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from Journal d'un libre-penseur chrétien

Réflexions personnelles après ma lecture de l’ouvrage

L’évangile de Thomas est un des nombreux manuscrits trouvés dans les grottes autour de la mer morte et fait donc partie de la collection de Nag Hammadi.

Il fut découvert en 1945. C’est un texte assez particulier puisqu’il ne contient que 114 logias, des paroles nues attribuées à Jésus lui-même.

Jean-Yves Leloup est un auteur connus de ceux que les sujets spirituels intéressent car il a publié de nombreux ouvrages et commentaires sur les textes bibliques (canoniques ou apocryphes) apportant, à mon sens, un éclairage propice à la réflexion.

Cet évangile a suscité pas mal de débats au point qu’il fut envisagé de l’inclure dans le canon mais comme on peut s’en douter, très vite, les gloses et les polémiques l’ont renvoyé sous le sable! Mais faut-il l’oublier pour autant?

Ce texte était connu au début du Christianisme mais son côté trop gnostique l’aurait rendu infréquentable pour l’église qui, pour asseoir son pouvoir, écartait tout ce qui irait à l’encontre d’une foi dogmatique uniformisée (c’est tout le contraire de l’approche protestante). N’oublions pas non plus les siècles de discussions, excommunications mutuelles sur ce que les chrétiens devaient croire ou pas! Ce n’est qu’au IVe siècle que le premier Credo fut entérinée (Symbole de Nicée) résumant les fondements de la foi chrétienne. Il faut aussi remettre ce Credo dans son contexte politique pour comprendre pourquoi il était aussi important en ces temps troublés dans l’Empire romain.

Le Christianisme des débuts étaient multiple et divers et bien évidemment, influencé par les courants philosophiques et mystiques qui traversaient le siècle. Il ne peut en être autrement, la société du Moyen-Orient ne vivait pas en vase clos, ni coupée du reste du monde de l’époque…

Il n’en reste pas moins, que cet évangile de Thomas, pourrait être une collection de paroles de Jésus et pourrait, originellement, être antérieur à la rédaction des premiers évangiles canoniques. Un document potentiellement historique, une source pour la rédaction des évangiles synoptiques (Luc, Matthieu et Marc) car la plupart des paroles reprises dans ce texte se retrouvent dans les autres évangiles. Le conditionnel est de rigueur et le restera sans doute encore longtemps car un épais mystère entoure ces événements qui ont changé la face du monde au Ier siècle de notre ère et peut-être ne saurons-nous jamais ce qu’il en a réellement été mais ces manuscrits de la mer Morte nous apportent un nouvel éclairage depuis près d’un siècle déjà et ainsi l’évangile de Thomas.

Il n’apporte pas beaucoup de neuf donc par rapport aux évangiles canoniques mais donne peut-être une nouvelle compréhension de ceux-ci.

Il est toujours étudié tant par des historiens, des scientifiques que des religieux (de toute tendance).

Il offre aussi, dans une certaine mesure, de nouveaux éclairages sur la société du Ier siècle en Judée et sur l’influence des autres religions et philosophies.

Au fil des pérégrinations sur Internet et en recherchant des informations complémentaires sur ma lecture de l’ouvrage de Jean-Yves Leloup, j’ai trouvé cet échange sur le site Jechercherdieu.ch et je trouve la réponse du pasteur très intéressante et plus particulièrement sa seconde réponse concernant la foi.

Pour les protestants, plus que pour d’autres chrétiens peut-être, la recherche personnelle est très importante voire essentielle. Pour ce pasteur, la foi n’est pas quelque chose qui tombe du ciel, mais qui vient par la recherche personnelle du divin. Il écrit “Votre volonté de réfléchir librement, de comprendre, de discuter est un atout dans votre lecture des évangiles” et je ne peux acquiescer et ça correspond bien à ma démarche. D’ailleurs, toujours selon ce pasteur, et de ma lecture des évangiles canoniques, je ne peux qu’abonder dans son sens, Jésus, lui-même, nous invite à réfléchir par nous-même, que ce soit par les paraboles ou sur le fait qu’il ne réponde pas lui-même à toutes les questions qu’on lui pose et renvoie souvent l’auteur de la question à lui-même surtout quand certains tentent de le piéger pour lui faire avouer ce qu’il n’est pas!

Les commentaires de Jean-Yves Leloup aident réellement à comprendre certaines paroles qui sont parfois un peu compliquées à comprendre et invitent eux-mêmes à la réflexion.

Et comme il est écrit en quatrième de couverture : “[Cette nouvelle traduction] est dédiée à [toutes celles et] tous ceux pour qui Evangile signifie Amour et Connaissance, invitation à la Liberté”. Une parole bien dans l’esprit du protestantisme libéral.

Pour qui souhaite, l’église protestante de l’Etoile à Paris propose sur son excellent site, une série de commentaires sur chaque logion pour encore approfondir notre recherche.

Et la page wikipédia sur cet évangile : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vangileselonThomas

#blog #religion #ProtestantismeLibéral #Lectures #Spiritualité

 
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from Journal d'un libre-penseur chrétien

Introduction

Le texte de l’évangile proposé par Pain Quotidien illustre à merveille une des différences capitales entre les catholiques et les protestants (quelque soit la tendance mais particulièrement pour les libéraux) sur les thèmes du pardon et de la grâce accordés par DIeu.

Le texte

« En effet, le royaume des cieux ressemble à un propriétaire qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux pour un salaire d’une pièce d’argent par jour et les envoya dans sa vigne. Il sortit vers neuf heures du matin et en vit d’autres qui étaient sur la place, sans travail. Il leur dit : ‘Allez aussi à ma vigne et je vous donnerai ce qui sera juste. Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi et vers trois heures de l’après-midi et il fit de même. Il sortit enfin vers cinq heures de l’après-midi et en trouva d’autres qui étaient là, [sans travail]. Il leur dit : ‘Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans travailler ? Ils lui répondirent : ‘C’est que personne ne nous a embauchés. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il, [et vous recevrez ce qui sera juste]. Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. Ceux de cinq heures de l’après-midi vinrent et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand les premiers vinrent à leur tour, ils pensèrent recevoir davantage, mais ils reçurent aussi chacun une pièce d’argent. En la recevant, ils murmurèrent contre le propriétaire en disant : Ces derniers arrivés n’ont travaillé qu’une heure et tu les as traités comme nous, qui avons supporté la fatigue du jour et de la chaleur ! Il répondit à l’un d’eux : Mon ami, je ne te fais pas de tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un salaire d’une pièce d’argent ? Prends ce qui te revient et va-t’en. Je veux donner à ce dernier arrivé autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de mes biens ? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon ? Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers. [Beaucoup sont invités mais peu sont choisis.] »

Matthieu 20 (Segond 21) https://app.bible.ch/D8Lw

A travail pas égal, salaire égal?

“Pardon, ai-je bien lu? Ceux qui n’ont travaillé qu’une heure gagnent autant que ceux qui ont travaillé toute la journée? Quel scandale!” C’est la première réaction que l’on a, sans doute, face au texte si on le lit comme étant une relation d’événements qui se sont réellement produits car évidemment, on a omis de lire qu’il s’agissait d’une parabole et que l’on parle du Royaume de Dieu et non de (conditions de) travail et d’argent!

Pour les protestants, cette parabole est évidemment une confirmation que le pardon de Dieu et le paradis ne s’achètent pas mais sont un cadeau qu’il nous fait et que c’est lui qui décide de donner ou pas!

