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    <title>Journal d&#39;un libre-penseur chrétien</title>
    <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/</link>
    <description>Histoires et réflexions sur la spiritualité</description>
    <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 17:52:35 +0200</pubDate>
    <item>
      <title>L&#39;ancien et le nouveau testament : des livres sans Dieu</title>
      <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/lancien-et-le-nouveau-testament-des-livres-sans-dieu</link>
      <description>&lt;![CDATA[C’est le titre d’un livre écrit par Mauro Biglino, chercheur dans le domaine de  l’histoire des religions et spécialiste de l’hébreux massorétique.&#xA;&#xA;S’il a le mérite de poser des questions pertinentes et s’il a le don pour mettre au jour les incohérences des textes bibliques et que tout lecteur attentif et dénué de dogmatisme aura repéré lors d’une lecture approfondie de la Bible, il a, à mon sens, un peu trop tendance à faire siennes des théories de visites extra-terrestres dans l’antiquité qui aurait modifié le cours de l’humanité. &#xA;&#xA;Il relève de nombreuses incohérences dans les textes et là, on ne peut qu’être d’accord, tout comme on peut accepter le fait que le Dieu de l’ancien testament (dans le Pentateuque en particulier) et celui du nouveau testament ont l’air de deux Dieux différents. Il est vrai que certains récits se retrouvent racontés deux fois et de manière différentes comme la création d’Eve pour ne citer qu’un exemple.&#xA;&#xA;Pour commencer, en tant que spécialiste de la langue hébraïque, il déclare que la langue hébraïque n’a pas de terme qui désigne Dieu. Dans la version hébraïque, il est fait mention d’Elohim qui est une forme plurielle de El mais qui ne peut, selon lui, se traduire par Dieu au singulier. Yahvé ne serait qu’un El parmi les Elohim. &#xA;&#xA;Il y a dès la Genèse, des passages totalement obscurs comme celui-ci :&#xA;&#xA;Or, quand les hommes eurent commencé à se multiplier sur la terre, et que des filles leur naquirent les fils de la race divine trouvèrent que les filles de l&#39;homme étaient belles, et ils choisirent pour femmes toutes celles qui leur convinrent. L&#39;Éternel dit: &#34;Mon esprit n&#39;animera plus les hommes pendant une longue durée, car lui aussi devient chair. Leurs jours seront réduits à cent vingt ans. Les Nefilim parurent sur la terre à cette époque et aussi depuis, lorsque les hommes de Dieu se mêlaient aux filles de l&#39;homme et qu&#39;elles leur donnaient des enfants. Ce furent ces forts d&#39;autrefois, ces hommes si renommés.&#xA;&#xA;Toute la théologie repose sur un Dieu unique mais alors qui sont ces fils de la race divine? Et soyons, honnête, il y a comme une familiarité avec les autres dieux de l’antiquité qui n’hésitaient pas à se mêler aux humains.&#xA;&#xA;Mais plus problématique est que Yahvé, qui ne serait donc pas un Dieu selon Biglino mais un être de chair et d’os puisque Jacob/Israël s’est battu avec lui, par exemple mais pire encore, il serait un être maléfique! Et en effet, on peut sérieusement se poser la question : où est la miséricorde et l’amour infini de Dieu lorsque celui-ci se définit comme un dieu jaloux qui ne tolère pas que son peuple se prosterne devant d’autres dieux et le menace de mort et tue même son propre peuple! Exige des sacrifices sans fin d’animaux innocents pour absoudre les pêchés de son peuple! Mais il y a pire encore, Yahvé/Dieu ordonne aux siens d’exterminer des populations entières pour que les siens prennent possession des territoire. Ces peuples sont littéralement victimes de génocide, il n’y a pas d’autre terme pour qualifier les actes affreux qui consistent en la mise à mort de l’ensemble de la population à l’exception des femmes qui n’ont pas connu d’hommes pour servir d’esclaves aux hommes et Yavhé/Dieu en réclame une part! De même qu’il réclame une part de l’or et du butin en général conséquence de ces génocides et mise à sac! Il y a de quoi être retourné, en tout cas pour celui, qui affronte les écritures avec raison. Evidemment, l’église catholique romaine choisit les textes qui l’arrange pour les lectures de la messe omettant les plus problématiques. Il faut le dire. Comme il faut dire que les textes ont été copiés et recopiés maintes fois et sans doute altérés, modifiés à escient ou pas. &#xA;&#xA;On le remarque, le Dieu, père aimant et miséricordieux du nouveau testament est aux antipodes du Dieu de l’ancien testament (même s’il y a une évolution dans certains livres). &#xA;&#xA;Que dire aussi de ce pauvre Job, qui à cause de l’autorisation de Dieu, subit les assauts de Satan et subit avec stoïcisme les épreuves les plus ignobles? A la fin, il est récompensé diront certains mais quand-même… Où est l’amour de Dieu dans le récit de Job… Je n’en ai guère vu… &#xA;&#xA;L’ordre des livres dans la Bible n’a rien de logique puisque des textes comme le livre de la Sagesse, un des derniers écrits datant du Ier siècle avant notre ère (et peut-être achevé après la mort de Jésus) ne se trouve pas à la fin de l’ancien testament et de surcroît, s’il a été rédigé et inspiré de Dieu, comment se fait-il qu’il n’évoque pas Jésus qui allait bientôt paraître dans le monde… &#xA;&#xA;Autre problème avec Dieu : s’il est omniscient et omnipotent comment se fait-il qu’il cherche Adam et Eve au Jardin d’Eden? Qu’il ait besoin d’être rassuré de la fidélité de son peuple alors qu’il pourrait lire nos pensées les plus secrètes… L’auteur pose un tas de questions pareilles… et il faut dire qu’il y a de nombreuses incohérences et inconsistances dans le récit… qui peuvent raisonnablement faire douter que les textes soient d’inspiration divine… ou alors comme l’écrit l’auteur, Dieu est un mauvais relecteur de son oeuvre.&#xA;&#xA;Au fil des quelques deux cents pages, l’auteur pose et analyse toute une série d’épisodes et essaie de nous montrer que le texte n’a rien de religieux mais est plutôt pour ce qui est de l’ancien testament du moins, un livre de guerre qui raconte comment Yahvé a tenté et échoué à donner un territoire au peuple qu’il s’est accaparé. &#xA;&#xA;Un autre point abordé par l’auteur est l’enlèvement d’Hénoch, d’Elie et de Jésus. Pour l’auteur, il ne fait pas de doute, ces deux personnages sont enlevé par un objet volant. Ce qui est certain, c’est que c’est assez curieux la façon dont c’est raconté comme par exemple pour Elie :  Lorsque l&#39;Eternel fit monter Elie au ciel dans un tourbillon, celui-ci partait de Guilgal avec Elisée…&#xA;&#xA;…Alors qu’ils continuaient à marcher tout en parlant, un char et des chevaux de feu les séparèrent l&#39;un de l&#39;autre et Elie monta au ciel dans un tourbillon. &#xA;&#xA;Que sont donc ces chevaux de feu et ce tourbillon? Ce sont des questions légitimes et qui n’ont pas de réponses rationnelles autres que ces personnages sont enlevé par un objet volant. Alors l’auteur aurait-il raison lorsqu’il évoque des extra-terrestres (ou un peuple très avancé) pour expliquer l’inexplicable. Il est un fait que d’autres récits de l’antiquité parlent de chariots de feu volant dans le ciel… mais jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons trouvé la plus petite preuve qu’il y aurait eu des objets volants dans l’antiquité. Ce qui est certain, c’est que certaines techniques antiques comme les miroirs ardents qui dans l’antiquité permettaient de mettre le feu à un navire à distance. Il y a peut-être des savoirs oubliés, je ne sais pas mais rationnellement, on ne peut qu’être interpellé de ce genre de passages… &#xA;&#xA;L’auteur tend à démontrer que la bible n’est pas un livre sacré, ni de religion et qu’il ne parle pas de Dieu mais d’un “être” particulier, Yahvé qui règne sans partage sur une tribu. Il veut aussi montrer que les textes ont sans doute été réécrits, amendés, modifiés pour coller à une réalité locale et temporelle et surtout pour maintenir les religions dans un certain pouvoir. &#xA;&#xA;Bref, une lecture malgré tout intéressante dans l’ensemble et qui permet de voir les textes dits sacrés (qui ne le sont peut-être pas tant que ça) sous un nouveau jour.&#xA;&#xA;L’auteur fait mention d’un livre intitulé “Comment la bible est devenue sacrée” (collection Le monde de la Bible chez Fidès et Labor) du Professeur Michael L. Saltow de l’université de Brown aux USA et spécialiste de l’ancien testament et comme les choses sont bien faites, ce livre traînait dans mes étagères, cela va être l’occasion de m’y plonger. Il est préfacé par Thomas Römer, professeur au collège de France, qui est aussi l’auteur d’un Que sais-je? sur l’ancien testament. &#xA;&#xA;En parlant de Que sais-je? il existe plusieurs volumes consacrés à la bible et à Jésus. Petits ouvrages concis et fort bien fait, c’est un bon début pour celui qui voudrait s’initier à ces sujets. De surcroît, le prix est tout à fait abordable (10 EUR environ).&#xA;&#xA;Je terminerai en spécifiant que ce que j’ai lu dans ce livre m’a certes interpellé mais au même titre que d’autres ouvrages que j’ai eu l’occasion de lire, il alimente ma réflexion et ma recherche de sens. Il est un fait qu’un tel ouvrage bouscule toutes les quasi certitudes que l’on nous inculque depuis tout jeune et qui façonnent nos sociétés et que cela ne plait pas aux autorités religieuses. C’est justement là, pour moi, une preuve que les autorités religieuses de tout temps et en tout lieu instrumentalisent les textes à leur avantage pour garder un ascendant. C’est peut-être moins vrai chez les protestants (chez les libéraux particulièrement). &#xA;&#xA;En guise d’ultime conclusion je dirais que l’important n’est pas la solution, mais la quête!&#xA;&#xA;Pour ceux qui seraient intéressés, les références du livre dont il est question ici : &#xA;&#xA;L’ancien et le nouveau testament : des livres sans Dieu de Mauro Biglino, Macro éditions, collection savoirs anciens - ISBN : 978-88-2851-707-8&#xA;&#xA;Le site officiel de l’auteur : https://www.maurobiglino.com&#xA;&#xA;hr&#xD;&#xA;iLes écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle. &#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Merci pour votre lecture. /i&#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte a href=&#34;https://gayfr.social/@Ericourspolaire&#34; target=&#34;_blank&#34;Mastodon/a .]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>C’est le titre d’un livre écrit par Mauro Biglino, chercheur dans le domaine de  l’histoire des religions et spécialiste de l’hébreux massorétique.</p>

<p>S’il a le mérite de poser des questions pertinentes et s’il a le don pour mettre au jour les incohérences des textes bibliques et que tout lecteur attentif et dénué de dogmatisme aura repéré lors d’une lecture approfondie de la Bible, il a, à mon sens, un peu trop tendance à faire siennes des théories de visites extra-terrestres dans l’antiquité qui aurait modifié le cours de l’humanité.</p>

<p>Il relève de nombreuses incohérences dans les textes et là, on ne peut qu’être d’accord, tout comme on peut accepter le fait que le Dieu de l’ancien testament (dans le Pentateuque en particulier) et celui du nouveau testament ont l’air de deux Dieux différents. Il est vrai que certains récits se retrouvent racontés deux fois et de manière différentes comme la création d’Eve pour ne citer qu’un exemple.</p>

<p>Pour commencer, en tant que spécialiste de la langue hébraïque, il déclare que la langue hébraïque n’a pas de terme qui désigne Dieu. Dans la version hébraïque, il est fait mention d’Elohim qui est une forme plurielle de El mais qui ne peut, selon lui, se traduire par Dieu au singulier. Yahvé ne serait qu’un El parmi les Elohim.</p>

<p>Il y a dès la Genèse, des passages totalement obscurs comme celui-ci :</p>

<p><em>Or, quand les hommes eurent commencé à se multiplier sur la terre, et que des filles leur naquirent les fils de la race divine trouvèrent que les filles de l&#39;homme étaient belles, et ils choisirent pour femmes toutes celles qui leur convinrent. L&#39;Éternel dit: “Mon esprit n&#39;animera plus les hommes pendant une longue durée, car lui aussi devient chair. Leurs jours seront réduits à cent vingt ans. Les Nefilim parurent sur la terre à cette époque et aussi depuis, lorsque les hommes de Dieu se mêlaient aux filles de l&#39;homme et qu&#39;elles leur donnaient des enfants. Ce furent ces forts d&#39;autrefois, ces hommes si renommés.</em></p>

<p>Toute la théologie repose sur un Dieu unique mais alors qui sont ces fils de la race divine? Et soyons, honnête, il y a comme une familiarité avec les autres dieux de l’antiquité qui n’hésitaient pas à se mêler aux humains.</p>

<p>Mais plus problématique est que Yahvé, qui ne serait donc pas un Dieu selon Biglino mais un être de chair et d’os puisque Jacob/Israël s’est battu avec lui, par exemple mais pire encore, il serait un être maléfique! Et en effet, on peut sérieusement se poser la question : où est la miséricorde et l’amour infini de Dieu lorsque celui-ci se définit comme un dieu jaloux qui ne tolère pas que son peuple se prosterne devant d’autres dieux et le menace de mort et tue même son propre peuple! Exige des sacrifices sans fin d’animaux innocents pour absoudre les pêchés de son peuple! Mais il y a pire encore, Yahvé/Dieu ordonne aux siens d’exterminer des populations entières pour que les siens prennent possession des territoire. Ces peuples sont littéralement victimes de génocide, il n’y a pas d’autre terme pour qualifier les actes affreux qui consistent en la mise à mort de l’ensemble de la population à l’exception des femmes qui n’ont pas connu d’hommes pour servir d’esclaves aux hommes et Yavhé/Dieu en réclame une part! De même qu’il réclame une part de l’or et du butin en général conséquence de ces génocides et mise à sac! Il y a de quoi être retourné, en tout cas pour celui, qui affronte les écritures avec raison. Evidemment, l’église catholique romaine choisit les textes qui l’arrange pour les lectures de la messe omettant les plus problématiques. Il faut le dire. Comme il faut dire que les textes ont été copiés et recopiés maintes fois et sans doute altérés, modifiés à escient ou pas.</p>

<p>On le remarque, le Dieu, père aimant et miséricordieux du nouveau testament est aux antipodes du Dieu de l’ancien testament (même s’il y a une évolution dans certains livres).</p>

<p>Que dire aussi de ce pauvre Job, qui à cause de l’autorisation de Dieu, subit les assauts de Satan et subit avec stoïcisme les épreuves les plus ignobles? A la fin, il est récompensé diront certains mais quand-même… Où est l’amour de Dieu dans le récit de Job… Je n’en ai guère vu…</p>

<p>L’ordre des livres dans la Bible n’a rien de logique puisque des textes comme le livre de la Sagesse, un des derniers écrits datant du Ier siècle avant notre ère (et peut-être achevé après la mort de Jésus) ne se trouve pas à la fin de l’ancien testament et de surcroît, s’il a été rédigé et inspiré de Dieu, comment se fait-il qu’il n’évoque pas Jésus qui allait bientôt paraître dans le monde…</p>

<p>Autre problème avec Dieu : s’il est omniscient et omnipotent comment se fait-il qu’il cherche Adam et Eve au Jardin d’Eden? Qu’il ait besoin d’être rassuré de la fidélité de son peuple alors qu’il pourrait lire nos pensées les plus secrètes… L’auteur pose un tas de questions pareilles… et il faut dire qu’il y a de nombreuses incohérences et inconsistances dans le récit… qui peuvent raisonnablement faire douter que les textes soient d’inspiration divine… ou alors comme l’écrit l’auteur, Dieu est un mauvais relecteur de son oeuvre.</p>

<p>Au fil des quelques deux cents pages, l’auteur pose et analyse toute une série d’épisodes et essaie de nous montrer que le texte n’a rien de religieux mais est plutôt pour ce qui est de l’ancien testament du moins, un livre de guerre qui raconte comment Yahvé a tenté et échoué à donner un territoire au peuple qu’il s’est accaparé.</p>

<p>Un autre point abordé par l’auteur est l’enlèvement d’Hénoch, d’Elie et de Jésus. Pour l’auteur, il ne fait pas de doute, ces deux personnages sont enlevé par un objet volant. Ce qui est certain, c’est que c’est assez curieux la façon dont c’est raconté comme par exemple pour Elie :  <em>Lorsque l&#39;Eternel fit monter Elie au ciel dans un tourbillon, celui-ci partait de Guilgal avec Elisée…</em></p>

<p><em>…Alors qu’ils continuaient à marcher tout en parlant, un char et des chevaux de feu les séparèrent l&#39;un de l&#39;autre et Elie monta au ciel dans un tourbillon.</em> </p>

<p>Que sont donc ces chevaux de feu et ce tourbillon? Ce sont des questions légitimes et qui n’ont pas de réponses rationnelles autres que ces personnages sont enlevé par un objet volant. Alors l’auteur aurait-il raison lorsqu’il évoque des extra-terrestres (ou un peuple très avancé) pour expliquer l’inexplicable. Il est un fait que d’autres récits de l’antiquité parlent de chariots de feu volant dans le ciel… mais jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons trouvé la plus petite preuve qu’il y aurait eu des objets volants dans l’antiquité. Ce qui est certain, c’est que certaines techniques antiques comme les miroirs ardents qui dans l’antiquité permettaient de mettre le feu à un navire à distance. Il y a peut-être des savoirs oubliés, je ne sais pas mais rationnellement, on ne peut qu’être interpellé de ce genre de passages…</p>

