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from Libertalia

Lettre de la Comtesse Amandine de Flamy

Mon cher ami,

Ayant appris votre retour, je profite de cette nouvelle année pour vous souhaiter qu’elle vous soit pleine de bonheurs et de joie.

J’ai été surprise, après tout ce temps que vous reveniez “au pays” ; est-ce pour longtemps ? Je ne pense pas que ce soit des soucis familiaux, j’aurai quand même fini par l’apprendre… Qu’en est-il mon cher ? Ne me laissez pas sans nouvelles.

Quant à moi, comme vous ne tarderez pas à le découvrir, si ce n’est déjà fait, je me suis mariée. Oui encore une fois. Vous connaissez mon goût pour les belles demeures… regardez mon adresse. Certes, châtelaine, mais à quel prix. Mon mari semble être oublieux de ses devoirs. En fait, nous avons ce que nous désirions le plus : lui, mon titre ; moi, son argent. Pour le reste tout fut réglé en moins de trois ans et depuis plusieurs mois déjà nous faisons chambre à part. Ainsi va la vie mon ami, parfois plaisante, mais au bout du compte toujours futile. Le seul avantage de ma nouvelle campagne réside dans l’acquisition que j’ai pu faire de quelques chevaux, ce qui m’a permis de renouer avec cet ancien plaisir qu’est la monte. J’espère que très bien tôt vous viendrez le partager avec moi.

Soyez sans craintes, Edmond n’est plus que rarement ici, ses affaires l’appellent à la ville. Elles ne sont pas les seules.

J’espère que vous ne m’en voudrez pas d’avoir ainsi, forcé votre boîte, Dans l’espoir d’un signe de votre part, votre dévouée,

Amandine de Flamy

 
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from Libertalia

Fin d’automne 2004

Ce salopard était entré pour faire son travail de tueur. Sans faire aucun bruit il s’était installé, élément invisible grâce à ses multiples travestis. Il ne savait pas, et pourtant c’était évident, que seule la mort le délivrerait lui comme son hôte. Pas question de prison, il se la construisait lui-même, pas question non plus de répit, ce n’était qu’un travail acharné, de tous les jours, qu’il s’était décidé à accomplir. Il serait d’ailleurs plus exact de dire qu’il avait été prédéterminé pour ce travail ou préprogrammé.

Il y allait sans état d’âme, sans vraiment conscience de ce qu’il se passait, de ce qui allait se passer. Il était là tenace, présent, tel un petit robot bien huilé, persuadé que pour vivre, il lui fallait détruire. En fait, il ne réfléchissait pas, il ne pensait même pas, dénué de tout sentiment, il vaquait à ces occupations sans se préoccuper de son avenir. Pour lui, pas question de meurtre, il fallait simplement vivre. Mais vivre n’est-ce pas tout simplement mourir ?

Le froid est arrivé, la neige a commencé à tomber doucement pour recouvrir routes et vallées, toits et trottoirs d’une nouvelle pellicule blanche. Épaisse, de plus en plus épaisse. Cet hiver là c’est plus de deux mètres cumulés qui seront déposé de début décembre au dernier week-end de mai. Même après quelques jours d’un presque beau temps, à l’arrivée du muguet.

Lieu sombre et froid. Bien loin des sapins des contes de Noël, ceux-là sont épais, lourds, noirs et immobiles. Aucune majesté ne les habite ; ils sont en rangs serrés les uns contre les autres, barrière infranchissable au regard, au bonheur, à la lumière. Ils attirent et conservent le froid. Ils tuent l’espoir aussi sûrement que n’importe quel haut mur. Quant à leur utilité… aucune idée. Terre désolée parsemée de quelques autochtones aussi sombres et froids que les sapins alentour. Terre désolante, porteuse de mort et d’affliction, comme d’autres (si peu) portent Joie et Bonheur.

 
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from Techno-Fil et faits divers

Bien commencer pour les utilisateurs débutants

Smartphone et PC avec Mastodon sur l'écran

Voici mon second article consacré à Mastodon, destiné à expliquer aux utilisateurs débutants comment bien commencer.

Si vous ne l'avez pas encore fait, je vous conseille la lecture de la partie 1 (concepts et philosophie de Mastodon). J’aborderai ensuite dans un prochain article quelques fonctionnalités avancées.

Si vous êtes ici c'est que je présume que vous savez lire et cliquer, donc je ne vais pas vous encombrer avec un carrousel de photos d'écrans pas-à-pas. Je m'attacherai seulement aux points spécifiques à Mastodon et qui me paraissent importants pour bien débuter.

On choisit son serveur

Voilà ce qui vous prendra le plus de temps (peut-être) : choisir son serveur (ou instance, c'est pareil ici). On l'a dit, ce choix n'est pas irréversible, donc on pourra le changer plus tard, moyennant quelques opérations et limitations que nous détaillerons dans une prochaine partie.

La voie rapide

Vous êtes pressé, cela ne vous dérange pas d'être sur un serveur hébergeant des centaines de milliers de comptes aux intérêts très divers, avec une majorité anglophone ? Vous pourriez choisir le serveur opéré par l'organisation Mastodon : mastodon.social

Mais cela me fait mal d'écrire ça, car ce serveur est déjà tellement gros qu'il travaille à l'encontre de la philosophie de décentralisation (et ce d'autant plus que c'est le choix par défaut sur l'application Mastodon officielle). Il est fiable, probablement là pour durer, une valeur sûre, je dois l'admettre.

Ceci étant, je vous le déconseille, pour les raisons précédentes, et aussi parce que vous pourriez trouver une expérience plus enrichissante et plus sympathique sur un serveur francophone proche de vos intérêts, et c’est là toute la valeur d’un réseau décentralisé.

Un peu plus sélectif

Si vous voulez évoluer sur un serveur plus petit, regroupant une communauté d'intérêts de ses membres, peut-être plutôt francophone, recherchez alors dans des annuaires en filtrant, par exemple ici ou .

Lisez la présentation détaillée, regardez le nombre d'utilisateurs, l'ancienneté du serveur... Et lisez ce qui se publie sur la page d'accueil du serveur ainsi que ses règles de fonctionnement (en bas de la présentation détaillée), pour voir si ça correspond à l'esprit que vous recherchez. Et si vous connaissez l'administrateur (et que vous lui faites confiance !), ne cherchez pas plus loin : c'est là qu'il faut aller !

Et petit coup de pub : n’hésitez pas à venir chez nous !

Page d'accueil de Mastodon

Une recherche fine (niveau avancé)

Si vous êtes du genre perfectionniste, c'est que comme moi vous recherchez un serveur fiable, avec un administrateur de confiance. C'est important car c'est la garantie de la sécurité de vos données et de la pérennité du service.

Ce n'est pas facile à détecter à distance, néanmoins quelques indices peuvent vous mettre sur la voie, sans que cela ne soit une absolue nécessité ni une assurance tous risques : le serveur est-il à jour à la dernière version ? Dispose-t-il sur sa page d'accueil d'un lien “Status” ou “État” montrant son état de santé ? Sa politique de confidentialité et ses conditions d’utilisation sont-elles personnalisées et rédigées en français, ou bien s'agit-il du modèle générique en anglais ? Le texte de présentation et les illustrations sont-elles soignées ? Le serveur offre-t-il des fonctionnalités en plus qui pourraient vous intéresser (limite étendue du nombre de caractères,...) ? L'administrateur est-il seul, se fait-il aider pour la modération ?

Tout cela montre le temps et l'investissement passé par l'administrateur à mettre en place et maintenir le service, et mon ancien métier d'auditeur m'a appris qu'en général, c'est un tout : quand la maison est bien tenue, c'est propre dans chaque pièce.

On choisit son application

Ça y est, le plus dur est fait. Côté application, je ne vais pas y aller par quatre chemins, d'abord car ce n'est pas mon domaine de prédilection, et ensuite car je trouve que Mastodon est très bien conçu pour fonctionner avec un navigateur, que ce soit sur PC ou sur smartphone. Choisissez le vôtre, je reste quant à moi fidèle à Firefox (quoique, avec l’arrivée de l’IA… mais c’est un autre sujet).

Sinon vous avez plein d'applications sur Android ou iOS dont certaines apportent des fonctionnalités en plus (de confort en général), je vous laisse chercher par vous-même, mais je reste convaincu qu'on ne devrait pas avoir à payer pour une app. qui se connecte sur un serveur opéré bénévolement. Votre choix.

De toutes façons vous pourrez changer sans douleur ultérieurement et autant de fois que vous voudrez, il faudra seulement se reconnecter.

Smartphone avec icônes

Et on crée son compte

Sur le serveur sélectionné, on clique sur le bouton “Créer son compte”, et on nous présente alors un écran de synthèse des principales règles du serveur. Lisez-les. Toutes. Vous les aviez déjà lues ? Relisez-les. Elles ne vous conviennent pas ? Choisissez un autre serveur. Elles vous conviennent ? Acceptez.

Vous créerez ensuite votre nom d'utilisateur : choisissez bien, vous ne pourrez pas le modifier après ! Vous devrez également cocher la petite case attestant que vous adhérez à la politique de confidentialité et les conditions d’utilisation, vous savez, ces documents que personne ne lit jamais, mais qui sont pourtant la base juridique du contrat qui vous lie au fournisseur du service. Faites comme vous voulez, moi je lis au moins les paragraphes qui me paraissent essentiels...

Ensuite vous devrez confirmer votre adresse mail (classique), et voilà : vous avez désormais un compte sur le serveur sélectionné. Ce compte sera identifié de la manière suivante (sans espace) : @votrecompte @serveur.sélectionné. Oui, car vous avez un serveur de rattachement, et pour que d'autres personnes puissent interagir avec vous, il faut qu'elles le connaissent. Autre subtilité : votre nom de compte pourrait ne pas être unique si quelqu'un d'autre a utilisé le même nom sur un autre serveur, par exemple @votrecompte @autre.serveur, dans ce cas il s’agit bien de deux comptes totalement distincts. Essayez d'être original pour éviter les possibles confusions...

La minute sécurité : vous avez la possibilité de créer un second facteur d'authentification (avec une application d'authentification classique de type Google Auth.), faites-le ! Au passage, faites-le aussi pour tous vos autres comptes...

Cadenas sur clavier informatique

Et maintenant, quoi ?

Vous êtes sur un réseau social, vous vous souvenez ? Vous allez donc vouloir interagir avec d'autres personnes (sinon, vous vous êtes trompé d'endroit et de blog...). Donc, rechercher d'autres comptes avec qui vous pourriez avoir des affinités, et vous faire connaître. Autrement dit, des abonnements et des abonnés.