Et c’est là une différence primordiale avec les catholiques romains! Pour eux, enfin pour l’institution qui n’est jamais à court d’idées pour asservir ses fidèles, plus on fera d’oeuvres, plus on donnera (à l’église), plus grande sera notre récompense de la part de Dieu et plus grandes seront nos chances d’entrer au paradis. Ce discours est moins présent aujourd’hui, certes, mais je l’entends encore très souvent et c’est une des raisons de la réforme de Luther, qui luttait en fait contre les indulgences, une sorte d’achat du paradis par l’argent… Cette idée a perduré longtemps et tant que l’église avait la main mise sur la population.

Mais quelle erreur tragique pour des générations de catholiques qui ont été dévoyé par l’institution qui était sensée leur assurer la rédemption! Une vraie trahison pourrait-on dire du message de l’évangile car ne nous y trompons, l’institution romaine savait parfaitement ce qu’elle faisait, elle ne poursuivait d’autre but que d’accumuler des richesses pour s’offrir un train de vie honteux à des années lumières du message évangélique! En maintenant ses fidèles dans une certaine ignorance ou leur racontant ce qu’elle voulait bien, tout en leur interdisant la lecture de la bible (qui n’était pas traduite en langues vernaculaires jusqu’au XVIe siècle), elle a trompé des millions et des millions de fidèles à travers les siècles. La réforme est venu changer les choses mais ça n’a pas empêcher l’église de Rome de continuer, préférant jeter l’opprobre sur les protestants plutôt que de faire son mea culpa! La dominations des peuples par la religion est la pire chose qui soit et est totalement contraire à l’esprit de l’évangile.

De nos jours, les catholiques, pourraient, comme les protestants lire par eux-même l’écriture et en tirer les enseignements, juste en lisant le texte tel qu’il est et non tel qu’il est interprété! Mais des siècles de domination et des dogmes fallacieux comme l’infaillibilité du pape ou encore cette institution honteuse au sein du Vatican qu’est le Dicastère pour la Doctrine de la foi qui prétend détenir la seule vérité, sont autant de freins à l’émancipation des catholiques. Sans doute qu’une certaine paresse intellectuelle joue aussi un rôle dans l’immobilisme au sein de l’église catholique de Rome… Combien de fois ai-je entendu des catholiques me dire qu’ils ne voulaient pas se poser de questions et prenaient donc pour argent comptant ce que les prêtres ou l’institution leur disait… Drôle d’usage de la liberté que Dieu leur a donné comme aux autres!

Toujours est-il et pour revenir à notre texte : le message est parfaitement clair ici : si Dieu a décidé d’être bon et donner librement ses bienfaits autant à celui qui fait peu qu’à celui qui fait beaucoup, en quoi cela nous regarde-t-il? Et la dernière phrase est limpide : beaucoup d’appelés, peu d’élus et ce n’est pas en démultipliant les bonnes oeuvres que l’on impressionne Dieu, c’est en étant humble de cœur et en étant à sa recherche honnêtement même si l’on doute souvent.

Ce n’est pas le seul exemple qui dénonce la foi démonstratrice liée à l’argent. L’épisode relaté dans l’évangile de Luc a propos de la veuve qui met de l’essentiel de ce qu’elle possède dans le tronc en comparaison avec ceux qui mettent de leur superflu, faisant dire à Jésus qu’elle a donné bien plus qu’eux en est un autre exemple…

Conclusion

Evidemment, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, le commandement suprême du Christianisme est “Aimer son prochain comme le Christ nous a aimé” et donc faire le bien est une bonne chose mais qu’on ne se trompe pas, le faire avec ostentation ou à dessein, ne sert à rien!

Et si le message n’est pas encore assez clair, on pourra relire la parabole du fils prodigue chez Luc (15:11-32) et se rappeler que la logique divine n’est pas la logique humaine. Faisons de notre mieux, c’est tout ce qui compte!

#blog #spiritualité #religion #réflexions

 
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from On track

Ce samedi 19 septembre 2026, pour la vingtième fois, les Chemins de Fer Luxembourgeois (CFL) ouvraient les portes de leur Atelier Central. L’accès se faisait par le nouveau hall 4 du Centre de Remisage et de Maintenance (CRM) dont le but est de rassembler sous un même toit les installations d’entretien qui se trouvaient auparavant aux anciens ateliers Nord et Sud, démolis entre 2017 et 2018 après plus de soixante ans de bons et loyaux services.

C’est ce que nous apprend l’une des cartes du jeu remis aux visiteurs à l’entrée du hall 4. On y apprend aussi que l’Atelier Central a ouvert ses portes en 2015. Cet Atelier Central offre l’espace et les équipements nécessaires à l’entretien du matériel roulant.

Des investissements importants ont déjà été consacrés à cette fin et continueront encore pendant les années à venir, la meilleure preuve étant la construction d’un nouveau bâtiment administratif ultra-moderne et bénéficiant de toutes les innovations en matière d’écologie et de connectivité comme l’explique la banderole visible sur le chemin d’accès à l’exposition.

Une vue du nouveau bâtiment admistratif du CRM des CFL en cours de construction

Banderole explicative concernant le nouveau bâtiment du CRM

Le CRM en quelques chiffres :

  • 20000 m2
  • 14800 types d’articles en stock
  • 1.490 m de voies d’entretien à comparer avec
  • une longueur du parc CFL de 9.210 m.

Cela peut paraître peu mais à l’échelle du pays, c’est gigantesque!

Le parcours était parfaitement balisé et à tous les stands, il y avait des panneaux explicatifs donnant des renseignements généraux et du personnel était là pour répondre aux nombreuses questions des visiteurs et faire des démonstrations ou laisser les visiteurs s’essayer à éteindre un incendie, faire des annonces ou encore s’essayer au simulateur de conduite.

Plan du CRM et de la visite

Dans la cour, il y a un food truck où l’on pouvait trouver des burgers (aussi veggie), des frites et des boissons. La météo a été plutôt clémente, ce qui n’a pas manqué de contribuer au succès de la journée.

Si vous êtes prêts, allons-y pour une découverte de différents aspects souvent peu connus du grand public mais pourtant essentiels pour assurer un transport dans des conditions de sécurité et de confort maximales tout au long de l’année sur les rails luxembourgeois!

Nous entrons dans le hall 4 construit pour augmenter les possibilités pour l’entretien du matériel roulant dont la flotte augmente peu à peu pour répondre à l’augmentation de l’offre et de la fréquentation des trains luxembourgeois. Deux voies dans ce hall 4 avec des installations techniques pour vérifier par exemple la charge d’essieu après le changement de bogie sur une rame ou sur une locomotive ou encore pour reprofiler les roues et les disques de frein. Le hall possède aussi des élévateurs en ciseaux qui permettent d’accéder facilement aux installations en toiture.

Sur la voie de gauche en entrant, une automotrice KISS construite par Stadler était visible avec les bogies à hauteur d’homme, une vision peu courante en service régulier.

Automotrice KISS à deux étages de CFL

Sur l’autre voie, c’était un engin de travaux indispensable à l’entretien des voies ferrées : une bourreuse. Comme son nom l’indique, la bourreuse est utilisée pour compacter le ballast sous les traverses. C’est essentiel pour avoir une voie en parfait état et sûre. Régulièrement, une partie du ballast doit être remplacé car avec le temps, il peut devenir poreux. Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/BourreuseUne bourreuse, un engin de voie important dans l'entretien de celle-ci

Détail de la bourreuse

Partout sur le site, on verra que le recyclage est important et pris au sérieux pour tous les matériaux présents sur le site comme l’illustre cette photo.

