Gloire à l'onanisme !
Apprendre à s’aimer soi-même
Avertissement : cet article évoque des pratiques sexuelles, réservé à un public averti !

Dans cet article de blog, je vous explique pourquoi la masturbation est à mon sens un acte noble et comment en profiter au mieux en tant qu’homme (même si probablement beaucoup de ce que je vais développer s’applique aussi aux femmes, mes lectrices éventuelles commenteront).
Comme toujours, il s’agit d’opinions et de pratiques qui conviennent à ma pensée et à ma nature, mais peut-être pas à la vôtre. Là non plus, je n’aborderai pas les aspects liés à la santé, n’étant pas praticien, vous êtes donc invité à compléter cette lecture avec d’autres adaptées à votre situation.
Le poids culturel
Dès que l’on évoque le terme onanisme ou plus couramment masturbation, les sourcils se lèvent et un voile pudique descend sur les conversations dans les salons. Le terme est presque tabou, toujours mal vu aujourd’hui, même si les médecins et les psychologues s’accordent désormais à en reconnaître les vertus, bénéfiques pour l’équilibre psychologique et l’épanouissement personnel.
Non, vous n’irez pas brûler dans les flammes de l’Enfer ! Non, vous ne deviendrez pas sourd ! Les mythes ont la peau dure, et la religion et sa morale auront tout fait pour condamner un acte qui apporte plaisir sans contribuer à la procréation, seule finalité du rapport sexuel tolérable dans la culture dite judéo-chrétienne. Comme souvent il y a des origines pragmatiques et la lutte contre le penchant bestial de l’homme à assouvir ses pulsions en est probablement un, mais je pense que c’est une mauvaise réponse au problème, la masturbation pouvant au contraire libérer les ardeurs sans préjudice physique pour les autres.
Je parle de rapport, mais dans ce cas on est pourtant seul — je n’aborderai pas ici la masturbation à deux ou plus, la trouvant plus proche du jeu sexuel classique. Seul disais-je, pas vraiment en réalité : on est avec soi-même, la seule personne qui nous accompagne tout au long de notre vie. Et autant apprendre à s’aimer plutôt qu’à simplement se supporter : c’est l’essence même, selon moi, de l’onanisme triomphant — et du bonheur.

Tromperie, pis-aller… ou acte d’amour ?
Si on est en couple, on peut éprouver du remords ou de la culpabilité : ne suis-je pas en train de tromper mon partenaire ? C’est une pensée naturelle, que je vous invite à dépasser pour consacrer votre attention sur vous-même. Tout le monde a droit à un jardin secret et à s’occuper de soi, c’est sain et nécessaire. Et même, cela doit-il rester caché ? Réfléchissez-y et selon la situation de votre couple, échangez librement.
On pense aussi que la masturbation est un pis-aller, à défaut d’un autre avec qui passer à l’acte. Je ne partage pas cet avis : bien pratiquée, elle vous stimulera autrement et vivement, favorisera votre libido et vous permettra des moments intenses avec vous-même. Elle vous fera aussi mieux vous connaître, plus aimer votre corps et toutes ses parties, et préparera avantageusement des actes sexuels plus classiques.
Narcissisme ? Je ne crois pas non plus. C’est un moment qui se vit à la fois dans son anticipation, sa préparation et sa réalisation, et quel qu’en soit l’issue, qu’il aboutisse à un orgasme ou reste plus simplement une séquence intense, il matérialise l’amour, celui que vous donnez à travers vous-même. On ne peut aimer sans être bien avec soi, ce que l’on projette ensuite sur l’autre. Vision idéalisée ? Peut-être. Mais reconnaissons qu’il fait du bien physiquement et c’est un argument qui se suffirait à lui-même…

Anticipation et préparation
Il est essentiel d’anticiper une séance. Oui, je parle d’une séance car il faut être bien, se poser et avoir du temps pour en tirer plaisir et bénéfice. On ne se masturbe pas comme on sort les poubelles le soir, ou alors c’est simplement pour se dégorger le poireau dans le cadre d’un besoin purement physiologique.
Non, là je pense à une vraie séquence où on se dit, “ce soir je vais m’en faire une” ; on y pense dès le matin puis toute la journée, on peut se stimuler les tétons ou une autre partie du corps à des moments propices, avoir des pensées torrides, consulter ou converser sur certains réseaux sociaux… Cela me fait en général mouiller par anticipation.
Avant le début, on se lave. Pour explorer son corps et l’apprécier, j’aime qu’il soit propre, sente le savon et que la peau soit prête à accueillir les innombrables caresses et attouchements qu’elle mérite. On pourra pousser plus loin la préparation et si comme moi vous êtes un adepte de la sodomie, je vous renvoie à mes précédents articles de blog ici et là.
Dans tous les cas, vous aurez un espace confortable, assez chaud pour s’y poser nu et si vous en avez les moyens, équipé de mobilier confortable voire spécialisé, et idéalement un miroir aussi grand que possible pour vous regarder. Car nudité et vision de son propre plaisir sont de puissants stimulants qui engendrent une boucle vertueuse. Les chambres d’hôtel peuvent être intéressantes, disposant souvent de miroirs de plein pied et finalement, que faire de mieux seul le soir dans un lieu inconnu ?
Et surtout, prévoyez du temps. Zéro pression, pas de stress. Zen. C’est un des secrets pour atteindre le nirvana. Vous êtes prêt ?

