reste la plus importante.

Deux oryx

Le plaisir physiologique

La première question qui vient à un novice, c'est “quel plaisir y a-t-il à cela ?”.

Celui-ci est double. Le premier, c'est que l'anus est une zone érogène fortement innervée, qui est donc stimulante sexuellement. Comment, vous ne vous êtes jamais caressé là ? Essayez, vous verrez... On sent tout lors des préliminaires et de l'acte, avec un membre à bon diamètre j'apprécie particulièrement quand il est veineux, les reliefs prennent tout leur sens lors de son aller et son retour...

La seconde est un avantage qu'ont les hommes sur les femmes, sur cet aspect particulier : la prostate. Parfois source de problèmes avec l'âge, il s'agit d'une petite glande interne, pas plus grande qu'une noix, que l'on peut stimuler en la frottant par l'arrière. Habilement astiquée par un membre vigoureux et bien positionné, un mouvement alternatif de pression peut faire atteindre au receveur un orgasme sans éjaculation (quoiqu'il puisse être humide), qui peut ainsi être répété ou prolongé au cours de la même séance.

Les sensations sont difficiles à décrire pour qui ne les a pas expérimentées, mais il s'agit d'une sorte de lâcher-prise total accompagné de tremblements d'extase. Cela se travaille un peu au début, il faut connaître son corps et le positionnement de ce point P. On peut le localiser avec un doigt, et l'utilisation de jouets sexuels peut aider à mieux atteindre ce paroxysme. On n'y parvient pas systématiquement, mais il faut persévérer, les sensations sont inégalées.

Noix

Bien se préparer

En préambule, je vous renvoie à mon premier article de blog pour quelques conseils généraux de préparation. Je développe ici quelques points plus spécifiques.

À la seconde question du novice, la réponse est bien connue : “non, ce n'est pas sale”. Ce qui suppose une hygiène irréprochable, pour certains un lavement (en général je n'en ai pour ma part pas besoin), le plus efficace restant l'embout de douche spécialisé : attention à la pression d'eau (légère !) et à la température (celle du corps, testez auparavant !!!), et à effectuer au moins une heure avant, voire deux.

Je recommande l'utilisation de jouets sexuels pour une découverte en douceur et un assouplissement progressif en taille acceptée. La longueur est ce qui permettra d'atteindre la prostate mais ne m'a jamais posé de problèmes. Le diamètre est en revanche ce qu'il faut travailler, j'ai inséré ci-dessous photo d'une partie de ma collection de godemichets. Se sentir à l'aise avec un diamètre avant de passer au diamètre suivant est important : pour ma part, le second est largement suffisant pour être prêt à accueillir la plupart des partenaires avec ses 4 cm. de diamètre, mais vous en rencontrerez peut-être certains de la taille du cinquième avec ses 5 cm. (moi, une seule fois, je ne savais pas que ça existait en dehors des films !), et pour les amateurs de sensations fortes vous avez le double, 6 cm. au garrot. N'exagérez pas et soyez progressif : on ne recherche pas la performance, mais le plaisir.

Le lubrifiant est indispensable. Combien ? Selon moi, on ne peut pas en mettre trop, mieux ça glisse plus c'est agréable. Je préfère à l'eau mais ça peut sécher assez vite selon les marques, le silicone dure plus longtemps mais peut tâcher. À appliquer généreusement au début, éventuellement en cours mais il devient moins nécessaire une fois les parties internes bien humides. Éventuellement, la salive peut suffire mais je préfère avoir lubrifié avant. Si vous avez plusieurs partenaires, la semence des premiers peut lubrifier le passage des suivants, c'est d'ailleurs beaucoup plus excitant.

Cinq godemichets alignés

Quelle position adopter ?

Pour en tirer le maximum de plaisir, il ne faut bien sûr pas se limiter à une position unique. Il ne s'agit pas non plus de jouer les acrobates, il faut que l'ensemble des partenaires se sente bien.

Celle que je préfère, c'est à quatre pattes, sur un lit (on est alors à bonne hauteur pour son actif, et c'est plus doux pour les genoux). Cela lui permet de varier l'angle d'attaque et d'atteindre une profondeur maximale, ce qui sera propice pour stimuler cette prostate. Les assauts pourront être vifs ou lents, par alternance, et le passif ne doit pas se priver de bouger et jouer avec sa cambrure.

