Journal d'un libre-penseur chrétien

Histoires et réflexions sur la spiritualité

Introduction

La Bible, voilà bien un ouvrage complexe à bien des égards! Déjà, ce n’est pas un livre à proprement parlé mais plutôt une collection de livres. Bible est un terme générique qui vient du grec Biblia et qui signifie les livres.

Ensuite, il en existe des versions et des traductions nombreuses et diverses et elle n’est pas la même pour les catholiques, les protestants et les orthodoxes! Bref, un sacré mic-mac!

Ce qui est certain, c’est que c’est le livre le plus vendu et le plus lu au monde et qu’elle est traduite dans presque toutes les langues.

Dans ce billet, je vais essayer de démystifier tout cela et je profite de ce que commence ce premier mars le mois de la bible à l’initiative de l’alliance biblique française.

Le canon

Commençons par nous intéresser au canon biblique qui, comme je l’ai écrit ci-avant, est différent pour les catholiques, les protestants et les orthodoxes et forcément aussi pour la version hébraïque.

La bible hébraïque ne contient que l’ancien testament et se compose de 39 livres divisés en quatre grandes catégories : la Torah (la Loi de Moïse), Les prophètes (il y a les trois principaux et les douze petits prophètes), les écrits historiques et les livres de sagesse et poétiques (Psaumes, Cantique des Cantique, …)

La bible protestante reprend le même canon pour l’ancien testament auquel s’ajoute le Nouveau Testament composé de 27 livres.

La bible catholique reprend le même canon pour le Nouveau Testament mais il y a 10 livres dits deutérocanoniques. Ces dix livres supplémentaires sont des textes plus récents et qui ont été rédigés en grec et non en hébreux ou araméen. Ces dix livres sont considérés comme apocryphes par les protestants.

La bible orthodoxe reprend l’ensemble du canon biblique catholique auquel s’ajoutent 6 livres supplémentaires (dont l’un d’eux est un unique Psaume numéroté 151).

Les écrits apocryphes

Outre les livres deutérocanoniques évoqués ci-avant, il existe toute une collection de textes qui n’ont été repris dans aucun canon. Ces écrits dits apocryphes ne sont pas des faux ou des mensonges mais ceux qui ont fixé jadis le canon (et cela a pris des siècles) ne les ont pas jugés conformes mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas intéressants à lire. On peut trouver quelques-uns de ces apocryphes dont des évangiles dans un petit opus de la collection points sagesse. Pour qui voudrait aller plus loin, la collection de la Pléiade propose plusieurs volumes consacrés à cette thématique en deux volumes.

A côté de cela, il y aussi les écrits gnostiques dont l’évangile de Thomas, de Philippe ou de Vérité par exemple. Egalement disponible à la Pléiade. Ces écrits sont issus de la fameuse bibliothèque de Nag Hammadi (12 livres rédigés en copte sur papyrus) trouvés tout à fait par hasard en 1945 en Haute-Egypte. L’évangile de Thomas excite les passions depuis sa découverte et pourrait, selon certains, être la fameuse source “Q” (pour Quelle=Source en allemand) qui serait la base des trois évangiles synoptiques (Luc, Matthieu et Marc) mais il n’y a pas de consensus à ce stade.

De quand date la bible?

Là, ça devient encore plus compliqué mais il existe un certain consensus : pour l’Ancien Testament, la fixation des écrits s’étalerait entre les VIIIe et le IIIe siècle avant notre ère pour faire simple. Récemment, j’ai lu que le livre de Job serait un des plus anciens livres de la Bible. Pour le Nouveau Testament, les écrits datent du Ier et du début du IIe siècle de notre ère.

Traductions, trahisons?

Depuis les premiers temps, la Bible a été traduite, en grec d’abord pour certaines parties de l’ancien testament (version de la Septante) et puis en latin. Pendant de nombreux siècle, la vulgate en latin était la version de référence.

Si des traductions en langues vernaculaires voient partiellement le jour, le Pape Innocent III s’oppose à la traduction de la Bible. Cependant, les rois de France possèdent des versions en français dès le XIIIe siècle.

Il faut attendre le XVIe siècle pour voir apparaître des versions traduites en français. La plus ancienne étant celle de Lefèvre d’Etaples traduite du latin entre 1523 et 1528. Luther, lui, sera le premier à proposer une traduction à partir des textes originaux en hébreux ou en grec.

Depuis lors, la Bible a été traduite et adaptée au langage de l’époque.

Depuis plusieurs années déjà, la Bible liturgique francophone a été entièrement revue et propose une nouvelle traduction, fruit du travail d’un groupe d’experts. Plus récemment encore, une nouvelle version œcuménique a vu le jour. Connue comme la Bible TOB (Traduction Œcuménique de la Bible) elle entend s’adresser à tous les chrétiens : catholiques, protestants et orthodoxes. Il existe une version reprenant l’ensemble des trois canons.

Aujourd’hui, on peut trouver des Bibles en français courant, en français simplifié qui permettent un accès plus aisé à l’écriture. Il existe des versions de langage élevé ou soutenu plus difficiles à lire. Chaque version s’adresse à un public différent et lors de l’achat d’une Bible, il est important de la feuilleter avant de l’acheter pour faire un choix éclairé qui nous convienne. Heureusement, grâce à l’Internet, il est possible de consulter et même de comparer différentes versions sur de nombreux sites qui proposent la lecture en ligne de la Bible. C’est notamment le cas sur le site de l’alliance biblique.

Personnellement, je possède plusieurs versions et plusieurs traductions dont certaines assez anciennes. Une de mes préférées reste la Bible Louis Segond 1910 ou sa version moderne (Segond 21). La société biblique de Genève propose même une application pour smartphone (et aussi sur PC) et si l’on crée un compte, on peut l’utiliser comme bible d’étude en ajoutant des notes ou en surlignant des passages qui nous parlent.

Je termine par un mot sur la Bible qu’utilise les témoins de Jéhovah : elle possède le même canon que la Bible protestante et est aussi consultable en ligne. Cette traduction porte le nom de nouveau monde.

Conclusion

Comme nous avons pu le voir dans ce billet, la Bible, c’est toute une histoire et les versions et traductions sont nombreuses. Peut-être que la lecture de ce billet aura éveillé votre curiosité et vous aura donné envie d’y jeter un coup d’œil.

La lecture de la Bible est un acte hautement personnel et c’est une des raisons pour lesquelles j’aime le protestantisme (libéral). Il n’impose pas au contraire du catholicisme des lectures provenant du lectionnaire liturgique, lectures imposées qui n’incitent pas le croyant à explorer toute la richesse de la Bible, selon moi. Le protestant est invité à lire la Bible, un peu tout les jours et dans son entièreté; c’est pourquoi il existe des plans de lecture pour la lire en entier sur 1 an ou sur 8 ans, on a que l’embarras du choix.

C’est par la méditation, que l’on appelle Lectio Divina que l’on peut, parfois, atteindre un niveau de compréhension que l’on ne soupçonnait pas mais notre vie, notre expérience passée a plus que certainement une influence sur la manière dont nous percevons le texte que nous lisons.