Premier réflexe, valable pour tout réseau social : complétez votre profil. Une biographie qui colle à votre style, une image d'avatar et une bannière (ici, des images “correctes” et non “explicites”, on y reviendra). Donnez envie. Personne ne souhaite réellement s'abonner à un profil vide qui n'a jamais rien publié.

Puis attendez, une foule en délire va rapidement venir s'abonner à vous... Non je déconne, au contraire si vous vous arrêtez là il ne se passera pas grand chose. Car le fonctionnement sur Mastodon est très différent de X (l'ancien Twitter, quoi) en ce qui concerne la visibilité :

  • Sur X, tout le monde peut potentiellement voir tout le monde dès le commencement, même si on vous pousse des suggestions de comptes selon un algorithme mystérieux dont le but est de monétiser le service.
  • Sur Mastodon, quand vous commencez vous êtes connu sur votre serveur d'inscription uniquement, et pour être connu d'un autre serveur, il faut être suivi par au moins un compte sur cet autre serveur (avoir au moins un abonné), ou bien qu’une personne de ce serveur ait interagi avec une de vos publications.

Donc, deux attitudes : soit vous voulez vous limiter à interagir avec les personnes de votre serveur ou à qui vous vous abonnez (qui souvent s'abonneront alors à vous en retour), soit vous voulez que d'autres comptes vous “découvrent” et vous avez alors intérêt à susciter des abonnés sur plusieurs serveurs. C'est pour ça que quand certains disent “le nombre d'abonnés, ce n'est pas important”, je répond “ça dépend” (la réponse typique des experts).

Foule en noir et blanc

Les usages de Mastodon

Sur Mastodon, il y a des usages hérités d'une communauté initialement resserrée et qui se perpétuent. Certaines personnes y sont particulièrement sensibles, aussi il est important de les respecter.

L'introduction

Créez une première publication (voir ci-dessous) pour vous présenter, dans laquelle vous mettrez le hashtag #introduction. Hashtag, kézako ? Ce sont des mots précédés d'un dièse, qui peuvent être recherchés sur tous les serveurs. Très pratique pour typer des thèmes, des sujets et les partager.

Le fameux “CW”

Quand vous publiez, vous avez une option “avertissement de contenu” dite aussi “CW” (voir ci-dessous). Toute publication qui pourrait choquer d'une manière ou d'une autre (et la palette peut être large) doit en comporter une, cela a pour effet de masquer le texte derrière un titre (qui explicite ce que l'on peut s'attendre à voir ou à lire) qu'il faut cliquer pour y accéder.

Vous devrez de plus marquer le média comme “sensible” si vous mettez une pièce jointe potentiellement choquante (sexuellement explicite, par exemple). Veillez à bien respecter ces deux principes, et à respecter les éventuelles règles plus contraignantes de votre serveur : c'est important pour éviter que des personnes “innocentes” ne tombent par erreur sur un contenu qui puisse les choquer, et incidemment cela peut vous valoir un avertissement ou un blocage si vous le faites de manière répétée.

Ruban jaune "caution"

Le “ALT-text”

Quand vous associez une image à votre publication, veillez à mettre un texte décrivant son contenu dans le champ prévu à cet effet, ceci afin que les personnes malvoyantes nécessitant une assistance puissent en comprendre le contenu.

Boost et favoris

Certains disent que les partages (boost) et favoris (like) ne sont pas importants dans Mastodon car contrairement à X, ils ne nourrissent aucun algorithme.

Je ne suis pas d'accord : pour son auteur, c'est un encouragement et un motif de satisfaction de savoir si sa publication a été jugée intéressante ou a plu, c'est comme dire “merci” à quelqu'un qui vient de parler. Donc, n'hésitez pas !

Bienveillance

Le plus important pour la fin : la discrimination, les discours toxiques, les trolls et autres indésirables sont la raison pour laquelle une grande partie des membres de Mastodon a fui X, ils seront donc impitoyablement traqués et exterminés. Ici on est là pour intergair de manière bienveillante, respectueuse et constructive, vous êtes les bienvenus dans cet esprit.

En avant

Vous savez à peu près tout, vous êtes prêt à publier. Je vous laisse le soin de parcourir les multiples options pour enrichir votre profil, vos options d'affichage, etc. C'est plutôt bien décrit dans l'application.

Fenêtre de publication commentée sur Mastodon

Un tout dernier mot sur la visibilité de ce que vous publiez, vous avez différentes options : aux personnes mentionnées seules, à tous vos abonnés, public et non listé. La différence entre les deux dernières est la suivante : “public” apparaîtra dans les flux de tous les serveurs qui vous connaissent (voir plus haut), “non listé” n'y apparaîtra pas.

De votre côté, vous verrez toujours dans le “fil public local” toutes les publications publiques des autres membres de votre serveur, et dans le “fil public global” toutes les publications publiques de tous les autres membres connus de votre serveur – ce qui peut faire du monde et un fil bien encombré ! Finalement vous préférerez peut-être la partie “accueil” où vous verrez les publications de ceux que vous avez choisi de suivre...

Enfin, n’oubliez jamais ce qui peut paraître comme un truisme : ce qui est en visibilité publique est visible… publiquement. Vous aurez beau l’effacer par la suite, vous n’aurez pas la garantie que quelqu’un ne l’a pas copié entretemps. Soyez donc responsable et sélectionnez bien ce que vous souhaitez montrer au monde entier.

À bientôt sur Mastodon !

 
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from Techno-Fil et faits divers

Quelques concepts de base pour les utilisateurs débutants

Une main tenant un smartphonePour mon premier article de blog, quoi de plus logique que de vous parler de Mastodon, puisque je suis l'administrateur d'un tel serveur ?

Je détaille ici ma vision sur les concepts et la philosophie de Mastodon. J'aborderai dans un prochain article comment débuter avec les fonctions de base de Mastodon, et plus tard encore quelques fonctionnalités avancées.

Mastodon, c'est quoi ?

Mastodon, c'est un réseau social décentralisé de micro-blogging du fédiverse.

Oulà, stop ! Pas de termes techniques, ici le but de cet article est de s'adresser sans complexes aux utilisateurs non informaticiens. Car ces derniers (j'en fais partie) parlent toujours avec des mots compliqués, anglicisés, techniques, inaccessibles au commun des mortels. En fait ce n'est pas leur apanage, tous les experts utilisent un jargon, vous connaissez peut-être des juristes, des comptables, des architectes, des marins,...? Quand on n'est pas de la partie, pas toujours facile à suivre. La différence c'est que tout le monde aujourd'hui utilise un ordinateur et peut se croire un peu informaticien, jusqu'à ce qu'un spécialiste se délecte de lui faire perdre ses illusions en étalant à sa face son verbiage (pas toujours à bon escient, d'ailleurs).

Mais je m'égare. Parlons simplement, et répondons à la question : Mastodon, c'est quoi ?

Réponse simple : c'est comme Twitter. Ou plutôt maintenant, il faut dire “X” (pas facile de rester simple...). Ou encore, c'est un site pour publier des messages courts, où vous avez un compte, vous suivez d'autres comptes et d'autres comptes vous suivent, et chaque compte suiveur voit les publications des comptes suivis. Vous me suivez ?

Mastodon et Twitter

Oui, mais quelle différence avec X alors ?

Là aussi, c'est simple : X appartient et est géré (comment, c'est un autre débat) par une entreprise privée, quand Mastodon n'appartient à personne et est géré par une multitude de bénévoles.

Comment est-ce possible ? Le programme informatique de Mastodon est développé collectivement et bénévolement et publié (en source ouverte) par une organisation à but non-lucratif européenne, et il est installé sur un ensemble de machines informatiques (“serveurs”) par des personnes bénévoles (“administrateurs”). Ces serveurs communiquent entre eux et permettent à l'utilisateur de suivre des personnes, où que leur compte soit hébergé.

C'est fondamentalement différent du modèle de X, où il n'existe qu'un serveur centralisé (en fait, un ensemble mais ce n'est pas important ici), une seule équipe d'administrateurs, un programme informatique propriétaire qui utilise des algorithmes au service de la monétisation du produit pour l'entreprise. Car ne nous y trompons pas : quand une entreprise, dont le but est d'être rentable, met à disposition un service gratuit, c'est que le produit, c'est vous (vos données personnelles !).

Au-delà des aspects techniques, il existe une dimension idéologique dans ce schéma, qui oppose le système capitalistique des grandes entreprises du numérique (X, Meta, Google,...) à un système auto-géré à la main des citoyens. Ceci explique en partie que les utilisateurs de Mastodon, qui sont souvent issus des réseaux sociaux traditionnels qu'ils ont fui, soient généralement des personnes soucieuses de leur liberté, de leur vie privée et farouchement opposées à toute forme de discrimination ou de biais algorithmiques qui leur seraient imposés. C'est aussi une continuation de l'esprit open-source, des programmes informatiques développés collectivement et bénévolement et mis à la disposition de tous.

Entrelacement de fils

Mais pour moi utilisateur, ça change quoi ?

On entend souvent dire que “Mastodon, c'est plus compliqué que X”. Ce n'est pas vraiment vrai : si on commence avec les fonctions de base, c'est presque aussi simple. Évidemment, l'interface utilisateur est différente, mais c'est le cas pour chaque réseau social, il suffit de s'y habituer. Le problème vient souvent du fait que Mastodon est promu par ses développeurs ou ses administrateurs, une population par nature technique et passionnée, qui a souvent cœur à vouloir montrer les différences subtiles et les fonctionnalités avancées. Et on perd tout le monde, surtout qu'on n’en a pas vraiment besoin, au moins pour une utilisation courante.

Vous avez noté mes termes : pas vraiment, presque... Oui, car il existe une différence notable à laquelle le débutant est exposé dès son entrée : le choix de son serveur (ou instance, c'est pareil ici). Car comme on l'a dit, le réseau n'est pas centralisé, il faut donc choisir où l'on créera son compte.

Pour bien comprendre, la meilleure analogie est celle de la messagerie électronique : quand vous créez un compte mail, vous choisissez un fournisseur de service (gmail, hotmail, yahoo,...). Mais à partir de là, vous pouvez recevoir et envoyer des mails à n'importe qui. Ici, c'est pareil.

Est-ce à dire que le choix du serveur n'est pas important ? Oui et non.

Pas très important, car vous pourrez changer d'avis après en migrant votre compte sur un autre serveur (même s'il vaut mieux ne pas faire cela trop souvent, nous verrons dans le prochain article pourquoi). Et si vous choisissez un serveur bien interconnecté aux autres (on dit fédéré), vous pourrez interagir avec tout le monde, y compris sur les autres serveurs.