Poubelles de tri

A l’extérieur du hall 4 nous attendait un curieux engin : un locotracteur moderne et télécommandé qui permet de remorquer à l’intérieur du hall une locomotive ou une automotrice. L’engin est muni de roues et de deux essieux qui lui permettent de se déplacer aussi bien sur les voies ferrées que sur le sol. Il est équipé de deux attelages : l’un compatible avec le coupleur Scharfenberg équipant les automotrices, l’autre classique pour les voitures ou les locomotives qui sont équipées de crochets. Le bras peut s’élever ou s’abaisser pour être à la bonne hauteur. L’engin est lesté par 16 tonnes de fonte, est équipé d’un compresseur qui permet d’alimenter l’engin moteur en air pour le fonctionnement des freins, et de batteries pour un fonctionnement 100% électrique. Ce petit engin peut remorquer une charge de 700 tonnes à une vitesse maximale de 6 km/h.

Locotracteur rail-route pour la remorque des engins de traction dans l'enceinte du hall non équipé de caténaires

Draisine pour acheminer les engins de traction dans le hall

En cheminant le long du bâtiment principal et pour y accéder, on longe des voies où l’on pouvait voir une draisine Robel série 700. Si vous souhaitez en découvrir davantage sur ce véritable couteau suisse de l’entretien de l’infrastructure voyez l’article du blog officiel des CFL : https://blogcfl.lu/fr/travauxprojets/la-robel-le-couteau-suisse-des-cfl-en-matiere-de-maintenance-et-de-reparations

Draisine de train Robel série 700

Autre véhicule du train Robel équipé d'une grue

Avant de pénétrer dans le bâtiment principal, on pouvait, si on le souhaitait s’exercer à éteindre un incendie. Un panneau montrant les bons gestes accompagnait la démonstration.

Panneau d'information avec les bons gestes pour éteindre un incendie

Démonstration de l'extinction d'un incendie

A l’entrée du bâtiment principal, nous découvrons deux séries emblématiques du passé : la locomotive diesel 1604 construite au début des années 1950 sous licence américaine (d’où son design qui n’est pas sans évoquer leurs cousines US) et une machine à vapeur acquise par les CFL après la seconde guerre mondiale.

La 1604 fait partie des collections de l’Institut National pour le Patrimoine Architectural et était destinée à la SNCB. Les CFL acquirent quatre locomotives car ayant besoin de machines diesel rapidement.

La face avant tout en rondeur de la 1604

Le poste de conduite de la 1604

La 5519, est une machine à vapeur dont la construction a été entamée pendant la seconde guerre mondiale et est identique à la BR 42 de la Reichsbahn. En 1949, les CFL en acquirent 20. Elle est la propriété de l’association 5519 et est régulièrement en tête de trains spéciaux comme ceux organisés en décembre vers les marchés de noël allemands.

La locomotive à vapeur avec l'avant ouvert

L’intérieur de la cabine de conduite et de chauffe de la machine à vapeur est toujours impressionnant!

Cabine de conduite de la machine à vapeur

Avant de poursuivre la visite, une vue de l’atelier depuis la plateforme donnant accès à la machine à vapeur.

Vue d'ensemble du hall principal

Nous voici à présent devant l’une des dernières automotrices Coradia Stream HC livrée aux CFL. Elles sont fabriquées sur le site de Barcelone, et une fois qu’une équipe des CFL s’est rendu sur place pour vérifier que tout est en ordre, la rame est désassemblée, transportée par camion jusqu’à la frontière française (écartement espagnol oblige) et ensuite transportée vers le Luxembourg par la voie ferrée comme fret. A gauche sur la photo, une voiture-pilote Dosto, qui approche le quart de siècle puisque les premières voitures ont été mises en service en 2004 et constituent avec les Z 2200 le matériel roulant le plus ancien des CFL depuis la mise hors service des Z 2000.

Les Coradia Stream HC sont déclinées en deux versions : à trois caisses avec les voitures d’extrémités à deux étages et la voiture centrale à un étage et à six caisses avec les voitures d’extrémité et les deux remorques centrales à deux étages et deux voitures à simple étage. La 2457 exposée est une rame à six caisses. On pouvait y visiter le poste de conduite, l’intérieur et découvrir le fonctionnement des portes.

Une rame Dosto à gauche et la Coradia Stream HC à droite

Comme tous les modèles récent, le poste de conduite est assez ergonomique et de nombreux écrans remplacent des carnets papier, ainsi l’horaire du train desservi. L’indicateur de de vitesse est également digitalisé et l’écran de droite peut donner tout une série de renseignements sur un défaut dans la rame, permet d’isoler à distance des portes d’accès,.. , seul le manipulateur de vitesse qui ressemble à joystick est toujours bien présent.

Pupitre de conduite de la Coradia

Les salles de première classe occupent l’étage supérieur des voitures d’extrémité sur la version à six caisses et à l’étage d’une des deux voitures d’extrémité sur la version à trois caisses.

Salle de première classe

A l’extrémité de la salle de première classe, on trouve un compartiment aveugle (sans fenêtres) avec sièges en longitudinal. On remarque que partout où cela est possible, on a installé des sièges pour offrir un maximum de places assises. On pourrait penser que c’est curieux d’avoir des compartiments sans fenêtres mais vu que la plupart sont plongés dans leur téléphone, c’est peut-être un inconvénient mineur.

Compartiment de seconde classe à l'extrémité de l'étage où se trouve la salle de 1ère classe.

Il y a beaucoup d’escaliers dans les rames Coradia et parfois c’est assez étroit. Ici, on voit le compartiment d’about d’une voiture intermédiaire à un étage où se trouvent le WC pour PMR, et les emplacements pour vélos et poussettes et des places assises de plein pied par rapport à l’accès à la voiture/quai. La photo est prise depuis les escaliers menant à l’étage de la voiture.

L'intercirculation entre une voiture à deux étages et une à simple étage avec les compartiments d'about surélevés. Dans le fond, on voit le WC PMR.

La voiture multifonction à simple étage avec quelques sièges, des emplacements pour fauteuil roulant et les vélos à l’arrière avec une série de strapontins. Chaque siège a une prise de courant/USB-C pour les smartphones et autres appareils.

Salle multifonction avec emplacement PMR et poussettes.

Salle multifonctions avec le WC PMR

Après cette visite approfondie du plus récent des matériels voyageurs, nous poursuivons la visite avec l’atelier “Bogies”. Là, nous allons apprendre beaucoup de choses sur leur entretien car là aussi, c’est important. Un essieu défectueux, une fissure dans une roue peuvent avoir des conséquences graves et provoquer des accidents mortels. La photo montre un bogie, c’est-à-dire l’ensemble de deux essieux (dans ce cas-ci), du moteur de traction et de la structure qui tient le tout et supporte la suspension. C’est un bogie équipant une locomotive TRAXX de la série 4000 construites par Bombardier (aujourd’hui Alstom) pour former des rames réversibles avec les DoSto (voitures à deux étages)

Bogie moteur d'une locomotive série 4000

Il existe divers tests et contrôles qui permettent de vérifier l’état des bogies, des essieux, des roues,… sans détériorer les composants comme la magnétoscopie, le contrôle visuel ou encore par ultrasons.

Laboratoire de contrôle des essieux

Nous continuons de déambuler dans les allées de l’atelier en passant à côté de cette voiture DoSto dont les bogies ont été retirés. A l’arrière, une automotrice Z 2200 que l’on reverra plus tard…

Une voiture DoSto levée et privée des ses bogies, à l'arrière, une automotrice Z 2200

Mais avant de nous engager dans cette allée, nous devons faire un petit détour pour aller voir les deux machines série 4000 exposées. Pour des raisons d’organisation de dernière minute, le parcours a du être un peu modifié.