Et surtout, ne vous forcez pas, si l’envie n’y est pas, ce n’est pas grave, c’est que ce n’est pas le bon moment mais je vous souhaite, à vous aussi qui me lisez, d’avoir un jour cette rencontre qui, pour moi, semblait improbable voire impossible!

Références et liens

La pensée du jour

Ne vous tracassez pas de ce que les gens pensent de vous, car ils ne pensent pas à vous et se demandent seulement ce que vous pensez d’eux.

Une idée de Newsletter

L’œil de la réforme propose du lundi au vendredi un libre propos protestant sur l’actualité.

Un exemple de ce à quoi vous pouvez vous attendre (bouton pour vous abonner si cela vous intéresse en bas de page) : œil de la Réforme


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Merci pour votre lecture.

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Celui dont Jésus est la maladie ne saurait guérir 

Cette petite phrase se trouve sur une miniature ancienne que j’avais trouvée à l’abbaye de Clervaux par hasard et est attribuée à cette figure importante du soufisme, le courant ésotérique de l’Islam.

Il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité! Ibn 'Arabī? Un musulman qui parle de Jésus? Cela me paraissait étrange à l’époque de cette découverte car, je dois bien l’avouer, comme beaucoup, ma connaissance de l’Islam était quasi nulle. Je savais bien que le Coran était le livre sacré de l’Islam, qu’il contenait des sourates et qu’il avait été rédigé par le Prophète directement inspiré de Dieu au VIIe siècle mais ma connaissance se limitait à cela.

Je ne peux pas dire que je sois devenu un spécialiste de l’Islam, ce serait faire preuve de présomption impardonnable mais j’ai cherché à en savoir plus.

Je me souviendrai toujours du regard de la libraire à Arlon où j’avais demandé s’ils avaient le Coran dans une période où l’Islam était vu comme la religion de terroristes sanguinaires. Fidèle à ma volonté d’ouverture aux autres et à ma liberté de me faire une opinion par moi-même, j’achetai donc un exemplaire publié au livre de Poche qui publie la traduction de Malek Chebel. L’auteur, anthropologue à la Sorbonne, d’origine algérienne est un grand spécialiste de l’Islam et a des avis tranchés sur la religion islamique. Il a aussi rédigé une dictionnaire encyclopédique du Coran qui est bien nécessaire pour affronter le livre sacré qui est, pour un non-musulman, difficile à appréhender.

Une lecture pleine de surprises

La première surprise, et elle est de taille, c’est le nombre de fois dont le nom de Jésus (Issa dans le Coran) revient dans les sourates et ce n’est guère étonnant puisque pour les musulmans, Jésus, est un très grand prophète mais pas l’ultime par qui tout est accompli. Ce rôle est tenu par Muhammad, le fondateur de l’Islam à qui Dieu a dicté le Coran. Jésus est donc une figure importante en Islam mais pour les musulmans, il n’est pas mort sur la croix et n’est pas ressuscité. Mais sans Jésus, la croyance d’un musulman n’est pas complète. Jésus est vu dans le Coran comme un messager de Dieu.

Marie (Maryam), la mère de Jésus est aussi mentionnée un certain nombre de fois et est la seule femme citée par son nom dans le Coran.

Et bien sûr, on retrouve Abraham et Moïse ce qui en soit n’est pas tellement étrange puisque l’Islam est une religion dite abrahamique puisque l’Islam se revendique de l’héritage d’Abraham (dans le Coran, il s’appelle Ibrahim).

Comme le christianisme ou le judaïsme, il existe plusieurs courants dans l’Islam et il existe même un courant libéral (nous aurons l’occasion d’y revenir une autre fois).

Pour aller plus loin, et parmi les sites trouvés et consultés on pourra consulter :

Ibn 'Arabī

Le grand maître soufi, né à Murcie en 1165 et mort à Damas en 1240 est la figure majeure du soufisme, ce courant mystique et ésotérique de l’Islam qui vise la purification de l’âme pour se rapprocher de Dieu.

Auteur d’environ 850 oeuvres, il est aussi une autorité dans l’Islam et aurait même inspiré Dante pour sa divine comédie.

Et chez Ibn 'Arabī, Jésus occupe une place très importante dans ses écrits et dans sa mystique.

Pour lire une biographie plus complète, voir la page [Wikipédia](https://fr.wikipedia.org/wiki/IbnArabi “Clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet”)_ qui lui est consacrée et si vous voulez en savoir plus sur le soufisme, c’est par ici.

Idée de lecture

Si cet article a éveillé votre curiosité, sachez que la collection Spiritualités vivantes chez Albin Michel, propose plusieurs ouvrages d’Ibn 'Arabī.

La pensée du jour

Dorénavant, à la fin du billet, je citerai une pensée trouvée ci ou là, ou encore issue de ma réflexion comme c’est le cas aujourd’hui:

La peur de l’autre est souvent le fruit de la méconnaissance.

Je termine par une anecdote en rapport avec cette pensée : il y a quelques années, il y avait une vidéo qui circulait sur l’internet où deux néerlandais avaient recouvert une bible d’une couverture mentionnant Coran. Ils avaient aussi sélectionné des passages particulièrement violents et dérangeants de l’ancien testament où il est question d’un Dieu guerrier, d’inceste, de fratricide, … et avaient montré ces passages à des personnes au hasard dans la rue pour recueillir leur réaction et inévitablement, les personnes interrogées se sentaient confortées que l’Islam était une religion violente mais quelle n’était pas leur surprise lorsque les deux enquêteurs leur dévoilait le pot aux roses! Bien sûr, les organisations terroristes qui ont commis des attentats sanglants et des actes cruels que ce soient les attentats du WTC, de Paris ou de Bruxelles ou les exactions de l’EI ont contribué à cette image très négative de l’Islam et sans doute à l’origine de sa diabolisation… mais souvent, c’est simplement la peur de l’autre et de la différence qui nous empêche de nous ouvrir aux autres.


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Si il est un épisode connu de tous ou presque, c’est bien celui du déluge et de l’arche de Noé et pourtant, ce récit raconté dans le livre de la Genèse de la Bible est sans doute fortement inspiré d’un récit beaucoup plus ancien et né en Mésopotamie.

En effet, l’épopée de Gilgamesh raconte une histoire semblable en de nombreux points avec le récit biblique, comme par exemple :

  • la punition de l’humanité pour avoir désobéi à la divinité,
  • la construction d’une arche pour sauver une partie de la création,
  • le lâcher d’une colombe pour voir si les eaux se sont retirées.

Ce texte découvert et décrypté en 1870 par Georges Smith, graveur au British Museum et devenu assyriologue a déchiffrer quasi seul l’écriture cunéiforme qui raconte ce récit sur des tablettes en argile.

Il y a quelques années, j’avais lu l’excellent ouvrage d’Irving Finkel, lui même conservateur au même British Museum et spécialiste de la Mésopotamie ancienne, qui s’intitulait : L’arche avant Noé.

Un livre imposant et parfois un peu ardu pour le lecteur mais passionnant pour qui s’intéresse au sujet.