Un peu quand même, car chaque serveur a ses propres règles, notamment en matière de ce qui peut y être publié. Elles sont résumées lors de votre inscription, lisez-les bien pour voir si elles vous conviennent ! Et aussi car vous aurez une relation plus proche avec les autres membres du même serveur (même si vous n'y êtes pas obligé), donc si vous avez des centres d'intérêt particuliers et que vous trouvez un serveur spécifiquement centré dessus, vous aurez plus de chances de “rencontrer” d'autres personnes qui les partagent. Et la langue du serveur peut également être importante, les serveurs francophones étant encore peu nombreux.

Des mains tapent sur un clavier

Mais comment faire confiance à Mastodon ?

Bénévolat, beaucoup de serveurs et d'administrateurs... Finalement, tout cela est-il bien fiable ? Ne vaut-il pas mieux faire confiance à une grosse entreprise de professionnels ?

Je ne commenterai pas le dernier point, ceux qui ont suivi les soubresauts de Twitter / X et de Meta auront peut-être une opinion. Pour le premier, l'inquiétude est légitime et soyons honnêtes, tout n'est pas parfait !

Mastodon a été lancé en 2016. Il a beaucoup évolué depuis et avec les dernières mises à jour, il est à un niveau de maturité et de sécurité tout-à-fait correct. Si vous recherchez quelques failles de sécurité et de fuites de données notables, vous en trouverez d'ailleurs un nombre important qui concerne les grandes entreprises du numérique, y compris Meta, Microsoft et Google.

Non, le talon d'Achille n'est pas là : il est paradoxalement dans ce qui fait aussi la force de Mastodon, c'est son caractère décentralisé. Soyons clairs : tous les serveurs et tous les administrateurs ne sont pas au même niveau, que ce soit en ressources et en compétences ; sans parler de quelques éclats mémorables d'administrateurs excédés qui ont sauvagement fermé leur service. A contrario, un serveur qui ferme, ce sont des milliers d'autres disponibles pour y migrer (avec un risque de perdre ses publications et abonnés quand même, si c'est vraiment brutal). Quasiment impossible, donc, d'être banni définitivement parce que sa gueule ne revient pas au propriétaire.

Enfin, les administrateurs sont, en principe, bienveillants, font cela par passion et plaisir, et parce qu'ils partagent la même vocation de tolérance et de service pour fournir à chacun une plateforme leur permettant de s'exprimer. Une bonne base de départ sur un socle de valeurs sain, donc.

Le nombre d'utilisateurs varie au fil du temps, on peut trouver ici par exemple des chiffres mis à jour en temps réel (1 million d'utilisateurs actifs pour 9 000 serveurs à la date de publication de cet article).

Poignée de mains

Conclusion

Pour conclure ce premier article qui est déjà bien assez long, retenez :

  • Si vous voulez bénéficier d'une large exposition potentielle à une base très importante d'utilisateurs, et si cela ne vous dérange pas de confier vos données personnelles à une entreprise aux objectifs douteux dont l'objectif est d'en tirer profit en se réservant le droit de leur usage et de modifier unilatéralement les règles au fil du temps : restez avec X.
  • Si vous préférez une audience plus focalisée et moins nombreuse, et si vous faites confiance à un administrateur de la communauté Mastodon pour gérer un serveur avec bienveillance et sans objectif de rentabilité, tentez l'aventure !

À suivre…

 
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from Sexe · Homo · Songes et Libido

Apprécier la sodomie en tant qu'homme

Avertissement : cet article évoque des relations (homo)sexuelles, réservé à un public averti !

Banane et donut

Dans ce second article de blog, je vais vous expliquer pourquoi et comment un homme peut aimer se faire sodomiser, toujours en m’appuyant sur mon expérience de passif dans la relation homosexuelle.

Là aussi il s’agit d’opinions et de pratiques qui conviennent à ma nature et peut-être pas à la vôtre. Là non plus, je n’aborderai pas les aspects liés à la santé, n’étant pas praticien, vous êtes donc invité à compléter cette lecture avec d’autres adaptées à votre situation.

Le poids de l'image et de la morale

Vous trouvez peut-être le titre pédant, j'aurais pu opter pour Comment être un bon enculé, peut-être plus putaclic encore. Tout de suite vous trouvez ce terme vulgaire, inutilisable dans une conversation mondaine, à peine peut-il passer la commissure de vos lèvres sans une moue de réprobation. Car ce mot véhicule un sens condamnable, dégradant voire dégoûtant, et certainement insultant. Et pourtant, je le revendique : j'aime me faire enculer !

On trouve des références très tôt dans l'histoire, quoique déformées depuis, et l'origine du mot “sodomie” vient de l'épisode biblique de Sodome et Gomorrhe, qui a été réinterprété plus tard comme une punition divine contre l'homosexualité. Plus généralement, il s'agit de la relation sexuelle sans but de procréation, qui concerne également la fellation et l'onanisme par exemple, et que la morale réprouve. Dans certains États, elle reste même aujourd'hui encore condamnée par la loi, voire punie de la peine de mort.

Il y a donc, dans la pratique de la sodomie, une violation de l'interdit, qu'il soit moral, éducatif voire juridique. Cela peut exprimer un défi vis-à-vis d'autorités qu'on ne reconnaît pas, ou plus, fondées à nous juger et à restreindre nos pratiques intimes. Sans l'utiliser comme objet de militantisme, je tiens à cette liberté individuelle à disposer de mon corps, et je suis d'autant plus légitime à le faire dans cette position de receveur qui est la mienne, forcément consentante.

Sodome et Gomorrhe en feu

La relation dominé – dominant

Dans notre société, et indépendamment de toute considération de genre, tout pousse l'homme à être dominant : être le meilleur à l'école, devenir chef, faire travailler les autres, donner des ordres... voici ce qui définit la virilité. Dans la relation sexuelle, il en est de même dans l'imagerie sociétale : le “vrai” mâle est grand, fort, bien membré, endurant et commande. Dans l'Antiquité, il était même bienvenu à sodomiser ses esclaves, signe d'autorité et de puissance. Dans ce contexte, celui qui subit perd toute crédibilité en tant qu'homme.

Mais certains d'entre nous n'aspirent pas à dominer. Au contraire, quant à moi je n'aime pas cela, aussi la relation sexuelle est-elle un moment où je peux enfin exprimer ma vraie nature, et être celui que l'on discipline, qui reçoit, que l'on rudoie et que l'on utilise pour son plaisir, sans me soucier du jugement de la Société ou de l'Autre. Ainsi, j'aspire à toutes les formes de soumission, que ce soient la fellation, la fessée ou la sodomie, notamment. J'en tire le plaisir de me sentir libéré, d'être un objet de désir et de prodiguer jouissance à mes partenaires.

Car c'est là l'ultime but : la satisfaction de mon dominant, quand il se libère en moi, constitue le point d'orgue qu'il atteint lors d'une sodomie intense, la fellation restant pour moi plutôt un préliminaire qu'une conclusion. Je n'atteindrai peut-être pas le même type de satisfaction physique, ou pas exactement au même moment, mais cette alchimie entre partenaires reste la plus importante.

Deux oryx

Le plaisir physiologique

La première question qui vient à un novice, c'est “quel plaisir y a-t-il à cela ?”.

Celui-ci est double. Le premier, c'est que l'anus est une zone érogène fortement innervée, qui est donc stimulante sexuellement. Comment, vous ne vous êtes jamais caressé là ? Essayez, vous verrez... On sent tout lors des préliminaires et de l'acte, avec un membre à bon diamètre j'apprécie particulièrement quand il est veineux, les reliefs prennent tout leur sens lors de son aller et son retour...

La seconde est un avantage qu'ont les hommes sur les femmes, sur cet aspect particulier : la prostate. Parfois source de problèmes avec l'âge, il s'agit d'une petite glande interne, pas plus grande qu'une noix, que l'on peut stimuler en la frottant par l'arrière. Habilement astiquée par un membre vigoureux et bien positionné, un mouvement alternatif de pression peut faire atteindre au receveur un orgasme sans éjaculation (quoiqu'il puisse être humide), qui peut ainsi être répété ou prolongé au cours de la même séance.

Les sensations sont difficiles à décrire pour qui ne les a pas expérimentées, mais il s'agit d'une sorte de lâcher-prise total accompagné de tremblements d'extase. Cela se travaille un peu au début, il faut connaître son corps et le positionnement de ce point P. On peut le localiser avec un doigt, et l'utilisation de jouets sexuels peut aider à mieux atteindre ce paroxysme. On n'y parvient pas systématiquement, mais il faut persévérer, les sensations sont inégalées.

Noix

Bien se préparer

En préambule, je vous renvoie à mon premier article de blog pour quelques conseils généraux de préparation. Je développe ici quelques points plus spécifiques.

À la seconde question du novice, la réponse est bien connue : “non, ce n'est pas sale”. Ce qui suppose une hygiène irréprochable, pour certains un lavement (en général je n'en ai pour ma part pas besoin), le plus efficace restant l'embout de douche spécialisé : attention à la pression d'eau (légère !) et à la température (celle du corps, testez auparavant !!!), et à effectuer au moins une heure avant, voire deux.

Je recommande l'utilisation de jouets sexuels pour une découverte en douceur et un assouplissement progressif en taille acceptée. La longueur est ce qui permettra d'atteindre la prostate mais ne m'a jamais posé de problèmes. Le diamètre est en revanche ce qu'il faut travailler, j'ai inséré ci-dessous photo d'une partie de ma collection de godemichets. Se sentir à l'aise avec un diamètre avant de passer au diamètre suivant est important : pour ma part, le second est largement suffisant pour être prêt à accueillir la plupart des partenaires avec ses 4 cm. de diamètre, mais vous en rencontrerez peut-être certains de la taille du cinquième avec ses 5 cm. (moi, une seule fois, je ne savais pas que ça existait en dehors des films !), et pour les amateurs de sensations fortes vous avez le double, 6 cm. au garrot. N'exagérez pas et soyez progressif : on ne recherche pas la performance, mais le plaisir.

Le lubrifiant est indispensable. Combien ? Selon moi, on ne peut pas en mettre trop, mieux ça glisse plus c'est agréable. Je préfère à l'eau mais ça peut sécher assez vite selon les marques, le silicone dure plus longtemps mais peut tâcher. À appliquer généreusement au début, éventuellement en cours mais il devient moins nécessaire une fois les parties internes bien humides. Éventuellement, la salive peut suffire mais je préfère avoir lubrifié avant. Si vous avez plusieurs partenaires, la semence des premiers peut lubrifier le passage des suivants, c'est d'ailleurs beaucoup plus excitant.

Cinq godemichets alignés

Quelle position adopter ?

Pour en tirer le maximum de plaisir, il ne faut bien sûr pas se limiter à une position unique. Il ne s'agit pas non plus de jouer les acrobates, il faut que l'ensemble des partenaires se sente bien.