Les machines série 4000 font partie de la famille des TRAXX, modèle créé par Bombardier à l’époque et l’un des modèles les plus répandu en Europe à côté des Vectron de Siemens. Aujourd’hui, Bombardier a cessé ses activités ferroviaires qui ont été intégrée au français Alstom. A côté d’Alstom et Siemens, Stadler est aujourd’hui aussi un pourvoyeur d’engin moteurs (locomotives et automotrices, comme les KISS des CFL, série 2300).

La 4000 est une machine universelle capable de tracter des trains de voyageurs et des trains de marchandises. Aujourd’hui, les machines sont de plus en plus souvent spécialisées, c’est du au fait des spécificités d’interopérabilité entre les réseaux mais aussi du fait de la libéralisation du trafic marchandises en Europe. Chaque machine peut être équipée de packages de softwares et d’équipement pour circuler sur tel ou tel réseau en fonction des besoins de l’opérateur. Elles peuvent aussi être bi-mode, voire tri-mode (diesel, électrique et sur batteries). La 4000 est tri-courant et peut circuler au Luxembourg, en Belgique et en Allemagne. Pendant de longues années, elles assuraient les trains entre Luxembourg et Trier (Trèves) avant que les KISS ne prennent la relève. Elles sont équipée du KVB français mais selon le conducteur présent, elles n’ont jamais circulé sur les rails de la SNCF. Elles circulent avec les voitures DoSto en rames réversibles sur des trains du service intérieur luxembourgeois notamment les RE entre Troisvierges et Rodange via Luxembourg et Esch-sur-Alzette.

La face avant d'une locomotive série 4000

La plupart des équipements sont cachés derrière des parois dans la salle des machines à l’exception de ces robinets.

Dans la salle des machines d'une 4000

Salle des machines d'une 4000

Le poste de conduite est assez semblable à celui de la Coradia que nous avons vu auparavant même s’il y a 20 ans d’écart.

poste de conduite d'une 4000

Petit clin d’œil à l’accession au trône du nouveau Grand-Duc, Guillaume, il y a presqu’un an déjà puisque l’événement eut lieu le 3 octobre 2025, une machine de la série 4000 avait reçu des autocollants sur les côtés signalant le changement. Elle était visible à l’atelier.

Le côté de la machine 4000 pourvue d'autocollant pour l'accession au trône de l'actuel Grand-Duc

Avant d’aborder la dernière partie de notre visite, arrêtons-nous un instant sur cette machine diesel de manoeuvre qui a longtemps servi à manœuvrer de longs et lourds trains dans les triages. Construite en Belgique, également sous licence General Motors, la 804 appartient également à l’Institut National pour le Patrimoine Architectural.

Locomotive 804 des CFL aujourd'hui dans les collections du patrimoine national

L'autre face de la 804.

Lorsque l’on regarde à l’intérieur de la machine, on peut se rendre compte de la relative simplicité du matériel construit dans les années 1950 par rapport aux engins modernes.

Compartiment moteur de la 804

Une autre vue de l'intérieur de la 804

Nous arrivons maintenant à une série de stands où l’on pourra comprendre le fonctionnement de l’ETCS, l’European Train Control System, qui comme son nom l’indique est appelé à devenir standard en Europe. Ce système se constitue de balises implantées dans les voies qui transmettent des informations en cabine de conduite au passage du train. Si par exemple, il y a une restriction de vitesse annoncée, il y aura une information en cabine de conduite pour indiquer au conducteur qu’il doit freiner, si le conducteur ne réagit pas ou pas assez vite, le dispositif émettra une alarme et au pire provoquera un arrêt d’urgence. Pareil si un signal est fermé (rouge), avec l’ETCS, aucun risque de le franchir! Si la courbe de freinage n’est pas respectée ou s’il n’y a pas d’action de la part du CT, alors il y aura un arrêt d’urgence. On peut considérer l’ETCS comme une signalisation embarquée combinée à un cruise-control. A terme, les signaux le long des voies et autres panneaux de vitesse deviendront superflus. L’ETCS est un des éléments d’un projet plus global qui porte le nom d’ERMTS (European Rail Traffic Management System) Si vous souhaitez en savoir plus, c’est par ici : https://transport.ec.europa.eu/transport-modes/rail/ertms_en?prefLang=fr

Ceux qui le désiraient, pouvaient s’essayer à la conduite sur le simulateur juste à côté et si vous vous sentiez l’âme d’un accompagnateur, vous pouviez vous essayer à faire une annonce de bienvenue dans le train au stand consacré au SIVE (Système d’Information Voyageurs). On vous expliquait aussi le fonctionnement de ce système d’annonces dans le train basé en grande partie sur le GPS mais pour le cas où celui-ci est défaillant ou absent, il existe d’autres façon de mesurer la distance parcourue comme par exemple le nombre de tours de roues pour déterminer la distance entre deux gares, … Et comme au Luxembourg, on indique de quel côté les portes vont s’ouvrir, le conducteur a la possibilité de choisir via un écran si c’est à gauche ou à droite, pour les grandes gares, c’est toujours le conducteur qui va sélectionner manuellement, pour les petits arrêts, c’est pré-enregistré mais il aura la possibilité de le modifier en cas de situation perturbée par exemple (circulation à contre-voie).

Le stand suivant permettait de découvrir comment fonctionnent les toilettes modernes des trains! L’air de rien, c’est un petit bijou de technologie pour un élément essentiel pour le confort des voyageurs! Dans ce local, sont réparés les éléments défectueux et testés avant d’être remontés sur le train. Outre l’usure de certaines pièces, beaucoup de pannes sont dues à un mauvais usage des toilettes de la part de certains voyageurs et principalement le fait de jeter autre chose que du papier (ou le rouleau en entier) ce qui a pour effet de bloquer le système… La cuvette est équipée de divers senseurs pour vérifier le niveau d’eau propre, le taux de remplissage de la cuve de rétention, … C’est sûr qu’après la visite, on ne voit plus les toilettes du train de la même façon!

Le banc d'essai d'une cuvette de WC

Dispositifs électroniques et mécaniques d'une cuvette de WC

Aujourd’hui, le matériel roulant communique en temps réel des données sur l’état des WC, les pannes de portes, et une multitude d’autres défauts à distance vers un centre qui peut suivre chaque véhicule sur un écran et ainsi programmer une rentrée précoce à l’atelier en cas de problème. Cela facilite aussi le travail du personnel de bord qui, à terme, ne devra plus remplir de formulaires papier.

Nous poursuivons notre visite avec l’infirmerie, nécessaire dans un atelier comme celui-ci car on est jamais à l’abri d’un accident, apprendre les gestes qui sauvent est essentiel aussi.

La Z 2200 levée que nous avons vu en début d’allée, l’était pour une bonne raison, elle était sur le banc de reprofilage. Si les essieux ne sont plus équipés de bandages comme dans le passé, de temps à autre, il arrive que les roues subissent des dommages sous la forme de méplats. Cela arrive par exemple lorsqu’un train, lors du freinage, glisse comme en automne ou l’adhérence n’est pas toujours idéale. L’installation permet de remettre la roue en bon état.

Avant d'une rame automotrice Z 2200

Le bogie sur la machine à reprofiler les roues des essieux.

