Libres Ébats

Un espace hors des cases pour me déconstruire.

Dans mes deux derniers billets, je parlais du silence des hommes et de la peur de consulter un psy. J'ai dit beaucoup de choses. Mais il restait un sujet que je n'étais pas encore prêt à aborder.

Je n'ai jamais fait de coming out sur ma bisexualité. Quelques personnes sont au courant, mais pas ma famille, ni tous mes proches. Avec le recul, je réalise que cette part de moi, restée longtemps dans l'ombre, a probablement pesé bien plus lourd que je ne voulais l'admettre. Les premiers indices remontent pourtant à l'adolescence. À l'époque, je ne les interprétais pas de cette manière. Parfois un échange de regard, une émotion incompréhensible, une attirance que je préférais ignorer. Je les ai laissés de côté, en espérant qu'ils finiraient par disparaître.

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Il y a quelques jours, je publiais un article dans lequel je m'interrogeais sur les raisons qui poussent tant d'hommes à attendre d'être au bord du précipice avant de parler de leur souffrance. En le relisant, je me suis rendu compte qu'il soulevait une autre question, tout aussi importante.

Pourquoi avons-nous si peur d'aller voir un psy ?

Pendant longtemps, je croyais que le plus difficile, lorsqu'on décide d'aller voir un psy, était de pousser la porte de son cabinet. Avec le recul, je me rends compte que je me trompais. Le plus difficile, ce n'était pas de prendre rendez-vous. C'était d'accepter ce qui risquait de se passer une fois assis dans le fauteuil. J'avais peur d'ouvrir une boîte de Pandore.

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Il y a des livres qui racontent une histoire. Et puis il y a ceux qui continuent à nous accompagner bien après la dernière page. « Dans le noir, je crie » de Sikou Niakate fait clairement partie de ceux-là.

Dans ce récit autobiographique, Sikou Niakate raconte son parcours de jeune homme noir ayant grandi dans un quartier populaire. Il y parle du racisme, du déterminisme social, du regard des autres, mais aussi de ce que l'on apprend très tôt lorsqu'on grandit dans certains milieux : un homme ne montre pas ses émotions.

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Souvenez-vous, quand les applis de rencontre sont arrivées, il y avait un côté terriblement séduisant. C’étaient la promesse de l’optimisation ultime du marché du désir. Plus besoin de perdre des heures dans des bars à décoder des regards ambigus ou à gérer le stress du rejet en face à face.

 

La machine nous offrait une interface fluide, de la data, des filtres, des cases. Tu coches ton orientation, ton rayon géographique, ton type de corps, et ce fameux rôle sexuel (actif/passif) dont on a tant de mal à se détacher.

En un clin d'œil, l'écran te sort un catalogue sur mesure. On a l’illusion de piloter sa vie sexuelle et affective avec une clarté limpide. Sauf qu’à force de filtrer le réel pour aller au plus vite, on a fini par industrialiser nos propres désirs.

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On nous vend le concept du lâcher-prise partout, comme une injonction moderne un peu agaçante. Une formule magique de développement personnel censée nous sauver de l’anxiété, mais qui se fracasse bien vite sur le mur du réel. Pour le pragmatique que je suis, habitué à tout décortiquer par la logique, ce mot a longtemps sonné creux.

Pourtant, s’il y a bien un terrain où ma difficulté à décrocher se matérialise de manière brute, c’est dans ma vie sexuelle.

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Cet article explore le couple, la fidélité et la déconstruction des modèles relationnels sans tabou. Une lecture qui demande une certaine ouverture d'esprit.

Avec ce titre volontairement provocateur, je voulais rebondir sur l’objectif du livre « Aimer sans posséder : Une critique féministe de la fidélité » de Sabine Valens. Dans son essai, l'autrice s'adresse principalement aux couples hétéronormés, mais sa grille de lecture politique s’applique à 100 % aux dynamiques des relations homosexuelles.

Comme pour ma précédente revue littéraire de l’ouvrage « Au-delà de la pénétration » de Martin Page, je vous propose de mettre en perspective ses thèses majeures avec le monde gay. Et il y a beaucoup de parallèles à faire.

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On ne va pas se mentir. Je n'ai jamais eu de culture religieuse, elle est quasi nulle. J'ai grandi avec une mère très farouchement opposée à la religion : pas de catéchisme, pas de communion, aucune éducation sur le sujet. Et ne parlons pas de l’enseignement à l’école des religions, quelles qu’elles soient : il n’existe pas.

Du coup, je suis de nature pragmatique, cartésien. J'ai besoin de me raccrocher à des faits concrets, à la science, à des dynamiques politiques ou à des analyses pour essayer de comprendre le monde.

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⚠️ Petit warning avant de lire : je parle ici de sexualité et de déconstruction des rôles sans tabou. À lire avec ouverture d'esprit !

Je viens de finir le livre Au-delà de la pénétration de l'écrivain français Martin Page et, même s'il est fortement orienté vers l'hétérosexualité, il y a de nombreux points que l'on peut rapprocher du monde homosexuel.

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