Ce qui m’avait frappé, c’était son analyse de l’arche en elle-même qui est loin des représentations habituelles que l’on s’en fait. Et le summum est atteint lorsqu’il nous dévoile que le genre d’embarcation qu’a du être l’arche, en la (re)construisant en se basant sur le texte mésopotamien! Et ce genre d’embarcation n’est pas une fantaisie car des embarcations similaires ont été utilisées au moyen-orient, sur le Tigre notamment, jusqu’au début du XXe siècle!

Mythe ou événement réel, le déluge? Ce qui est certain, c’est qu’il a du se produire un phénomène cataclysmique majeur qui a marqué les esprits et s’est transmis de génération en génération et a inspiré de nombreux récits.

Il faut savoir aussi que lors de la déportation des hébreux de Jérusalem à Babylone, les exilés forcés ont été en contact avec la culture mésopotamienne et autre détail qui a son importance, les textes de l’ancien testament ont été fixés vers le VIe/Ve siècle avant notre ère. Ce sont des éléments à toujours garder en mémoire car une oeuvre, quelqu’elle soit est presque toujours influencée par la culture de l’endroit de sa rédaction et l’époque dans laquelle elle est écrite.

En dehors de la vérité historique, il y a l’interprétation faite par les religions de ce genre d’événement et un peu à l’instar d’une fable, il y a une morale à la clé.

Avec un peu d’audace, je pourrais dire que ce récit est encore actuel : les humains que nous sommes; ne se comportent pas bien avec la planète et tout ce qu’elle contient et nos activités égoïstes à l’égard des autres conduisent à modifier fondamentalement le climat, ce qui finit par avoir des impacts de plus en plus visibles sur nos vies! Point besoin de divinité pour nous punir, nous nous punissons nous même puisque nous mettons en péril notre existence même sur cette planète! Et un des phénomènes récurent de ce dérèglement climatique est des précipitations de plus en plus abondantes conduisant à des inondations toujours plus graves.

Voilà donc un récit que nous devrions méditer, me semble-t-il car, personnellement, j’y trouve pas mal d’écho avec ce que nous vivons en fin de compte.

Pour aller plus loin


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Comme je l’ai écrit dans la seconde partie de l’introduction de ce blog, mon parcours spirituel est tout sauf un chemin rectiligne et plat et suscite toujours des questionnements intérieurs car si les choses étaient simple dans notre monde, ça se saurait. J’envie parfois celles et ceux qui vivent de certitudes mais cela passe très vite lorsque je vois les affres que cela produit lorsque l’on vit de certitudes ou que l’on suit des personnes prétendant détenir la vérité absolue.

Pour certaines et certains, il est impossible d’être à la fois libre-penseur et croyant. Encore faut-il être d’accord sur ce que l’on entend par croyant. Est-ce croire à un divinité toute puissante qui régente ma vie et me juge en permanence? Est-ce croire à des dogmes et des vérités proclamées par des humains qui se considèrent supérieurs à la masse et les suivre sans se poser de question? Ou bien, est-ce croire à la possibilité d’une force créatrice qui aurait rendu possible la vie dans sa diversité telle que nous la connaissons?

Je peux clairement répondre non aux deux premières question. Pour la troisième question, je n’ai pas à ce stade de réponse.

Même si j’ai eu des périodes de doutes, de colère face aux institutions religieuses, la spiritualité n’a jamais déserté mon esprit. Je me suis un peu tourné vers les spiritualités orientales mais si elles sont parfois proches du christianisme, elles sont en même temps éloignées.

De plus, on efface pas le passé, on vit avec et on le voit avec des yeux constamment nouveaux à la lumière de l’évolution de nos vies.

Lorsque j’ai découvert le protestantisme libéral, j’ai été séduit par le côté dépouillé de la foi et par sa théologie qui invite à faire usage de sa raison.

Et la définition de Dieu qui n’en est pas une me plaît assez :

Le protestantisme libéral affirme l'existence de Dieu. Esprit et Vérité, Dieu se situe au centre de notre être, de notre vie.
Les mots sont insuffisants pour définir Dieu; ils peuvent même le trahir. Le protestantisme libéral reste prudent face aux dogmes et formules de confession de foi qui, comme les symboles, ont une valeur toute relative.

Pour ce qui est de la foi, cela correspond assez bien à ma conception aussi ainsi que cela est expliqué bien mieux que je ne pourrais le faire moi-même dans cet article reprenant le manifeste de l’union protestante libérale de Genève et en particulier le point 6 consacré à la foi.

Enfin, ce qui me plaît dans le protestantisme libéral, c’est le fait qu’il entend s’ancrer dans la société actuelle avec toutes ses facettes et non pas dans un passé idéalisé et vers lequel il faudrait revenir.

J’en suis là aujourd’hui. J’aimerai participer au culte mais il n’y a point de paroisse protestante libérale dans ma région et la seule expérience vécue dans un temple protestant dans ma ville a été plutôt négative… Peut-être devrais-je retenter l’expérience?

Quoi qu’il en soit, la seule chose dont je suis convaincu c’est que l’ouverture aux autres et au monde, l’amour et le respect du prochain (et dans mon cas, ça ne se limite pas aux humains mais à toute la création), la tolérance sont et resteront les piliers de mon parcours de vie.

Est-ce la fin de mon parcours spirituel? Bien malin qui pourrait le prétendre et moi-même, je n’en sais rien et ça n’est pas le plus important à mes yeux.


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Remarque préliminaire : cet article n’a pas été écrit en rapport avec les événements récents à Lyon mais par la force des choses, ils s’imposent notamment à la suite de cette marche organisée par le collectif Némésis hier à Lyon où l’on a pu, une nouvelle fois, voir toute la laideur de la peste brune et entendre les mêmes discours creux de “Aujourd'hui, on défend les valeurs qui sont la France. Ceux qui aiment le pays, et ceux qui sont là pour respecter leurs prochains” (source France Info)

Pour celles et ceux qui veulent approfondir le sujet du collectif, voir Wikipédia

Il me semblait utile d’apporter cette précision et j’ajoute que je ne cautionne en aucun cas la violence comme réponse à la violence.


Il ne vous aura pas échappé que les dirigeants autoritaires, autocratiques, dictatoriaux ou ouvertement fascistes en Europe et ailleurs aiment à rappeler tantôt les racines chrétiennes de l’Europe (ce qui est déjà contestable en soi), utilisent la religion pour justifier leurs politiques de rejet de l’autre, l’intolérance envers les minorités ou encore pour maintenir les femmes dans un rôle de soumission.

On peut même affirmer, sans trop de risque de se tromper, que ces dirigeants et autres idéologues, n’ont jamais lu la bible sinon, ils verraient immédiatement combien ils sont à côté de la plaque.

Un des thèmes favoris de l’extrême-droite est l’immigration “invasive” alors que dans une certaine mesure, nous sommes tous des migrants ou des filles et fils de migrants! Les premiers humains n’ont-ils pas migrer de l’Afrique vers le reste du monde? Nous sommes tous faits des mêmes atomes et des mêmes atomes que tout ce qui nous entoure dans le monde!