Le dernier stand technique était consacré à la climatisation, autre élément essentiel au confort des voyageurs de nos jours. Il était possible de voir le cœur d’un système de climatisation et de mieux comprendre le fonctionnement. Le gaz utilisé, bien que nocif pour l’environnement, est en circuit fermé et tout est mis en oeuvre pour que jamais il ne s’échappe. De plus, les nouveaux gaz sont moins nocifs. Il faut une formation spéciale pour travailler dans ce secteur et le travailleur a une grande responsabilité en cas de problème, elle peut être engagée pénalement aux dires du technicien.

Comme toutes les entreprises, les CFL sont à la recherche de collaborateurs dans de nombreux métiers et ils sont nombreux au sein d’une entreprise ferroviaire. Ainsi un stand permettait de s’informer sur les possibilités de carrière au sein des chemins de fer luxembourgeois.

Nous l’avons vu au début de parcours, l’atelier doit gérer un nombre incalculable de pièces, il faut par conséquent, une logistique impeccable pour tout fonctionne comme sur des roulettes. C’est ce que le dernier stand permettait de voir avec le service logistique.

A l’extérieur, une structure permettait de voir divers types de pantographes utilisés par les CFL qui attendent d’être montés sur une machine ou une automotrice en cas de besoin. Un des nombreux exemples de pièces que le service logistique devra gérer.

Divers types de pantographes

Avant de quitter les lieux, il reste un petit bâtiment où l’on pouvait faire tourner la roue de la fortune et gagner un petit lot : un livre, un bon d’achat pour le Cactus Shoppi en gare ou un coussin anti-stress qui est aussi un support pour smartphone et aussi participer à un concours pour tenter de gagner un iPhone 17.

Une visite très riche et instructive et qui permet, à l’amateur averti de se tenir au courant des dernières évolutions technologiques et au grand public d’avoir une vue sur le système ferroviaire qui est bien plus que de simplement faire rouler des trains, c’est un monde à part entière et une plongée dans un monde à la pointe de la technologie.

Si vous vous en savoir encore plus sur les CFL :

  • Le site du groupe CFL où l’on pourra découvrir les projets, le matériel roulant, …
  • Le blog des CFL pour encore plus d’articles et d’informations

#blog #trains #CheminsDeFer

 
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from Carnets intimes

Introduction

J’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer dans plusieurs billets de blog (ici ou ailleurs) : la dépression, le burn-out m’ont accompagné, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs, plusieurs fois dans ma vie d’adulte. Mais un jour, j’ai décidé que je ne voulais plus de cette compagne envahissante. Le déclic, aussi curieux que cela puisse paraître, a été une remarque assez désobligeante de la psychologue qui me suivait à l’époque, en 2018. Elle m’avait dit : “vous ne pourrez jamais être heureux, car vous voyez ce que les autres ne voient pas, vous voyez beaucoup plus loin”. En bref, mieux vaut être idiot pour être heureux, lui ai-je répondu.

Cette parole, blessante sur le moment même, a été un déclencheur qui a délivré une force en moi qui me disait : c’est ce qu’on va voir! Chiche!

De là, a commencé un processus qui, me semble-t-il, est achevé aujourd’hui ou en tout cas en voie d’achèvement définitif! Une chose est certaine, plus jamais, je ne laisserai la dépression venir me gâcher l’existence, c’est un serment fait avec moi-même.

Une vie adulte marquée par la dépression

Sans doute que les plaies de l’enfance et de l’adolescence dont j’ai déjà parlé ont été pour beaucoup dans ce démarrage marqué par une première dépression à l’age de vingt-deux ans et qui se répétera plusieurs fois de manière plus ou moins grave pendant un quart de siècle. Et souvent, le même schéma qui se reproduit : investissement dans le boulot sans compter, investissement qui est exploité par des employeurs/chefs peu scrupuleux et qui en usent et abusent au point que cela en devient du harcèlement moral.

A chaque fois, dès que ça allait mieux, j’arrêtais de consulter car j’avais l’impression de tourner en rond et ce n’était pas une impression lorsque je regarde tout ça avec le recul. Je restais, par exemple, en couple car je considérais une séparation comme un échec et j’essayais de faire de mon mieux pour tenir mais la rupture arrivait à chaque fois et pour éviter les conflits, je prenais sur moi la responsabilité de l’échec alors que les torts étaient à tout le moins partagés.

Ce que je ne comprenais pas ou ne voulais pas comprendre, c’est que je fonctionne assez différemment de la majorité, ce qui me posait d’énormes difficultés à nouer des relations sociales et à me poussait à m’engager dans des relations, tantôt toxiques, tantôt peu épanouissantes.

Pour pouvoir avancer, il faut être entouré des bonnes personnes, c’est essentiel mais c’est la chose la moins évidente mais en y réfléchissant bien, celui qui nous connaît le mieux, n’est-ce pas nous même? Cela paraît idiot de prime abord mais l’est-ce vraiment? Ce que fait le thérapeute, c’est poser des questions pour aider le patient à aller chercher en lui les réponses. Pour cela, il faut qu’il y ait confiance et synchronisation, ce n’est pas toujours facile et ce n’était clairement pas le cas à l’époque.

Aller au plus profond de soi, le début de la guérison

Ainsi, en 2018, cette remarque dont je parlais en introduction eut l’effet d’un électrochoc tout comme une remarque de mon médecin traitant de l’époque qui me déclara (sur base de quoi, je l’ignore) que je serais peut-être autiste Asperger. Ma boulimie d’info et de connaissance m’a alors fait lire et rechercher tout ce qui était possible sur le sujet au point de me convaincre, que oui, peut-être, elle avait raison. J’en étais même arrivé à faire les démarches pour un dépistage mais la pandémie de COVID est arrivée.

Petit à petit, je me suis regardé bien en face et me suis dit que de toute façon, ça ne pouvait plus continuer comme cela. Certes, je suis différent des autres mais nous sommes tous différents, uniques. L’illusion d’appartenir à une société n’est qu’une utopie et qui aurait envie d’une société uniforme à part les esprits dérangés des autocrates et autres dictateurs. C’est la diversité qui fait l’intérêt de la société pas son uniformité. Un société est formée d’individus uniques même si certains ont des points de convergences en eux, personne ne peut dire qu’il est le jumeau d’un autre à moins d’être jumeaux (et encore, je serais curieux d’avoir l’avis de jumeaux ou de jumelles pour savoir s’ils sont identiques en tous points et à tous les niveaux de l’être).

Oui, j’ai été maltraité par mes parents, oui, ils ne manifestaient pas beaucoup d’intérêt, voire pas du tout pour ce que je faisais; oui, mes collègues me trouvaient bizarre parfois, trois fois oui mais n’avais-je pas le droit d’être qui je suis tel que je suis? Au nom de quoi, aurais-je du me laisser formater aux désirs des uns et des autres? C’est là, pour moi, la base de la dépression : se laisser formater et renoncer à soi-même. Cela ne peut que mal tourner puisque l’on va à l’encontre de l’être profond.

Ne plus me soucier de ce que l’un ou l’autre dira, pensera (ou pas), voilà la clé pour résoudre ce premier problème. Oh, n’allez pas croire que c’est simple, cela ne l’est pas du tout surtout quand vous avez été habitué pendant une longue partie de votre vie à vous sentir inférieur aux autres, à croire valoir moins que les autres (car vos parents dans mon cas, on insinué ce poison).

Néanmoins, c’était un premier pas vers la guérison.