Celle que je préfère, c'est à quatre pattes, sur un lit (on est alors à bonne hauteur pour son actif, et c'est plus doux pour les genoux). Cela lui permet de varier l'angle d'attaque et d'atteindre une profondeur maximale, ce qui sera propice pour stimuler cette prostate. Les assauts pourront être vifs ou lents, par alternance, et le passif ne doit pas se priver de bouger et jouer avec sa cambrure.

On peut également faire face à son partenaire, sur le dos sur ce même lit, les jambes dans ses bras remontant à ses épaules, avec l'avantage de voir son visage et l'effet qu'on lui produit. Plus dynamique pour moi, l'actif allongé sur le lit et on s’assoit sur son membre, lui faisant face ou non, c'est presque une inversion car on définit alors le rythme, et la sensation est intense.

D'autres positions sont à essayer : debout, penché en avant les bras sur le dossier d'une chaise ; debout encore, une jambe levée, tenu fermement en main et en membre ; ou bien couchés tous deux, l'un sur l'autre, je préfère alors être au-dessus (je suis léger !). Dans cette dernière position, on pourra si l'on est bien disposé et bien préparé, avoir un second partenaire et expérimenter la double.

Testez, pratiquez, voyez ce qui vous convient le mieux. Pour ma part, quand je suis confortable une séance peut durer deux heures sans interruption, c'est assez rare de trouver un actif aussi endurant et ce sont alors le plus souvent des séances de groupe.

Gymnaste en équilibre

Pour finir

C'est encore en général l'actif qui définira le clap de fin (mais si vous n'en pouvez plus avant, arrêtez bien sûr). Sa libération, si possible en moi, conclura cet acte de la manière la plus délicieuse qui soit. J'aime finir en nettoyant avec gourmandise le membre qui a si bien travaillé, récupérer les dernières gouttes du précieux nectar et sentir le goût de nos corps entrelacés.

Voilà, j'espère que cette vision sur la pédication vous aura inspiré. Comme parfois on se trouve seul mais que l'on souhaiterait s'y adonner ou bien mieux se préparer, je développerai dans un prochain article la pratique de l'onanisme anal.

 
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Être un bon passif dans une relation homosexuelle

Avertissement : cet article évoque des relations (homo)sexuelles, réservé à un public averti !

Deux poires en forme de fesses

Dans ce premier article de blog, je vais m'appuyer sur mon expérience, et ainsi aborder le rôle du passif dans la relation homosexuelle, qui est celui qu'affectionne votre serviteur.

Il s'agit évidemment d'observations et de pratiques qui conviennent à ma nature, il pourrait en être tout autrement pour vous, ô lecteur. Je me limiterai ici à la relation sexuelle “traditionnelle”, en excluant les fétichismes particuliers ; je me soumettrai ainsi au BDSM dans un prochain article.

Enfin, je n'aborderai pas les aspects liés à la santé, n'étant pas praticien, vous êtes donc invité à compléter cette lecture avec d'autres adaptées à votre situation.

Un “passif”, de quoi s'agit-il ?

Dans une relation hétérosexuelle, les aspects physiologiques ne laissent pas planer de doutes sur l'orientation des ébats sexuels. Il en est tout autrement dans une relation homosexuelle, où chacun peut être tour à tour dominant ou dominé. Celui qui reçoit sera qualifié de passif (on parlera de bottom en anglais, un terme très explicite), celui qui donne sera l'actif (ou top en anglais). Certains joueront les deux rôles, cela pourra être au cours de la même session ou selon l'humeur du jour, ils seront appelés versatiles.

Je suis pour ma part un pur passif, c'est-à-dire que je ne changerai jamais de rôle : je suis là pour recevoir, être dominé, soumis, tout entier consacré au plaisir de mon (ou mes) partenaire(s). Ne croyez pas qu'il s'agit d'un rôle de paresseux ou d'abandon : au contraire, le passif aura beaucoup plus à se préparer en amont, il sera attentif durant toute la session au plaisir de ses actifs, il leur fera atteindre le paroxysme en étant dynamique et créatif, enfin il recevra sa récompense sans forcément lui-même atteindre immédiatement l'orgasme.

Ainsi, le passif est bien plus qu'un double orifice et il mérite le respect : les efforts qu'il fait pour apporter aux autres satisfaction commencent bien avant l'acte...

Puits ouvert vers le ciel

Au fil des mois

Tout commence par une bonne alimentation. J'en conviens, au risque de paraître maternel, cette déclaration ressemble à un truisme, c'est néanmoins encore plus vrai pour le passif. Inutile je pense de détailler pourquoi et quelles peuvent en être les conséquences désastreuses, je me bornerai à décrire ce qui fonctionne pour moi et ce qui doit être évité :

  • Bénéfique : les aliments à base de fibres, riz, pâtes, légumes et fruits sans peau ni pépins, poisson, yaourt...
  • Maléfique : les aliments produisant une fermentation, fromages, graisses, frites, viandes trop riches, plats en sauce et épicés...

Évidemment à éviter de manger la veille, mais également à prodiguer sur le long terme (quelques incartades pour le plaisir étant bien entendu conseillées). Et quand on est sur une période où des propositions peuvent être reçues au débotté, il est bien agréable de ne pas se dédire du fait d'un régime alimentaire peu propice.

Manger diététique dans la durée (et faire du sport, pourquoi pas, même si je ne pratique guère) produit un autre effet avantageux chez la plupart des personnes : la perte de poids. Et quand on pèse comme moi 57 kg, il est bien plus facile à mes partenaires de me porter et de me mettre dans la position qui leur sied, que si j'en faisais trente de plus !

Légumes variés

Régulièrement

Même si les jeux auxquels se soumet le passif peuvent être nombreux, l'un des objectifs les plus recherchés, et ce des deux côtés, reste la pénétration anale. Goût de l'interdit, véritable plaisir physique, peu en importent les raisons ; je détaillerai dans un prochain article pourquoi et comment pratiquer la sodomie.

Ne s'agissant pas d'un mouvement pour lequel le corps humain est préparé, je recommande et je pratique régulièrement les jouets sexuels. Bien entendu, en l'absence de production naturelle à cet endroit, l'application d'un lubrifiant est indispensable : base eau, silicone, mixte, à vous de choisir ce qui vous convient le mieux. Le silicone est plus durable, plus efficace et ne sèche pas, mais il tâche et peut abîmer certains jouets. Quant à moi, la base eau me convient bien.

L'objectif est de garder une certaine souplesse, tout en ayant préparé le corps à recevoir un certain diamètre (parfois conséquent avec certains partenaires !). Si l'on est débutant, il faut y aller progressivement, et on ne doit jamais atteindre le seuil de douleur ni saigner : si c'est le cas, arrêtez immédiatement plusieurs jours, voire allez consulter si cela ne passe pas. Il y a une certaine élasticité : ainsi, pratiquer régulièrement avec un diamètre de 4 cm n'empêchera pas votre actif de 3,5 cm d'éprouver du plaisir.

Ma pratique personnelle : le plug que je vous montre en photo ci-dessous, diamètre 5,1 cm, pur métal. Attaché à ma taille avec un harnais fait maison, le porter me prodigue quatre avantages :

  • Je reste souple et ouvert,
  • Il me chatouille et m'excite la prostate, me rendant très réceptif aux avances,
  • Si nous faisons affaire avec un partenaire, passée sa surprise, cela l'excitera de me le voir ôter et mettre dans ma bouche (un de mes fétiches),
  • Le lubrifiant utilisé pour l'insérer est toujours présent et chaud, permettant que mon actif se contente de lubrifiant naturel si c'est improvisé.

Plug anal en métal

Peu de temps avant

Maintenant que nous savons que la session arrive plus tard dans la journée et que nous en sommes tout émoustillé, préparons-nous !

La base du respect mutuel, c'est la propreté. Pour moi, ce n'est pas négociable. La seule chose que j'aime bien, c'est l'odeur de transpiration, elle arrive vite chez moi à l'approche du moment. Mais sinon, tout doit être net :

  • Ongles des mains et des pieds très courts (cela peut aussi éviter des déconvenues durant l'acte),
  • La bouche propre avec lavage de dents (rien de pire qu'une mauvaise haleine d'ail ou de cigarette) mais au moins une heure avant (éviter que le dentifrice ne vous préserve du goût des bonnes choses lors de la mise en bouche),
  • Le corps propre partout comme un sou neuf (oui, partout car il sera exploré de fond en comble avec un bon actif).

Le lavement est optionnel pour moi : en général je n'en ai pas besoin. Jugez et sentez votre corps : si nécessaire, vous le pratiquerez au moins une, voire deux heures avant, afin de s'assurer que rien de néfaste ne subsiste. Essayez tout seul pour commencer, le secret est d'apprendre à se connaître.

Idéalement et sans gaspiller trop d'eau, un bon bain chaud permet en prime de se détendre, de commencer à jouer avec son orifice pour l'inviter à s'ouvrir, et enfin d'attendrir la peau pour la rendre plus réceptive aux caresses ou au contraire aux fessées (ou les deux, si comme moi vous aimez cela).

Enfin, un mot sur la pilosité : certains l'aiment nulle, d'autres la préfèrent au naturel. Malgré quelques tentations, j'ai opté pour la seconde option. J'ai d'ailleurs ouï dire, sans le vérifier par moi-même, qu'un rasage complet a des conséquences négatives sur l'évacuation de la transpiration, l'irritation de la peau et induit une repousse plus drue de l'appareil pileux. Il est en tous cas important que chaque partenaire sache à l'avance à quoi s'attendre (ce n'est pas un point que l'on rectifie à la va-vite au dernier moment), car cela fonctionne dans les deux sens. Pour ma part, ma langue a toujours apprécié le velouté poilu de la pêche, et celui de mes actifs par la suite.

L'important est de présenter à ses partenaires un corps propre et désirable. Car pour ma part, je ne conçois le sexe qu'en étant entièrement nu (ce qui renforce ma position de soumission). Si cela est réciproque, reconnaissons toutefois que la partie la plus importante du corps de mes partenaires est leur organe contondant.

Homme vu de dos dans son bain

Pendant l'acte

Voilà, nous y sommes, il(s) arrive(nt). On se connaît déjà ou bien on fait connaissance, on s'assure que tout est clair ou alors il est implicite que tout peut arriver. Vos préférences vont alors s'exprimer : scénarisation, préludes, préliminaires...

Pour ma part, une bonne séquence ira crescendo : petits échanges pour mieux se connaître, effeuillement progressif, caresses. Moi entièrement nu, la langue va alors s'exprimer et discuter avec les tétons, remonter la jambe des pieds à son sommet, englober l'organe et s'en occuper longuement, de même avec chaque partenaire s'ils sont plusieurs (ils pourront alors utiliser eux-mêmes leur langue pour préparer l'introduction à venir). Fessée, pénétration, et après leur paroxysme et libération si possible directement en moi, côté pile ou côté face, m'assurer de nettoyer leur instrument (ce que les anglais appellent a2m). Je ne reste (justement) pas passif pendant l'action, mais je contribue aux mouvements avec mon séant et j'ai tendance à ahaner assez verbeusement.