<p>L’auteur tend à démontrer que la bible n’est pas un livre sacré, ni de religion et qu’il ne parle pas de Dieu mais d’un “être” particulier, Yahvé qui règne sans partage sur une tribu. Il veut aussi montrer que les textes ont sans doute été réécrits, amendés, modifiés pour coller à une réalité locale et temporelle et surtout pour maintenir les religions dans un certain pouvoir.</p>

<p>Bref, une lecture malgré tout intéressante dans l’ensemble et qui permet de voir les textes dits sacrés (qui ne le sont peut-être pas tant que ça) sous un nouveau jour.</p>

<p>L’auteur fait mention d’un livre intitulé “Comment la bible est devenue sacrée” (collection <em>Le monde de la Bible</em> chez <em>Fidès et Labor</em>) du Professeur Michael L. Saltow de l’université de Brown aux USA et spécialiste de l’ancien testament et comme les choses sont bien faites, ce livre traînait dans mes étagères, cela va être l’occasion de m’y plonger. Il est préfacé par Thomas Römer, professeur au collège de France, qui est aussi l’auteur d’un <em>Que sais-je?</em> sur l’ancien testament.</p>

<p>En parlant de <em>Que sais-je?</em> il existe plusieurs volumes consacrés à la bible et à Jésus. Petits ouvrages concis et fort bien fait, c’est un bon début pour celui qui voudrait s’initier à ces sujets. De surcroît, le prix est tout à fait abordable (10 EUR environ).</p>

<p>Je terminerai en spécifiant que ce que j’ai lu dans ce livre m’a certes interpellé mais au même titre que d’autres ouvrages que j’ai eu l’occasion de lire, il alimente ma réflexion et ma recherche de sens. Il est un fait qu’un tel ouvrage bouscule toutes les quasi certitudes que l’on nous inculque depuis tout jeune et qui façonnent nos sociétés et que cela ne plait pas aux autorités religieuses. C’est justement là, pour moi, une preuve que les autorités religieuses de tout temps et en tout lieu instrumentalisent les textes à leur avantage pour garder un ascendant. C’est peut-être moins vrai chez les protestants (chez les libéraux particulièrement).</p>

<p>En guise d’ultime conclusion je dirais que l’important n’est pas la solution, mais la quête!</p>

<p>Pour ceux qui seraient intéressés, les références du livre dont il est question ici :</p>

<p>L’ancien et le nouveau testament : des livres sans Dieu de Mauro Biglino, Macro éditions, collection savoirs anciens – ISBN : 978-88-2851-707-8</p>

<p>Le site officiel de l’auteur : <a href="https://www.maurobiglino.com" rel="nofollow">https://www.maurobiglino.com</a></p>

<hr>

<p><i>Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.</p>

<p>Merci pour votre lecture. </i></p>

<p>Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte <a href="https://gayfr.social/@Eric_ours_polaire" target="_blank" rel="nofollow noopener">Mastodon</a> .</p>
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      <guid>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/lancien-et-le-nouveau-testament-des-livres-sans-dieu</guid>
      <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 16:39:54 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Une veillée pascale dans une abbaye bénédictine</title>
      <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/une-veillee-pascale-dans-une-abbaye-benedictine</link>
      <description>&lt;![CDATA[Je l’ai rapidement évoquée hier, dans le billet consacré au vendredi Saint et cela a ravivé des souvenirs déjà anciens d’un séjour à l’abbaye de Clervaux au Grand-Duché de Luxembourg où j’étais présent pour la veillée pascale. Avec l’aide du Missel grégorien (c’est le missel romain mais qui inclut les chants grégoriens des offices), je vais essayer de rendre l’ambiance et le faste de cet office nocturne car, disons-le tout de go, c’est fastueux dans la mise en scène presqu’autant que les passions du Christ qui se produisent le vendredi Saint un peu partout sur la planète.&#xA;&#xA;Le soir de la veillée, on reçoit une pittance légère et ensuite on se met au lit pour une paire d’heure (littéralement puisque le repas du soir a lieu à 19 h 30). &#xA;&#xA;A 22 h 30, la foule des paroissiens et des hôtes se réunissent devant l’entrée de l’église abbatiale, un grand feu est allumé. Il fait assez froid (on est sur les hauteurs) et la chaleur du feu qui crépite est une source de chaleur et de lumière bienvenue car tout est calme et noir alentour. L’église elle-même est plongée dans le noir.&#xA;&#xA;Chacun a reçu un petit cierge et attend. Les prêtres et diacres se rendent près du feu et celui-ci est béni.&#xA;&#xA;La bénédiction achevée, on procède à l’allumage du cierge pascal que des moines auront patiemment décoré durant de longues heures. Une fois le cierge allumé, une procession se met en marche le prêtre tenant le cierge élevé et chante Lumen Christi! (Lumière du Christ!) et la foule répond Deo gratias! (Nous rendons grâce à Dieu!).&#xA;&#xA;Arrivés à la porte de l’église abbatiale, les cierges que la foule a reçu sont allumés au cierge pascal et on entre ensuite en procession. Ce n’est que lorsque le cierge pascal est arrivé à l’autel que les lumières de l’église s’allument. &#xA;&#xA;Vient ensuite l’annonce de la Pâque avec la foule debout et tenant les cierges qu’ils ont reçu. Une fois cette annonce solennelle faite, les cierges sont éteints et les fidèles peuvent s’asseoir. Il y a déjà près d’une demi-heure que l’office a débuté.&#xA;&#xA;C’est maintenant le temps de la liturgie de la parole introduite par un cantique et une première lecture sur la création, suivie d’une prière.&#xA;&#xA;S’ensuivent six autres lectures toute précédées d’un cantique et suivies d’une prière. Ces lectures retracent l’histoire du peuple élu : sacrifice et délivrance d’Isaac, passage de la mer Rouge (en fait, la mer des Joncs), l’amour de Dieu pour Jérusalem son épouse, le mystère de l’eau et de la parole, Dieu offre aux hommes la sagesse et enfin le cœur nouveau et l’esprit nouveau. &#xA;&#xA;Vient ensuite la lecture de l’Apôtre avec la lettre aux Romains : Ressuscité des morts, le Christ ne meurt plus. &#xA;&#xA;Précédé de l’Alleluia, mit en sourdine depuis le début du carême, la lecture de l’évangile de l’année (A, B ou C). &#xA;&#xA;On procède ensuite à d’éventuels baptêmes sinon on passe directement à la bénédiction de l’eau baptismale. Une fois cette bénédiction effectuée, les fidèles sont invités à réaffirmer leur promesse de foi baptismale. Tous sont debout et les cierges sont à nouveau allumés.&#xA;&#xA;Après cela, l’on passe au chant d’offrande et on omet le Credo. &#xA;&#xA;L’office se terminera pas la communion et le renvoi des fidèles. &#xA;&#xA;Il est près de deux heures du matin lorsque cette vigile pascale s’achève mais chacune et chacun est invité à un prendre une collation et ensuite un peu de repos avant les Laudes qui auront lieu à 7 h 30. Comme le jour de la Nativité, il n’y a pas de vigiles le matin. &#xA;&#xA;Le dimanche de Pâques, la messe sera aussi assez longue et le repas de midi sera festif et une fois n’est pas coutume, il y a du vin (pour ceux qui le souhaitent) ou du jus de pommes de la production de l’abbaye en plus de l’eau traditionnelle. &#xA;&#xA;Le soir, après les Vêpres, il y aura le salut au Saint-Sacrement et les complies auront lieu une heure plus tôt qu’à l’accoutumée, il faut bien récupérer de la longue journée! &#xA;&#xA;L’église catholique observe la même liturgie partout mais dans la plupart des églises, cette veillée pascale a lieu beaucoup plus tôt et est moins fastueuse qu’à l’abbaye dans la mesure où les chants grégoriens amènent une dimension particulière à cette veillée.&#xA;&#xA;Même pour le protestant libéral que je suis et malgré toutes les réticences et désaccords avec l’église de Rome, cela reste une très belle expérience et un très beau souvenir.&#xA;&#xA;hr&#xD;&#xA;iLes écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle. &#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Merci pour votre lecture. /i&#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte a href=&#34;https://gayfr.social/@Ericourspolaire&#34; target=&#34;_blank&#34;Mastodon/a .]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Je l’ai rapidement évoquée hier, dans le billet consacré au vendredi Saint et cela a ravivé des souvenirs déjà anciens d’un séjour à l’abbaye de Clervaux au Grand-Duché de Luxembourg où j’étais présent pour la veillée pascale. Avec l’aide du Missel grégorien (c’est le missel romain mais qui inclut les chants grégoriens des offices), je vais essayer de rendre l’ambiance et le faste de cet office nocturne car, disons-le tout de go, c’est fastueux dans la mise en scène presqu’autant que les passions du Christ qui se produisent le vendredi Saint un peu partout sur la planète.</p>

<p>Le soir de la veillée, on reçoit une pittance légère et ensuite on se met au lit pour une paire d’heure (littéralement puisque le repas du soir a lieu à 19 h 30).</p>

<p>A 22 h 30, la foule des paroissiens et des hôtes se réunissent devant l’entrée de l’église abbatiale, un grand feu est allumé. Il fait assez froid (on est sur les hauteurs) et la chaleur du feu qui crépite est une source de chaleur et de lumière bienvenue car tout est calme et noir alentour. L’église elle-même est plongée dans le noir.</p>

<p>Chacun a reçu un petit cierge et attend. Les prêtres et diacres se rendent près du feu et celui-ci est béni.</p>

<p>La bénédiction achevée, on procède à l’allumage du cierge pascal que des moines auront patiemment décoré durant de longues heures. Une fois le cierge allumé, une procession se met en marche le prêtre tenant le cierge élevé et chante <em>Lumen Christi!</em> (Lumière du Christ!) et la foule répond <em>Deo gratias!</em> (Nous rendons grâce à Dieu!).</p>

<p>Arrivés à la porte de l’église abbatiale, les cierges que la foule a reçu sont allumés au cierge pascal et on entre ensuite en procession. Ce n’est que lorsque le cierge pascal est arrivé à l’autel que les lumières de l’église s’allument.</p>

<p>Vient ensuite l’annonce de la Pâque avec la foule debout et tenant les cierges qu’ils ont reçu. Une fois cette annonce solennelle faite, les cierges sont éteints et les fidèles peuvent s’asseoir. Il y a déjà près d’une demi-heure que l’office a débuté.</p>

<p>C’est maintenant le temps de la liturgie de la parole introduite par un cantique et une première lecture sur la création, suivie d’une prière.</p>

<p>S’ensuivent six autres lectures toute précédées d’un cantique et suivies d’une prière. Ces lectures retracent l’histoire du peuple élu : sacrifice et délivrance d’Isaac, passage de la mer Rouge (en fait, la mer des Joncs), l’amour de Dieu pour Jérusalem son épouse, le mystère de l’eau et de la parole, Dieu offre aux hommes la sagesse et enfin le cœur nouveau et l’esprit nouveau.</p>

<p>Vient ensuite la lecture de l’Apôtre avec la lettre aux Romains : Ressuscité des morts, le Christ ne meurt plus.</p>

<p>Précédé de l’Alleluia, mit en sourdine depuis le début du carême, la lecture de l’évangile de l’année (A, B ou C).</p>

<p>On procède ensuite à d’éventuels baptêmes sinon on passe directement à la bénédiction de l’eau baptismale. Une fois cette bénédiction effectuée, les fidèles sont invités à réaffirmer leur promesse de foi baptismale. Tous sont debout et les cierges sont à nouveau allumés.</p>

<p>Après cela, l’on passe au chant d’offrande et on omet le Credo.</p>

<p>L’office se terminera pas la communion et le renvoi des fidèles.</p>

<p>Il est près de deux heures du matin lorsque cette vigile pascale s’achève mais chacune et chacun est invité à un prendre une collation et ensuite un peu de repos avant les Laudes qui auront lieu à 7 h 30. Comme le jour de la Nativité, il n’y a pas de vigiles le matin.</p>

<p>Le dimanche de Pâques, la messe sera aussi assez longue et le repas de midi sera festif et une fois n’est pas coutume, il y a du vin (pour ceux qui le souhaitent) ou du jus de pommes de la production de l’abbaye en plus de l’eau traditionnelle.</p>

<p>Le soir, après les Vêpres, il y aura le salut au Saint-Sacrement et les complies auront lieu une heure plus tôt qu’à l’accoutumée, il faut bien récupérer de la longue journée!</p>

<p>L’église catholique observe la même liturgie partout mais dans la plupart des églises, cette veillée pascale a lieu beaucoup plus tôt et est moins fastueuse qu’à l’abbaye dans la mesure où les chants grégoriens amènent une dimension particulière à cette veillée.</p>

<p>Même pour le protestant libéral que je suis et malgré toutes les réticences et désaccords avec l’église de Rome, cela reste une très belle expérience et un très beau souvenir.</p>

<hr>

<p><i>Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.</p>

<p>Merci pour votre lecture. </i></p>

<p>Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte <a href="https://gayfr.social/@Eric_ours_polaire" target="_blank" rel="nofollow noopener">Mastodon</a> .</p>
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      <guid>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/une-veillee-pascale-dans-une-abbaye-benedictine</guid>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 11:17:44 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Et les cloches des églises se sont tues!</title>
      <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/et-les-cloches-des-eglises-se-sont-tues</link>
      <description>&lt;![CDATA[Cela n’échappe à personne, du moins pour ceux qui vivent dans de petites villes ou à la campagne. Du vendredi Saint à la nuit de Pâques le samedi soir (ou le dimanche matin), les cloches ne carillonnent plus. &#xA;&#xA;La légende veut qu’elles s’en vont à Rome pour être bénies et en revenant, elles vont déverser des tonnes de petits œufs en chocolat pour le plus grand plaisir des (grands) enfants. &#xA;&#xA;La dernière Cène et la Crucifixion de Jésus&#xA;&#xA;Le jeudi Saint, au soir, nombre de paroisses organisent l’office du dernier repas de Jésus où le geste du lavement des pieds est souvent encore effectué. Cet office marque le début du Triduum pascal qui s’achève le samedi dans la nuit avec la messe de la nuit de Pâques (à l’instar de la messe de la nuit à Noël).&#xA;&#xA;Le vendredi, la messe est célébrée et l’évangile est bien évidemment la passion du Christ qui selon les paroisses est “rejouée” par des paroissiens et le prêtre. Les hosties distribuées le vendredi Saint ont été consacrée lors de l’office du jeudi Saint. Le vendredi Saint, il y a également l’ostentation de la croix. &#xA;&#xA;J’avais assisté une fois à l’abbaye de Clervaux à cet étrange temps liturgique catholique. Au lieu des cloches, c’était une crécelle qui faisait office de signal pendant les offices de la liturgie des heures.&#xA;&#xA;Il est d’usage de considérer que Jésus fut crucifié sur le coup de midi (Sexte, la sixième heure) et qu’il expira dans l’après-midi (None, neuvième heure)… Vient ensuite l’attente jusqu’aux vigiles pascales et pour cette raison, il n’y a pas de messe le samedi en journée, c’est l’attente auprès du tombeau.&#xA;&#xA;Le samedi soir, l’église abbatiale est plongée dans le noir, et dehors, les paroissiens se réunissent et reçoivent une chandelle et entrent dans l’église. Peu à peu, au fur et à mesure que les chandelles vont s’allumer en passant la flamme de chandelle à chandelle, l’église va s’illuminer. S’en suivra un très long office de nuit avant une série d’office le dimanche de Pâques.&#xA;&#xA;Les œufs, les cloches et les lapins&#xA;&#xA;Si en Belgique et en France, ce sont les cloches qui amènent les œufs à leur retour de Rome, en Allemagne, c’est le lapin qui les cache. &#xA;&#xA;Mais pourquoi, diable, offrir des œufs à Pâques?&#xA;&#xA;D’une part, les œufs ont une conservation limitée et au vu du carême (période de jeûne de quarante jours), il faut bien faire quelque chose avec tous ces œufs; d’autre part, c’est une tradition païenne ancienne qui remonte à l’antiquité. L’œuf est le symbole de fécondité et de renaissance. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Pâques tombe au printemps (même s’il y a une certaine concordance historique au vu des connaissances actuelles), le printemps, c’est le moment où la nature renaît, où la “création” est renouvelée.&#xA;&#xA;Aujourd’hui, dans notre monde de surconsommation, toutes ces traditions se sont perdues et plus besoin de cuire des dizaines d’œufs pour éviter de les jeter et souvent, les oeufs durs ont été remplacés par des œufs en sucre ou en chocolat au point de friser la crise de foie!&#xA;&#xA;On notera enfin, que contrairement à ce que l’on pense souvent, ce n’est pas Noël la fête la plus importante du christianisme mais Pâques! Et pour cause, c’est la célébration de la victoire de la vie sur la mort (qui pour les protestants libéraux est à voir de manière plutôt philosophique que comme une vérité historique avérée) et que l’on soit croyant ou pas, on ne peut nier que le monde renaît d’une certainement manière au printemps (pour l’hémisphère nord du moins).&#xA;&#xA;J’en ai déjà parlé ailleurs, mais les juifs fête aussi la Pâque du Seigneur mais c’est une toute autre histoire et une tout autre signification : elle symbolise la libération des hébreux du joug égyptien avec l’ultime plaie d’Egypte où l’ange de Dieu évita de tuer les premiers-nés des hébreux à condition que ceux-ci aient aspergé le linteau de leur porte du sang d’un agneau immolé et mangé en entier (avec les tripes). &#xA;&#xA;Il y a néanmoins une relative corrélation avec le sacrifice de Jésus sur la croix qui est l’agneau de Dieu immolé pour absoudre le peuple du pêché. Quelque chose qui choque nombre de personnes, y compris des chrétiens et montre un visage de Dieu qui est nettement moins sympathique que celui que Jésus a montré tout au long de sa prédication. &#xA;&#xA;L’on dit que Dieu a tant aimé les hommes, qu’il a livré son propre fils. Je ne sais pas vous mais moi, ça me choque et ce n’est pas la seule chose qui me choque dans toute l’histoire biblique. J’aurais l’occasion de revenir sur tous ces aspects troublants du texte biblique au fur et à mesure des billets futurs.&#xA;&#xA;hr&#xD;&#xA;iLes écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle. &#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Merci pour votre lecture. /i&#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte a href=&#34;https://gayfr.social/@Ericourspolaire&#34; target=&#34;_blank&#34;Mastodon/a .]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Cela n’échappe à personne, du moins pour ceux qui vivent dans de petites villes ou à la campagne. Du vendredi Saint à la nuit de Pâques le samedi soir (ou le dimanche matin), les cloches ne carillonnent plus.</p>