Le long chemin vers le respect de soi

Le processus était lancé mais il était loin d’être achevé…

En 2021, les séquelles de mon accident de 2011 allait marqué, prématurément, la fin de ma carrière professionnelle. Ce fût une leçon sévère pour ma part car je me suis rendu compte que je n’étais qu’un matricule et que l’accompagnement pourtant prévu pour un reclassement n’était qu’une machine destinée à écarter autant que possible les travailleurs diminués définitivement. C’est surtout une petite phrase qui m’a révélé tout l’horreur du système : “Mais enfin, vous saviez bien qu’à cinquante ans, ce serait sinon la fin, le début de la fin”. Entre les lignes, on comprendra “on vous a usé tant qu’on a pu et maintenant que vous êtes cassé on vous jette comme un vieil objet inutile”.

Ce ne fut pas agréable et j’aurais pu retomber dans un état dépressif mais il n’en a rien été car j’ai pris l’autre voie possible : “vous ne voulez plus de moi, et bien, tant pis pour vous. Ma vie va enfin être ce que je veux qu’elle soit libéré des obligations professionnelles, je pourrai faire les choses qui vraiment m’intéressent et ne plus subir de pressions extérieures de performances, de rentabilité, d’optimisation”. Terminé!

Evidemment, ce changement radical avait un impact financier mais ce fut l’occasion de faire le tri entre l’essentiel (un toit, avoir à manger, payer les factures) et le superflu. J’ai toujours été économe en réaction sans doute à la vie qu’ont menée mes parents et suis depuis toujours très strict en matière de gestion : d’abord assurer l’essentiel, et s’il reste un peu, m’offrir un peu de superflu. La transition ne fut pas trop difficile et je ne suis pas plus malheureux que du contraire!

Tout n’était pas réglé pour autant, il y avait encore beaucoup de choses dans ma vie qui m’empêchaient d’être serein et heureux, comme…

La boulimie d’information et de connaissances

Depuis les événements du 11 septembre 2001, une boulimie d’information est venue s’ajouter à celle de la connaissance. Depuis toujours, j’étais curieux de tout, avais envie de tout comprendre, tout savoir (ce qui est bien sûr impossible!), je m’intéressais à tout et dès qu’un sujet me passionne, j’ai tendance à vouloir aller le plus loin possible dans la connaissance. Un piège qui peu à peu se referme car, c’est une mission impossible et ça finit par amener de la frustration. Et la frustration peut engendrer diverses réactions dont la dépression.

Vouloir comprendre le monde, c’est louable, c’est bien, cela permet de relativiser certaines choses et de tenir une conversation ou un débat mais lorsque ça devient maladif, là, il y a problème. L’Internet, les podcasts, les plateformes de vidéos en ligne, tout ces éléments ont démultiplié de manière démesurée l’accès à la connaissance pour le meilleur mais aussi pour le pire!

Sur certains sites, une vidéo en entraîne une autre, et une autre, et encore à l’infini… les algoritmes nous enferment vite dans une boucle… et très vite, on se retrouve sans s’en rendre compte, qu’ils nous proposent des contenus de plus en plus douteux, ça arrive plus vite qu’on ne pense!

Mais que faire? Se couper totalement du monde?

Mon inscription sur le Fédiverse et l’achèvement du processus

En juin 2024, un peu par hasard, je me suis inscrit sur Mastodon. Je n’ai jamais eu de compte sur X (ex-Twitter); Facebook, j’y ai été quelques mois seulement de même que sur Instagram (avant que ça ne soit racheté par Meta pour ce dernier). Je ne voyais pas de valeur ajoutée de ces réseaux dits sociaux dont j’entendais et lisais d’autre part qu’ils étaient dangereux pour notre santé mentale.

Mon premier compte, je l’ai ouvert via le navigateur Vivaldi qui proposait le service et c’est vraiment un hasard mais assez vite, je voulais une instance plus petite et surtout où je pourrai être moi-même sans crainte de jugement. C’est comme ça que j’ai découvert, en cherchant un peu, l’instance GayFR. Je n’avais pas de grandes attentes, ayant une opinion plutôt négative des réseaux sociaux.

Pourtant, c’est via cette inscription que le processus entamé en 2018 allait aboutir à retrouver un certain équilibre et une estime de moi-même par des chemins peu orthodoxes, j’en conviens.

Pendant deux ans, j’ai été plutôt sage et puis est arrivé @jack@friends.gayfr.social qui peu à peu est devenu un très bon ami. Ses articles de blogs ont réveillé certaines plaies mais m’ont aussi donné matière à approfondir ma réflexion. Cela n’aura échappé à personne que souvent nos articles se répondent. Il y a une sorte de lien de par l’expérience de la dépression et du burn-out.

A côté de ses contenus classiques, il a des contenus, comme d’autres, qui démontrent une forme de liberté de corps, une liberté qui m’est presque totalement inconnue, ayant toujours eu du mal avec mon corps. J’étais également convaincu que je n’intéresserais personne de toute façon.

Finalement, je décidais de me lancer mais pas sur le Fédiverse, ailleurs où c’était plus noyé dans la masse et j’ai été, comme je l’ai écrit par ailleurs, surpris des réactions et des contacts qui se sont noués… et j’ai finalement décidé de me lancer ici, pour mon plus grand bonheur, je dois le dire. Outre le fait, et je l’ai écrit récemment dans un autre billet, que j’ai enfin appris à aimer mon corps tel qu’il est, je prends du plaisir à cette liberté de corps. Ce fut une sorte de libération, de résurrection.

Pour la boulimie de connaissance et d’information. J’ai peu à peu réduit ma consommation de contenus, de sites d’informations et même de la radio. Je continue à me tenir informé de la marche du monde, j’agis quand je le peux et comme je le peux mais je ne me mets plus martel en tête parce que je me sens démuni face à ce qui se passe. Je limite les plages infos le matin et le soir et ne consulte que les sites d’information qu’une fois par jour.

Je continue de lire des ouvrages sur des sujets qui m’intéressent mais sans vouloir lire tout ce qui a été écrit sur le sujet, d’une part parce que c’est quasi impossible et qu’après, il faut en faire quelque chose de toute cette connaissance.

Le rituel mis en place depuis des années, à savoir, une lecture spirituelle au lever avant toute activité, est resté car, il m’apporte un éclairage nouveau et m’apporte parfois du réconfort ou au contraire me bouscule, en bref, ne me laisse jamais indifférent.

Le problème du cerveau hyperactif, lui, je ne sais si je pourrais le brider un jour… c’est le dernier point à régler : pouvoir le mettre sur off de temps en temps… mais avoir ralenti le reste, a malgré tout un effet bénéfique, je le remarque mais encore trop souvent, il se met en route, la nuit surtout et me fais imaginer des choses terribles et qui probablement n’existent pas comme de penser que l’on se joue de moi, que l’on est bien gentil avec moi alors que je ne le mérite pas, que je suis même un élément perturbateur et encombrant. Chassez le naturel, il revient au galop, dit-on…

Néanmoins, j’arrive à me raisonner et ne laisse pas les émotions m’envahir car elles me feraient faire des choses que je regretterais certainement après coup… Souvent, j’ai envie de tout laisser en plan et de partir hors du monde. Courage, fuyons!

Je suis aussi beaucoup plus à l’écoute de mon corps et petit à petit, je parviens à comprendre les signes qu’il m’envoie, disant qu’on entre en zone dangereuse. Ce n’est pas encore parfait car…

La rechute n’est jamais loin

Cet été, la canicule a failli me faire faire la plus belle bêtise des dix dernières années! Et m’aura appris que des personnes qui ont l’air bienveillantes ne le sont pas toujours autant qu’elles en ont l’air.