On y va !
Je pense pouvoir dire que j’ai une longue pratique de la masturbation, plus de quarante ans à l’heure où j’écris ces lignes, et si mes techniques se sont enrichies au fil du temps, j’en retire toujours autant de plaisir. J’ai commencé avec le “classique”, maintenant je combine selon les humeurs avec l’onanisme anal, pour lequel je publierai un article spécialisé prochainement. Parfois encore je m’inflige (avec plaisir) une séquence BDSM, et ce sera encore un autre article…
Voilà ce qui me convient dans le cadre “classique”, à vous de voir selon ce que l’exploration de votre propre corps vous dévoilera…
- Entièrement nu. Toute ma peau est exposée et peut être stimulée, et c’est ce qui me rapproche le plus du sexe en couple ou en groupe. Si en plus j’ai la chance d’avoir un grand miroir, j’apprécie de m’y voir jusqu’à la jouissance.
- Me caresser partout des deux mains, avec un intérêt particulier pour mes tétons, mes cuisses, mes plantes de pieds, ainsi bien sûr que ma verge et aussi mon anus. Des doigts froids produisent un effet supplémentaire, on peut également utiliser un ustensile métallique sortant du frigo.
- Revenir sur mes tétons, zone particulièrement érogène, sur laquelle je m’attarde en alternant caresses sur les aréoles aux doigts mouillés et passages plus rudes avec l’ongle, voire pincement ou peigne, ou encore brosse à dents (avec une pointe de dentifrice au menthol, diablement efficace !)
- Un lubrifiant comme la salive peut augmenter la stimulation mais vous pourrez en trouver d’autres et personnellement, j’apprécie par exemple la banane écrasée pour s’intercaler entre la main et la verge si vous choisissez ce mouvement.
- Confortable, sur un lit avec des oreillers bien placés sous les fesses pour une contre-cambrure préparant le bouquet final, ou à l’inverse enserrant l’organe afin de permettre des mouvements de va-et-vient pendant que les mains s’occupent des tétons ou de l’anus…
- Éventuellement, un film porno peut permettre d’augmenter encore la stimulation, mais au risque de se détourner de soi. Le son souvent me suffit, alors que je me travaille et que je monte en excitation pendant que mes pensées voguent vers le plaisir.
Vous pourrez aussi agrémenter avec des jouets complémentaires comme l’anneau pénien (cockring) qui apporte un réel plus, ou bien encore le masturbateur dans lequel s’insère votre organe, mais cela dépend des personnes et de votre équipement. Essayez, il y a un choix important sur le marché !

Comment on conclut ?
Si vous êtes arrivé là, et selon votre constitution, l’orgasme sera presque inévitable, idéalement sans les mains, c’est le plus fort. Sinon, je vous conseille la main gauche si vous êtes droitier (ou vice-versa) car moins bien maîtrisée par le cerveau, elle vous procurera un mouvement qui semble venir d’ailleurs, donc plus stimulant.
Mais ce n’est pas une fin en soi ! Une séance réussie peut très bien se limiter à ces caresses et attouchements partout, partout, qui laisseront une sensation de bien-être parfaitement mémorable.
Si éjaculation il y a, j’aime pour ma part la diriger sur mon torse, allongé sur le dos, afin de récupérer avec mes doigts le sperme et le porter à ma bouche pour l’avaler. Mais ça, c’est moi…
J’en finis là, à vous de jouer désormais ! Et prenez votre temps… aussi souvent que cela vous plaira.
Sexe · Homo · Songes et Libido

Le titre de ce blog en dévoile déjà beaucoup sur ses intentions !
Oui, on peut aimer le sexe, réfléchir et publier un blog : la main peut aussi tenir un stylo, la bouche formuler des propos et le fondement être assis sur une chaise.
Sexe et cerveau se répondent : sans ce dernier, pas de désir, pas de plaisir, pas de fantasmes, pas de libido…
Mes articles relateront mes expériences sur ces sujets et d’autres réflexions autour du sexe et de l’homosexualité, dans un style gourmand et littéraire.
Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0
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