Déjà dans l’ancien testament, l’accueil et le respect de l’étranger est explicite:  « Tu n’exploiteras ni n’opprimeras l’immigré car vous avez été des immigrés au pays d’Égypte. » (Ex 22, 20) ou encore  « Six jours, tu feras ce que tu auras à faire. Mais le septième jour, tu chômeras afin que ton bœuf et ton âne se reposent et que le fils de ta servante et l’émigré reprennent leur souffle » (Ex 23,12).

Un article de la revue catholique La vie va plus loin dans l’analyse et passe en revue ce que la bible dit des immigrés, de leur accueil et de l’attitude a adapter. Et clairement, à une exception près dans le livre de Ben Sira (l’Ecclésiaste) qui, par ailleurs, ne fait pas partie du canon protestant, il n’est jamais question de rejet, d’expulsion ou autres violences.

Les discours vantant les valeurs chrétiennes et un age d’or passé ne sont que des chimères destinées uniquement à manipuler ceux qui se débattent au quotidien avec le système néo-libéral dans lequel nous sommes englués. Ces mêmes dirigeants et politiciens sont souvent immensément riches ou corrompus jusqu’à la moelle et une seule chose les intéresse : en avoir toujours plus au mépris de ceux qu’ils prétendent défendre contre l’immigré qui vient leur voler leur pain! Et pourtant, sans ces personnes, bon nombre de nos services ne fonctionneraient tout simplement plus!

Les régimes autoritaires n’ont qu’un but : asservir la grande majorité de la population au seul service de leur intérêt personnel et de celui de quelques personnes de leur cercle proche, ni plus, ni moins!

Leur haine de l’autre, de la différence dont font preuve ces dirigeants est souvent liée à des frustrations qu’ils ne parviennent pas à contenir ou d’une haine d’eux-mêmes. Le culte qu’ils réclament autour de leur personne tient d’un ego-centrisme profond. En fait, ce sont de grands malades mentaux qui nécessitent des soins.

Cela ne vaut pas que pour l’Europe et pour le christianisme, bien sûr, les exemples sont, hélas, nombreux de ces dévoiements des religions et ne se limitent pas aux politiciens.

En recherchant de la documentation pour cet article, j’ai trouvé un article au sujet d’une étude sur le vote d’extrême droite chez les chrétiens, à lire sur le site de Regards Protestants

Pour terminer, je voudrais dire un mot sur le combat contre l’extrême-droite. Il y a quelques jours, à la radio, sur RTBF La Première j’entendais une militante antifa déclarer que si on est contre l’extrême-droite on est forcément antifa et d’ajouter quelques instants plus tard que la violence peut faire partie de la réponse. Alors non, désolé, je ne suis pas antifa. Le mouvement antifa est instrumentalisé tant en France qu’en Belgique par des partis tels LFI ou le PTB/PVDA en Belgique et surtout, ce qui manque, ce sont des initiatives citoyennes comme ce que je vois en Allemagne par exemple avec les “Omas gegen Rechts” (Les mamies contre l’extrême droite) ou le mouvement “Prüf” (Teste) qui organise des rassemblement citoyens dans tout le pays. Il y a aussi des mouvements citoyens locaux, comme celui que j’ai découvert hier par hasard à Mayen, une petite ville de l’Eifel où j’étais avec mon ami et qui s’appelle “Sei ein Mensch” (Sois un humain) qui poursuit le même but, sensibiliser, ouvrir le débat et le dialogue face aux idées d’extrême-droite probablement dans le cadre des prochaines élections régionales dans le Land de Rhénanie-Palatinat. Il me semble important que l’ensemble des citoyens qui disent vouloir défendre la démocratie contre l’extrême-droite afin de ne pas laisser la lutte à un seul mouvement qui, à mes yeux, est contestable à certains points de vue comme celui de l’usage justifié de la violence.

Et une nouvelle fois, une coïncidence (ou pas?) fait que j’ai reçu ce samedi une newsletter avec un lien qui mène à un article s’intitulant La honte d’être croyant que vous pouvez lire sur le site de Regards Protestants. Ici aussi, je pourrais faire miennes les idées exprimées!

En conclusion, un chrétien en particulier mais toute personne dotée d’un minimum d’humanisme ne peut se laisser aller aux sirènes de l’extrémisme de droite, qu’il se nomme RN, AfD, Fratteli d’Italia, Vox, Reform UK ou Vlaams Belang et doit également ne pas céder à la tentation de répondre à la violence par la violence.


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Cela pourrait sembler provocateur comme intitulé de blog et voire même contradictoire. Ainsi, je vais tenter de vous expliquer le pourquoi du comment.

J’ai choisi libre-penseur à la fois pour son sens premier mais aussi à cause d’un ouvrage de l’ancien recteur de l’université catholique de Louvain-la-Neuve, Gabriel Ringlet. Gabriel Ringlet est aussi prêtre, théologien, écrivain, poète et une personne inspirante.

En 1998, il a écrit un ouvrage qui s’appelait Évangile d’un libre-penseur, et si Dieu était laïc? C’est à ce livre que j’ai pensé en premier lorsque le mot libre-penseur s’est imposé pour le titre de mon blog.

Parmi les autres personnes qui m’inspirent, il y a Myriam Tonus, théologienne et laïc dominicaine pendant de longues années qui récemment, à l’âge de septante-sept ans a quitté l’église catholique pour l’église protestante. Elle a livré une interview au magazine belge l’Appel dans laquelle elle raconte son cheminement du catholicisme au protestantisme. J’aurais presque pu l’écrire! L’interview est à lire sur le site de l’Appel.

Chrétien, était pour moi aussi une évidence et je dis bien chrétien, pas catholique, la différence est de taille, cela je pense que vous l’aurez compris si vous avez lu l’introduction (la seconde partie en particulier).

Et comme je me sentais proche de la théologie libérale du protestantisme. Libéral, dans le sens de liberté, dans le sens de remettre sans cesse la réforme sur le métier, dans le sens de remettre en question les acquis en étant ouvert à la nouveauté car comme dans tous les domaines, la théologie évolue avec son temps mais une chose ne change pas : le message central du christianisme, malheureusement très, trop souvent dévoyé : Amour et tolérance. (voir Jean 13, 34-35).

Mais si ma pensée est profondément chrétienne, elle n’est pas fermée à la philosophie, aux autres formes de spiritualités et religions qui toutes ont un but universel: la recherche de sens dans et de la vie.

Et je l’avoue, il m’arrive de consulter le site des témoins de Jéhovah et pour cela je dois remercier un ancien collègue, décédé trop tôt et qui faisait partie des témoins de Jéhovah car j’ai eu avec lui des échanges remarquables et enrichissants comme j’en ai rarement connu dans ma quête spirituelle et bien loin de l’idée que l’on se fait de cette communauté.

Parmi toutes les personnes qui m’inspirent, vous aurez aussi compris que François d’Assise compte beaucoup et je terminerai ce billet avec sa prière pour la paix :

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »


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Hier, j’achevais la lecture d’une biographie sur le Poverello d’Assise, François. Une figure marquante du christianisme si pas la plus importante figure évangélique depuis le Christ lui-même.