<p>La légende veut qu’elles s’en vont à Rome pour être bénies et en revenant, elles vont déverser des tonnes de petits œufs en chocolat pour le plus grand plaisir des (grands) enfants.</p>

<h2 id="la-dernière-cène-et-la-crucifixion-de-jésus">La dernière Cène et la Crucifixion de Jésus</h2>

<p>Le jeudi Saint, au soir, nombre de paroisses organisent l’office du dernier repas de Jésus où le geste du lavement des pieds est souvent encore effectué. Cet office marque le début du Triduum pascal qui s’achève le samedi dans la nuit avec la messe de la nuit de Pâques (à l’instar de la messe de la nuit à Noël).</p>

<p>Le vendredi, la messe est célébrée et l’évangile est bien évidemment la passion du Christ qui selon les paroisses est “rejouée” par des paroissiens et le prêtre. Les hosties distribuées le vendredi Saint ont été consacrée lors de l’office du jeudi Saint. Le vendredi Saint, il y a également l’ostentation de la croix.</p>

<p>J’avais assisté une fois à l’abbaye de Clervaux à cet étrange temps liturgique catholique. Au lieu des cloches, c’était une crécelle qui faisait office de signal pendant les offices de la liturgie des heures.</p>

<p>Il est d’usage de considérer que Jésus fut crucifié sur le coup de midi (Sexte, la sixième heure) et qu’il expira dans l’après-midi (None, neuvième heure)… Vient ensuite l’attente jusqu’aux vigiles pascales et pour cette raison, il n’y a pas de messe le samedi en journée, c’est l’attente auprès du tombeau.</p>

<p>Le samedi soir, l’église abbatiale est plongée dans le noir, et dehors, les paroissiens se réunissent et reçoivent une chandelle et entrent dans l’église. Peu à peu, au fur et à mesure que les chandelles vont s’allumer en passant la flamme de chandelle à chandelle, l’église va s’illuminer. S’en suivra un très long office de nuit avant une série d’office le dimanche de Pâques.</p>

<h2 id="les-œufs-les-cloches-et-les-lapins">Les œufs, les cloches et les lapins</h2>

<p>Si en Belgique et en France, ce sont les cloches qui amènent les œufs à leur retour de Rome, en Allemagne, c’est le lapin qui les cache.</p>

<p>Mais pourquoi, diable, offrir des œufs à Pâques?</p>

<p>D’une part, les œufs ont une conservation limitée et au vu du carême (période de jeûne de quarante jours), il faut bien faire quelque chose avec tous ces œufs; d’autre part, c’est une tradition païenne ancienne qui remonte à l’antiquité. L’œuf est le symbole de fécondité et de renaissance. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Pâques tombe au printemps (même s’il y a une certaine concordance historique au vu des connaissances actuelles), le printemps, c’est le moment où la nature renaît, où la “création” est renouvelée.</p>

<p>Aujourd’hui, dans notre monde de surconsommation, toutes ces traditions se sont perdues et plus besoin de cuire des dizaines d’œufs pour éviter de les jeter et souvent, les oeufs durs ont été remplacés par des œufs en sucre ou en chocolat au point de friser la crise de foie!</p>

<p>On notera enfin, que contrairement à ce que l’on pense souvent, ce n’est pas Noël la fête la plus importante du christianisme mais Pâques! Et pour cause, c’est la célébration de la victoire de la vie sur la mort (qui pour les protestants libéraux est à voir de manière plutôt philosophique que comme une vérité historique avérée) et que l’on soit croyant ou pas, on ne peut nier que le monde renaît d’une certainement manière au printemps (pour l’hémisphère nord du moins).</p>

<p>J’en ai déjà parlé ailleurs, mais les juifs fête aussi la Pâque du Seigneur mais c’est une toute autre histoire et une tout autre signification : elle symbolise la libération des hébreux du joug égyptien avec l’ultime plaie d’Egypte où l’ange de Dieu évita de tuer les premiers-nés des hébreux à condition que ceux-ci aient aspergé le linteau de leur porte du sang d’un agneau immolé et mangé en entier (avec les tripes).</p>

<p>Il y a néanmoins une relative corrélation avec le sacrifice de Jésus sur la croix qui est l’agneau de Dieu immolé pour absoudre le peuple du pêché. Quelque chose qui choque nombre de personnes, y compris des chrétiens et montre un visage de Dieu qui est nettement moins sympathique que celui que Jésus a montré tout au long de sa prédication.</p>

<p>L’on dit que Dieu a tant aimé les hommes, qu’il a livré son propre fils. Je ne sais pas vous mais moi, ça me choque et ce n’est pas la seule chose qui me choque dans toute l’histoire biblique. J’aurais l’occasion de revenir sur tous ces aspects troublants du texte biblique au fur et à mesure des billets futurs.</p>

<hr>

<p><i>Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.</p>

<p>Merci pour votre lecture. </i></p>

<p>Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte <a href="https://gayfr.social/@Eric_ours_polaire" target="_blank" rel="nofollow noopener">Mastodon</a> .</p>
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      <guid>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/et-les-cloches-des-eglises-se-sont-tues</guid>
      <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:42:19 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>La première fois que j&#39;ai lu la bible</title>
      <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/la-premiere-fois-que-jai-lu-la-bible</link>
      <description>&lt;![CDATA[Comme je l’écrivais sur Mastodon, ce 25 mars 2026, ma grand-mère maternelle aurait eu cent ans. L’occasion de me remémorer un souvenir en rapport avec ce blog.&#xA;&#xA;Ma première bible, c’est d’elle que je l’ai reçue. Malheureusement je ne la possède plus mais j’ai un souvenir précis de celle-ci. Je me revois à 11 ou 12 ans, dans le grand lit de la chambre où je dormais quand je passais le weekend chez ma grand-mère. La lumière extérieure était assez forte et il ne faisait pas noir dans la chambre qui avait deux grandes fenêtres de surcroît. &#xA;&#xA;Cette bible, je m’en souviens très bien : elle avait une couverture rouge légèrement cartonnée et rouge vermillon dans un format un peu plus grand que le livre de poche mais beaucoup plus épais malgré le papier très fin qui caractérise les bibles. Elle venait de la librairie “Halbart” à Liège et qui était la librairie de référence à l’époque. Il n’existait pas de grandes chaînes de magasins “culturels” comme aujourd’hui. Comme il était de coutume à l’époque, une étiquette autocollante dorée était apposée sur la première page intérieure mentionnant le nom et l’adresse de la librairie. Je dois l’avoir reçue pour mon anniversaire, je ne suis plus tout à fait sûr mais ce qui est certain, ce n’était pas pour ma communion puisque je ne l’ai pas faite. &#xA;&#xA;Je connaissais les textes bibliques par la messe à laquelle j’assistais de mon plein gré et où j’étais même enfant de chœur mais je n’avais jamais tenu de bible en main. Je m’étais donc plongé dans le “livre” comme dans n’importe quel livre et commençai par le premier chapitre du livre de la Genèse. L’excitation était à son comble : j’allais apprendre comment était né le monde et l’humain avec une certaine naïveté d’enfant.&#xA;&#xA;Mais très vite, je me suis heurté au texte et ai assez rapidement abandonné cette lecture! J’y voyais déjà des incohérences et trouvait le récit bizarre car ça ne correspondait pas du tout à ce que j’avais appris avec la série animée d’Albert Barillé, il était une fois l’homme qui constituait avec l’encyclopédie Alpha Junior mes sources principales d’acquisition de connaissances! Aucune trace des dinosaures dans la bible et aucune trace des ancêtres des premiers hommes… &#xA;&#xA;Mon esprit critique était déjà assez aiguisé à l’époque mais malheureusement, ce n’est pas avec mes parents que j’aurais pu avoir une discussion sur le sujet… ni avec personne de mon entourage… La science et la raison ont largement pris le dessus car je pensais bien que les explications scientifiques sur l’origine du monde beaucoup plus convaincante que ce qui était écrit dans la bible. &#xA;&#xA;Aujourd’hui, j’ai appris que l’on pouvait être un scientifique et croire en Dieu (il existe de nombreux cas et plus qu’on ne le pense) et que l’on pouvait lire la bible de manière scientifique aussi. L’un et l’autre ne sont pas forcément incompatible mais à condition de garder un esprit critique!&#xA;&#xA;Mon seul regret, ne plus posséder cette bible, j’aurais aimé savoir de quelle traduction il s’agissait, je peux augurer qu’elle était catholique mais c’est tout! &#xA;&#xA;hr&#xD;&#xA;iLes écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle. &#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Merci pour votre lecture. /i&#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte a href=&#34;https://gayfr.social/@Ericourspolaire&#34; target=&#34;_blank&#34;Mastodon/a .]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Comme je l’écrivais sur Mastodon, ce 25 mars 2026, ma grand-mère maternelle aurait eu cent ans. L’occasion de me remémorer un souvenir en rapport avec ce blog.</p>

<p>Ma première bible, c’est d’elle que je l’ai reçue. Malheureusement je ne la possède plus mais j’ai un souvenir précis de celle-ci. Je me revois à 11 ou 12 ans, dans le grand lit de la chambre où je dormais quand je passais le weekend chez ma grand-mère. La lumière extérieure était assez forte et il ne faisait pas noir dans la chambre qui avait deux grandes fenêtres de surcroît.</p>

<p>Cette bible, je m’en souviens très bien : elle avait une couverture rouge légèrement cartonnée et rouge vermillon dans un format un peu plus grand que le livre de poche mais beaucoup plus épais malgré le papier très fin qui caractérise les bibles. Elle venait de la librairie “Halbart” à Liège et qui était la librairie de référence à l’époque. Il n’existait pas de grandes chaînes de magasins “culturels” comme aujourd’hui. Comme il était de coutume à l’époque, une étiquette autocollante dorée était apposée sur la première page intérieure mentionnant le nom et l’adresse de la librairie. Je dois l’avoir reçue pour mon anniversaire, je ne suis plus tout à fait sûr mais ce qui est certain, ce n’était pas pour ma communion puisque je ne l’ai pas faite.</p>

<p>Je connaissais les textes bibliques par la messe à laquelle j’assistais de mon plein gré et où j’étais même enfant de chœur mais je n’avais jamais tenu de bible en main. Je m’étais donc plongé dans le “livre” comme dans n’importe quel livre et commençai par le premier chapitre du livre de la Genèse. L’excitation était à son comble : j’allais apprendre comment était né le monde et l’humain avec une certaine naïveté d’enfant.</p>

<p>Mais très vite, je me suis heurté au texte et ai assez rapidement abandonné cette lecture! J’y voyais déjà des incohérences et trouvait le récit bizarre car ça ne correspondait pas du tout à ce que j’avais appris avec la série animée d’Albert Barillé, <em>il était une fois l’homme</em> qui constituait avec l’encyclopédie <em>Alpha Junior</em> mes sources principales d’acquisition de connaissances! Aucune trace des dinosaures dans la bible et aucune trace des ancêtres des premiers hommes…</p>

<p>Mon esprit critique était déjà assez aiguisé à l’époque mais malheureusement, ce n’est pas avec mes parents que j’aurais pu avoir une discussion sur le sujet… ni avec personne de mon entourage… La science et la raison ont largement pris le dessus car je pensais bien que les explications scientifiques sur l’origine du monde beaucoup plus convaincante que ce qui était écrit dans la bible.</p>

<p>Aujourd’hui, j’ai appris que l’on pouvait être un scientifique et croire en Dieu (il existe de nombreux cas et plus qu’on ne le pense) et que l’on pouvait lire la bible de manière <em>scientifique</em> aussi. L’un et l’autre ne sont pas forcément incompatible mais à condition de garder un esprit critique!</p>

<p>Mon seul regret, ne plus posséder cette bible, j’aurais aimé savoir de quelle traduction il s’agissait, je peux augurer qu’elle était catholique mais c’est tout!</p>

<hr>

<p><i>Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.</p>

<p>Merci pour votre lecture. </i></p>

<p>Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte <a href="https://gayfr.social/@Eric_ours_polaire" target="_blank" rel="nofollow noopener">Mastodon</a> .</p>
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      <guid>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/la-premiere-fois-que-jai-lu-la-bible</guid>
      <pubDate>Wed, 25 Mar 2026 16:50:58 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>La résurrection de Jésus, l&#39;ultime supercherie?</title>
      <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/la-resurrection-de-jesus-lultime-supercherie</link>
      <description>&lt;![CDATA[Quelques réflexions en guise d’introduction&#xA;&#xA;D’ici quelques jours, débutera la période la plus importante pour tout chrétien, la célébration de la mort et de la résurrection de Jésus : Pâques. Mais qu’est-ce qui se cache derrière la résurrection? Est-ce comme le dogme, assez universellement repris quelque soit la confession chrétienne, que Jésus est revenu à la vie dans sa chair ou est-ce quelque chose de plus subtil comme le pensent les protestants libéraux? Mon cœur et ma raison, inévitablement, penchent vers le plus subtil.&#xA;&#xA;Pour les catholiques et pour les fondamentalistes de tout poil, je ne suis pas chrétien si je ne crois pas à la résurrection. Et bien, j’assume totalement la chose. Je ne crois pas à la résurrection telle qu’elle est vendue et encore moins à une résurrection dans la chair au jour du jugement dernier. Non, rien à faire, ma raison m’empêche de croire à ces fantasmes de vie éternelle, d’immortalité!&#xA;&#xA;Si l’on y réfléchit bien, nous sommes toutes et tous immortels d’une certaine manière puisque tout ce qui existe sur notre planète n’est qu’un grand recyclage d’atomes depuis les débuts de la planète. Tiré par les cheveux mon idée? Vraiment? Non, justement, très terre à terre si je puis oser! Lorsqu’un organisme (végétal ou animal) meurt, il se décompose, sert de nourriture à de nombreux autres organismes vivants (bactéries, insectes, …) et c’est cette décomposition qui va permettre l’éclosion de la vie après un cycle plus ou moins long. De même la pluie qui tombe aujourd’hui, est la même qui tombait il y a quatre milliards d’années! Donc, le jour où je mourrai et serai incinéré, mes cendres seront dispersées sur la terre et ces particules iront fertiliser le sol et peut-être qu’il en sortira une jolie fleur! En résumé : la mort donne la vie!&#xA;&#xA;En fait, c’est notre peur de la mort et de perdre tout ce que l’on a accumulé tout au long de notre bref passage sur terre, qui nous pousse à croire à ces récits fantastiques de résurrection et de vie éternelle, c’est une conviction profonde chez moi. Et cela crée bien du malheur dans notre monde…&#xA;&#xA;Le détachement des biens matériels est, pour moi, la meilleure des choses qui puisse arriver à un humain car toutes les angoisses disparaissent une fois que l’on a franchi le cap de ne plus s’accrocher à des biens matériels, c’est une libération, c’est un poids qui disparaît, c’est une forme de résurrection! Le détachement permet aussi d’être plus présent au monde qui nous entoure et à notre prochain.&#xA;&#xA;Etre conscient que demain, tout peut s’arrêter, aide aussi à mieux apprécier le présent et conduit à moins procrastiner (en théorie du moins!).&#xA;&#xA;Sénèque, philosophe contemporain de Jésus écrivait : “Vous vivez comme si alliez toujours vivre, jamais votre vulnérabilité ne vous effleure l’esprit, vous ne remarquez pas tout le temps qui est déjà écoulé; vous le perdez comme si vous pouviez en disposer à volonté alors que ce jour même dont vous faites cadeau à une personne ou à une activité, est peut-être votre dernier jour à vivre. Toutes vos craintes sont des craintes de mortels, mais tous vos désirs sont des désirs d’immortels”&#xA;&#xA;Il écrivait encore : “Le plus grand dommage dans la vie, c’est de remettre à plus tard. C’est un défaut qui nous fait perdre chaque jour nouveau, et nous enlève le présent en nous donnant à espérer l’avenir. Le plus grand obstacle à la vie, c’est l’attente, qui se suspend au lendemain et ruine l’aujourd’hui.”&#xA;&#xA;La résurrection chez les protestants libéraux&#xA;&#xA;“Pour le chrétiens libéraux, la résurrection de Jésus est moins un événement historique et physique qu’une manifestation du pouvoir transformateur de l’amour, de la justice et du renouveau que Dieu apporte au monde.”&#xA;&#xA;C’est ainsi que débute un texte publié dans le bulletin de la paroisse protestante de Liège-Marcellis et il me semble qu’il résume assez bien l’idée qui anime le chrétien libéral et qui rejoint assez bien mon idée sur la question.&#xA;&#xA;Si nous lisons attentivement les évangiles, nous constaterons très vite des incohérences et même des contradictions et comme pour la trinité, la construction du mythe de la résurrection de Jésus s’est faite entre le Ier et le Ve siècle de notre ère tant d’un point de vue théologique que politique. Il ne faut jamais perdre de vue la montée en puissance politique de l’église au cours des derniers siècles de l’empire romain. Il ne faut également jamais perdre de vue que le platonisme n’a eu cesse d’influencer la pensée chrétienne des premiers siècles. Cela explique sans doute ces récits de la résurrection et de l’apparition de Jésus sous forme “humaine” à ses disciples après sa mort.&#xA;&#xA;Sur le site protestants dans la ville, on trouvera de nombreux articles sur le sujet : Page de recherche sur le site&#xA;&#xA;Jésus est-il mort sur la croix?&#xA;&#xA;Il y a quelques années, j’avais lu, un ouvrage de l’historien et romancier Gérald Messadié  qui s’intitulait Jésus de Srinagar, quatrième tome d’une série qu’il a consacrée à Jésus, l’homme qui devint Dieu. Il part de l’hypothèse que Jésus ne serait pas mort sur la croix et après son échec cuisant à Jérusalem, serait parti vers l’est et le Cachemire où serait son tombeau. L’hypothèse est séduisante et expliquerait bien des choses mais la réalité est que nous ne savons pas ce qu’il s’est passé ce jour-là…&#xA;&#xA;Un article très récent de National Geographic fait le point sur ce que l’archéologie révèle de la crucifixion et c’est de loin, à mon humble avis, la meilleure voie à suivre pour essayer de comprendre ce qui s’est passé.&#xA;&#xA;Est-ce que Jésus est mort très vite (trop vite aux yeux de certains) car très affaibli, tombé dans un coma profond. Est-ce que Joseph d’Arimathie l’a sauvé et soigné et qu’ensuite il a disparu de la vie publique? Est que Marie-Madeleine, ivre de chagrin a eu des hallucinations? Beaucoup de questions, peu de réponses mais une chose est sûre, des personnes y ont cru et ont  répandu la nouvelle incroyable! Comme le fait remarquer l’article du National Geographic, l’état d’esprit humain du Ier siècle n’est pas celui de l’humain du XXIe siècle.&#xA;&#xA;Conclusion&#xA;&#xA;Pour clore ce billet, je dirais finalement que, peu importe si la résurrection est une histoire vraie ou une légende, une supercherie. Le récit de la résurrection est un formidable espoir pour qui ne veut pas sombrer dans le défaitisme mais prions pour que la résurrection ait lieu de notre vivant, pour nous rendre meilleurs et plus attentifs aux autres (tous les autres, humains comme non-humains!) et faire du monde, un endroit meilleur!&#xA;&#xA;hr&#xD;&#xA;iLes écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle. &#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Merci pour votre lecture. /i&#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte a href=&#34;https://gayfr.social/@Ericourspolaire&#34; target=&#34;_blank&#34;Mastodon/a .]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<h2 id="quelques-réflexions-en-guise-d-introduction">Quelques réflexions en guise d’introduction</h2>