Mon plaisir sera de leur avoir apporté le leur. Il n'est pas certain que mon corps lui-même s'exprime de la même manière, ou pas au même moment, mais peu importe : après l'acte, je me sens si bien et satisfait d'avoir élargi mon univers avec un actif de plus, ou mieux encore, plusieurs, que je pourrais rester des heures à contempler le ciel. Ou même recommencer : car le passif a cette chance que s'il est endurant, il peut continuer pendant des heures ou recommencer plusieurs fois, sans craindre trop la fatigue ni ce moment de répit auquel est forcé l'actif.

Eau jaillissante

Et après ?

Après, c'est vous qui voyez. Pour ma part j'aime garder en moi ou sur moi les stigmates qu'y auront laissé mes actifs. On finira néanmoins par se doucher, puis selon, recommencer ou bien attendre la prochaine aventure le lendemain ou plus tard.

J'espère en tous cas vous avoir convaincu qu'être passif, ça se mérite et ça se respecte, et la meilleure manière de l'exprimer, c'est d'être un bon et généreux actif.

 
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from La piXine

Où l’on revit les meilleurs moments…

Il était dix-huit heures passées, l'heure de l'apéritif, offert par la maison ! Bières et tapas furent servies par Bernard. Je restai entièrement nu alors que les autres s'étaient rhabillés, en partie parce que j'aimais ça, mais peut-être surtout car mes fesses n'auraient pas supporté un linge, aussi étais-je toujours allongé sur le ventre sur mon transat. Mais je n'étais pas gêné, d'abord tous mes partenaires m'avaient déjà exploré de fond en comble, et puis l'ambiance avait changé, était devenue sans arrières-pensées, plus... professionnelle, peut-être ?

Biscuits et boisson

Bernard commença : “Santé ! Les gars, je vous l'ai déjà dit, vous avez été super. Les cam ont fini un premier montage, c'était facile, presque rien à enlever.” Ils n'étaient pas avec nous, peut-être étaient-ils rentrés, ayant fini leur journée de “boulot”, et je me demandai comment on pouvait filmer tout ça sans vouloir participer, cela restait un grand mystère pour moi. Si eux faisaient le montage, j'avais subi quant à moi un beau démontage, et je cherchais à formuler une plaisanterie à ce sujet quand Bernard proposa de visionner quelques scènes sur l'écran TV à côté :

“– On peut revoir les meilleurs moments ensemble, pas tout bien sûr, vous aurez une copie pour vous, souvenez-vous : interdit de les diffuser sur internet, chez vous entre potes c'est bon, mais sinon le studio a l'exclu.” Dommage, cher lecteur, je ne peux partager le résultat de notre tournage. Il reprit :

“– Bon je suis emmerdé en fait, on a presque trois heures de durée, c'est beaucoup pour ce genre de prod, en même temps il y a une continuité et je ne veux pas en faire deux films... Bon on verra, c'est mon problème. Allons-y.”

Il lança et commenta la scène d'intro : “le peignoir qui tombe, ça prépare le spectateur. Et la fessée, c'était une bonne idée, les fesses rosies ça plaît toujours.

– C'était donc pas prévu au scénario ?” demandai-je en caressant instinctivement mon séant d'une main, connaissant déjà la réponse.

”– J'ai pensé que ça irait bien dans l'histoire, et puis ça m'a permis de voir que tu aimais ça,” répondit alors Michel, “je ne me suis pas trompé je crois ?” Je souris vaguement, sans trop oser le regarder. On avança, Bernard reprit :

“– Avec Lio, on sent vraiment la complicité, ça me plaît. La double, super, c'est passé crème, si j'ose dire. Après... et voilà avec Jean-Luc. Désolé mec, on te fait toujours passer à la fin, mais tu sais pourquoi, sinon ceux qui passent derrière rentrent trop facilement.

– Ça me gêne pas, comme ça c'est bien lubrifié déjà.” Se retournant vers moi : “Tu prends bien quand même, j'ai déjà eu des refus avant.” Là non plus je ne répondis pas, mais je souris franchement. Rico insista :

“– Mais comment tu arrives à te faire prendre comme ça, tu te fais sodo tous les soirs ou tu t'entraînes comme sur tes vidéos ?

– Un peu des deux,” même si en réalité j'utilisais plus souvent ma machine à sexe que je ne pratiquais avec des organes de chair, à regret. Bernard continua :

“– Ok... Ok... puis on va vers le kiosque et on s'installe. Ça t'a plu cet équipement André, t'y auras finalement passé une bonne partie de ton temps ?

– Super intense,” répondis-je, “ne pas savoir qui est derrière toi et ne rien pouvoir faire ça m'excite à fond.” Et dans un élan de créativité, je me dis qu'on aurait pu appeler ce film “le kioXe”. Bernard reprit :

“– Ça se voit ! Et la scène avec Karim...”

En effet, un véritable orgasme qui me laissa tremblant, on le voyait parfaitement à la caméra, je fus tout émoustillé à ce souvenir et voyant l'expression de mon visage qui semblait toucher la grâce, je revivais intérieurement ce moment où l'on s'abandonne totalement, où son corps n'est plus sous contrôle, où seul le plaisir pilote le cerveau. On avança.

“– La coupelle, bonne idée, c'est toi Rico ?

– Ouais, j'avais vu ça dans un film porno, et elle était là.

– On voit qu'il aime ça, il en laisse pas une goutte !

– Remarque, avec ce qu'il a pris juste avant, il devait avoir soif.

– Ç'aurait été dommage de gaspiller”, conclus-je.

Puis la scène de la punition, celle qui était encore vive à mon séant. On alla vers la fin, Bernard commenta, s'adressant à Michel :

“– Là quand même j'aurais pas cru que t'irais aussi loin, je m'attendais à tout moment à entendre André sortir son ROUGE. T'as tapé presque la centaine je dirais, vers la fin ça compte même plus.

– J'ai pensé qu'il supporterait, et pour conclure j'ai voulu qu'il s'abandonne, j'ai eu raison, non ?” rétorqua-t-il en me regardant.

Je gardai les yeux fixés sur la dernière salve, le paddle court en cuir qui frappait rapidement et continûment sans jamais vouloir sembler s'arrêter, et moi qui me mis à sangloter sincèrement. Je m'étais laissé tout à lui, en effet, et un mélange de sentiments m'emplissait encore, craignant de le regarder directement. Il s'adressa alors à moi :

“– Écoute, on joue plus maintenant, tu peux me parler, je pense qu'on a vécu quelque chose de très fort ensemble. D'ailleurs si tu veux, on pourra recommencer une autre fois, je te laisserai mes coordonnées.” Je le regardai alors bien en face, oui j'avais vécu une expérience unique, personne ne m'avait jamais fait pleurer avant, et oui, une fois les stigmates disparus, je pensai que j'aimerais recommencer.

“– Bon les gars on arrive au bout, et merci Lionel d'avoir terminé André, ça non plus ce n'était pas scripté.

– J'ai pensé que lui aussi y avait droit, et puis ça a été un plaisir,” en me regardant avec une sincère gentillesse. “Partagé,” conclus-je en lui retournant un œil empli de gratitude.

Cela terminait le visionnage. Après quelques échanges supplémentaires sur les projets de chacun, de possibles prochains tournages, il arrivait huit heures et le moment de se séparer. Je me mis debout, toujours entièrement nu, et chacun vint me faire des bises en guise d'au revoir : Rico, Takeshi, Victor, Kevin, Jean-Luc et Karim. Michel se contenta d'une bise avec sa main dominatrice sur l'épaule. Lionel ferma le bal, en m'embrassant tendrement sur la bouche. Bernard dit : “bon, salut les gars, rentrez bien, je vous recontacte pour un prochain tournage si ça vous intéresse, mais pas tout de suite. Et bravo encore, c'était bien.”

Comme le groupe se dispersait, j'étais embêté car j'habitais assez loin et je ne me sentais pas ce soir de m'asseoir, encore moins dans une voiture. Bernard le devina : “bon je fais pas hôtel mais je dois rendre la maison que demain, Lionel couche ici cette nuit, si ça te gêne pas de partager sa chambre tu peux rester dormir si tu veux.” Je voulais bien et d'un regard je vis que Lio aussi, alors qu'il m'enlaçait la taille.

Lit avec deux oreillers rouges

Fourbu, je proposai d'aller me coucher alors qu'il me montrait le chemin et me mena au grand lit. Au plafond était fixé un miroir, et je me dis que cette villa devait servir souvent pour des tournages similaires. Déjà couché sur le côté, je sentais Lionel qui me caressait et m'embrassait la peau sur tout le corps, et ce qui arriva ensuite restera mon moment d'intimité avec lui, je vous dirai simplement que je n'ai pas beaucoup dormi !

Fin... pour le moment.


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Où l’on me libère enfin…

J’avais l’impression d’être en lambeaux, mes fesses devaient être lumineuses, en tous cas elles me chauffaient comme un halogène, et mes jambes tremblaient, me supportant à peine. Mon maître n’en avait manifestement pas fini avec moi : je crus d’abord qu’il aller m’appliquer une crème apaisante sur les fesses, en fait c’était encore de Swiss Navy qu’il me badigeonnait. Il déboutonna alors son string en cuir, laissant apparaître son organe turgescent et humide, signe qu’il avait apprécié cette séance, et me le présentant à la face, je m’exécutai avec une réelle gratitude de pouvoir continuer à le servir.

Après quelques minutes lui permettant d’atteindre sa taille maximale, il passa derrière moi et ne se fit pas prier pour entrer. Il écarta mes hémisphères rouges sans ménagement, c’est ce qui me fit pousser un cri de douleur. Il me besogna pendant plusieurs minutes, avant de se retirer et de venir face à moi se libérer sur mon visage, pendant que j'ouvrais grand la bouche, langue sortie. La caméra me balayait dans cet état, quand il commanda à Lionel : “à toi, maintenant.” Je ne savais ce que ce dernier en pensait, mais il s’exécuta avec précaution, et décidément je le trouvais doux et délicat avec moi, même si l’acte en question me le plaçait en dominateur. Il conclut de même et aussi généreusement que mon maître.

Visage d'homme la bouche ouverte

J'étais sans vigueur, incapable de penser et à peine de me tenir debout. Suivant un scénario convenu, Lio me libéra alors de mon pilori et de mes liens, et après avoir replacé la banquette sur ce mobilier dont je garderai un souvenir puissant, me fit allonger dessus, sur le dos, en prenant garde à ce que mes fesses dépassassent et ne touchassent point ce reposoir, les jambes supportées par les cadres latéraux. Il se pencha sur moi et sous l’œil de la caméra, lécha toutes traces sur mon visage, m'embrassant à pleine bouche au passage pour partager le précieux liquide.