On peut également faire face à son partenaire, sur le dos sur ce même lit, les jambes dans ses bras remontant à ses épaules, avec l'avantage de voir son visage et l'effet qu'on lui produit. Plus dynamique pour moi, l'actif allongé sur le lit et on s’assoit sur son membre, lui faisant face ou non, c'est presque une inversion car on définit alors le rythme, et la sensation est intense.

D'autres positions sont à essayer : debout, penché en avant les bras sur le dossier d'une chaise ; debout encore, une jambe levée, tenu fermement en main et en membre ; ou bien couchés tous deux, l'un sur l'autre, je préfère alors être au-dessus (je suis léger !). Dans cette dernière position, on pourra si l'on est bien disposé et bien préparé, avoir un second partenaire et expérimenter la double.

Testez, pratiquez, voyez ce qui vous convient le mieux. Pour ma part, quand je suis confortable une séance peut durer deux heures sans interruption, c'est assez rare de trouver un actif aussi endurant et ce sont alors le plus souvent des séances de groupe.

Gymnaste en équilibre

Pour finir

C'est encore en général l'actif qui définira le clap de fin (mais si vous n'en pouvez plus avant, arrêtez bien sûr). Sa libération, si possible en moi, conclura cet acte de la manière la plus délicieuse qui soit. J'aime finir en nettoyant avec gourmandise le membre qui a si bien travaillé, récupérer les dernières gouttes du précieux nectar et sentir le goût de nos corps entrelacés.

Voilà, j'espère que cette vision sur la pédication vous aura inspiré. Comme parfois on se trouve seul mais que l'on souhaiterait s'y adonner ou bien mieux se préparer, je développerai dans un prochain article la pratique de l'onanisme anal.


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Mes articles relateront mes expériences sur ces sujets et d’autres réflexions autour du sexe et de l’homosexualité, dans un style gourmand et littéraire.

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Être un bon passif dans une relation homosexuelle

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Deux poires en forme de fesses

Dans ce premier article de blog, je vais m'appuyer sur mon expérience, et ainsi aborder le rôle du passif dans la relation homosexuelle, qui est celui qu'affectionne votre serviteur.

Il s'agit évidemment d'observations et de pratiques qui conviennent à ma nature, il pourrait en être tout autrement pour vous, ô lecteur. Je me limiterai ici à la relation sexuelle “traditionnelle”, en excluant les fétichismes particuliers ; je me soumettrai ainsi au BDSM dans un prochain article.

Enfin, je n'aborderai pas les aspects liés à la santé, n'étant pas praticien, vous êtes donc invité à compléter cette lecture avec d'autres adaptées à votre situation.

Un “passif”, de quoi s'agit-il ?

Dans une relation hétérosexuelle, les aspects physiologiques ne laissent pas planer de doutes sur l'orientation des ébats sexuels. Il en est tout autrement dans une relation homosexuelle, où chacun peut être tour à tour dominant ou dominé. Celui qui reçoit sera qualifié de passif (on parlera de bottom en anglais, un terme très explicite), celui qui donne sera l'actif (ou top en anglais). Certains joueront les deux rôles, cela pourra être au cours de la même session ou selon l'humeur du jour, ils seront appelés versatiles.

Je suis pour ma part un pur passif, c'est-à-dire que je ne changerai jamais de rôle : je suis là pour recevoir, être dominé, soumis, tout entier consacré au plaisir de mon (ou mes) partenaire(s). Ne croyez pas qu'il s'agit d'un rôle de paresseux ou d'abandon : au contraire, le passif aura beaucoup plus à se préparer en amont, il sera attentif durant toute la session au plaisir de ses actifs, il leur fera atteindre le paroxysme en étant dynamique et créatif, enfin il recevra sa récompense sans forcément lui-même atteindre immédiatement l'orgasme.

Ainsi, le passif est bien plus qu'un double orifice et il mérite le respect : les efforts qu'il fait pour apporter aux autres satisfaction commencent bien avant l'acte...