<p>D’ici quelques jours, débutera la période la plus importante pour tout chrétien, la célébration de la mort et de la résurrection de Jésus : Pâques. Mais qu’est-ce qui se cache derrière la résurrection? Est-ce comme le dogme, assez universellement repris quelque soit la confession chrétienne, que Jésus est revenu à la vie dans sa chair ou est-ce quelque chose de plus subtil comme le pensent les protestants libéraux? Mon cœur et ma raison, inévitablement, penchent vers le <em>plus subtil</em>.</p>

<p>Pour les catholiques et pour les fondamentalistes de tout poil, je ne suis pas chrétien si je ne crois pas à la résurrection. Et bien, j’assume totalement la chose. Je ne crois pas à la résurrection telle qu’elle est vendue et encore moins à une résurrection dans la chair au jour du <em>jugement dernier</em>. Non, rien à faire, ma raison m’empêche de croire à ces fantasmes de vie éternelle, d’immortalité!</p>

<p>Si l’on y réfléchit bien, nous sommes toutes et tous immortels d’une certaine manière puisque tout ce qui existe sur notre planète n’est qu’un grand recyclage d’atomes depuis les débuts de la planète. Tiré par les cheveux mon idée? Vraiment? Non, justement, très terre à terre si je puis oser! Lorsqu’un organisme (végétal ou animal) meurt, il se décompose, sert de nourriture à de nombreux autres organismes vivants (bactéries, insectes, …) et c’est cette décomposition qui va permettre l’éclosion de la vie après un cycle plus ou moins long. De même la pluie qui tombe aujourd’hui, est la même qui tombait il y a quatre milliards d’années! Donc, le jour où je mourrai et serai incinéré, mes cendres seront dispersées sur la terre et ces particules iront fertiliser le sol et peut-être qu’il en sortira une jolie fleur! En résumé : la mort donne la vie!</p>

<p>En fait, c’est notre peur de la mort et de perdre tout ce que l’on a accumulé tout au long de notre bref passage sur terre, qui nous pousse à croire à ces récits fantastiques de résurrection et de vie éternelle, c’est une conviction profonde chez moi. Et cela crée bien du malheur dans notre monde…</p>

<p>Le détachement des biens matériels est, pour moi, la meilleure des choses qui puisse arriver à un humain car toutes les angoisses disparaissent une fois que l’on a franchi le cap de ne plus s’accrocher à des biens matériels, c’est une libération, c’est un poids qui disparaît, c’est une forme de résurrection! Le détachement permet aussi d’être plus présent au monde qui nous entoure et à notre prochain.</p>

<p>Etre conscient que demain, tout peut s’arrêter, aide aussi à mieux apprécier le présent et conduit à moins procrastiner (en théorie du moins!).</p>

<p>Sénèque, philosophe contemporain de Jésus écrivait : “<em>Vous vivez comme si alliez toujours vivre, jamais votre vulnérabilité ne vous effleure l’esprit, vous ne remarquez pas tout le temps qui est déjà écoulé; vous le perdez comme si vous pouviez en disposer à volonté alors que ce jour même dont vous faites cadeau à une personne ou à une activité, est peut-être votre dernier jour à vivre. Toutes vos craintes sont des craintes de mortels, mais tous vos désirs sont des désirs d’immortel</em>s”</p>

<p>Il écrivait encore : “<em>Le plus grand dommage dans la vie, c’est de remettre à plus tard. C’est un défaut qui nous fait perdre chaque jour nouveau, et nous enlève le présent en nous donnant à espérer l’avenir. Le plus grand obstacle à la vie, c’est l’attente, qui se suspend au lendemain et ruine l’aujourd’hui.</em>”</p>

<h2 id="la-résurrection-chez-les-protestants-libéraux">La résurrection chez les protestants libéraux</h2>

<p><em>“Pour le chrétiens libéraux, la résurrection de Jésus est moins un événement historique et physique qu’une manifestation du pouvoir transformateur de l’amour, de la justice et du renouveau que Dieu apporte au monde.”</em></p>

<p>C’est ainsi que débute un texte publié dans le bulletin de la paroisse protestante de Liège-Marcellis et il me semble qu’il résume assez bien l’idée qui anime le chrétien libéral et qui rejoint assez bien mon idée sur la question.</p>

<p>Si nous lisons attentivement les évangiles, nous constaterons très vite des incohérences et même des contradictions et comme pour la trinité, la construction du mythe de la résurrection de Jésus s’est faite entre le Ier et le Ve siècle de notre ère tant d’un point de vue théologique que politique. Il ne faut jamais perdre de vue la montée en puissance politique de l’église au cours des derniers siècles de l’empire romain. Il ne faut également jamais perdre de vue que le platonisme n’a eu cesse d’influencer la pensée chrétienne des premiers siècles. Cela explique sans doute ces récits de la résurrection et de l’apparition de Jésus sous forme “humaine” à ses disciples après sa mort.</p>

<p>Sur le site protestants dans la ville, on trouvera de nombreux articles sur le sujet : <a href="https://protestantsdanslaville.org/wordpress/recherche/?q=r%C3%A9surrection#gsc.tab=0&amp;gsc.q=r%C3%A9surrection&amp;gsc.page=1" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">Page de recherche sur le site</a></p>

<h2 id="jésus-est-il-mort-sur-la-croix">Jésus est-il mort sur la croix?</h2>

<p>Il y a quelques années, j’avais lu, un ouvrage de l’historien et romancier Gérald Messadié  qui s’intitulait Jésus de Srinagar, quatrième tome d’une série qu’il a consacrée à Jésus, l’homme qui devint Dieu. Il part de l’hypothèse que Jésus ne serait pas mort sur la croix et après son <em>échec</em> cuisant à Jérusalem, serait parti vers l’est et le Cachemire où serait son tombeau. L’hypothèse est séduisante et expliquerait bien des choses mais la réalité est que nous ne savons pas ce qu’il s’est passé ce jour-là…</p>

<p>Un article très récent de <em><strong><a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/paques-culture-generale-religion-chretienne-ce-que-archeologie-peut-reveler-de-la-crucifixion-de-jesus" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">National Geographic</a></strong></em> fait le point sur ce que l’archéologie révèle de la crucifixion et c’est de loin, à mon humble avis, la meilleure voie à suivre pour essayer de comprendre ce qui s’est passé.</p>

<p>Est-ce que Jésus est mort très vite (trop vite aux yeux de certains) car très affaibli, tombé dans un coma profond. Est-ce que Joseph d’Arimathie l’a sauvé et soigné et qu’ensuite il a disparu de la vie publique? Est que Marie-Madeleine, ivre de chagrin a eu des hallucinations? Beaucoup de questions, peu de réponses mais une chose est sûre, des personnes y ont cru et ont  répandu la nouvelle incroyable! Comme le fait remarquer l’article du National Geographic, l’état d’esprit humain du Ier siècle n’est pas celui de l’humain du XXIe siècle.</p>

<h2 id="conclusion">Conclusion</h2>

<p>Pour clore ce billet, je dirais finalement que, peu importe si la résurrection est une histoire vraie ou une légende, une supercherie. Le récit de la résurrection est un formidable espoir pour qui ne veut pas sombrer dans le défaitisme mais prions pour que la résurrection ait lieu de notre vivant, pour nous rendre meilleurs et plus attentifs aux autres (tous les autres, humains comme non-humains!) et faire du monde, un endroit meilleur!</p>

<hr>

<p><i>Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.</p>

<p>Merci pour votre lecture. </i></p>

<p>Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte <a href="https://gayfr.social/@Eric_ours_polaire" target="_blank" rel="nofollow noopener">Mastodon</a> .</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/la-resurrection-de-jesus-lultime-supercherie</guid>
      <pubDate>Sat, 21 Mar 2026 10:37:55 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Laetare - Réjouissez-vous! </title>
      <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/laetare-rejouissez-vous</link>
      <description>&lt;![CDATA[Introduction&#xA;&#xA;Voilà une bien curieuse injonction en plein milieu du carême! Et pourtant, aujourd’hui, le 15 mars cette année (2026), est un jour de réjouissance au milieu du chemin vers Pâques pour les chrétiens.&#xA;&#xA;Laetare, terme latin qui signifie donc réjouissez-vous!, est aussi le nom de l’introit  grégorien qui ouvre la messe catholique en ce quatrième dimanche de carême.&#xA;&#xA;Laetare, c’est aussi un jour de carnaval comme à Stavelot en Belgique où les blancs-moussis sortent dans les rues de la petite ville dans un grand cortège. Ces personnages représentent des moines tout de blanc vêtu et portent un masque avec un long nez rouge. C’est une tradition vieille de plus de cinq-cents ans puisqu’elle remonte à 1502.&#xA;&#xA;Pourquoi une rupture du jeûne au milieu du carême?&#xA;&#xA;Il semble qu’il y ait une raison purement technique si l’on peut dire et plus particulièrement de la conservation des œufs et autres aliments périssables. Les œufs constituaient autrefois (et aujourd’hui de nouveau) une source de protéines bon marché.&#xA;&#xA;D’autres sources, comme l’éphéméride Le sablier, mentionnent que des moines auraient, à la fin du moyen-âge, contesté l’obligation de jeûner et auraient ainsi demandé la lever du jeûne obligatoire pour un jour pour pouvoir se repaître et s’amuser un peu. C’est la tradition des blancs-moussis de Stavelot.&#xA;&#xA;Se réjouir alors que l’on avance vers la Passion de Christ?&#xA;&#xA;Cela peut paraître paradoxal mais le texte du chant grégorien nous en donne l’explication :&#xA;&#xA;« Laetare Ierusalem : et conventum facite omnes qui diligitis eam :&#xA;gaudete cum laetitia, qui in tristitia fuistis : ut exsultetis,&#xA;et satiemini ab uberibus consolationis vestrae. Ps. Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus. » Cf. Is. 66, 10.11 ; Ps. 121 (122)&#xA;&#xA;« Réjouis-toi Jérusalem, rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse. Que vous exultiez et que vous soyez rassasiés dans l’abondance de votre consolation. Ps. : J’étais heureux quand on m’a dit : nous irons dans la maison du Seigneur ».&#xA;&#xA;Si vous voulez écouter cet introit voici un lien sur Youtube (à défaut de mieux…)&#xA;&#xA;Après la tristesse, viendra la consolation et la joie… des paroles qui ont une signification encore plus importante pour moi en ce jour particulier où mon frère aurait eu cinquante ans comme je l’ai expliqué dans un message sur mon compte Mastodon.&#xA;&#xA;Alors oui, Laetare! Réjouissons-nous! &#xA;&#xA;Pour aller plus loin &#xA;&#xA;Article Wikipédia sur la fête du Laetare (Mi-carême)&#xA;L’histoire des Blancs-Moussis (site officiel) &#xA;&#xA;Et pour finir sur une note d’humour&#xA;&#xA;\-Tu ne déjeunes donc plus chez toi?&#xA;&#xA;\-Non, ma femme suit scrupuleusement le carême. Je vais au restaurant pour ne pas froisser ses convictions religieuses.&#xA;&#xA;hr&#xD;&#xA;iLes écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle. &#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Merci pour votre lecture. /i&#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte a href=&#34;https://gayfr.social/@Ericourspolaire&#34; target=&#34;_blank&#34;Mastodon/a .]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<h2 id="introduction">Introduction</h2>

<p>Voilà une bien curieuse injonction en plein milieu du carême! Et pourtant, aujourd’hui, le 15 mars cette année (2026), est un jour de réjouissance au milieu du chemin vers Pâques pour les chrétiens.</p>

<p>Laetare, terme latin qui signifie donc <em>réjouissez-vous!</em>, est aussi le nom de l’<em>introit</em>  grégorien qui ouvre la messe catholique en ce quatrième dimanche de carême.</p>

<p>Laetare, c’est aussi un jour de carnaval comme à Stavelot en Belgique où les blancs-moussis sortent dans les rues de la petite ville dans un grand cortège. Ces personnages représentent des moines tout de blanc vêtu et portent un masque avec un long nez rouge. C’est une tradition vieille de plus de cinq-cents ans puisqu’elle remonte à 1502.</p>

<h2 id="pourquoi-une-rupture-du-jeûne-au-milieu-du-carême">Pourquoi une rupture du jeûne au milieu du carême?</h2>

<p>Il semble qu’il y ait une raison purement <em>technique</em> si l’on peut dire et plus particulièrement de la conservation des œufs et autres aliments périssables. Les œufs constituaient autrefois (et aujourd’hui de nouveau) une source de protéines bon marché.</p>

<p>D’autres sources, comme l’éphéméride <em>Le sablier</em>, mentionnent que des moines auraient, à la fin du moyen-âge, contesté l’obligation de jeûner et auraient ainsi demandé la lever du jeûne obligatoire pour un jour pour pouvoir se repaître et s’amuser un peu. C’est la tradition des blancs-moussis de Stavelot.</p>

<h2 id="se-réjouir-alors-que-l-on-avance-vers-la-passion-de-christ">Se réjouir alors que l’on avance vers la Passion de Christ?</h2>

<p>Cela peut paraître paradoxal mais le texte du chant grégorien nous en donne l’explication :</p>

<p><em><strong>« Laetare Ierusalem : et conventum facite omnes qui diligitis eam :
gaudete cum laetitia, qui in tristitia fuistis : ut exsultetis,
et satiemini ab uberibus consolationis vestrae. Ps. Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus. »</strong> Cf. <a href="https://saintebible.com/isaiah/66-10.htm" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">Is. 66, 10.11</a> ; <a href="https://saintebible.com/psalms/122-1.htm" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">Ps. 121 (122)</a></em></p>

<p><em><strong>« Réjouis-toi Jérusalem, rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse. Que vous exultiez et que vous soyez rassasiés dans l’abondance de votre consolation. Ps. : J’étais heureux quand on m’a dit : nous irons dans la maison du Seigneur ».</strong></em></p>

<p>Si vous voulez écouter cet introit voici un lien sur <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=0oI7Eqg9Jfg" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">Youtube</a></em> (à défaut de mieux…)</p>

<p>Après la tristesse, viendra la consolation et la joie… des paroles qui ont une signification encore plus importante pour moi en ce jour particulier où mon frère aurait eu cinquante ans comme je l’ai expliqué dans un message sur mon compte Mastodon.</p>

<p>Alors oui, <em>Laetare</em>! Réjouissons-nous!</p>

<h2 id="pour-aller-plus-loin">Pour aller plus loin</h2>
<ul><li>Article <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mi-Car%C3%AAme" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">Wikipédia</a> sur la fête du Laetare (Mi-carême)</li>
<li>L’histoire des Blancs-Moussis (<a href="https://www.laetare-stavelot.be/laetare/peu-dhistoire/" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">site officiel</a>)</li></ul>

<h2 id="et-pour-finir-sur-une-note-d-humour">Et pour finir sur une note d’humour</h2>

<p>-Tu ne déjeunes donc plus chez toi?</p>

<p>-Non, ma femme suit scrupuleusement le carême. Je vais au restaurant pour ne pas froisser ses convictions religieuses.</p>