Ce livre avait été écrit à l’occasion des 800 ans de la naissance de François d’Assise en 1982 (et réédité à ce que je vois en 2010). Rédigée par le Frère Eloi Leclerc, lui même membre de la famille franciscaine.

L’intérêt de cette biographie, c’est qu’elle ne se contente pas de raconter la vie extraordinaire de François mais elle est resituée dans le contexte politique et économique de l’époque (début du XIIIe siècle).

C’est à cette époque que les villes s’émancipent et deviennent libre et où les marchands s’associent et deviennent indépendants du seigneur et s’organisent en communes. C’est une changement fondamental car c’est la naissance de l’économie de marché. Malheureusement, comme souvent dans l’histoire de l’humanité d’ailleurs, la bonne idée devient vite problématique. Si la fraternité et l’égalité sont les piliers de base de la nouvelle organisation sociétale, très vite l’argent va corrompre cette idée géniale. Très vite, de nouvelles inégalités vont apparaître et des rapports de force entre frères vont réapparaître.

François, qui est issu d’une famille de marchands prospères vit une vie en rapport avec sa classe sociale : croisades, guerres, vie légère, … Il aspire aux honneurs chevaleresques, typique mais une captivité, la maladie et la santé fragile qui en découle par la suite, l’éloignent peu à peu de l’idéal chevaleresque et un retournement va se produire. L’Évangile, la bonne nouvelle, va le frapper en plein cœur et va contribuer à une des aventures les plus extraordinaire de la Chrétienté depuis la venue de Jésus, n’ayons pas peur de le dire!

Ainsi, il va se dépouiller, au sens propre et figuré jusqu’à vivre dans la pauvreté totale et animé seulement par la Bonne nouvelle. Il se met à rêver d’une société vraiment fraternelle et égalitaire dans le dépouillement le plus total. Ne rien posséder est le seul moyen d’assurer cette fraternité et cet égalité entre les humains. En cela, il est très critique envers l’institution ecclésiale et les monastères qui ont des richesses sans nombre, des territoires immenses pour les monastères et qui reproduisent le système féodal. Sans parler du pouvoir temporel que Rome s’est arrogée (grâce à la complicité (involontaire?) de Constantin, l’empereur romain du IVe siècle qui instaura le christianisme comme religion d’état au sein de l’empire en déclin, une occasion que la encore jeune église chrétienne saisit pour instaurer et augmenter son pouvoir temporel et par là même dévoyer totalement l’enseignement de Jésus.

Ainsi, l’idéal chrétien des débuts, à savoir tolérance, amour du prochain et fraternité ne sont plus que de lointains souvenirs…

Très vite, l’ordre des frères mineurs voit affluer des hommes et des femmes qui veulent vivre cette simplicité évangélique. Une des plus connue sera sœur Claire qui sera la version féminine de François.

Avec ces idées révolutionnaires mais qui s’inscrivent dans les changements sociétaux de l’époque, François peut être perçu comme le premier qui a voulu réformer l’église.

Il est aussi un pionnier des rencontres œcuméniques puisqu’il rencontrera en Terre Sainte le Sultan qui régnait à l’époque.

Mais profitant de ce voyage de François au Proche-Orient, le Pape tentera de prendre le contrôle de l’ordre et à son retour, François se devra d’écrire une règle monastique. Cela l’attriste beaucoup car il voit son idéal initial dévoyé…

La règle devra être réécrite à deux reprises et petit à petit l’ordre franciscain va échapper à son fondateur. Son idéal de vie nomade afin de proclamer la Bonne nouvelle et vivre du travail le plus insignifiant ou carrément de la mendicité se transformera en une fraternité sédentaire occupant des monastères.

François, dont la santé est fragile, sera malheureux mais un dernier événement majeur dans sa vie va se produire, lors d’une retraite dans la montagne, un ange lui apparaître et le marquera des stigmates du Christ (réalité ou légende, chacun se fera son opinion). Cela le transformera définitivement, le Christ vit en lui d’une manière lumineuse et il rédigera ses plus beaux cantique dont le cantique des créatures :

“ Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil, par qui tu nous donnes le jour, la lumière: il est beau, rayonnant d'une grande splendeur, et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles: dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent, et pour l'air et pour les nuages, pour l'azur calme et tous les temps: grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau qui est très utile et très humble précieuse et chaste. 

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu par qui tu éclaires la nuit: il est beau et joyeux,indomptable et fort. 

Loué sois-tu, mon Seigneur,pour sœur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi; qui supportent épreuves et maladies: Heureux s'ils conservent la paix, car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper.”

La dernière strophe sera ajoutée peu avant sa mort. Et quelle strophe!

Terminons par une anecdote : c’est à François que l’ont doit la crèche telle que nous la connaissons avec l’âne et le bœuf. En effet, il avait voulu faire une crèche vivante pour les petites gens et tous ses frères en humanité, qu’il avait installée dans une grotte. Il voulait rendre le Christ vivant et palpable à tous.

Grande figure du Christianisme, François est un exemple inspirant encore aujourd’hui et même pour le chrétien réformé que je suis car son idéal de foi dépouillée et ou l’Évangile est au cœur correspond assez bien à un certain idéal protestant.

Ce sera Luther et puis Calvin qui seront les artisans du schisme et de cette réforme visant à replacer Dieu, Christ et la foi au centre de la vie du chrétien quelques trois siècles plus tard. Et sans trop en dévoiler, vous imaginer que les deux grandes figures du protestantisme avaient les mêmes griefs (et plus encore) que François à l’égard de l’institution que d’aucun estimait totalement dévoyée. Nous aurons l’occasion d’y revenir ultérieurement.

Cet article est à la fois un résumé du livre et une réflexion personnelle sur ce personnage hors du commun.

En 2026, on célèbre le 800ème anniversaire de sa mort et c’est par pure coïncidence (à moins que?) que j’ai lu cette biographie.

Références

Le livre de Fr. Eloi Leclerc : Saint-François d’Assise, retour à l’Évangile édition 2010 paru chez Desclée-De Brouwer

Le récit de la vie de François d’Assise par Félix Timmermans (1887-1946), écrivain et peintre belge de la région anversoise sous le titre de La harpe de Saint-François est, personnellement, une des plus belles version que j’ai pu lire.

Et pour aller un peu plus loin dans la biographie, la page Wikipédia


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Vous n’y aurez peut-être pas prêté attention ou alors, au contraire, cela ne vous aura pas échappé mais en cette année 2026 le nouvel-an chinois, le début du carême et le début du ramadan commencent quasi simultanément.

La “faute” à la Lune

En effet, c’est l’astre de la nuit qui est à l’origine ce cette conjonction rare qui se produit, selon ce que j’ai entendu à la radio ce matin, qu’une fois tous les 160 ans seulement.

Si l’on parle bien de nouvel-an lunaire pour le nouvel-an chinois, c’est moins évident pour le christianisme et l’islam. Et pourtant, la lune et ses cycles de 29,5 jours joue un rôle dans la détermination du début du ramadan et pour ce qui est du carême, c’est indirectement qu’elle intervient.