Puits ouvert sur le ciel

Au fil des mois

Tout commence par une bonne alimentation. J'en conviens, au risque de paraître maternel, cette déclaration ressemble à un truisme, c'est néanmoins encore plus vrai pour le passif. Inutile je pense de détailler pourquoi et quelles peuvent en être les conséquences désastreuses, je me bornerai à décrire ce qui fonctionne pour moi et ce qui doit être évité :

  • Bénéfique : les aliments à base de fibres, riz, pâtes, légumes et fruits sans peau ni pépins, poisson, yaourt...
  • Maléfique : les aliments produisant une fermentation, fromages, graisses, frites, viandes trop riches, plats en sauce et épicés...

Évidemment à éviter de manger la veille, mais également à prodiguer sur le long terme (quelques incartades pour le plaisir étant bien entendu conseillées). Et quand on est sur une période où des propositions peuvent être reçues au débotté, il est bien agréable de ne pas se dédire du fait d'un régime alimentaire peu propice.

Manger diététique dans la durée (et faire du sport, pourquoi pas, même si je ne pratique guère) produit un autre effet avantageux chez la plupart des personnes : la perte de poids. Et quand on pèse comme moi 57 kg, il est bien plus facile à mes partenaires de me porter et de me mettre dans la position qui leur sied, que si j'en faisais trente de plus !

Légumes variés

Régulièrement

Même si les jeux auxquels se soumet le passif peuvent être nombreux, l'un des objectifs les plus recherchés, et ce des deux côtés, reste la pénétration anale. Goût de l'interdit, véritable plaisir physique, peu en importent les raisons ; je détaillerai dans un prochain article pourquoi et comment pratiquer la sodomie.

Ne s'agissant pas d'un mouvement pour lequel le corps humain est préparé, je recommande et je pratique régulièrement les jouets sexuels. Bien entendu, en l'absence de production naturelle à cet endroit, l'application d'un lubrifiant est indispensable : base eau, silicone, mixte, à vous de choisir ce qui vous convient le mieux. Le silicone est plus durable, plus efficace et ne sèche pas, mais il tâche et peut abîmer certains jouets. Quant à moi, la base eau me convient bien.

L'objectif est de garder une certaine souplesse, tout en ayant préparé le corps à recevoir un certain diamètre (parfois conséquent avec certains partenaires !). Si l'on est débutant, il faut y aller progressivement, et on ne doit jamais atteindre le seuil de douleur ni saigner : si c'est le cas, arrêtez immédiatement plusieurs jours, voire allez consulter si cela ne passe pas. Il y a une certaine élasticité : ainsi, pratiquer régulièrement avec un diamètre de 4 cm n'empêchera pas votre actif de 3,5 cm d'éprouver du plaisir.

Ma pratique personnelle : le plug que je vous montre en photo ci-dessous, diamètre 5,1 cm, pur métal. Attaché à ma taille avec un harnais fait maison, le porter me prodigue quatre avantages :

  • Je reste souple et ouvert,
  • Il me chatouille et m'excite la prostate, me rendant très réceptif aux avances,
  • Si nous faisons affaire avec un partenaire, passée sa surprise, cela l'excitera de me le voir ôter et mettre dans ma bouche (un de mes fétiches),
  • Le lubrifiant utilisé pour l'insérer est toujours présent et chaud, permettant que mon actif se contente de lubrifiant naturel si c'est improvisé.

Plug anal en métal

Peu de temps avant

Maintenant que nous savons que la session arrive plus tard dans la journée et que nous en sommes tout émoustillé, préparons-nous !

La base du respect mutuel, c'est la propreté. Pour moi, ce n'est pas négociable. La seule chose que j'aime bien, c'est l'odeur de transpiration, elle arrive vite chez moi à l'approche du moment. Mais sinon, tout doit être net :

  • Ongles des mains et des pieds très courts (cela peut aussi éviter des déconvenues durant l'acte),
  • La bouche propre avec lavage de dents (rien de pire qu'une mauvaise haleine d'ail ou de cigarette) mais au moins une heure avant (éviter que le dentifrice ne vous préserve du goût des bonnes choses lors de la mise en bouche),
  • Le corps propre partout comme un sou neuf (oui, partout car il sera exploré de fond en comble avec un bon actif).

Le lavement est optionnel pour moi : en général je n'en ai pas besoin. Jugez et sentez votre corps : si nécessaire, vous le pratiquerez au moins une, voire deux heures avant, afin de s'assurer que rien de néfaste ne subsiste. Essayez tout seul pour commencer, le secret est d'apprendre à se connaître.