<hr>

<p><i>Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.</p>

<p>Merci pour votre lecture. </i></p>

<p>Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte <a href="https://gayfr.social/@Eric_ours_polaire" target="_blank" rel="nofollow noopener">Mastodon</a> .</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/laetare-rejouissez-vous</guid>
      <pubDate>Sun, 15 Mar 2026 09:18:23 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Les protestants libéraux sont-ils des hérétiques?</title>
      <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/les-protestants-liberaux-sont-ils-des-heretiques</link>
      <description>&lt;![CDATA[On me pardonnera ce titre provocateur que j’ai choisi à escient. Si je répondais oui à la question, je me qualifierais alors moi-même d’hérétique et je ne pense pas l’être plus qu’un autre! De toute manière, on est toujours l’hérétique d’un autre, autant s’y faire! &#xA;&#xA;Pourquoi cette question alors? &#xA;&#xA;Tout simplement parce que la théologie libérale, qui repose sur une foi raisonnée et dans l’esprit du monde présent, a des positions qui entrent en collision frontale avec ce que l’on a pu apprendre antérieurement dans un parcours spirituel et qui a, pour ce qui me concerne, débuté par le catholicisme. &#xA;&#xA;Lorsque j’étais encore enfant, on pouvait, quoique difficilement à bien y réfléchir, me faire croire ces jolis contes de fées que sont souvent devenus les récits bibliques mais en tant qu’adulte, je ne peux croire à certaines choses pour des raisons évidentes que toute une série de choses miraculeuses ne le sont tout simplement pas et sont parfaitement expliquées aujourd’hui par la science et l’histoire. En outre, ces dernières décennies et la découverte des manuscrits de la mer morte ainsi que les nouvelles traductions plus proches du texte original ont profondément modifié la donne sur la compréhension des écritures. Certaines traductions anciennes de la Bible ont été arrangées pour faire coller le texte aux dogmes. Aujourd’hui, nous avons quasi un travail de scientifique dans le domaine de la traduction des textes bibliques. De plus, la compréhension des langues anciennes est meilleure aujourd’hui qu’elle ne l’était auparvant.&#xA;&#xA;Les sujets de discorde entre catholiques et protestants sont nombreux : place de Marie, l’infaillibilité du Pape, le purgatoire, les indulgences, les dogmes catholiques en général et même l’eucharistie… &#xA;&#xA;Ici, je voudrais parler de deux thèmes en particulier car ils ont toujours constitué un obstacle à la foi béate pour l’esprit plutôt cartésien qui m’anime : la trinité et, plus tard dans un autre billet, la résurrection.&#xA;&#xA;La trinité&#xA;&#xA;Pour la plupart des chrétiens (y compris les protestants), la trinité est une évidence et avérée or, nulle part dans la Bible, il n’y est fait mention. Comment Dieu, qui aurait inspiré les rédacteurs de la Bible aurait-il pu oublier un tel enseignement? Inimaginable, n’est-ce pas? Pour ma part, impossible!&#xA;&#xA;Et c’est un problème à plusieurs points de vue :&#xA;&#xA;Comme je viens de l’écrire, nulle trace de cette trinité dans la Bible et c’est le point le plus important à mes yeux. &#xA;&#xA;Jésus n’a jamais prétendu être Dieu mais être celui par qui on peut accéder au Père et venu parmi les humains faire la volonté de ce dernier, mieux, il déclare qu’il ne peut rien faire de lui-même. (Jn 5:19, Jn 6:38 ) Il y a donc bien deux personnes distinctes et aucune confusion n’est possible me semble-t-il. Jésus est le chemin vers Dieu parfaitement humain (mais pas divin comme le veut le concile de Chalcédoine pour ce qui me concerne et là, je rejoins la conception de l’Islam à propos de Jésus. Un grand prophète avec une relation au divin hors du commun puisqu’il nous permet de voir le Père par son enseignement).&#xA;&#xA;L’Esprit Saint, également appelé Consolateur, n’est pas une personne, on le comprend clairement en Jn 14:26. Si ce n’est pas une personne, elle ne peut donc pas constituer partie d’une quelconque trinité basée sur trois personnes.&#xA;&#xA;Le Christianisme est un monothéisme dans la lignée de l’Hébraïsme et déclarer que Dieu est trois tout en étant un a de quoi rendre perplexe tout esprit un peu rationnel.&#xA;&#xA;Le chapitre 14 de l’Évangile de Jean pourrait prêter à confusion si l’on s’arrête au verset 10 où il est écrit : “Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c&#39;est lui qui fait les oeuvres.” (Trad. LSG) mais il n’en est rien, Jésus répète seulement que ce qu’il accomplit, c’est Dieu qui agit à travers lui. C’est pour moi, un élément important qui montre que Jésus est surtout un messager, une interface entre les humains et Dieu. Et quand il déclare que Dieu demeure en lui, je pense qu’il nous révèle que Dieu est au fond de nous même et non pas dans les hauteurs infinies du ciel.&#xA;&#xA;Dans ce que j’ai lu en amont pour me faire une idée de ce sujet délicat, s’il en est, est que cette notion de trinité était fort répandue dans les anciennes religions païennes et certains auteurs parlent de pollution du Christianisme par le paganisme et des courants philosophiques, particulièrement la pensée platonicienne. &#xA;&#xA;J’ai noté aussi que ce problème de trinité, qui est intimement lié à la nature du Christ a été longtemps débattue (et l’est toujours aujourd’hui) et que c’est au IVe siècle de notre ère au concile de Nicée, dirigé par l’Empereur Constantin, soucieux avant tout de garder son empire en un seul morceau, a orienté le débat vers cette conception de trinité (Dieu un en trois personnes). Quoi qu’il en soit, cette notion, ce dogme de la trinité n’a aucun fondement théologique si l’on se base uniquement sur l’écriture. &#xA;&#xA;C’est pourquoi, les chrétiens protestants libéraux peuvent très bien vivre sans la trinité puisque Dieu/Le Père, seul, est l’unique Éternel et Jésus le chemin pour y accéder.&#xA;&#xA;Enfin, Jésus ne nous a pas enseigné à prier le Père, le Fils et le Saint-Esprit mais bien “Notre Père qui es aux cieux… car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles” (Mt 6:9-13 Prière du Notre Père). C’est pour moi, l’ultime preuve que ce dogme de la trinité ne repose sur rien car s’il avait un fondement dans l’écriture, il n’y aurait pas de prière du Notre Père. Déclarer que Jésus \[Il\] est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu comme dans le symbole de Nicée-Constantinople est, à mes yeux, osons le dire, une hérésie purement et simplement puisque nulle part dans l’Évangile Jésus ne proclame être (l’égal de)  Dieu. &#xA;&#xA;Dans mes pérégrinations pour trouver des informations, j’ai découvert que les témoins de Jéhovah partageaient le point de vue des protestants libéraux (article sur le site des témoins de Jéhovah)&#xA;&#xA;Un autre article que j’ai consulté pour me forger une opinion se trouve sur le site protestants dans la ville et ce passage, notamment m’a amené à la réflexion :&#xA;&#xA;  Paul Tillich a formulé une objection théologique majeure à l’encontre du dogme trinitaire tel qu’il a été figé par la tradition. Il reconnaît à la Trinité une valeur symbolique incontestable : le Père exprime la profondeur ou le fondement de l’être, le Fils la manifestation historique du sens, et l’Esprit la présence vivante et transformatrice de Dieu dans l’existence humaine. Mais, pour Tillich, le problème survient lorsque ce langage symbolique est pris au pied de la lettre et transformé en description ontologique de la structure interne de Dieu. À partir du moment où le symbole est absolutisé, il cesse d’ouvrir vers le mystère et devient une forme d’idolâtrie conceptuelle.&#xA;&#xA;Conclusion&#xA;&#xA;Qu’il y ait une relation entre le Père, le Fils et l’Esprit est concevable mais que les trois ne forment qu’un seul Dieu n’est pas du tout concevable au regard de l’écriture. &#xA;&#xA;Ce dogme est apparu à la fin du IVe siècle et issus des milieux helléniques (et donc influencés par les philosophes grecs antiques et Platon en particulier) tout comme la double nature de Jésus (là aussi, il y aurait bien des choses à dire).&#xA;&#xA;Depuis toujours, ce concept de trinité me posait un réel problème et après avoir approfondi ce sujet en me basant sur ce qui se trouve dans la Bible, et en ça, mettant en pratique le premier des cinq solae des protestants : seule l’écriture mais aussi en cherchant des informations de ci, de là, j’ai pu me forger une conviction. &#xA;&#xA;Néanmoins, qui serais-je pour oser affirmer que j’ai raison? Ou pour empêcher celui qui croit à ce dogme d’y adhérer? Non, tout ce que je souhaite en partageant ces réflexions, c’est susciter la réflexion personnelle, qu’on soit croyant ou pas.&#xA;&#xA;Personnellement, avoir découvert le protestantisme libéral a été une sorte de nouvelle libération, car j’ai enfin découvert une foi libre et dépouillée de toutes ces couches théologiques humaines posées sur les fondements du Christianisme et j’aime à croire, que d’autres qui se posent des questions sur leur foi, sur leur église, auront aussi la joie de vivre un tel moment. &#xA;&#xA;hr&#xD;&#xA;iLes écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle. &#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Merci pour votre lecture. /i&#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte a href=&#34;https://gayfr.social/@Ericourspolaire&#34; target=&#34;_blank&#34;Mastodon/a .]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>On me pardonnera ce titre provocateur que j’ai choisi à escient. Si je répondais oui à la question, je me qualifierais alors moi-même d’hérétique et je ne pense pas l’être plus qu’un autre! De toute manière, on est toujours l’hérétique d’un autre, autant s’y faire!</p>

<h2 id="pourquoi-cette-question-alors">Pourquoi cette question alors?</h2>

<p>Tout simplement parce que la théologie libérale, qui repose sur une foi raisonnée et dans l’esprit du monde présent, a des positions qui entrent en collision frontale avec ce que l’on a pu apprendre antérieurement dans un parcours spirituel et qui a, pour ce qui me concerne, débuté par le catholicisme.</p>

<p>Lorsque j’étais encore enfant, on pouvait, quoique difficilement à bien y réfléchir, me faire croire ces jolis contes de fées que sont souvent devenus les récits bibliques mais en tant qu’adulte, je ne peux croire à certaines choses pour des raisons évidentes que toute une série de choses miraculeuses ne le sont tout simplement pas et sont parfaitement expliquées aujourd’hui par la science et l’histoire. En outre, ces dernières décennies et la découverte des manuscrits de la mer morte ainsi que les nouvelles traductions plus proches du texte original ont profondément modifié la donne sur la compréhension des écritures. Certaines traductions anciennes de la Bible ont été arrangées pour faire coller le texte aux dogmes. Aujourd’hui, nous avons quasi un travail de scientifique dans le domaine de la traduction des textes bibliques. De plus, la compréhension des langues anciennes est meilleure aujourd’hui qu’elle ne l’était auparvant.</p>

<p>Les sujets de discorde entre catholiques et protestants sont nombreux : place de Marie, l’infaillibilité du Pape, le purgatoire, les indulgences, les dogmes catholiques en général et même l’eucharistie…</p>

<p>Ici, je voudrais parler de deux thèmes en particulier car ils ont toujours constitué un obstacle à la foi béate pour l’esprit plutôt cartésien qui m’anime : la trinité et, plus tard dans un autre billet, la résurrection.</p>

<h2 id="la-trinité">La trinité</h2>

<p>Pour la plupart des chrétiens (y compris les protestants), la trinité est une évidence et avérée or, nulle part dans la Bible, il n’y est fait mention. Comment Dieu, qui aurait inspiré les rédacteurs de la Bible aurait-il pu oublier un tel enseignement? Inimaginable, n’est-ce pas? Pour ma part, impossible!</p>

<p>Et c’est un problème à plusieurs points de vue :</p>
<ol><li><p>Comme je viens de l’écrire, nulle trace de cette trinité dans la Bible et c’est le point le plus important à mes yeux.</p></li>

<li><p>Jésus n’a jamais prétendu être Dieu mais être celui par qui on peut accéder au Père et venu parmi les humains faire la volonté de ce dernier, mieux, il déclare qu’il ne peut rien faire de lui-même. (<a href="https://saintebible.com/john/5-19.htm" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">Jn 5:19</a>, <a href="https://saintebible.com/john/6-38.htm" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">Jn 6:38</a> ) Il y a donc bien deux personnes distinctes et aucune confusion n’est possible me semble-t-il. Jésus est le chemin vers Dieu parfaitement humain (mais pas divin comme le veut le concile de Chalcédoine pour ce qui me concerne et là, je rejoins la conception de l’Islam à propos de Jésus. Un grand prophète avec une relation au divin hors du commun puisqu’il nous permet de voir le Père par son enseignement).</p></li>

<li><p>L’Esprit Saint, également appelé Consolateur, n’est pas une personne, on le comprend clairement en <a href="https://saintebible.com/john/14-26.htm" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">Jn 14:26</a>. Si ce n’est pas une personne, elle ne peut donc pas constituer partie d’une quelconque trinité basée sur trois personnes.</p></li>

<li><p>Le Christianisme est un monothéisme dans la lignée de l’Hébraïsme et déclarer que Dieu est <em><strong>trois</strong></em> tout en étant <em><strong>un</strong></em> a de quoi rendre perplexe tout esprit un peu rationnel.</p></li></ol>

<p>Le <a href="https://saintebible.com/lsg/john/14.htm" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">chapitre 14 de l’Évangile de Jean</a> pourrait prêter à confusion si l’on s’arrête au verset 10 où il est écrit : “<em>Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c&#39;est lui qui fait les oeuvres.</em>” (Trad. LSG) mais il n’en est rien, Jésus répète seulement que ce qu’il accomplit, c’est Dieu qui agit à travers lui. C’est pour moi, un élément important qui montre que Jésus est surtout un messager, une interface entre les humains et Dieu. Et quand il déclare que Dieu demeure en lui, je pense qu’il nous révèle que Dieu est au fond de nous même et non pas dans les hauteurs infinies du ciel.</p>

<p>Dans ce que j’ai lu en amont pour me faire une idée de ce sujet délicat, s’il en est, est que cette notion de trinité était fort répandue dans les anciennes religions païennes et certains auteurs parlent de <em>pollution</em> du Christianisme par le paganisme et des courants philosophiques, particulièrement la pensée platonicienne.</p>

<p>J’ai noté aussi que ce problème de trinité, qui est intimement lié à la nature du Christ a été longtemps débattue (et l’est toujours aujourd’hui) et que c’est au IVe siècle de notre ère au concile de Nicée, dirigé par l’Empereur Constantin, soucieux avant tout de garder son empire en un seul morceau, a orienté le débat vers cette conception de trinité (Dieu un en trois personnes). Quoi qu’il en soit, cette notion, ce dogme de la trinité n’a aucun fondement théologique si l’on se base uniquement sur l’écriture.</p>

<p>C’est pourquoi, les chrétiens protestants libéraux peuvent très bien vivre sans la trinité puisque Dieu/Le Père, seul, est l’unique Éternel et Jésus le chemin pour y accéder.</p>

<p>Enfin, Jésus ne nous a pas enseigné à prier <em>le Père, le Fils et le Saint-Esprit</em> mais bien “<em><strong>Notre Père qui es aux cieux… car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles</strong></em>” (<a href="https://saintebible.com/matthew/6-9.htm" title="Clic droit pour ouvrir dans nouvel onglet" rel="nofollow">Mt 6:9-13 Prière du Notre Père</a>). C’est pour moi, l’ultime preuve que ce dogme de la trinité ne repose sur rien car s’il avait un fondement dans l’écriture, il n’y aurait pas de prière du Notre Père. Déclarer que Jésus [<em>Il] est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu</em> comme dans le symbole de Nicée-Constantinople est, à mes yeux, osons le dire, une hérésie purement et simplement puisque nulle part dans l’Évangile Jésus ne proclame être (l’égal de)  Dieu.</p>

<p>Dans mes pérégrinations pour trouver des informations, j’ai découvert que les témoins de Jéhovah partageaient le point de vue des protestants libéraux (<a href="https://wol.jw.org/fr/wol/d/r30/lp-f/1101965140?q=trinit%C3%A9&amp;p=doc" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">article sur le site des témoins de Jéhovah</a>)</p>

<p>Un autre article que j’ai consulté pour me forger une opinion se trouve sur le site <em><a href="https://protestantsdanslaville.org/wordpress/a-propos-de-la-trinite/" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">protestants dans la ville</a></em> et ce passage, notamment m’a amené à la réflexion :</p>

<blockquote><p><em>Paul Tillich a formulé une objection théologique majeure à l’encontre du dogme trinitaire tel qu’il a été figé par la tradition. Il reconnaît à la Trinité une valeur symbolique incontestable : le Père exprime la profondeur ou le fondement de l’être, le Fils la manifestation historique du sens, et l’Esprit la présence vivante et transformatrice de Dieu dans l’existence humaine. Mais, pour Tillich, le problème survient lorsque ce langage symbolique est pris au pied de la lettre et transformé en description ontologique de la structure interne de Dieu. À partir du moment où le symbole est absolutisé, il cesse d’ouvrir vers le mystère et devient une forme d’idolâtrie conceptuelle.</em></p></blockquote>

<h2 id="conclusion">Conclusion</h2>

<p>Qu’il y ait une relation entre le Père, le Fils et l’Esprit est concevable mais que les trois ne forment qu’un seul Dieu n’est pas du tout concevable au regard de l’écriture.</p>

<p>Ce dogme est apparu à la fin du IVe siècle et issus des milieux helléniques (et donc influencés par les philosophes grecs antiques et Platon en particulier) tout comme la double nature de Jésus (là aussi, il y aurait bien des choses à dire).</p>

<p>Depuis toujours, ce concept de trinité me posait un réel problème et après avoir approfondi ce sujet en me basant sur ce qui se trouve dans la Bible, et en ça, mettant en pratique le premier des cinq <em>solae</em> des protestants : <em>seule l’écriture</em> mais aussi en cherchant des informations de ci, de là, j’ai pu me forger une conviction.</p>

<p>Néanmoins, qui serais-je pour oser affirmer que j’ai raison? Ou pour empêcher celui qui croit à ce dogme d’y adhérer? Non, tout ce que je souhaite en partageant ces réflexions, c’est susciter la réflexion personnelle, qu’on soit croyant ou pas.</p>