J’avais trouvé un bel appartement à la côte belge et me réjouissais d’y emménager jusqu’au moment où j’ai réalisé que, d’une part, mon corps avait du mal à suivre physiquement (s’il n’y avait eu que ça, j’aurais mordu sur ma chique comme on dit car le jeu en valait la chandelle, pensais-je) mais lorsque j’ai découvert que j’avais signé pour quelque chose qui ressemblait plus à un contrat de travail avec énormément de contraintes qu’à un contrat de location qui m’aurait permis de vivre au bord de la mer, jouissant d’une nouvelle liberté, j’ai écouté ce que mon corps et mon esprit me disait : STOP! Tu vas faire une bêtise si tu continues!

Il n’y a pas si longtemps, j’aurais continué tête baissée et je peux prédire ce qui serait arrivé : une rechute car la vie idyllique imaginée aurait tout autre et m’en défaire aurait été une autre affaire.

Certes, j’y ai perdu quelques plumes mais au moins, j’ai évité pire!

Conclusion

Aujourd’hui, à 56 ans, je peux regarder en arrière sans plus trop me culpabiliser, sans plus trop me dévaloriser. J’ai atteint une certaine forme de sagesse (j’espère), de paix de l’esprit et du corps (vraiment?) et, oui, une certaine forme de bonheur aussi (peut-être).

J’ai des contacts sociaux comme j’en ai rarement eu dans ma vie et surtout, j’arrive à reconnaître quand le danger de la dépression, cette garce, se pointe. Je lui ai fait la peau, ou à tout le moins, j’ai dompté la bête et je compte bien qu’elle ne m’aura plus dans ses griffes. (L’avenir nous le dira).

Ce n’est pas un chemin de tout repos, non, c’est même plutôt un chemin de croix et cet article se veut aussi pour tout ceux, et ils sont nombreux, à être victimes de la dépression, un témoignage pour leur dire : ce n’est pas une fatalité et l’on peut arriver à être (un peu plus) heureux dans cette vie même si elle n’est pas toujours facile.

Chacun a de la valeur et on devrait s’en convaincre chaque jour! Et ce que les autres en pensent, hé bien laissons-leur leurs opinions, grand bien leur fasse!

#blog #depression #burnout #réflexions

 
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from Jack en vrac

À l’occasion des 1 an de mon passage sous /e/OS, j’ai eu envie de regarder un peu le chemin parcouru depuis que j’ai commencé à dégafamiser mon quotidien.

Ça fait environ trois ans que j’avance là-dessus. J’ai commencé par remplacer quelques services faciles à sortir de Google. Proton a pris la place pour les mails, le calendrier, les mots de passe et une partie du stockage. Puis, il y a un an, j’ai passé mon téléphone sous /e/OS pour réduire encore davantage la place de Google dans mon usage quotidien.

Avec le temps, j’ai aussi commencé à auto-héberger une partie de mes services.

Reprendre la main sur mes services

L’auto-hébergement, dans mon cas, consiste à louer un VPS et à y faire tourner moi-même une partie des outils que j’utilise tous les jours.

Ce n’est pas un serveur posé dans mon salon, mais c’est moi qui décide ce qui tourne dessus, comment les services sont configurés, où vont les données et comment elles sont sauvegardées.

Au fil du temps, le serveur a pris de plus en plus de place dans mon quotidien numérique. Mon cloud perso tourne avec Nextcloud, mes photos passent par Ente, ma messagerie par Matrix et Synapse, mon compte sur le Fediverse par GoToSocial. J’utilise aussi Wallabag pour garder des articles à lire, Copyparty pour certains accès à mes fichiers, Vaultwarden en secours pour les mots de passe et Authelia pour protéger l’accès à plusieurs services.

Dit comme ça, ça ressemble vite à une liste de logiciels. En réalité, ce qui compte surtout pour moi, c’est ce qu’ils remplacent. Moins de services dispersés chez plusieurs grandes plateformes, plus de choses que je maîtrise directement.

J’ai aussi mis en place plusieurs sauvegardes chiffrées sur des stockages différents. Parce qu’héberger soi-même ses données sans prévoir ce qui se passe le jour où le serveur tombe, ce n’est pas vraiment reprendre le contrôle. C’est juste déplacer le problème.

Et des alertes qui me préviennent si quelque chose ne fonctionne plus. Le but n’est pas de passer mes journées à surveiller le serveur, justement.

L’auto-hébergement a aussi son revers

Quand un service ne fonctionne plus, il n’y a pas de support à appeler.

C’est à moi de comprendre ce qui s’est passé, de corriger, de faire les mises à jour et de vérifier que tout repart correctement. Il m’est déjà arrivé de passer beaucoup plus de temps que prévu sur un problème qui semblait pourtant banal au départ.

Mais c’est aussi une grosse partie de ce que j’aime dans cette démarche. J’ai appris énormément en trois ans simplement parce que j’ai dû comprendre ce que j’utilisais.

Et surtout, je ne vois plus mes services de la même manière. Avant, j’utilisais une application sans vraiment me demander où partaient les données ou comment elles étaient stockées. Aujourd’hui, je me pose beaucoup plus souvent la question.

Google est presque sorti de mon quotidien

Aujourd’hui, mon seul vrai usage de Google reste YouTube.

Quand une vidéo est disponible sur PeerTube, je préfère la regarder là-bas. Le problème n’est pas l’absence d’alternative. PeerTube existe, fonctionne bien et répond très bien à ce besoin.

Le problème, c’est le contenu.

Beaucoup de créateurs que je suis publient uniquement sur YouTube. Tant que ce sera le cas, il restera difficile pour moi de supprimer complètement ce dernier usage.

Pour tout le reste, Google a quasiment disparu de mon quotidien.

Meta est plus difficile à quitter

Messenger et WhatsApp sont un autre problème, parce que cette fois, ça ne dépend pas seulement de moi.

De mon côté, j’ai déjà déplacé leur usage vers Matrix grâce à des ponts. Les messages passent encore par Messenger ou WhatsApp, mais ils sont relayés vers mon serveur Matrix. Je peux donc recevoir les conversations et y répondre depuis le même endroit, sans ouvrir constamment les applications de Meta.

Pour mes proches, rien ne change. Ils continuent à m’écrire sur Messenger ou WhatsApp comme avant.

C’est pratique, mais ce n’est pas encore une vraie sortie de Meta. Tant que les messages passent par leurs serveurs, la dépendance est toujours là.

La partie technique est donc déjà réglée. La difficulté maintenant, c’est de convaincre les personnes avec lesquelles j’échange régulièrement de passer elles aussi sur Matrix.

Et ça, je pense que ce sera beaucoup plus long que d’installer un serveur.

Mon objectif reste de sortir complètement des GAFAM

Mon but à terme est bien de me passer à 100 % des GAFAM.

Je ne cherche pas à le faire rapidement ni à cocher des cases pour pouvoir dire que je n’utilise plus Google, Apple, Meta, Amazon ou Microsoft. Ce qui m’intéresse, c’est de trouver des solutions que je peux réellement garder sur la durée.

Je n’ai pas non plus envie de quitter Google pour remettre toutes mes données chez une autre grosse entreprise et recréer exactement la même dépendance ailleurs.

C’est pour ça que je mélange aujourd’hui plusieurs approches. Certains services restent chez Proton parce que ça me convient. D’autres tournent sur mon VPS parce que je préfère les gérer moi-même.

Le choix est devenu plus important que le fait de tout faire absolument tout seul.