Idéalement et sans gaspiller trop d'eau, un bon bain chaud permet en prime de se détendre, de commencer à jouer avec son orifice pour l'inviter à s'ouvrir, et enfin d'attendrir la peau pour la rendre plus réceptive aux caresses ou au contraire aux fessées (ou les deux, si comme moi vous aimez cela).

Enfin, un mot sur la pilosité : certains l'aiment nulle, d'autres la préfèrent au naturel. Malgré quelques tentations, j'ai opté pour la seconde option. J'ai d'ailleurs ouï dire, sans le vérifier par moi-même, qu'un rasage complet a des conséquences négatives sur l'évacuation de la transpiration, l'irritation de la peau et induit une repousse plus drue de l'appareil pileux. Il est en tous cas important que chaque partenaire sache à l'avance à quoi s'attendre (ce n'est pas un point que l'on rectifie à la va-vite au dernier moment), car cela fonctionne dans les deux sens. Pour ma part, ma langue a toujours apprécié le velouté poilu de la pêche, et celui de mes actifs par la suite.

L'important est de présenter à ses partenaires un corps propre et désirable. Car pour ma part, je ne conçois le sexe qu'en étant entièrement nu (ce qui renforce ma position de soumission). Si cela est réciproque, reconnaissons toutefois que la partie la plus importante du corps de mes partenaires est leur organe contondant.

Moi, vu de dos dans mon bain

Pendant l'acte

Voilà, nous y sommes, il(s) arrive(nt). On se connaît déjà ou bien on fait connaissance, on s'assure que tout est clair ou alors il est implicite que tout peut arriver. Vos préférences vont alors s'exprimer : scénarisation, préludes, préliminaires...

Pour ma part, une bonne séquence ira crescendo : petits échanges pour mieux se connaître, effeuillement progressif, caresses. Moi entièrement nu, la langue va alors s'exprimer et discuter avec les tétons, remonter la jambe des pieds à son sommet, englober l'organe et s'en occuper longuement, de même avec chaque partenaire s'ils sont plusieurs (ils pourront alors utiliser eux-mêmes leur langue pour préparer l'introduction à venir). Fessée, pénétration, et après leur paroxysme et libération si possible directement en moi, côté pile ou côté face, m'assurer de nettoyer leur instrument (ce que les anglais appellent a2m). Je ne reste (justement) pas passif pendant l'action, mais je contribue aux mouvements avec mon séant et j'ai tendance à ahaner assez verbeusement.

Mon plaisir sera de leur avoir apporté le leur. Il n'est pas certain que mon corps lui-même s'exprime de la même manière, ou pas au même moment, mais peu importe : après l'acte, je me sens si bien et satisfait d'avoir élargi mon univers avec un actif de plus, ou mieux encore, plusieurs, que je pourrais rester des heures à contempler le ciel. Ou même recommencer : car le passif a cette chance que s'il est endurant, il peut continuer pendant des heures ou recommencer plusieurs fois, sans craindre trop la fatigue ni ce moment de répit auquel est forcé l'actif.

Eau jaillissante

Et après ?

Après, c'est vous qui voyez. Pour ma part j'aime garder en moi ou sur moi les stigmates qu'y auront laissé mes actifs. On finira néanmoins par se doucher, puis selon, recommencer ou bien attendre la prochaine aventure le lendemain ou plus tard.

J'espère en tous cas vous avoir convaincu qu'être passif, ça se mérite et ça se respecte, et la meilleure manière de l'exprimer, c'est d'être un bon et généreux actif.


Sexe · Homo · Songes et Libido

Sexe · Homo · Songes et Libido

Le titre de ce blog en dévoile déjà beaucoup sur ses intentions !

Oui, on peut aimer le sexe, réfléchir et publier un blog : la main peut aussi tenir un stylo, la bouche formuler des propos et le fondement être assis sur une chaise.

Sexe et cerveau se répondent : sans ce dernier, pas de désir, pas de plaisir, pas de fantasmes, pas de libido…

Mes articles relateront mes expériences sur ces sujets et d’autres réflexions autour du sexe et de l’homosexualité, dans un style gourmand et littéraire.

Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

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