<p>Personnellement, avoir découvert le protestantisme libéral a été une sorte de nouvelle libération, car j’ai enfin découvert une foi libre et dépouillée de toutes ces couches théologiques humaines posées sur les fondements du Christianisme et j’aime à croire, que d’autres qui se posent des questions sur leur foi, sur leur église, auront aussi la joie de vivre un tel moment.</p>

<hr>

<p><i>Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.</p>

<p>Merci pour votre lecture. </i></p>

<p>Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte <a href="https://gayfr.social/@Eric_ours_polaire" target="_blank" rel="nofollow noopener">Mastodon</a> .</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/les-protestants-liberaux-sont-ils-des-heretiques</guid>
      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 16:33:47 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Les différences entre catholiques et protestants de William CLAYTON</title>
      <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/les-differences-entre-catholiques-et-protestants-de-william-clayton</link>
      <description>&lt;![CDATA[Régulièrement, je rends visite à une amie qui dirige la librairie religieuse à Arlon et lors de mon passage la semaine dernière, elle avait reçu un petit opuscule de 52 pages intitulé : Les différences entre catholiques et protestants de William CLAYTON, pasteur protestant.&#xA;&#xA;Il y a aborde de manière simple et concrète les principales différences entre les deux confession même si pour le protestantisme, il se base plutôt sur la conception évangélique classique du protestantisme. Le protestantisme libéral étant un peu à part car plus ancré dans l’aujourd’hui et la philosophie moderne. &#xA;&#xA;Ce livre s’adresse à tous, croyants ou non, catholiques ou protestants, à tous ceux qui veulent en savoir, tout simplement.&#xA;&#xA;Je dirais que ce livre est pour le protestant que je suis une confirmation du pourquoi j’ai quitté l’église catholique romaine. Pour le catholique, ce sera peut-être l’occasion de démystifier le protestantisme et pour les catholiques qui sont mal à l’aise dans leur institution, le déclic pour franchir le cap.&#xA;&#xA;Et des catholiques mal à l’aise, il y en a pas mal… et il risque d’y en avoir encore plus après la diffusion sur la VRT de la nouvelle série documentaire “Brief aan de paus” (Lettre au pape) où de nouvelles victimes d’abus sexuels au sein de l’église catholique viennent livrer leur témoignage… Une nouvelle bombe après God vergeten (les oubliés de Dieu) il y a quelques années… &#xA;&#xA;Des catholiques qui ne sont plus en phase avec leur institutions, j’en connais et même là, à la librairie religieuse, la dame qui était là aujourd’hui, qui est la sœur de l’ancien abbé de Saint-Mard, un prêtre avec qui j’avais de très bons contacts malgré nos divergences de vue sur la théologie, est elle-même presque protestante dans sa pensée. &#xA;&#xA;Ce petit opuscule est disponible dans les librairies spécialisées ou peut-être commandé via le site de l’éditeur. &#xA;&#xA;Vous pouvez même lire un extrait sur le blog de l’éditeur.&#xA;&#xA;hr&#xD;&#xA;iLes écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle. &#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Merci pour votre lecture. /i&#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte a href=&#34;https://gayfr.social/@Ericourspolaire&#34; target=&#34;_blank&#34;Mastodon/a .]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Régulièrement, je rends visite à une amie qui dirige la librairie religieuse à Arlon et lors de mon passage la semaine dernière, elle avait reçu un petit opuscule de 52 pages intitulé : Les différences entre catholiques et protestants de William CLAYTON, pasteur protestant.</p>

<p>Il y a aborde de manière simple et concrète les principales différences entre les deux confession même si pour le protestantisme, il se base plutôt sur la conception évangélique classique du protestantisme. Le protestantisme libéral étant un peu à part car plus ancré dans l’aujourd’hui et la philosophie moderne.</p>

<p>Ce livre s’adresse à tous, croyants ou non, catholiques ou protestants, à tous ceux qui veulent en savoir, tout simplement.</p>

<p>Je dirais que ce livre est pour le protestant que je suis une confirmation du pourquoi j’ai quitté l’église catholique romaine. Pour le catholique, ce sera peut-être l’occasion de démystifier le protestantisme et pour les catholiques qui sont mal à l’aise dans leur institution, le déclic pour franchir le cap.</p>

<p>Et des catholiques mal à l’aise, il y en a pas mal… et il risque d’y en avoir encore plus après la diffusion sur la VRT de la nouvelle série documentaire “Brief aan de paus” (Lettre au pape) où de nouvelles victimes d’abus sexuels au sein de l’église catholique viennent livrer leur témoignage… Une nouvelle bombe après God vergeten (les oubliés de Dieu) il y a quelques années…</p>

<p>Des catholiques qui ne sont plus en phase avec leur institutions, j’en connais et même là, à la librairie religieuse, la dame qui était là aujourd’hui, qui est la sœur de l’ancien abbé de Saint-Mard, un prêtre avec qui j’avais de très bons contacts malgré nos divergences de vue sur la théologie, est elle-même presque protestante dans sa pensée.</p>

<p>Ce petit opuscule est disponible dans les librairies spécialisées ou peut-être commandé via le site de <a href="https://editionscle.com/decouverte-de-la-foi/401-les-differences-entre-catholiques-et-protestants-9782358431835.html" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">l’éditeur</a>.</p>

<p>Vous pouvez même lire un extrait sur le <a href="https://blogs.editionscle.com/blogcle/difference-catholique-protestant-la-question-de-lautorite-extrait-du-livre-de-william-clayton/" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">blog</a> de l’éditeur.</p>

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<p><i>Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.</p>

<p>Merci pour votre lecture. </i></p>

<p>Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte <a href="https://gayfr.social/@Eric_ours_polaire" target="_blank" rel="nofollow noopener">Mastodon</a> .</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/les-differences-entre-catholiques-et-protestants-de-william-clayton</guid>
      <pubDate>Thu, 05 Mar 2026 17:15:50 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Les témoins de Jéhovah, ces chrétiens méconnus</title>
      <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/les-temoins-de-jehovah-ces-chretiens-meconnus</link>
      <description>&lt;![CDATA[On les voit souvent dans les lieux publics avec un petit stand où se trouvent des brochures ou font du porte à porte. Qui n’a jamais croisé la route des témoins de Jéhovah. Souvent regardés avec méfiance, voire même avec hostilité, ce sont pourtant des personnes comme vous et moi et bien souvent plutôt bienveillante mais animées d’une foi et d’un optimisme qui pourrait dérouter plus d’un. Peut-être est-ce pour cela que beaucoup n’osent pas engager la conversation? &#xA;&#xA;Dans la rue où habitaient mes parents, en région liégeoise, il y avait une salle du royaume (ainsi que s’appellent leur lieux de culte) et nous avions souvent, très souvent même la visite des témoins de Jéhovah. Leurs caractéristiques : bien connaître l’écriture et toujours avoir une réponse aux questions et aux contre-arguments que l’on peut leur opposer (sauf si on a soi-même une connaissance de l’écriture, c’est un avantage certain). N’ayant pas grandi dans une famille croyante, je n’étais moi-même pas très disposé à les écouter et n’avait à l’époque aucune connaissance théologique.&#xA;&#xA;Je me souviens néanmoins d’un collègue de mon père qui était membre des témoins de Jéhovah et s’en trouvait fort bien, heureux dans sa vie de famille (un contraste majeur avec ce que je vivais dans la mienne)… &#xA;&#xA;Souvent, ils sont considérés comme une secte, ce qui, personnellement, me semble un peu excessif. La chose qui me dérange personnellement, c’est que comme l’église catholique, il y a une sorte de conseil des sages qui veillent à la doctrine enlevant une part de liberté si chère au protestant libéral que je suis (devenu).&#xA;&#xA;Les témoins de Jéhovah sont des chrétiens mais une des caractéristiques qui les rend uniques est qu’ils pensent que la fin des temps est proche et voient, aujourd’hui encore, l’imminence de l’armageddon (combat final entre les rois de la terre et Dieu mais aussi un lieu situé en terre sainte) annoncée dans l’Apocalypse (qui veut dire révélation et pas cataclysme). Selon les témoins de Jéhovah, nous vivons les derniers temps et ils voient dans les éléments actuels, crise climatique, guerres multiples et notamment la guerre actuelle au moyen-orient, les signes de réalisation des prophéties et sont convaincus que, bientôt, Dieu interviendra pour rétablir son royaume et qu’alors l’humanité vivra heureuse. (Et là, j’aimerais qu’ils aient raison, que les guerres cessent et que les hommes vivent en paix mais qui ne le souhaiterait pas…)&#xA;&#xA;Cela peut prêter à rire et ressembler à des croyances dignes de contes de fées, c’est vrai mais cela ne diffère pas beaucoup de l’attente des chrétiens qui attendent le retour dans la gloire du Christ et de l’avènement du royaume de Dieu, la Jérusalem céleste où les hommes vivront un long temps de paix).&#xA;&#xA;C’est là, que le protestant libéral que je suis prend ses distances. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer, le protestantisme libéral se fonde sur une foi intelligente (basée sur la raison) et ouverte sur notre temps et donc peu compatible avec ces conceptions. (Je reviendrai sur certains points dans d’autres billets car le protestantisme libéral a aussi des vues théologiques qui peuvent paraître presqu’hérétiques… et pourtant basée sur l’étude de l’écriture).&#xA;&#xA;Ceci dit, dans un esprit d’ouverture et parce que la libre-pensée et la pensée critique se nourrit de points de vue différents, il m’arrive de consulter le site des témoins de Jéhovah pour lire ce qu’ils pensent d’un sujet ou d’un autre. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec leurs arguments, je dois admettre que les personnes qui écrivent leurs articles ont un vrai sens du pédagogique et honnêtement, cela fait du bien aussi à l’âme de lire des choses plutôt positives!&#xA;&#xA;Les témoins de Jéhovah ont toujours été dans mes parages, j’ai même eu un collègue qui l’était et avec qui j’avais des discussions, souvent passionnées mais aussi passionnantes au point que parfois, on perdait d’éventuels collègues qui étaient présents, ce qui est un peu dommage en soi mais qui est le résultat d’une sécularisation et de la baisse de la pratique religieuse. Ce que je trouvais regrettable par contre, c’était l’attitude de certains de ces collègues et dles quolibets dont ce collègue faisait les frais… (et plus laid encore, dans le dos de celui-ci). Même si je n’étais pas toujours d’accord avec ses idées et ses conceptions, j’écoutais ses arguments et exposais les miens dans un esprit d’échange. Et souvent, on trouvait un terrain d’entente. Grâce à lui, j’ai aussi changé mon opinion sur les témoins de Jéhovah remisant au placard ma défiance naturelle à leur égard. &#xA;&#xA;Pas plus tard que ce matin, j’ai eu une conversation très agréable avec trois dames qui étaient présentes aux abords du marché d’Arlon et ce même si nos conceptions théologiques sont différentes. Le respect, c’est la clé. Exposer ses arguments et écouter ceux des autres. &#xA;&#xA;Par ailleurs, et pour achever ce billet, les témoins de Jéhovah ont une approche plus proche du protestantisme que l’on ne croit habituellement. Déjà, leur bible est la même que celle des protestants du point de vue du canon et comme chez les protestants, il n’y a ni saints ni culte à Marie. &#xA;&#xA;Si vous souhaitez aller plus loin :&#xA;&#xA;Page Wikipédia &#xA;Le site officiel des témoins de Jéhovah&#xA;&#xA;En conclusion, pour un chrétien, la tolérance et l’ouverture aux autres sont essentielles et dans cet esprit, un jour, j’irai assister à l’un de leurs cultes, histoire de voir et de me forger une opinion personnelle. &#xA;&#xA;hr&#xD;&#xA;iLes écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle. &#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Merci pour votre lecture. /i&#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte a href=&#34;https://gayfr.social/@Ericourspolaire&#34; target=&#34;_blank&#34;Mastodon/a .]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>On les voit souvent dans les lieux publics avec un petit stand où se trouvent des brochures ou font du porte à porte. Qui n’a jamais croisé la route des témoins de Jéhovah. Souvent regardés avec méfiance, voire même avec hostilité, ce sont pourtant des personnes comme vous et moi et bien souvent plutôt bienveillante mais animées d’une foi et d’un optimisme qui pourrait dérouter plus d’un. Peut-être est-ce pour cela que beaucoup n’osent pas engager la conversation?</p>

<p>Dans la rue où habitaient mes parents, en région liégeoise, il y avait une salle du royaume (ainsi que s’appellent leur lieux de culte) et nous avions souvent, très souvent même la visite des témoins de Jéhovah. Leurs caractéristiques : bien connaître l’écriture et toujours avoir une réponse aux questions et aux contre-arguments que l’on peut leur opposer (sauf si on a soi-même une connaissance de l’écriture, c’est un avantage certain). N’ayant pas grandi dans une famille croyante, je n’étais moi-même pas très disposé à les écouter et n’avait à l’époque aucune connaissance théologique.</p>

<p>Je me souviens néanmoins d’un collègue de mon père qui était membre des témoins de Jéhovah et s’en trouvait fort bien, heureux dans sa vie de famille (un contraste majeur avec ce que je vivais dans la mienne)…</p>

<p>Souvent, ils sont considérés comme une secte, ce qui, personnellement, me semble un peu excessif. La chose qui me dérange personnellement, c’est que comme l’église catholique, il y a une sorte de conseil des sages qui veillent à la doctrine enlevant une part de liberté si chère au protestant libéral que je suis (devenu).</p>

<p>Les témoins de Jéhovah sont des chrétiens mais une des caractéristiques qui les rend <em>uniques</em> est qu’ils pensent que la fin des temps est proche et voient, aujourd’hui encore, l’imminence de l’armageddon (combat final entre les rois de la terre et Dieu mais aussi un lieu situé en terre sainte) annoncée dans l’Apocalypse (qui veut dire révélation et pas cataclysme). Selon les témoins de Jéhovah, nous vivons les derniers temps et ils voient dans les éléments actuels, crise climatique, guerres multiples et notamment la guerre actuelle au moyen-orient, les signes de réalisation des prophéties et sont convaincus que, bientôt, Dieu interviendra pour rétablir son royaume et qu’alors l’humanité vivra heureuse. (Et là, j’aimerais qu’ils aient raison, que les guerres cessent et que les hommes vivent en paix mais qui ne le souhaiterait pas…)</p>

<p>Cela peut prêter à rire et ressembler à des croyances dignes de contes de fées, c’est vrai mais cela ne diffère pas beaucoup de l’attente des chrétiens qui attendent le retour dans la gloire du Christ et de l’avènement du royaume de Dieu, la Jérusalem céleste où les hommes vivront un long temps de paix).</p>

<p>C’est là, que le protestant libéral que je suis prend ses distances. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer, le protestantisme libéral se fonde sur une foi intelligente (basée sur la raison) et ouverte sur notre temps et donc peu compatible avec ces conceptions. (Je reviendrai sur certains points dans d’autres billets car le protestantisme libéral a aussi des vues théologiques qui peuvent paraître presqu’hérétiques… et pourtant basée sur l’étude de l’écriture).</p>

<p>Ceci dit, dans un esprit d’ouverture et parce que la libre-pensée et la pensée critique se nourrit de points de vue différents, il m’arrive de consulter le site des témoins de Jéhovah pour lire ce qu’ils pensent d’un sujet ou d’un autre. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec leurs arguments, je dois admettre que les personnes qui écrivent leurs articles ont un vrai sens du pédagogique et honnêtement, cela fait du bien aussi à l’âme de lire des choses plutôt positives!</p>

<p>Les témoins de Jéhovah ont toujours été dans mes parages, j’ai même eu un collègue qui l’était et avec qui j’avais des discussions, souvent passionnées mais aussi passionnantes au point que parfois, on perdait d’éventuels collègues qui étaient présents, ce qui est un peu dommage en soi mais qui est le résultat d’une sécularisation et de la baisse de la pratique religieuse. Ce que je trouvais regrettable par contre, c’était l’attitude de certains de ces collègues et dles quolibets dont ce collègue faisait les frais… (et plus laid encore, dans le dos de celui-ci). Même si je n’étais pas toujours d’accord avec ses idées et ses conceptions, j’écoutais ses arguments et exposais les miens dans un esprit d’échange. Et souvent, on trouvait un terrain d’entente. Grâce à lui, j’ai aussi changé mon opinion sur les témoins de Jéhovah remisant au placard ma défiance naturelle à leur égard.</p>

<p>Pas plus tard que ce matin, j’ai eu une conversation très agréable avec trois dames qui étaient présentes aux abords du marché d’Arlon et ce même si nos conceptions théologiques sont différentes. Le respect, c’est la clé. Exposer ses arguments et écouter ceux des autres.</p>

<p>Par ailleurs, et pour achever ce billet, les témoins de Jéhovah ont une approche plus proche du protestantisme que l’on ne croit habituellement. Déjà, leur bible est la même que celle des protestants du point de vue du canon et comme chez les protestants, il n’y a ni saints ni culte à Marie.</p>

<p>Si vous souhaitez aller plus loin :</p>
<ul><li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9moins_de_J%C3%A9hovah" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">Page Wikipédia</a></li>
<li>Le <a href="https://www.jw.org/fr/" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">site officiel</a> des témoins de Jéhovah</li></ul>

<p>En conclusion, pour un chrétien, la tolérance et l’ouverture aux autres sont essentielles et dans cet esprit, un jour, j’irai assister à l’un de leurs cultes, histoire de voir et de me forger une opinion personnelle.</p>

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<p><i>Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.</p>