L’islam se base sur un calendrier lunaire avec des mois de 29 ou 30 jours et l’année comporte donc 355 jours et non 365 comme dans notre calendrier grégorien (basé sur le cycle du soleil). Le ramadan, un mois de jeûne entre le lever et le coucher du soleil, qui est rompu après le coucher du soleil. Le début du ramadan coïncide environ tous les 33 ans selon un article de VRTNws.

Pour le carême, la date de début est intimement liée à la date de Pâques. Cette date de Pâques est fixée selon une règle qui a été établie au concile de Nicée en 325 de notre ère. C’est la première pleine-lune du printemps (donc le ou après le 21 mars) qui détermine la date de Pâques. A cette date il faut retirer 46 jours pour connaître la date du mercredi des cendres et donc du début du carême. Cette date de Pâques détermine aussi les dates de l’Ascension et de la Pentecôte qui interviennent 40 et 50 jours après Pâques (il y a là beaucoup de symbolique, nous aurons l’occasion d’y revenir).

A noter, pour être tout à fait complet, que la Pâque juive (Pessa’h) coïncide avec la fête chrétienne mais la comparaison s’arrête là. La Pâque juive est la fête de la sortie d’Egypte et la fin de l’esclavage. Après que Dieu a envoyé la dixième plaie sur l’Egypte, le peuple hébreux a pu enfin sortir d’Egypte sous la conduite de Moïse le 15 du mois de Nisan (voir : Exode 13, 17-22) . La fête dure sept jours et est une des trois fêtes de pèlerinage du Judaïsme et en 2026 elle a lieu du 2 au 9 avril. Ici aussi, le calendrier est différent du nôtre puisque basé à la fois sur la lune et sur le soleil. Les mois sont lunaires comme dans l’islam mais l’année comporte douze ou treize mois lunaires selon les années. Tous les trois ans environ, un mois supplémentaire est ajouté pour combler le décalage, selon le cycle métonique.

Et pour finir, un petit mot sur la Pâque chrétienne orthodoxe qui est fêtée une semaine plus tard, là, c’est le calendrier julien qui en est la “cause”. Lorsque dans nos régions, nous sommes passés du calendrier julien au calendrier grégorien (imposé par le Pape Grégoire XIII), nous sommes passés du 4 octobre au 15 octobre 1582 pour rattraper dix jours de décalage. Les chrétiens orthodoxes sont restés au calendrier julien ce qui explique le décalage des fêtes religieuses par rapport à nos régions.

En conclusion

On aura remarqué dans ce bref article que la lune joue un rôle important dans l’organisation des sociétés et leurs religions et que si notre modèle “occidental” de compter le temps s’est imposé, il n’est pas le seul.

Il n’est pas non plus étonnant que la lune soit aussi présente dans la mesure du temps. Dès les premiers âges humains, la lune servait de repère grâce à ses phases facilement observables. Il ne fallut pas longtemps aux premiers humains pour se rendre compte du cycle et noter les observations et remarquer que des événements naturels se produisaient à “date” fixe d’année en année et il est donc naturel que le premier calendrier fut lunaire.

On peut aussi se demander pourquoi on fête la nouvelle année le 1er janvier car il serait plus logique de la débuter en mars au moment du printemps. Par ailleurs, si l’on regarde de plus près, le mois de septembre signifie septième mois, octobre, huitième, et ainsi de suite…


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Dans cet article, nous allons aborder l'approche différente entre le carême catholique et le carême protestant.

Le carême qui provient du latin quadragesima, représente la période de quarante jours précédent Pâques.

Quarante est un chiffre hautement symbolique dans la bible : il rappelle les quarante jours du déluge, les quarante d'errance des hébreux dans le désert et les quarante jours de tentation de Jésus au désert.

Quarante jours, vraiment? Eh bien non, pas tout à fait, c’est plutôt 46 jours puisque le carême commence le mercredi des cendres et s’achève le samedi Saint. On peut s’étonner mais il m’avait été dit un jour que le dimanche n’était pas un jour de carême.

Différences entre carême catholique et carême protestant

Chez les catholiques, le carême débute avec le mercredi des cendres, une cérémonie durant laquelle les rameaux bénis de l’année précédente ont été brûlés et réduits en cendres, cendres qui seront appliquées sur le front du fidèle sous forme de croix avec les paroles: “tu es poussière et tu retourneras poussière” nous rappelant notre finitude. C’est le début d’un temps de pénitence où le jeûne occupe une place importante (même si cela évolue lentement). Il y a des jours de jeûne strict, c’est le cas du mercredi des cendres et du vendredi Saint (mais peu observés en dehors des communautés religieuses et encore…)

Chez les protestants, l’approche est différente et varie selon les communautés, c’est une des caractéristiques du protestantisme qui peut être incompréhensible pour les catholiques mais qui est logique dans la mesure où l’église réformée et luthérienne ne reconnaît pas l’autorité du Pape et n’a pas de hiérarchie où une personne déciderait ce qu’il faut faire et comment il faut le faire. De plus, les églises luthériennes et réformées rejettent toute idée de pénitence. De nouveau, cela peut paraître étrange mais est compréhensible dès que l’on a compris les fondamentaux de la réforme.

Ainsi, pour le protestant, l’humain n’est pas sauvé par les oeuvres ou la piété mais par la foi et la confiance en Dieu et par la grâce (gratuite de Dieu).

Le jeûne n’est pas obligatoire et pas uniquement alimentaire chez les protestants (une tendance qui s’observe aussi chez les catholiques où une plus grande liberté est laissée sur la notion de jeûne signalant une légère ouverture). Le carême est fait de temps de prière, et de dépouillement, de désencombrement de nos vies de ce qui nous éloigne de Dieu.

On peut aussi faire un parallèle avec les modes de régimes détox qui sont à la mode au sortir de l’hiver. Avec le temps, l’organisme s’encrasse et a besoin d’être purifié et quelle période est mieux appropriée que le printemps pour faire ce grand nettoyage? Le printemps, c’est le renouveau et il n’est certainement pas innocent que le carême s’invite à ce moment de l’année.

Ainsi, que l’on soit croyant ou pas, s’offrir un moment pour revenir à l’essentiel n’est certainement pas une mauvaise chose dans notre mode de sollicitations continuelles et ça ne peut être que bénéfique pour le corps et pour l’esprit.


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Dans la première partie, j’avais terminé sur cette rencontre “mystique” qui allait être le début d’une quête spirituelle, une quête d’absolu semée d’embûches, de doutes mais aussi de moments de grande joie.

Avent 2011

C’est samedi fin d’après-midi et veille du second dimanche de l’Avent. La dernière fois que j’ai assisté à la messe remonte à facilement vingt-cinq ans mais ce soir là, j’ai une envie irrépressible d’y assister.

J’y suis retourné la semaine suivante, et encore la suivante. Je ne communie pas à l’eucharistie car il faut être confirmé pour cela.

Ne pas communier dans le rite catholique romain, c’est un peu comme faire les choses à moitié, du moins, c’est comme cela que je voyais les choses à ce moment-là.