Il me fit me retourner sur le ventre, et s'étant écarté, j'entendis l'autre qui s'approcha, et je sentis alors quelque chose sur le bas de mon dos : un liquide d'ordinaire chaud me faisait ici l'effet d'une douche rafraîchissante, s'abattant sur ma peau rougie, alors que mon maître s'épanchait sur moi. J’avais dit avant de commencer, seulement dans un état extatique extrême, j’y étais sans nul doute, et toujours abandonné, je le remerciai intérieurement. Il quitta le champ de la caméra.

Lio me fit pivoter une fois de plus sur la banquette du meuble maudit, me retrouvant sur le dos dans la même position que précédemment. A mon côté, il m’embrassa et me caressa tendrement. Je n'étais plus que réflexe, mais le plaisir suivant cette correction déclencha en moi un gonflement, qui continua alors que Lio le saisit de sa main et entama un mouvement de va-et-vient accompagnant ses caresses de l’autre. Je n’ai pas en général besoin de conclure ainsi, je suis un passif qui se contente de diamètre et de fluides, mais après ce que j’avais vécu et ressenti, je me soumettais et je finis par jaillir avec un plaisir fabuleux. Lio lécha cette partie de mon anatomie, puis se levant, me fit un signe d’au revoir amoureux, avant de sortir lui aussi du champ. La caméra mobile de Bernard filma tout mon corps et ses humeurs, avant que celui-ci ne concluât : “coupez, c’est dans la boîte !”

Eau jaillissant d'un tuyau

Un groupe d’applaudissements retentit alors, tous les autres acteurs ayant observé la scène, et certains étaient visiblement impressionnés.

“– Putain, qu'est-ce qu'il t'a mis !

– Tu as pris au moins quatre-vingts coups, je croyais pas que t'allais résister.

– Heureusement on t'avait bien traité avant,” dit Victor, essayant de prendre un ton plus léger.

Bernard vint vers moi, et me félicita chaudement : “André, tu es le meilleur power bottom qu'on ait eu, franchement bravo. Tu te sens bien ?” À la vérité, j'étais vanné, et j'avais besoin de décompresser. “Les gars, vous l'amenez à la douche, vous le soignez bien, et on prendra l'apéro ensemble ce soir, on débriefera. C'était super, on a du contenu, bravo à tous !”

Ils furent plusieurs à m'accompagner et à me supporter jusqu'à la douche puis à m'aider à me laver, en veillant à ce que l'eau ne fût pas trop chaude car il m'en cuisait vraiment. Je ne me souviens pas très bien de ces moments, si ce n'est que l'on finit chacun par se retrouver au bord de la piscine, presque tous assis et vêtus d'un boxer ou d'un maillot, sauf moi bien sûr, pour qui les douleurs allaient encore durer quelques jours et les marques sûrement deux à trois semaines. J'étais ainsi entièrement nu et allongé sur un transat de tout mon long sur le ventre, et Lionel vint pour me badigeonner une crème apaisante sur les fesses. Je l'arrêtai d'un geste pour demander à Takeshi de venir me montrer le résultat avant en me filmant avec son portable, car j'étais finalement le seul à n'avoir rien vu.

La couleur, probablement amplifiée par le smartphone, tenait du rouge vif, écarlate, avec des traces de lanières plus marquées que le reste ça et là, le tout réparti de manière assez homogène sur chaque fesse et débordant à peine. Oui, mon maître était vraiment un expert, et je m'imaginais que dans quelques jours, je repenserais à cette expérience avec plaisir et excitation. En attendant, Lio vint à présent étaler doucement sa crème et ma peau profita de cet apaisement faisant suite à la tempête qu'elle avait vécue.

(À suivre...)


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Où cela chauffe pour moi…

J'attendais donc là, dans cette position offerte, encore humide des deux extrémités, une caméra braquée sur moi, et j'entendis bientôt Michel. Encore lui, décidément, la séquence deux resterait probablement ma préférée. “T'es où, le jouet ?” Je ne savais si je devais répondre. Il m'interrogeait, on n'allait pas l'énerver, je tentai : “ici, Monsieur.” Il arriva à mon côté, habillé seulement d’un string en cuir boutonné sur le devant, flanqué du gentil Lionel, toujours entièrement nu. “Qu'est-ce que tu fais là ? Tu as eu de la visite, tu m'as désobéi ?” Alors qu’il vint se poster derrière moi, je commençai par un maladroit “non, non” de protestation. Il rétorqua :

“– Tu te fous de moi, tu t'es attaché tout seul ? Et ce trou béant encore dégoulinant ? Et ces traces sur ta barbe ? Tu te souviens, je t'ai promis une punition : tu mens, dix coups. Tu ne m'as pas appelé Monsieur, plus dix. Ils étaient combien ?

– Un seul... Monsieur,” de manière hésitante.

“– Menteur ! Plus dix. Vu la quantité, ils étaient sûrement nombreux.

– Six, en fait, Monsieur,” ne voyant plus l'intérêt de ne pas tout déballer.

“– Je t'avais dit que tu étais à moi aujourd’hui. Un groupe en plus, encore vingt. Lio, ça fait combien ?

– Cin… quante,” répondit Lionel d’une voix hésitante, trouvant peut-être que cela faisait beaucoup.

“– Un compte rond, ça me va. Tu vas compter chaque coup à haute voix. Et comme tu es déjà en position, on va commencer tout de suite.”

En effet, encore attaché par les poignets à cette potence et par les chevilles m’écartant ainsi les jambes, posté à quatre pattes, les fesses pointant vers le plafond, il n’avait qu’à se servir. Je ne le voyais plus mais il me semblait avoir compté avec une véritable envie et satisfaction, un plaisir sadique peut-être. Il repassa dans mon champ visuel pour aller à un angle du kiosque, ouvrir un coffre que je n’avais pas encore avisé, et je le vis choisir dans l’ombre parmi un ensemble d’ustensiles : ce ne serait donc pas sa main cette fois, il avait raison, cela finissait par faire également mal à celui qui administre. Je regardai le ciel au-delà du kiosque, en me disant qu'après ce moment d'humidité, cet endroit risquait de devenir pour moi un souvenir cuisant.

Kiosque en bois blanc ajouré

Il choisit lentement et déposa les armes sur une tablette devant moi, manifestement pour que je voie ce qui m’attendait. Je ne sais pas comment sont les gens “normaux”, mais je voue quant à moi un véritable fétichisme à la fessée, et loin de me faire peur, cette vue provoqua chez moi une excitation anticipatoire. Se succédèrent : un paddle en bois (avec des trous pour ne pas ralentir sa course) ; une tapette à tapis en rotin ; une ceinture épaisse, au bout d’un manche en bois ; un paddle en cuir souple, long et large ; un martinet à lanières dures ; et enfin un paddle en cuir épais, avec ses trous. Un beau programme, mais je réalisai à présent que c’était ambitieux et je me demandais ce qui était vraiment scénarisé.

Il prit le paddle en bois, me le montra en tapant dans la paume de sa main, vint se poster derrière moi et commença par me caresser les fesses avec, de façon légère d'abord puis plus appuyée ensuite. Ce qui est terrible – et jubilatoire – dans ces jeux, Fop ! Le premier coup partit et l’impact fut sourd. “Tu comptes, je t’ai dit.” Un. Nouvelle caresse. Je disais, c’est de ne pas savoir, Fop ! Deux, de ne pas savoir, Fop ! Fop ! Aïe… trois, quatre, quand le prochain coup va partir. Il continua, alternant caresses et coups, je les sentis passer, mais je savais que ce n’était qu’une mise en condition. J’avais déjà mal, mais c’était supportable. J’arrivai à dix, et il alla alors chercher le prochain instrument devant moi sur la tablette, prenant toujours son temps.

Se postant plus loin, mais procédant de même et avec discipline, caresse du rotin, un sifflement et un coup bien plus vif : onze. Aïe, ceux-là je vais les sentir plus vivement, le rotin est mordant, schlack ! Douze, et arrivé à seize, il m’en cuisait vraiment. Le manche était plus long, ça tapait sec. Ce fut là que je me rendis compte qu’il était expert : aucun coup en dehors de la zone de sécurité, schlack ! Et chaque fesse en prenait pour son grade, pas de jalouse, schlack ! Il faisait vraiment mal, et à vingt je ne pus retenir un grognement de douleur.

Méthodique, c’était au tour de la ceinture, et je savais que celle-là laisserait des marques, mais j’adorais le contact du cuir. Chaque claquement se faisait plus espacé, il semblait user de plus de force maintenant, et mon séant était réellement chauffé à vif de ces coups répétés. Léger sifflement et claquement. Vingt-quatre. Pourquoi prenait-il plaisir à me corriger ainsi ? Mais moi j’aimais ça, non ? Schlik ! Vraiment j’avais mal, je sentais que mon excitation ralentissait et je me concentrais de plus en plus sur la douleur. Schlik ! “Tu comptes ?” J’avais oublié où on en était. “Pas grave, on recommence à vingt.” Salaud, je te déteste ! La ceinture s’abattit, laissant à chaque frappe un coin supplémentaire de mes fesses plus rouge qu’avant encore.

On avait dépassé la moitié car trente fut atteint ! Il marqua aussi une pause, le pauvre devait être un peu fatigué aussi ? S’adressant à Lio : “détache ses jambes et mets-le debout au pilori, il est trop confortable comme ça.” Je ne savais s’il fallait parler ainsi, mais quand Lionel m’eut délié les chevilles puis aidé à me poster debout, attaché à nouveau les pieds en bas, sanglé au niveau des cuisses, avant de glisser ma tête et mes poignets dans cette planche qu’il ajusta en hauteur pour que mon corps restât perpendiculaire à mes jambes, je mesurai ce qu’était l’inconfort. Ce fut alors le paddle en cuir souple qu’il m’agita sous le nez, signifiant que la punition reprenait.

Ce paddle s’abattit sur moi avec vigueur et résonna d'un claquement sec. Trente-et-un. Je te hais. Schick ! Encore, continue, j’aime ça. Mais ce n’était plus vraiment le sentiment que j’éprouvais à cet instant, et quand trente-six sonna, après une caresse interminable, je voulais que cela continuât, ne t’arrête pas si tu es un homme ! Je lâchai alors à travers mon esprit qui s’embrumait “Vas-y”, avec l’impatience qu’éprouve le dominé rebelle vis-à-vis de son maître. “Ah, tu aimes ça ! Plus dix”, dit-il d’un air satisfait, et une pluie de coups s’abattit successivement sur chacun de mes hémisphères rouges, me faisant rater les chiffres intermédiaires pour atteindre quarante-deux. Ah, ta belle mathématique se rouille, alors qu’il changea encore d’outil, et c’était le tour du martinet.