<p>Merci pour votre lecture. </i></p>

<p>Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte <a href="https://gayfr.social/@Eric_ours_polaire" target="_blank" rel="nofollow noopener">Mastodon</a> .</p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/les-temoins-de-jehovah-ces-chretiens-meconnus</guid>
      <pubDate>Thu, 05 Mar 2026 16:43:10 +0100</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Une journée dans le silence d&#39;une abbaye</title>
      <link>https://blogs.gayfr.social/journal-dun-libre-penseur-chretien/une-journee-dans-le-silence-dune-abbaye</link>
      <description>&lt;![CDATA[Sept fois par jour je te célèbre à cause de tes justes sentences. Ps.119,164 (Segond 21)&#xA;&#xA;Si vous avez déjà fait une retraite dans une abbaye, vous saurez déjà un peu comment cela se passe pour l’hôte et pour le moine mais si vous n’avez jamais séjourné en abbaye, je vous propose de jeter un petit coup d’œil en coulisses.&#xA;&#xA;Pour ce faire, et comme on ne parle bien que de ce que l’on connaît, je me baserai sur mon expérience et sur l’abbaye Saint-Maurice de Clervaux au Grand-Duché de Luxembourg. En effet, chaque abbaye a sa spécificité et l’organisation des offices peut (un petit peu) varier.&#xA;&#xA;Je me rappelle la toute première fois que j’effectuai un séjour en abbaye, c’était en mars 2012 et comme pour toute première fois, il y a un mélange entre une certaine appréhension et une certaine impatience aussi. Ce n’est pas anodin de ce couper du monde, ne fut-ce que quelques jours et la vie en abbaye, c’est une organisation particulière rythmée par les temps de prière.&#xA;&#xA;La situation de l’abbaye sur les hauteurs de la petite ville luxembourgeoise accentue encore cette coupure.&#xA;&#xA;Bien sûr, on arrive pas à l’improviste, enfin de manière générale car la règle de Saint-Benoît prévoit que l’on doit toujours se tenir prêt à accueillir quelqu’un qui frapperait à la porte du monastère et l’accueillir comme le Christ comme il est dit dans le chapitre 53 : Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ, car lui-même dira un jour :  J’ai demandé l’hospitalité et vous m’avez reçu. (Mt 25, 35)  À tous on témoignera l’honneur qui leur est dû, surtout aux proches dans la foi (l’expression domesticis fidei désigne ceux qui font tout particulièrement partie de la maison — domus — de l’Église, par exemple les clercs et les moines) (Ga 6, 10) et aux pèlerins. (traduction de Germain Morin et révisée par Philibert Schmitz, tout deux de l’abbaye de Maredsous en Belgique).&#xA;&#xA;En règle générale, il y a un portier, un moine chargé d’accueillir les hôtes et visiteurs, c’est le premier contact avec l’abbaye. Les communautés se réduisant parfois à peau de chagrin, cette fonction de portier peut parfois être partagée par un autre frère. Le portier informe alors le père hôtelier de votre arrivée et c’est ce dernier qui vous mènera à votre chambre et vous donnera les principales informations pour que votre séjour se passe pour le mieux. Dans la chambre, une feuille reprend l’horaire de la journée.&#xA;&#xA;Ce qui frappe de prime abord, c’est le silence qui règne dans ces grandes bâtisses.&#xA;&#xA;La chambre est sobrement aménagée : un lit d’une personne, une table de chevet, une petite garde-robe, un bureau, un fauteuil et une chaise au bureau. Un évier avec l’eau courante pour la toilette (les douches sont communes sauf pour deux chambres).&#xA;&#xA;Contrairement aux hôtes, les moines ont des tâches diverses et qui sont réparties entre les frères car l’abbaye, c’est une petite entreprise. Certains aident à la ferme, d’autres assurent le nettoyage de la partie réservée aux moines (aucune femme n’est tolérée dans cette partie!), d’autres encore s’occupent du magasin, de la vente de café (à l’époque) et de jus de pommes, etc…&#xA;&#xA;Avec le temps, il arrive que certains hôtes participent activement à la vie de l’abbaye en rendant des services et par cela, vivent un peu la vie des moines.&#xA;&#xA;Le déroulé de la journée&#xA;&#xA;Ainsi, après une première nuit où le seul bruit qui parvient, ce sont les trains qui passent dans la vallée, la sonnerie (une sonnette) retentit faiblement à cinq heures. Les yeux encore embrumés, il est grand temps de se préparer pour assister au premier office du jour qui début à 5 h 15 :&#xA;&#xA;Les vigiles&#xA;&#xA;C’est un office plus ou moins long divisé en deux parties, trois le dimanche. Selon le schéma utilisé pour la lecture du psautier monastique, le nombre de psaumes est différent mais le but est la récitation de l’entièreté des psaumes (150) sur la semaine et ce de semaine en semaine tout au long de la vie monastique.&#xA;&#xA;A Clervaux, les moines suivent le schéma B.&#xA;&#xA;Les toutes premières paroles sont “Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange” par trois fois et ensuite vient le psaume d’Invitatoire suivi d’une hymne. Seulement après, commence la récitation des psaumes. A la fin du Ier nocturne, un moine lit un passage assez long de l’écriture selon là aussi un schéma fixe qui se répète d’année en année.&#xA;&#xA;Après une courte pause, nouvelle récitation de quelques psaumes suivie d’une lecture patristique (un commentaire des pères de l’église le plus souvent) et d’un moment de silence et l’office est conclu par la prière du jour.&#xA;&#xA;Le dimanche, il y a un IIIe nocturne où sont récité des cantiques de l’ancien testament suivi de la lecture de l’évangile et du Gloire à Dieu (Hymne).&#xA;&#xA;Tout est réglé comme une partition de musique et gare aux fausses notes! Le moine qui aurait commis une faute ira se prosterner devant le père-abbé pour se faire pardonner.&#xA;&#xA;Après ce premier office, les moines vaquent à diverses occupation : aller chercher du lait frais  à la ferme, préparer les tables du petit-déjeuner, … le tout dans le plus grand silence car il n’est autorisé de parler qu’après le petit-déjeuner qui a lieu après le second office du jour à 7 h 30. Pour les hôtes, c’est au choix. Pour ma part, selon la saison, j’allais faire un tour dans les bois alentours au point du jour ce qui me permettait parfois de croiser le chemin d’un chevreuil ou alors lire un peu et quelques fois aussi simplement me recoucher un peu.&#xA;&#xA;Les laudes&#xA;&#xA;Cet office dure une bonne demi-heure et est récité en latin et s’ouvre, comme tous les autres offices du jour sauf Tierce et Complies par “Dieu, viens à mon aide; Seigneur à notre secours” suivi du Gloria Patri et d’une hymne. Viennent ensuite quelques psaumes, d’un cantique de l’ancien testament et un psaume de louange. Ensuite vient une lecture brève suivie d’un répons bref avant d’entamer le Benedictus qui sera lui même suivi de l’intercession, du Notre Père et de la prière finale. L’office s’achève par la phrase rituelle Bénissons le Seigneur, nous rendons grâce à Dieu (Benedicamus Domino, Deo Gratias).&#xA;&#xA;Après, les hôtes comme les moines vont prendre le petit-déjeuner, les moines au réfectoire, les hôtes à la salle à manger qui leur est réservée et en silence (du moins théoriquement).&#xA;&#xA;Après le petit-déjeuner, les moines vaquent à leurs occupations et les hôtes de nouveau ont quartier libre ou peuvent aussi participer aux tâches, comme débarrasser les tables et mettre la vaisselle dans le lave-vaisselle ou effectuer l’une ou l’autre tâche confiée par le père-hôtelier. Pour d’autres, qui sont étudiants, ils s’enferment dans leurs chambres pour réviser leurs cours surtout en période de blocus avant les examens de fin d’année par exemple. Quoiqu’il en soit, à 10 heures (à l’époque 10 h 30), c’est retour à l’église abbatiale pour l’office de Tierce et la messe conventuelle.&#xA;&#xA;Les petites heures&#xA;&#xA;C’est ainsi que se nomment les trois petits offices de Tierce, Sexte et None. A Clervaux, l’office de Tierce est intégré à l’eucharistie. Sexte et None sont deux petits office avant et après le repas de midi. Chacun de ces offices s’ouvre comme les Laudes, et se composent d’un ou deux psaumes selon la longueur de ceux-ci, suivi d’une lecture brève, d’un répons bref, du Notre Père (silencieux sauf la dernière phrase mais délivres-nous du mal) et de l’oraison et se clôture par le Benedicamus Domino. Ils sont chantés en français.&#xA;&#xA;Pour Tierce, intégré donc dans la messe, seuls les trois groupes de huit versets du très long Psaume 119 (118) sont récités.&#xA;&#xA;L’eucharistie&#xA;&#xA;L’eucharistie est un mix entre latin et français. Ainsi à 10 h 00 tapantes les moines entrent dans l’église en rang et entonnent l’introit, le chant d’introduction en quelque sorte. C’est un vestige de la messe d’avant le concile Vatican II. Ensuite les moines récitent l’office de Tierce composé de 24 versets du Psaume 119 (118), 32 le dimanche. Ensuite vient l’oraison et tout le canon de la messe catholique romaine : acte pénitentiel, lecture(s), évangile et l’eucharistie elle-même. Le Kyrie, l’Alleluia et le  Sanctus  sont chantés en latin. Le graduel est chant qui trouve sa place après la première lecture. Il y a encore le Tractus après l’Évangile du jour.&#xA;&#xA;On se reportera au Missel romain grégorien pour plus de détails.&#xA;&#xA;La messe s’achève vers 11 heures, un peu plus tard les dimanches et jours de fêtes de l’église catholique.&#xA;&#xA;Même sans être catholique, on se laisse entraîner par le chant grégorien qui invite à l’introspection et la méditation. La partie la plus compliquée pour moi a toujours été la consécration de l’hostie qui tient plus de la magie que d’autre chose dans mon esprit. Et cela m’a posé un problème dès le départ de mon parcours spirituel en 2012 mais j’ai fait avec tout le temps où j’étais membre de l’église catholique. Les protestants, eux, ne connaissent pas ce rite. Ils ont la sainte cène qui est, comme Jésus nous l’a demandé, un mémorial en sa mémoire. J’aurais l’occasion de revenir un jour en détail sur ce point précis. Néanmoins, je respecte ceux qui sont convaincus de la présence du Christ dans cette hostie mais je reste en retrait lors de la distribution, profitant de ce moment de silence pour fouiller au fond de mon âme. Après la messe, les moines reprennent leurs activités. A certains moments, il y a des enseignements mais je n’ai pas été aussi loin dans la découverte des coulisses mais je sais qu’il y a une salle du chapitre et je sais qu’il y a un téléviseur quelque part (j’ai appris son existence car le jour de l’élection du pape François, j’étais présent à l’abbaye).&#xA;&#xA;Après la messe, il y a une nouvelle période où l’on peut s’activer à d’autres tâches, lire, aller faire un tour au jardin, rendre visite aux poulailler ou encore s’entretenir avec un père si l’on en éprouve le désir. Lors de mes premières retraites et pendant mon noviciat d’oblature, j’avais régulièrement des entretiens avec le père responsable de la formation des novices et aussi maître de la schola.&#xA;&#xA;A 12 h 45, c’est l’office de Sexte suivi du repas de midi. Sauf exception, les hôtes prennent le repas avec les moines dans le réfectoire, dans le silence absolu. Seule la voix du moine lecteur résonne dans la grande salle. Lecture d’un livre, des audiences papales, … Le repas est précédé et suivi d’un court chant et d’une prière. La première fois, cela est déstabilisant et il faut apprendre à communiquer sans mot dire si l’on veut la salière ou autre chose. Les plats sont apportés en bout de table et se passent d’hôte en hôte. Il y a généralement un potage, un plat de viande, des légumes et un féculent. Un dessert est aussi prévu. Et les plats passent deux fois le tout sous l’œil du père-abbé qui l’air de rien scrute tout! Si un moine qui assure le service fait, par malheur, tomber un couvert, il ira s’agenouiller devant la table du père-abbé pour demander pardon. Cela ne rigole pas! Comme boisson, il n’y a que de l’eau sauf lors des grandes fêtes (Noël ou Pâques par exemple) où il y a du vin et du jus de pommes.&#xA;&#xA;Les femmes ne pouvant pas loger à l’hôtellerie de l’abbaye, celles-ci logent dans un bâtiment annexe et prennent leurs repas dans la salle des hôtes.&#xA;&#xA;Après le repas de midi, les hôtes se retrouvent à la salle à manger pour prendre le café tandis que les moines ont une récréation, le père hôtelier partage ce moment avec les hôtes. Certains moines voient leurs proches aussi à cette occasion. Bien sûr, qui dit repas, dit vaisselle et à tour de rôle, les hôtes qui le désirent se rendent au sous-sols dans les cuisines pour aider les moines occupés à cette tâche, c’est un moment privilégié où il est autorisé de parler plus ouvertement mais sobrement avec ces derniers.&#xA;&#xA;Après la récréation, il y a donc à 14 h 15 l’office de None. et ensuite, chacun retourne à ses activités et occupations. Pour les hôtes, c’est soit l’heure d’une sieste ou d’une promenade dans les campagnes environnantes ou en ville à Clervaux. Le prochain office étant les Vêpres qui ont lieu à 18 heures la semaine et 17 heures le dimanche.&#xA;&#xA;Les vêpres&#xA;&#xA;Peu avant 18 heures les cloches retentissent indiquant l’imminence des Vêpres, un office assez proche des Laudes dans sa structure. La différence notoire, le cantique est issu de ceux du nouveau testament et c’est le second des trois cantiques évangéliques qui est chanté, soit le Magnificat (pour rappel, le matin, c’est comme nous l’avons écrit plus haut, le Benedictus) L’office est, comme les Laudes, chanté en latin.&#xA;&#xA;Une courte pause permet d’aller se rafraîchir et de se préparer pour le souper qui a lieu à 19 h 30. Cela est tard mais c’est sans doute du au fait que l’abbaye de Clervaux fait partie de la congrégation de Solesmes et que certains moines et le père-abbé sont issus de l’abbaye française.&#xA;&#xA;Le repas du soir est un peu plus léger que celui de midi mais se compose aussi de potage, de légumes ou salade, un féculent et de protéines. Un dessert est aussi prévu et parfois un petit morceau de fromage. Comme à midi, c’est dans le silence que se prend le repas, ici aussi, seule la voix du lecteur se laisse entendre : lecture du martyrologe, de la règle de Saint-Benoît qui est lue en entier trois fois par an et suite des autres lectures. Seule exception, le dimanche soir, pas de lecture excepté les deux premiers points mais de la musique classique. Le repas du soir se prend avec les moines dans le réfectoire sauf le samedi soir, où les hôtes prennent leur repas dans la salle à manger qui leur est réservée. Le samedi, il est d’usage de manger des restes raccommodés. Pas de gaspillage alimentaire à l’abbaye!&#xA;&#xA;Après le repas du soir, les moines ont encore une courte récréation et aux alentours de 20 h 30 a lieu le dernier office de la journée :&#xA;&#xA;Les complies&#xA;&#xA;Cet office commence par l’acte de pénitence Je confesse à Dieu tout puissant…  suivi de l’hymne Te lucis ante terminum et d’un, deux ou trois psaumes selon leur longueur. S’ensuit une lecture brève et le répons bref In manus tuas Domine et s’enchaînera le cantique évangélique Nunc dimittis  précédé de l’antienne Salva nos et l’office s’achèvera par le Notre Père en silence sauf la dernière phrase et d’une oraison. Le père-abbé procédera à la bénédiction par aspersion et finalement l’office s’achèvera par l’antienne maria qui varie selon les temps liturgique. Pendant le temps ordinaire, c’est le Salve Regina qui est chanté, par exemple.&#xA;&#xA;Pour être complet, chaque psaume récité est précédé d’une antienne qui est répétée à la fin du psaume après le Gloria Patri qui lui aussi est dit à la fin de chaque psaume.&#xA;&#xA;Après cet ultime office, c’est le grand silence de nuit. Aucune parole n’est autorisée parmi les moines et les hôtes sont invités à suivre cette recommandation. Chacun regagne qui sa chambre, qui sa cellule (c’est ainsi que s’appellent les chambres des moines) et il ne reste plus qu’à profiter d’une bonne nuit de sommeil.&#xA;&#xA;Conclusion&#xA;&#xA;On l’aura vu, la vie monastique est réglée comme une partition de musique et aucune fausse note n’est tolérée. C’est assez déroutant pour ceux qui séjournent en abbaye la première fois mais on s’habitue vite à ce rythme en règle générale mais il arrive que certaines personnes soient angoissées face au silence prégnant l’atmosphère. Pour ma part, c’étaient à chaque fois des moments privilégiés pour me recentrer et faire le vide en moi. Je repartais toujours l’esprit plus léger et d’une autre manière que lorsque je fais une longue randonnée.&#xA;&#xA;Dans le monde ultra-connecté et tumultueux dans lequel nous évoluons de plus en plus, c’est aussi un répit bienvenu. Etre coupé ne fut-ce que 48 heures du monde est tout à fait bienfaisant pour l’esprit.&#xA;&#xA;En règle générale, les monastères acceptent chacun tel qu’il est et il ne faut pas forcément être catholique. Je me souviens d’un hôte qui venait du Royaume-Uni et qui était anglican (donc protestant) et qui appréciait le calme de l’abbaye.&#xA;&#xA;J’espère que cette évocation vous aura apporté un peu du calme monastique dans votre journée.&#xA;&#xA;La règle monastique de Benoît&#xA;&#xA;Si vous souhaitez lire la règle, voici un endroit où vous pourrez la lire en français ou en latin.&#xA;&#xA;La pensée du jour&#xA;&#xA;Les fous guérissent quelques fois mais les imbéciles jamais. (anonyme)&#xA;&#xA;hr&#xD;&#xA;iLes écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle. &#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Merci pour votre lecture. /i&#xD;&#xA;&#xD;&#xA;Si vous souhaitez réagir à ce blog, vous pouvez me contacter via mon compte a href=&#34;https://gayfr.social/@Ericourspolaire&#34; target=&#34;_blank&#34;Mastodon/a .]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<pre><code>Sept fois par jour je te célèbre à cause de tes justes sentences. Ps.119,164 (Segond 21)
</code></pre>