Je me renseigne auprès du prêtre après l’office : premier écueil; il me déclare: ”oh, vous méditez un peu l’évangile, on fait une petite cérémonie et c’est réglé”. Cela ne me convient pas. Je suis du genre à faire les choses proprement et à fond lorsque je m’engage dans quelque chose. Il paraît que c’est un des symptômes de l’autisme que de se plonger corps et âme dans une activité et d’accumuler autant de connaissances que possible. En 2011, on ne parle pas de l’autisme comme de nos jours.

Je me rends donc chez le doyen qui me propose une sorte de catéchisme avec deux paroissiens qui s’occupent d’adultes.

Ainsi, j’entame un parcours qui doit me préparer à ma première communion à Pâques et la confirmation à l’Ascension. Mon esprit curieux et critique ne seront pas de tout repos pour mes catéchistes. Il me parle de l’Évangile de Marc et moi je leur parle d’Ernest Renan. “Plus tard” me disent-ils, ils ne comprennent pas, à l’instar d’autres cette soif de comprendre.

Ernest Renan, vie de Jésus-Christ est un essai du philologue et historien breton publié en 1863 et qui fit scandale en France car il rejetait toute divinité de celui-ci. Avec le recul, je peux comprendre que cela a du interpeller mes catéchistes.

2012

Au mois de mars, je décide de faire une retraite en abbaye, la première d’une longue série et logiquement, c’est à Clervaux que je décide de la faire. Il règne à cet endroit une atmosphère assez unique. Si l’on vient de la gare, on a le choix, soit de monter à pied en passant par un chemin très escarpé mais très direct, soit passer par la ville et un chemin moins ardu ou alors prendre le bus jusqu’au village d’Eselborn. Quelque soit le chemin, petit à petit, on s’extrait du monde à fur et à mesure que l’on grimpe. On prend littéralement de la hauteur.

Je suis accueilli par le Père-Hôtelier qui me montre ma chambre et m’explique le fonctionnement et me demande si je souhaite un entretien avec un moine. Pourquoi pas? Je suis quand-même là pour réfléchir à ce que j’allais faire de ce qui m’arrivait. J’aurai, au fil du temps, plusieurs entretiens avec le Père responsable des novices. Devenir moine, moi? Je l’ai envisagé à un moment mais probablement pas pour les bonnes raisons. Il faut dire que cette vie basée sur des routines qui se répètent inlassablement est quelque chose de rassurant et j’aime bien ça, la routine, ça ne m’ennuie pas. En plus, il y a le chant grégorien. Bien beau tout cela mais pas suffisant… et puis, je n’ai pas envie de me couper du monde, il y a tant à faire au dehors…

De fil en aiguille, j’ai été confirmé à la fête de l’Ascension et faisait désormais partie de la famille catholique malgré des désaccords sur certains aspects. Néanmoins, ce furent deux cérémonie très épuisantes psychiquement et fortes en émotions. La chose qui m’a le plus embêté, ça a été la confession et je ne regrette pas d’avoir éludé la question car le secret de la confession est très aléatoire chez certains prêtres… J’ai des défauts comme tout le monde mais de là à aller m’accuser de faits ou de pensées me rebutait… et déjà le doute s’immisçait en moi sur la légitimité du prêtre comme intermédiaire entre Dieu et moi. A-t-il vraiment le pouvoir de pardonner les péchés?

Alors pourquoi le catholicisme? Sans doute parce que c’est la religion dominante dans le coin et surtout parce que je ne connaissais que très mal le protestantisme…

Ceci dit, continuons le chemin.

J’ai fait de nombreux séjours en abbaye et j’allais le plus souvent possible à la messe non pas pour faire montre d’une quelconque religiosité mais parce que c’était un moment privilégié dans la journée avant ou après le tumulte du boulot. Un moment de calme ou je ne pensais à rien d’autre que d’écouter ce que disait la Parole.

Devenir moine n’était pas une option, devenir prêtre alors? J’y ai aussi songé mais si il y a une chose que je déteste dans la vie, c’est que l’on fasse des choix pour moi! Le doyen, paix à son âme, s’était permis de contacter le responsable du séminaire de Namur (dont dépendent les paroisses de la province de Luxembourg vu que nous n’avons pas d’évêque) lui disant que je voulais m’engager dans la prêtrise. Ho là! Pas si vite! J’avais un boulot bien payé, statutaire (fonctionnaire) et que j’aimais même s’il est parfois difficile et avec des horaires pas possibles. Il m’aurait fallu renoncer à tout pour aller passer plusieurs années au séminaire à Namur sans garantie de succès… Un conseil avisé reçu de mes catéchistes m’avaient mis en garde contre ce chanoine responsable du séminaire qui aimait à faire échouer les candidats sur la dernière marche… J’aime bien un peu d’aventure dans la vie mais je ne suis pas assez téméraire pour risquer à plus de quarante de tout foutre en l’air et de me retrouver in fine Gros-Jean comme devant.

Je remis donc les pendules à l’heure et changeai de paroisse… J’avais le choix à Arlon. Je continuai d’aller passer des week-ends à l’abbaye de Clervaux et un jour, une petite brochure sur l’oblature bénédictine attira mon attention. Cela pouvait-il être la forme d’un engagement plus profond?

Je questionnai donc le Père responsable des novices et trouva l’idée bonne. J’étais un peu hésitant, tout cela était très nouveau pour moi… et j’avais le sentiment que les choses allaient un peu vite. Néanmoins, je me laissai convaincre d’entrer en noviciat d’oblature bénédictine. C’est par une petite cérémonie ou le trouillomètre est au maximum et où les sentiments sont à fleur de peau qui marque l’entrée officielle en noviciat. Ce n’est pas rien d’offrir sa vie à Dieu!

Ce noviciat dure un an et au bout de ce délai, où l’on a mûri son choix, médité la règle de Saint-Benoît (qu’on ne peut suivre entièrement mais qui doit guider notre vie le plus possible), on devient officiellement oblat bénédictin, c’est-à-dire le rayonnement dans le monde extérieur du monastère auquel on est attaché. Ce n’est pas rien, et de nouveau, cérémonie riche en émotions. (Je pensais être trop émotif mais j’ai pu constater que cela arrivait à tous ceux qui devenaient oblats).

En 2013, l’Église catholique s’est choisie un nouveau Pape et il prend le nom de François. C’était pour moi une grande joie, sincèrement car François d’Assise est sans doute, après Jésus, le personnage qui m’a le plus marqué.

Tout se passait pour le mieux dans le meilleurs des mondes jusqu’en 2015 où j’ai fait la connaissance d’un gars qui semblait tout gentil mais qui s’est avéré être juste un profiteur… mais le sentiment amoureux est un sentiment qui ne se commande pas et ça a été la fois de trop. Quelque chose s’est cassé à l’intérieur… Un cœur brisé, ça ne se répare pas!

Les premiers scandales d’abus sexuels dans l’église catholique commençaient à être révélé au grand jour et cela me mettait de plus en plus mal à l’aise… J’avais le sentiment d’être complice de ces salauds qui avaient abusé en toute impunité et qui sait, en fréquentais-je sans le savoir? De plus, les positions archaïque de l’institution sur l’avortement, la place de la femme, … m’irritaient de plus en plus… Où était donc la tolérance, la bienveillance, l’accueil et l’amour d’autrui… J’avais de plus en plus l’impression d’avoir en face de moi des menteurs qui bonimentaient le dimanche dans leurs sermons mais que la réalité était tout autre!