Il y en a plusieurs types, cuir souple et long, ou dur et plus court. Le second est bien plus terrible que le premier, et c’est évidemment celui-là qu’il avait sélectionné. C’est ce que je préférais d’ordinaire : alternance de caresses et de coups secs, et il maniait cette science à la perfection. Quelle torture ces caresses, tape-moi, vas-y, maintenant. Aïe… Quarante-six. Je poussai désormais un cri à chaque coup sans plus pouvoir me retenir, et comptai avec difficulté, pourquoi les nombres français sont-ils si longs ? Whipp ! Quarante-sept. Whipp ! Quarante-huit. Pas un millimètre de ma peau ne serait épargné. Whipp ! Quarante-neuf. Tu as raison, corrige-moi. Whipp ! Cinquante. Ç’aurait pu être la fin mais ma saillie précédente en avait décidé autrement. Il avait d’ailleurs préparé un dernier instrument, comme par anticipation.

Mosaïque 3 x 3 de punitions

La frontière entre douleur et plaisir est fine, et je l'avais désormais franchie. Néanmoins, mon cerveau ne savait plus s'il voulait que cela se poursuivît ou non, s'il avait besoin de plus de cette drogue que mon corps secrétait à chaque coup, s'il souhaitait s'y adonner à l'envi même si mon corps en souffrait.

La tapette en cuir épaisse, bardée de trous, courte, peut sembler inimpressionante, mais elle est cinglante et tape en fait très fort sur une surface limitée, ce que l’ingénieur qui est en moi saurait expliquer physiquement – mais pas maintenant. Là, sur mes fesses probablement déjà écarlates, c’était tout simplement trop. Un cri bien plus long précéda un “cinquante-et-un” à peine audible, et mes mains prisonnières ne pouvaient venir à mon secours pour parer au prochain coup qui vint presque instantanément derrière, sur l’autre fesse, complétant ma douleur.

Cinquante-deux. Je ne tiendrai pas dix coups comme ça. Tchack ! Aaaah. Cin...quant’trois. Tchack ! Cinquant’quat’. Il me caressa vigoureusement avec le paddle, l’air de dire : j’arrive bientôt. J’avais si mal. Le safeword ? J’avais oublié son existence. Mes jambes tremblaient et me supportaient à peine, mais les sangles et le pilori me maintenaient dans ma position humiliante.

Tchack ! Tchack ! Je ne comptais plus que par réflexe, mais je ne pouvais plus penser à rien, oui, continue, punis-moi, je l’ai mérité, fais de moi ce que tu veux, voici ce que mon cerveau reptilien ressentait. J'étais sûr qu'on avait dépassé le soixante, que ça ne finirait jamais et qu'il s'acharnait.

Et se produisit alors quelque chose qui ne m’était jamais arrivé lors de sessions similaires, au moment où le paddle se levait une nouvelle fois : je me mis à pleurer. Pas de tristesse, pas seulement de douleur, mais d’abandon. Oui, tchack ! Je t’aime, maître, tchack ! Tu as raison, continue, tchack ! Je ne comptais même plus, à travers mes larmes chaudes, il insistait encore et encore avec de petits coups secs et répétés, puis un dernier s’abattit avant que mon maître ne jetât le paddle. Déjà. Encore !

(À suivre...)


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Travaux pratiques en équipe…

Arrivés enfin au kiosque, Jean-Luc me déposa et me mit debout, me laissant le loisir d'admirer l'ensemble. Nous étions en hauteur, sous une structure ajourée hexagonale blanche coiffée par une charpente haute, légère, lumineuse mais ombragée, surplombant la haie du jardin, voyant la route au-delà, et je me dis que quelqu'un aurait pu nous observer d'en bas, ce qui n'aurait pas été pour me déplaire.

Mais ce qui retint mon attention, c'était le dispositif placé au centre : en bois, avec deux cadres transversaux longs barrés d'une potence haute au centre, équipée d'une planche avec des trous manifestement prévus pour la tête et les membres (ce qu'on pourrait appeler un pilori), des cordes et des sangles sur le haut et sur les côtés. J'en ai retrouvé un modèle approchant depuis sur Etsy, dont je joins les photos ici.

Pilori, vu sous trois angles

J'imaginai toutes les possibilités qu'offrait cet engin en le détaillant plus encore, pendant que mes mâles s'affairaient autour, manifestement familiers avec son usage : une banquette amovible au centre, des supports capitonnés pour les bras et les jambes, tout semblait réglable ou adaptable, et je m'y voyais, contraint, dans tout un ensemble de positions. Ils étaient beaux, tous les six, tout nus, en train d'ôter la planche à trous et de positionner la banquette, leur membre dodelinant et mon regard ne cherchant pas à s'en détacher. Kevin avait vraiment des jambes puissantes, il devait avoir la quarantaine, tout comme Rico, beaucoup plus râblé et qui avait l'air toujours content (et là, il avait des raisons de l'être par anticipation). Mais c'était Karim qui retenait mon attention, beaucoup plus jeune, entre vingt et trente ans je dirais, mais son équipement m'impressionnait même au repos.

Je réalisai alors que l'appareillage était posé sur une plateforme rotative montée au sol, que Kevin actionna du pied pour l'aligner : très créatif et bien équipé, ce studio ! Jetant un coup d’œil au plafond en retour, je vis une caméra plongeante qui y était fixée, activée si j'en croyais son voyant rouge allumé. Mais je n'eus pas le temps de réfléchir plus car lui et Rico me saisirent et me posèrent allongé sur le dos sur la banquette, la tête dépassant et reposant ainsi en arrière, et je sentis qu'on me leva les deux jambes et qu'on me les attacha avec des sangles au niveau des chevilles, en haut et de part et d'autre de la potence, qui me surplombait de presque un mètre. On me ramena alors les poignets au niveau du cou pour me les attacher également, et enfin on me coiffa d'une demi-cagoule noire, me bouchant la vue mais me laissant le nez et la bouche dégagés. On resserra encore un peu les liens.

“Ça va, tu es confortable ?” Je répondis par l'affirmative. C'était un sentiment très grisant, au moins pour moi, de me sentir offert dans cette position, presque complètement immobilisé et incapable de me défendre, un jouet, sans même voir qui allait s'occuper de moi. Comment, je l'anticipais, tous, j'en étais sûr, mais je n'y voyais goutte. À leurs pas, j'entendis qu'ils défilèrent pour se placer tout autour de la plateforme, je le devinai, semblant prendre un plaisir – partagé – à me raser le visage qui se trouvait, était-ce un hasard ? Exactement au niveau de leurs attributs. Le tube de Swiss Navy me sembla passer de main en main, et pas seulement, l'un d'entre eux l'appliquant à moi. Le silence se fit, j'étais surexcité et le mystère en rajoutait. “Go”, et un mouvement de pied me fit pivoter, attaché à mon totem.

Arrêt. Tout de suite, une chaleur caressa mes arrières, une autre se présenta au-dessus de mon nez, invitant ma langue à travailler. De part et d'autre de mon corps, je sentis la raideur augmenter, et ce fut d'abord ma bouche qui se retrouva pleine. Le va-et-vient, la taille, la longueur activèrent mes glandes salivaires et me forcèrent à gérer ma respiration, alors que le fond de ma gorge était atteint. J'essayai de le reconnaître, au goût et à la taille je pensai à Victor. L'autre côté de moi accueillit alors son visiteur, coupant mes réflexions alors qu'il eut peu à forcer. Takeshi, peut-être ? Les mouvements s'amplifièrent et mon corps suivit, tressautant de part et d'autre, pendant cinq bonnes minutes. On tourna.

Je me retrouvai avec un mélange de goûts dans la bouche et je compris que c'était bien Takeshi, que je nettoyais à présent, pendant que mon autre versant laissa rentrer le suivant. Pas d'idée, mais arrête donc de réfléchir, profite ! Encore cinq minutes, un mouvement rotatif, et je pensai que c'était Rico, pendant que le suivant s'attela à me besogner. Nouvel angle, c'était peut-être Kevin, qui maintenant s'essaya à son tour côté verso et un autre inconnu côté recto. Plus aucune résistance ne s'opposait à chaque nouveau visiteur, c'était plutôt côté face qu'il m'était plus difficile de suivre et la salive dégoulinait littéralement. Mais ça devait être Victor, qui se représenta à nouveau devant moi pour son traitement lingual, et aussi car je résistai pour le suivant. Jean-Luc, bien sûr ! A la troisième secousse, je lâchai, et toujours autant d'effet, d'ailleurs Victor s'était retiré, craignant peut-être un réflexe buccal, ou bien voulant simplement me laisser savourer ce plaisir.

En effet, je fus extatique à nouveau, et j'aurais voulu que cela ne finît jamais. Mes borborygmes ne laissèrent pas planer de doutes sur cette envie, et j'en pris bien pour dix minutes, mais il fallait qu'il laissât sa place au suivant. On tourna. Ma langue nettoya Jean-Luc, et j'avoue ne pas être certain que j'aurais pu tout emboucher. À présent c'était au tour du dernier, Karim, une formalité maintenant que j'étais complètement ouvert. Que nenni ! Celui-ci eut autant d'efforts à fournir pour être bien accueilli, il rentra finalement, et j'éprouvai le même sentiment qu'avec Jean-Luc, avec même un truc en plus. La forme, peut-être, la méthode, je ne sais, mais il tapait de manière insistante et régulière sur ma prostate mieux que tout autre.

Il le sentit je pense, les autres aussi, il continua de plus belle, et probablement galvanisé par tous ses prédécesseurs, je criai de plus en plus fort et je finis par perdre totalement le contrôle de mon corps, qui se mit à trembler frénétiquement pendant que je coulai sur mon ventre. C'est un sentiment indescriptible pour tout homme qui ne l'a pas vécu, et les autres caressèrent mon torse pendant que je profitais de cet état orgasmique. Tous marquèrent une pause, sauf les caméras qui s'activaient partout autour et sur moi, de la tête aux pieds, et scrutant de l'autre côté mon ouverture encore palpitante, comme je le visionnai ultérieurement.

Homme cagoulé criant

Après ce temps d'arrêt, ils me libérèrent, m'ôtèrent la cagoule, et deux me supportèrent pendant que les autres réajustaient le mobilier, enlevant la banquette, replaçant la planche à trous, et posant par terre une grande coupelle, à peu près au centre. Ils me réinstallèrent ensuite à genoux, les jambes sur deux reposoirs sur les côtés qui se retrouvèrent écartées et rapidement sanglées, le ventre pointant vers le sol et les fesses cambrées vers le ciel, la tête et les poignets verrouillés dans le pilori, qui fut ramené le plus bas possible. À nouveau incapable de bouger, j'étais toujours à leur merci, confortablement exposé vers la caméra en gros plan. L'une s'installa derrière, l'autre filmait mon visage, la troisième un plan d'ensemble. Et la caméra plafond complétait la vision.