<p>Si vous avez déjà fait une retraite dans une abbaye, vous saurez déjà un peu comment cela se passe pour l’hôte et pour le moine mais si vous n’avez jamais séjourné en abbaye, je vous propose de jeter un petit coup d’œil en coulisses.</p>

<p>Pour ce faire, et comme on ne parle bien que de ce que l’on connaît, je me baserai sur mon expérience et sur l’abbaye Saint-Maurice de Clervaux au Grand-Duché de Luxembourg. En effet, chaque abbaye a sa spécificité et l’organisation des offices peut (un petit peu) varier.</p>

<p>Je me rappelle la toute première fois que j’effectuai un séjour en abbaye, c’était en mars 2012 et comme pour toute première fois, il y a un mélange entre une certaine appréhension et une certaine impatience aussi. Ce n’est pas anodin de ce <em>couper</em> du monde, ne fut-ce que quelques jours et la vie en abbaye, c’est une organisation particulière rythmée par les temps de prière.</p>

<p>La situation de l’abbaye sur les hauteurs de la petite ville luxembourgeoise accentue encore cette <em>coupure</em>.</p>

<p>Bien sûr, on arrive pas à l’improviste, enfin de manière générale car la règle de Saint-Benoît prévoit que l’on doit toujours se tenir prêt à accueillir quelqu’un qui frapperait à la porte du monastère et l’accueillir comme le Christ comme il est dit dans le chapitre 53 : <em><strong>Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ, car lui-même dira un jour :  J’ai demandé l’hospitalité et vous m’avez reçu. (Mt 25, 35)  À tous on témoignera l’honneur qui leur est dû, surtout aux proches dans la foi (l’expression domesticis fidei désigne ceux qui font tout particulièrement partie de la maison — domus — de l’Église, par exemple les clercs et les moines) (Ga 6, 10) et aux pèlerins.</strong> (traduction de Germain Morin et révisée par Philibert Schmitz, tout deux de l’abbaye de Maredsous en Belgique).</em></p>

<p>En règle générale, il y a un portier, un moine chargé d’accueillir les hôtes et visiteurs, c’est le premier contact avec l’abbaye. Les communautés se réduisant parfois à peau de chagrin, cette fonction de portier peut parfois être partagée par un autre frère. Le portier informe alors le père hôtelier de votre arrivée et c’est ce dernier qui vous mènera à votre chambre et vous donnera les principales informations pour que votre séjour se passe pour le mieux. Dans la chambre, une feuille reprend l’horaire de la journée.</p>

<p>Ce qui frappe de prime abord, c’est le silence qui règne dans ces grandes bâtisses.</p>

<p>La chambre est sobrement aménagée : un lit d’une personne, une table de chevet, une petite garde-robe, un bureau, un fauteuil et une chaise au bureau. Un évier avec l’eau courante pour la toilette (les douches sont communes sauf pour deux chambres).</p>

<p>Contrairement aux hôtes, les moines ont des tâches diverses et qui sont réparties entre les frères car l’abbaye, c’est une petite entreprise. Certains aident à la ferme, d’autres assurent le nettoyage de la partie réservée aux moines (aucune femme n’est tolérée dans cette partie!), d’autres encore s’occupent du magasin, de la vente de café (à l’époque) et de jus de pommes, etc…</p>

<p>Avec le temps, il arrive que certains hôtes participent activement à la vie de l’abbaye en rendant des services et par cela, vivent un peu la vie des moines.</p>

<h2 id="le-déroulé-de-la-journée">Le déroulé de la journée</h2>

<p>Ainsi, après une première nuit où le seul bruit qui parvient, ce sont les trains qui passent dans la vallée, la sonnerie (une sonnette) retentit faiblement à cinq heures. Les yeux encore embrumés, il est grand temps de se préparer pour assister au premier office du jour qui début à 5 h 15 :</p>

<h3 id="les-vigiles">Les vigiles</h3>

<p>C’est un office plus ou moins long divisé en deux parties, trois le dimanche. Selon le schéma utilisé pour la lecture du psautier monastique, le nombre de psaumes est différent mais le but est la récitation de l’entièreté des psaumes (150) sur la semaine et ce de semaine en semaine tout au long de la vie monastique.</p>

<p>A Clervaux, les moines suivent le schéma B.</p>

<p>Les toutes premières paroles sont “Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange” par trois fois et ensuite vient le psaume d’<em>Invitatoire</em> suivi d’une hymne. Seulement après, commence la récitation des psaumes. A la fin du Ier nocturne, un moine lit un passage assez long de l’écriture selon là aussi un schéma fixe qui se répète d’année en année.</p>

<p>Après une courte pause, nouvelle récitation de quelques psaumes suivie d’une lecture <em>patristique</em> (un commentaire des pères de l’église le plus souvent) et d’un moment de silence et l’office est conclu par la prière du jour.</p>

<p>Le dimanche, il y a un IIIe nocturne où sont récité des cantiques de l’ancien testament suivi de la lecture de l’évangile et du <em>Gloire à Dieu (Hymne)</em>.</p>

<p>Tout est réglé comme une partition de musique et gare aux fausses notes! Le moine qui aurait commis une <em>faute</em> ira se prosterner devant le père-abbé pour se faire pardonner.</p>

<p>Après ce premier office, les moines vaquent à diverses occupation : aller chercher du lait frais  à la ferme, préparer les tables du petit-déjeuner, … le tout dans le plus grand silence car il n’est autorisé de parler qu’après le petit-déjeuner qui a lieu après le second office du jour à 7 h 30. Pour les hôtes, c’est au choix. Pour ma part, selon la saison, j’allais faire un tour dans les bois alentours au point du jour ce qui me permettait parfois de croiser le chemin d’un chevreuil ou alors lire un peu et quelques fois aussi simplement me recoucher un peu.</p>

<h3 id="les-laudes">Les laudes</h3>

<p>Cet office dure une bonne demi-heure et est récité en latin et s’ouvre, comme tous les autres offices du jour sauf <strong>Tierce</strong> et <strong>Complies</strong> par “Dieu, viens à mon aide; Seigneur à notre secours” suivi du <em>Gloria Patri</em> et d’une hymne. Viennent ensuite quelques psaumes, d’un cantique de l’ancien testament et un psaume de louange. Ensuite vient une lecture brève suivie d’un répons bref avant d’entamer le <em>Benedictus</em> qui sera lui même suivi de l’intercession, du Notre Père et de la prière finale. L’office s’achève par la phrase rituelle <em>Bénissons le Seigneur, nous rendons grâce à Dieu</em> (Benedicamus Domino, Deo Gratias).</p>

<p>Après, les hôtes comme les moines vont prendre le petit-déjeuner, les moines au réfectoire, les hôtes à la salle à manger qui leur est réservée et en silence (du moins théoriquement).</p>

<p>Après le petit-déjeuner, les moines vaquent à leurs occupations et les hôtes de nouveau ont <em>quartier libre</em> ou peuvent aussi participer aux tâches, comme débarrasser les tables et mettre la vaisselle dans le lave-vaisselle ou effectuer l’une ou l’autre tâche confiée par le père-hôtelier. Pour d’autres, qui sont étudiants, ils s’enferment dans leurs chambres pour réviser leurs cours surtout en période de blocus avant les examens de fin d’année par exemple. Quoiqu’il en soit, à 10 heures (à l’époque 10 h 30), c’est retour à l’église abbatiale pour l’office de Tierce et la messe conventuelle.</p>

<h3 id="les-petites-heures">Les petites heures</h3>

<p>C’est ainsi que se nomment les trois petits offices de Tierce, Sexte et None. A Clervaux, l’office de Tierce est intégré à l’eucharistie. Sexte et None sont deux petits office avant et après le repas de midi. Chacun de ces offices s’ouvre comme les Laudes, et se composent d’un ou deux psaumes selon la longueur de ceux-ci, suivi d’une lecture brève, d’un répons bref, du Notre Père (silencieux sauf la dernière phrase <em>mais délivres-nous du mal</em>) et de l’oraison et se clôture par le <em>Benedicamus Domino.</em> Ils sont chantés en français.</p>

<p>Pour Tierce, intégré donc dans la messe, seuls les trois groupes de huit versets du très long Psaume 119 (118) sont récités.</p>

<h3 id="l-eucharistie">L’eucharistie</h3>

<p>L’eucharistie est un mix entre latin et français. Ainsi à 10 h 00 tapantes les moines entrent dans l’église en rang et entonnent l’<em>introit</em>, le chant d’introduction en quelque sorte. C’est un vestige de la messe d’avant le concile Vatican II. Ensuite les moines récitent l’office de Tierce composé de 24 versets du Psaume 119 (118), 32 le dimanche. Ensuite vient l’oraison et tout le canon de la messe catholique romaine : acte pénitentiel, lecture(s), évangile et l’eucharistie elle-même. Le <em>Kyrie, l’Alleluia</em> et le  <em>Sanctus</em>  sont chantés en latin. Le <em>graduel</em> est chant qui trouve sa place après la première lecture. Il y a encore le <em>Tractus</em> après l’Évangile du jour.</p>

<p>On se reportera au Missel romain grégorien pour plus de détails.</p>

<p>La messe s’achève vers 11 heures, un peu plus tard les dimanches et jours de fêtes de l’église catholique.</p>

<p>Même sans être catholique, on se laisse entraîner par le chant grégorien qui invite à l’introspection et la méditation. La partie la plus compliquée pour moi a toujours été la consécration de l’hostie qui tient plus de la magie que d’autre chose dans mon esprit. Et cela m’a posé un problème dès le départ de mon parcours spirituel en 2012 mais j’ai fait avec tout le temps où j’étais membre de l’église catholique. Les protestants, eux, ne connaissent pas ce rite. Ils ont la sainte cène qui est, comme Jésus nous l’a demandé, un mémorial en sa mémoire. J’aurais l’occasion de revenir un jour en détail sur ce point précis. Néanmoins, je respecte ceux qui sont convaincus de la présence du Christ dans cette hostie mais je reste en retrait lors de la distribution, profitant de ce moment de silence pour fouiller au fond de mon âme. Après la messe, les moines reprennent leurs activités. A certains moments, il y a des enseignements mais je n’ai pas été aussi loin dans la découverte des coulisses mais je sais qu’il y a une salle du chapitre et je sais qu’il y a un téléviseur quelque part (j’ai appris son existence car le jour de l’élection du pape François, j’étais présent à l’abbaye).</p>

<p>Après la messe, il y a une nouvelle période où l’on peut s’activer à d’autres tâches, lire, aller faire un tour au jardin, rendre visite aux poulailler ou encore s’entretenir avec un père si l’on en éprouve le désir. Lors de mes premières retraites et pendant mon noviciat d’oblature, j’avais régulièrement des entretiens avec le père responsable de la formation des novices et aussi maître de la <em>schola</em>.</p>

<p>A 12 h 45, c’est l’office de Sexte suivi du repas de midi. Sauf exception, les hôtes prennent le repas avec les moines dans le réfectoire, dans le silence absolu. Seule la voix du moine lecteur résonne dans la grande salle. Lecture d’un livre, des audiences papales, … Le repas est précédé et suivi d’un court chant et d’une prière. La première fois, cela est déstabilisant et il faut apprendre à communiquer sans mot dire si l’on veut la salière ou autre chose. Les plats sont apportés en bout de table et se passent d’hôte en hôte. Il y a généralement un potage, un plat de viande, des légumes et un féculent. Un dessert est aussi prévu. Et les plats passent deux fois le tout sous l’œil du père-abbé qui l’air de rien scrute tout! Si un moine qui assure le service fait, par malheur, tomber un couvert, il ira s’agenouiller devant la table du père-abbé pour demander pardon. Cela ne rigole pas! Comme boisson, il n’y a que de l’eau sauf lors des grandes fêtes (Noël ou Pâques par exemple) où il y a du vin et du jus de pommes.</p>

<p>Les femmes ne pouvant pas loger à l’hôtellerie de l’abbaye, celles-ci logent dans un bâtiment annexe et prennent leurs repas dans la salle des hôtes.</p>

<p>Après le repas de midi, les hôtes se retrouvent à la salle à manger pour prendre le café tandis que les moines ont une récréation, le père hôtelier partage ce moment avec les hôtes. Certains moines voient leurs proches aussi à cette occasion. Bien sûr, qui dit repas, dit vaisselle et à tour de rôle, les hôtes qui le désirent se rendent au sous-sols dans les cuisines pour aider les moines occupés à cette tâche, c’est un moment privilégié où il est autorisé de parler plus ouvertement mais sobrement avec ces derniers.</p>

<p>Après la récréation, il y a donc à 14 h 15 l’office de None. et ensuite, chacun retourne à ses activités et occupations. Pour les hôtes, c’est soit l’heure d’une sieste ou d’une promenade dans les campagnes environnantes ou en ville à Clervaux. Le prochain office étant les Vêpres qui ont lieu à 18 heures la semaine et 17 heures le dimanche.</p>

<h3 id="les-vêpres">Les vêpres</h3>

<p>Peu avant 18 heures les cloches retentissent indiquant l’imminence des Vêpres, un office assez proche des Laudes dans sa structure. La différence notoire, le cantique est issu de ceux du nouveau testament et c’est le second des trois cantiques évangéliques qui est chanté, soit le <em>Magnificat</em> (pour rappel, le matin, c’est comme nous l’avons écrit plus haut, le <em>Benedictus</em>) L’office est, comme les Laudes, chanté en latin.</p>

<p>Une courte pause permet d’aller se rafraîchir et de se préparer pour le souper qui a lieu à 19 h 30. Cela est tard mais c’est sans doute du au fait que l’abbaye de Clervaux fait partie de la congrégation de Solesmes et que certains moines et le père-abbé sont issus de l’abbaye française.</p>

<p>Le repas du soir est un peu plus léger que celui de midi mais se compose aussi de potage, de légumes ou salade, un féculent et de protéines. Un dessert est aussi prévu et parfois un petit morceau de fromage. Comme à midi, c’est dans le silence que se prend le repas, ici aussi, seule la voix du lecteur se laisse entendre : lecture du martyrologe, de la règle de Saint-Benoît qui est lue en entier trois fois par an et suite des autres lectures. Seule exception, le dimanche soir, pas de lecture excepté les deux premiers points mais de la musique classique. Le repas du soir se prend avec les moines dans le réfectoire sauf le samedi soir, où les hôtes prennent leur repas dans la salle à manger qui leur est réservée. Le samedi, il est d’usage de manger des restes raccommodés. Pas de gaspillage alimentaire à l’abbaye!</p>

<p>Après le repas du soir, les moines ont encore une courte récréation et aux alentours de 20 h 30 a lieu le dernier office de la journée :</p>

<h3 id="les-complies">Les complies</h3>

<p>Cet office commence par l’acte de pénitence <em>Je confesse à Dieu tout puissant…</em>  suivi de l’hymne <em>Te lucis ante terminum</em> et d’un, deux ou trois psaumes selon leur longueur. S’ensuit une lecture brève et le répons bref <em>In manus tuas Domine</em> et s’enchaînera le cantique évangélique <em>Nunc dimittis</em>  précédé de l’antienne <em>Salva nos</em> et l’office s’achèvera par le Notre Père en silence sauf la dernière phrase et d’une oraison. Le père-abbé procédera à la bénédiction par aspersion et finalement l’office s’achèvera par l’antienne maria qui varie selon les temps liturgique. Pendant le temps ordinaire, c’est le <em>Salve Regina</em> qui est chanté, par exemple.</p>

<p>Pour être complet, chaque psaume récité est précédé d’une antienne qui est répétée à la fin du psaume après le <em>Gloria Patri</em> qui lui aussi est dit à la fin de chaque psaume.</p>

<p>Après cet ultime office, c’est le grand silence de nuit. Aucune parole n’est autorisée parmi les moines et les hôtes sont invités à suivre cette recommandation. Chacun regagne qui sa chambre, qui sa cellule (c’est ainsi que s’appellent les chambres des moines) et il ne reste plus qu’à profiter d’une bonne nuit de sommeil.</p>

<h2 id="conclusion">Conclusion</h2>

<p>On l’aura vu, la vie monastique est réglée comme une partition de musique et aucune fausse note n’est tolérée. C’est assez déroutant pour ceux qui séjournent en abbaye la première fois mais on s’habitue vite à ce rythme en règle générale mais il arrive que certaines personnes soient angoissées face au silence prégnant l’atmosphère. Pour ma part, c’étaient à chaque fois des moments privilégiés pour me recentrer et faire le vide en moi. Je repartais toujours l’esprit plus léger et d’une autre manière que lorsque je fais une longue randonnée.</p>

<p>Dans le monde ultra-connecté et tumultueux dans lequel nous évoluons de plus en plus, c’est aussi un répit bienvenu. Etre coupé ne fut-ce que 48 heures du monde est tout à fait bienfaisant pour l’esprit.</p>

<p>En règle générale, les monastères acceptent chacun tel qu’il est et il ne faut pas forcément être catholique. Je me souviens d’un hôte qui venait du Royaume-Uni et qui était anglican (donc protestant) et qui appréciait le calme de l’abbaye.</p>

<p>J’espère que cette évocation vous aura apporté un peu du calme monastique dans votre journée.</p>

<h3 id="la-règle-monastique-de-benoît">La règle monastique de Benoît</h3>

<p>Si vous souhaitez lire la règle, <a href="https://la.regle.org" title="Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet" rel="nofollow">voici un endroit où vous pourrez la lire en français ou en latin</a>.</p>

<h2 id="la-pensée-du-jour">La pensée du jour</h2>

<p>Les fous guérissent quelques fois mais les imbéciles jamais. (anonyme)</p>

<hr>

<p><i>Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.</p>

<p>Merci pour votre lecture. </i></p>

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      <pubDate>Mon, 02 Mar 2026 15:35:07 +0100</pubDate>
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