J’ai commencé à prendre mes distances avec l’institution… et l’élément déclencheur de ma “défection” à la foi catholique a été un amoncellement de petites choses, du prêtre qui tourne la tête pour ne pas voir un mendiant qui demandait quelque chose à manger au moine qui estimait qu’on ne pouvait quand même pas accueillir tous ces immigrés (sic!) et toute la misère du monde. Cela en était trop, je pris donc sérieusement mes distance. Nous étions en 2017.

Un heureux hasard

2017 marquait le 500ème anniversaire de la publication des nonante-cinq thèses de Martin Luther et de la réforme. Je me suis donc intéressé à la personne de Martin Luther dont j’avais déjà pu avoir un aperçu en visitant sa maison à Eisenach, en ex-Allemagne de l’Est. J’avais aussi appris que J.S. Bach et son œuvre était intiment liée à la réforme. J’avais aussi remarqué le dépouillement des églises réformées, pas de statues de saints, pas d’images de la Vierge Marie (omniprésente chez les catholiques au point qu’on se demande s’il est déesse). Il y avait là quelque chose qui me plaisait.

Je fis rayer l’inscription de mon baptême et reçu contre la somme de 10 euros une copie de ce registre où est inscrit à l’encre verte que j’ai fait “défection à la foi catholique”. Je ne suis pas débaptisé pour autant, m’a dit un jour un pasteur, car l’homme ne peut défaire ce que Dieu a fait, à bon entendeur!

Quand je suis arrivé à Saint-Mard, j’avais remarqué qu’il y avait un temple protestant mais le problème avec les protestants, c’est que c’est une galaxie d’église de tendances très diverses avec une palette allant du conservatisme au progressisme.

Je décidais de “tenter” ma chance mais mal m’en a pris… Lorsque je suis entré, j’étais, on peut s’en douter, un peu perdu… Un monsieur m’a donné les livres pour l’office et m’a donné les explications de base en ajoutant: “on fait le baiser fraternel à la fin du culte mais rassurez-vous, nous ne sommes des tarlouzes (sic!)”. J’étais à deux doigts de partir tout de suite… Je ne l’ai pas fait mais je n’ai pas remis les pieds dans cette assemblée…

Même si le “divorce” était consommé avec l’église de Rome, le besoin de spirituel dans ma vie restait important… et me disant que comme partout, il y a de bons et de mauvais prêtres, je remis les pieds à la paroisse du village. L’abbé, un homme âgé et ayant eu une vie avant la prêtrise, était quelqu’un de la catégorie des “bons prêtres” avec qui on pouvait discuter ouvertement et qui était étonné de mon savoir sur les questions de théologie. Néanmoins, je me sentais un peu malhonnête d’assister à la messe… et encore plus lorsque l’on m’invita à intégrer la chorale…

La série documentaire “God vergeten” de la VRT où des personnes ayant été abusées par des prêtres catholiques témoignaient a été l’élément de trop… d’autant que l’ancien évêque de Bruges qui avait abusé son propre neveu, avait trouvé refuge dans l’abbaye de Solesmes en France, dans la Sarthe! Il se fait que les abbayes sont organisées en congrégation et celle de Clervaux fait partie de la congrégation de… Solesmes! Certains moines et le Père-Abbé de Clervaux proviennent de cette abbaye qui abritait un criminel sexuel. Et quand je repense à l’outrecuidance qu’un des Pères a eue en me déclarant qu’ils n’étaient au courant de rien… ça a été le coup de grâce… J’aurais voulu pouvoir brûler de mes doigts la charte qui m’engageait à vie avec l’abbaye… tellement j’étais en colère…

Chute et redressement

J’étais en colère et dégoûté… et même la méditation des Psaumes, mon livre de chevet, me paraissait fade et trompeuse…

Avec le temps, les choses s’apaisent et je me souviens d’un petit livre de la collection “Points sagesses” traitait des apophtegmes des Pères du désert, les ancêtres des moines qui vivait en ermites la plupart du temps dans le désert de l’Egypte. Je me suis souvenu de François d’Assise. Avais-je besoin, au fond, de dogmes, de rites? Ne pouvais-je simplement pas méditer par moi-même la Parole et les Psaumes? N’était-ce pas là ce qu’encourageait Martin Luther il y a plus de 500 ans?

Ainsi, j’ai repris mes habitudes de lire quelques Psaumes au lever précédé du verset d’ouverture :”Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange” et de lire le Livre dans son entièreté, un peu tous les jours. Je termine la journée par un Psaume et ai gardé deux choses des offices de la liturgie monastique des heures : je termine toujours par le verset “En tes mains, je remets mon esprit” et le “cantique de Siméon” : Maintenant, ô maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix car mes yeux ont vu le salut que tu préparait à la face des peuples, lumière qui se révèle au nations (et donne gloire à ton peuple Israël) avec l’antienne “Sauve-nous Seigneur quand nous dormons, Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons : nous veillerons avec le Christ, et nous reposerons en paix.”.

J’ai refait, l’an dernier (en 2025) une retraite à l’abbaye de Clervaux mais la magie n’opère plus, quelque chose est cassé, je voulais en avoir la certitude et il m’est resté un sentiment d’accueil poli mais peu sincère. Je n’y retournerai plus.

En conclusion

Ma quête ne s’arrête pas pour autant et ma curiosité et mon esprit d’ouverture m’a amené sur les chemins de la sagesse bouddhique qui présente un certains nombre d’aspects assez semblable au christianisme.

Au niveau personnel, si quand j’avais seize ans on était L, G ou B, aujourd’hui, on a une palette de sensibilités et dans cette palette il y a le A, qui me semble correspondre à ce que je suis. Dans ce A, il y a aussi des nuances… que je vous laisse imaginer.

La vie de couple où l’on est scotché à l’autre 24/7, ce n’est pas pour moi et là aussi, j’ai trouvé un équilibre.

Au niveau spirituel, je pense que le “Protestantisme libéral et de progrès” convient bien à ma sensibilité. Précision : libéral s’entend ici Liberté et n’a rien à voir avec l’économie ou la politique. De plus, pour moi, le christianisme est intrinsèquement de “gauche” et dévoyé par l’extrême-droite!

Une raison supplémentaire qui m’incline vers le protestantisme est que l’Église Protestante Unifiée de Belgique ne voit plus depuis 2015 déjà, l’homosexualité comme un obstacle à devenir Pasteur.

Et pour ceux qui cela intéresse, la communauté Béthanie offre un lieu d’accueil pour les personnes “homosensibles” au sein du christianisme : . En Belgique, il existe aussi la “Communauté du Christ Libérateur” :

Ce sera le seul billet très personnel mais j’estimais qu’il était important de vous narrer mon parcours, non pas pour attirer la lumière sur moi mais pour vous permettre de mieux appréhender les sujets futurs et divers sur la spiritualité que j’aborderai au fil des billets.

Merci pour votre lecture!


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