Alors à tour de rôle, chacun s'occupa de moi, debout derrière et mains sur mes hanches, doucement d'abord, puis augmentant graduellement la cadence, m'entendant ahaner de plus en plus bruyamment, avant que cela ne se terminât par une vague de chaleur intérieure. Je les reconnus sans les voir, nous étions intimes maintenant ! D'abord Takeshi, puis Rico passa derrière. La lubrification naturelle était agréable, et je sentis après sa libération que cela débordait et coulait entre mes hémisphères, attiré par la gravité. Puis Victor, dont l'abondance me surprit agréablement, suivi par Kevin qui se termina de même. Je sentais les fluides glissant sur moi. Enfin, ceux que j'appréhendais mais que j'attendais le plus, d'abord Karim, qui se révéla particulièrement énergique et généreux, et Jean-Luc, qui prit son temps mais qui termina en apothéose, me semblant exploser en moi avec une quantité indéfinissable.

La caméra était en gros plan sur mon arrière, je palpitais, j'étais bien. Kevin et Takeshi enlevèrent la planche à trous, libérant ma tête et mes poignets avant de rattacher ces derniers avec une corde fine plus haut sur la potence, ce qui me permit de me relever légèrement, les jambes toujours sanglées et écartées. Je restai comme cela quelques minutes, réalisant que j'avais été leur instrument de joie et de libération, mais j'aimais ça et j'y avais pris moi aussi plaisir.

Ouvert comme je l'étais, ne sachant plus si je poussais ou non, et la gravité ayant fait son office, Rico passa trois doigts entre mes jambes et d'un mouvement, jeta les dernières gouttes recueillies dans la coupelle, qu'il ramassa ensuite et passa à Victor. Celui-ci me la présenta aux lèvres, remplie d'une grande quantité du précieux liquide, et je le lapai goulûment devant une caméra en plein zoom, avalant probablement un verre entier, en bavant un peu partout sur ma barbe au passage, pas si facile sans les mains ! Nos goûts étaient mélangés et c'était un instant presque mystique où je partageais tout avec le groupe. Je goûtais leur plaisir et la plénitude de ce moment. Je me sentais vidé, même si en réalité j’étais exactement dans l'état inverse, comblé.

Après encore quelques minutes, Kevin dit : “eh les gars, c'est l'heure, il faut qu'on se sauve, on va être en retard.” Et ils partirent tous un à un, me saluant avec un sourire, en sortant du champ de la caméra. Je leur criai : “mais attendez, libérez-moi !

– Pas le temps, désolé,” me cria une voix hors champ, et je restai là, penaud. Cela faisait sans doute partie du scénario. J'étais confortable ceci étant, à l'ombre, prenant et sentant l'air, mes jambes sur un support molletonné. “Coupez”, cria Bernard.

“– Parfait, tu as été parfait” me dit-il. “Vous aussi, les gars, et super, le coup de la coupelle.” Encore une improvisation ? Peut-être, même si elle n'était pas là par hasard, ou bien tous les acteurs n'y goûtent pas ?

“– Bon, un coup d'eau pour André, puis on enchaîne.

– Non, c’est bon, merci.

– Tu es sûr ? Tu risques d’en avoir besoin, la prochaine est longue...” Il ne finit pas sa phrase, je pensai qu’il voulait rajouter “si tu tiens la durée.” La vérité, c’est que je voulais garder le goût que j’avais dans la bouche, il me plaisait et me rassurait. Je demandai :

“– Vous ne me libérez pas ? Je suis bien là, mais...

– Non non, surtout pas, le scénario continue. Les autres, restez en dehors du champ, vous avez bien bossé. André, tu restes là comme ça.” Ligoté comme je l'étais, avais-je le choix ? Sans doute un trait d'humour. “La piXine, séquence trois, on tourne,” cria Bernard.

(À suivre...)


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Où je m’ouvre tout entier à mon monde…

Je me retrouvai comme au début de la première séquence au bord de la piscine, quoiqu’un peu plus fatigué, ayant déjà beaucoup transpiré, passablement élargi, et la barbe pleine du souvenir de Michel. J’essayai de faire bonne figure sur mon transat, alors qu’un bruit de klaxon tonitruant se fit entendre. “Michel ?”, héla une voix au loin, qui se rapprocha. “Salut, tu n’as pas vu Michel ?” C’était Victor et je dois dire que j’étais content de le revoir, même si je savais qu’il jouait un rôle. “Il est parti faire une course”, répondis-je. Le dialogue continua :

“– Tu es son nouveau jouet ?

– Oui, je crois que c’est comme ça qu’il m’appelle.

– Je vois que vous avez déjà commencé les amusements”, en me caressant la barbe et en suçant son doigt ensuite. “Tu veux bien jouer avec nous ?

– Je ne sais...”

Mais je n’eus pas le temps de finir. Il était déjà parti et revint rapidement avec deux comparses, Takeshi et Jean-Luc. Comme Victor, ils étaient simplement vêtus d’un maillot de bain, très moulant je dois dire, révélant beaucoup de promesses et aiguisant mon appétit encore vif. “Les gars, Michel n’est pas là mais on peut s’occuper de son jouet”, en me désignant, “je suis sûr qu'il n’y verra aucune objection.”

“Euh...”, mais mes protestations (molles) passèrent inaperçues. “Attendez, je vais appeler le reste de la troupe pour qu’ils en profitent aussi.” Il mima un appel au portable, et je me dis que la nouvelle scène allait commencer et qu'elle promettait d'être torride.

Tous debout face à moi, je sentis que c’était à mon tour de jouer. Que voulait dire exactement Bernard par “je veux que ça ait l’air vrai” ? Pour moi, c’était on ne peut plus réel, il voulait parler de son scénario sans doute. Au diable, j’avais devant moi trois mâles superbes et j'allais en profiter. D’abord, chatouiller chaque maillot de ma langue. Puis, découvrir ce qui s’y cache, et continuer la révélation pour que chacun s’exprime. Victor était grand, ses attributs étaient ajustés à sa taille, et il était bien taillé de la tête aux pieds, je lui donnai quarante ans. Takeshi, le type asiatique, moins imposant mais qui démontrait de la vigueur et de l'énergie. Et Jean-Luc, un véritable colosse, le corps huilé, faisant de moi une mi-portion, en me demandant si j’allais lui tenir...

Trois arrangements de fruits en forme de pénis

J’en étais à avoir baissé chaque maillot, chacun s’en étant ensuite rapidement débarrassé d’un coup de pied, et à lubrifier chaque outillage avec application à tour de rôle. Les goûts étaient variés, tous avec une saveur agréable mais différente, et j’anticipai déjà celle de l’ambroisie que je voulais boire goulûment. Nous n’en étions pas là, estimant pour ma part le cas de Jean-Luc, et en bon ingénieur me demandant quel diamètre il pouvait bien faire à son maximum, celui-ci semblant croître vers l’infini au fur et à mesure que je le travaillai.

Takeshi me démontra alors qu’il fallait compter avec lui, son ventre contre mon dos, en me soulevant debout par la taille et en me positionnant habilement, puis me tenant par le bas des cuisses de ses mains alors qu'il se pencha un peu en arrière. Aucune résistance ne s’opposa à son entrée, et il profita de sa forme athlétique pour me montrer qu’il n’y avait pas que la dimension qui comptait. Après quelque temps, Victor se rapprocha de moi par devant et profitant de sa stature, saisit mes cuisses et me détachant de Takeshi, s’attacha alors à moi. Il rentra lui aussi sans difficulté, il faut dire que la dernière heure m’en avait déjà vu passer, mais c'était particulièrement plaisant de se trouver dans cette position, les bras enroulés autour de son cou, alors que la gravité assurait une profondeur maximale.

Après au moins cinq minutes, il me porta jusqu’au transat et m’y allongea sur le dos, en se retirant doucement. Je compris ce qui allait m’arriver. Jean-Luc s’approcha, et son instrument était d’une autre ampleur. Je visualisai mieux ce que voulait dire Michel sous la douche, et brutalement mon plug me paraissait bien futile, ce que je voyais devant moi tenant plus du rouleau à pâtisserie que d’un organe de chair. Je m'écartai autant que je le pus afin d’accueillir l’imposant visiteur, qui fouilla, refoula, insista, moi aussi, força… Nouveau coup de Swiss Navy, rebelote, ses mains m'écartèrent plus encore, me tirèrent tout entier sur lui, et ouf… je poussai un long râle, alors que l’entrée fut passée. Le reste suivit progressivement mais sûrement, le plus dur était fait, le meilleur à venir.

Ce fut un sentiment extraordinaire que cet élargissement, doublé d’un mouvement de va-et-vient puissant mais doux et maîtrisé. Cela me mit en émoi et dans un état second, de sorte que je ne réalisai pas le temps qui passait, et j’eus l’impression que ce moment ne dura pas assez longtemps quand finalement il se retira. Mais non, c’était juste pour me retourner et me mettre à quatre pattes sur ce transat, m’écarter à nouveau et rentrer une seconde fois, bien plus facilement, ayant gardé la mémoire de sa forme, et espérant m’en accommoder jusqu’à la fin des temps. Encore une demi-éternité où j’espérai que rien ne s’arrêterait, et la caméra devant mon visage en gros plan captura chaque instant de plaisir qui passait devant mes yeux et dans mon corps.

Malheureusement ce moment de pur bonheur devait finir, car un second coup de klaxon retentit pour annoncer la suite et suivre ce maudit scénario. “Eh, ils sont arrivés”, cria Victor, et trois autres gaillards débarquèrent alors. Jean-Luc me laissa pantelant, transpirant, toujours à quatre pattes, et la caméra se fixa longuement sur mon séant offert au ciel, laissant voir un orifice parfaitement rond et ample comme il m'avait formé, pulsant et respirant abondamment prolongeant le rythme qu'il m'avait imprimé, ainsi que je le visionnerai par la suite.

Au fond d'un puits

“Le jouet est là, on a commencé un peu sans vous”, dit Victor, “on l’amène au kiosque ?” Ah, le fameux kiosque, là-haut, au moins on serait à l’ombre. Les trois nouveaux étaient déjà entièrement nus – simplifions le scénario – et nous montâmes tous, moi jeté sur l'épaule de Jean-Luc tel un sac de riz, suivis par les caméras, pour arriver sous la charpente du fameux kiosque où trônait ce mobilier étrange.

(À suivre...)


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