Quand je regarde où j’en étais il y a trois ans, le changement est quand même important. Google n’occupe quasiment plus de place dans mon quotidien. Meta ne subsiste plus que parce que mes proches y sont encore. Une bonne partie de mes services tourne maintenant sur mon propre serveur.

Le chemin n’est pas terminé, loin de là, mais l’objectif reste le même, arriver un jour à me passer complètement des GAFAM.

Et vous, vous en êtes où de votre côté ? Est-ce que vous avez déjà remplacé certains services, commencé à auto-héberger, ou est-ce que tout ça vous paraît encore trop compliqué ?

 
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from Les carnets d'EricMSM

Introduction

La vallée de la Prüm, comme d’autres a subi d’importantes dévastations lors des terribles inondations de juillet 2021. Je n’étais pas encore retourné dans la région depuis la catastrophe mais une journée chaude juillet 2026 m’a donné envie d’un peu de fraîcheur que j’ai pu trouvé dans les gorges nombreuses entourant les chemins et sentiers étroits dans le parc naturel du Sud de l’Eifel et du parc naturel du Teufelschlucht (Gorge du diable).

Une balade de 12 kilomètres à travers des sites incroyables et où il faudra parfois se faire tout petit et où il faudra parfois repousser un peu ses limites mais l’effort sera récompensé et vous laissera un souvenir pour un bon moment!

Accès à la balade

Comme pour toutes les balades de ce blog, elle est accessible en transports publics. Irrel est desservie par des lignes régulières d’autobus venant de Luxembourg (Kirchberg) ou de Trèves (Trier) que l’on empruntera jusqu’à Irrel ZOB (gare des Bus)

Deux autobus à quai à la gare des bus à Irrel

De là, on rejoindra le début de la balade en passant par le centre de la commune où l’on trouvera des établissements horeca et supermarchés à proximité.

On ne manquera le tricératops exposé sur un petit square, il veut attirer l’attention sur un parc récréatif situé à Ernzen (la balade passe à proximité) consacré à ces animaux géants qui ont peuplé la terre bien avant les humains.

Un tricératops factice sur un square dans le centre d'Irrel. A l'arrière plan, une boite à livres.

On quittera Irrel en direction des cascades en suivant d’abord la L4 (Prümzurlayer Str.) et une fois passé sous la route B410, on prendra le petit sentier sur la gauche.

Un sentier étroit à proximité de la rivière et bordé d'arbres

Bientôt, on arrivera au nouveau pont suspendu au-dessus de la Prüm qui remplace l’ancien pont de bois emporté par les intempéries de juillet 2021. Un vestige est encore visible et permettra de voir à peu près comment était la vue avant 2021.

Les vestiges de l'ancien pont de bois

Les cascades de la Prüm depuis le bas de l'ancien pont

On reviendra sur ses pas et cette fois, nous emprunterons le pont suspendu pour franchir la rivière non sans avoir regardé le chaos rocheux qui cause les cascades (moins impressionnantes que dans mon souvenir mais sans doute du aux intempéries qui ont modifié la vallée de fond en comble).

Le pont suspendu au-dessus de la Prüm et des cascades

La Prüm vue depuis le pont suspendu

Une fois passé le pont, on aura notre première ascension.

Un sentier et un escalier qui permet de réaliser la première ascension de la balade

Tout en suivant le chemin, nous allons continuer à monter progressivement en empruntant des chemins qui se faufilent dans les formations rocheuses impressionnantes.

sentier à travers les formations rocheuses

Sentier étroit à travers les formations rocheuses

Nous allons bientôt arriver à un premier passage où il faudra se faire tout petit! Oui, il va falloir passer par l’étroit passage juste à côté du rocher de droite (celui où il y a le marquage, c’est le petit triangle sombre que l’on voit sur la photo).

Le sentier arrivant à un endroit où il faudra se faufiler dans une crevasse

Le chemin étroit à travers les roches une fois passé la porte d'entrée.

Après ce premier passage, on poursuit par des sentiers étroits et au détour de l’un d’eux, on atteint un joli point de vue sur Irrel.

Vue panoramique sur Irrel dans la vallée de la Prüm

Le chemin monte et descend offrant par moment des vues saisissantes.

Vue sur les formations rocheuses depuis un promontoire.

Et finalement, nous atteignons le point d’orgue de cette balade : le Teufelschlucht (la gorge du diable). Il nous faudra d’abord gravir ces marches et passer sous cette énorme roche suspendue.

Les escaliers qui mènent au Teufelschlucht et qui passent sous une énorme roche suspendue.

Et voici notre deuxième passage où il va falloir se faire tout petit. Nous allons réellement entrer dans la gorge qui est très profonde. La température y est 2 à 3 degrés plus fraîche! Il faut faire attention à ne pas se faire croquer!

L'entrée de la gorge du diable, un passage très étroit.

A l'intérieur de la gorge du diable, on peut se rendre compte de la hauteur de la gorge.

Une fois ressorti, on pourra, soit continuer directement vers Echternach, soit faire un petit crochet vers la maison du parc naturel où l’on pourra boire ou manger quelque chose et où l’on pourra visiter une exposition sur le parc naturel. A quelques centaines de mètres de là se trouve aussi le parc à dinosaures.

La sortie de la gorge du diable.

Après une pause de midi bien méritée à l’une des tables à proximité de la maison du parc et un rafraîchissement, nous reprenons le chemin d’où nous sommes venus et laissant la gorge du diable à notre gauche, nous poursuivons notre route vers Echternach. Cette partie est nettement moins fréquentée mais pas moins jolie et ici aussi, escaliers, sentiers étroits se succèdent.

Chemin étroit dans les formations rocheuses

Le sentier est parfois très étroit.

Nous finirons par arriver à route que nous longerons par le sentier aménagé le long de la route nous offrant la protection nécessaire. On fera néanmoins très attention au moment de traverser celle-ci dans une courbe. Il n’y a pas énormément de trafic mais certains automobilistes roulent vite!

Un sentier le long d'une route avec des barrières de protection.

Une fois la route traversée, nous poursuivons le chemin en suivant le balisage qui nous mènera à Echternacherbrücke (sur la rive allemande de la Sûre). Avant de rejoindre la vallée, on peut faire un détour par la chapelle Saint-Liborius, perchée sur le haut des falaises et dominant la vallée de la Sûre. Outre un moment de répit bienvenu, on aura une assez belle vue sur Echternach.

La chapelle Saint-Liborius sur les hauteurs d'Echternach du côté allemand.

Un des trois points de vue sur la vallée de la Sûre depuis les hauteurs à proximité de la chapelle St-Liborius.

Un dernier escalier nous ramènera dans la vallée de la Sûre.

Un sentier en forme d'escalier pour redescendre vers Echternaerbrücke

Arrivés en bas, il ne nous reste plus qu’à passer le pont qui enjambe la Sûre. La frontière se situe à peu près au centre près de la statue de Jean Bertels, père-abbé d’Echternach au XVIe siècle et auteur d’une histoire du Grand-Duché de Luxembourg.

On remarquera aussi avant le pont, l’ancien bureau de la douane transformé en distributeur de billets de banque.

L'ancien bureau de la douane à Echternaerbrücke

La statue de Jean Bertels au milieu du pont sur la Sûre.

Arrivé de l’autre côté, nous découvrons l’ancienne douane luxembourgeoise. Nous sommes arrivés à Echternach où l’on trouvera moult cafés, restaurants et autres salons de dégustation pour assouvir toutes les envies! On trouvera également, dans la rue piétonne principale, une petite épicerie où l’on trouvera bouteilles d’eau, snacks et autres encas.

L'ancienne douane luxembourgeoise à Echternach et divers panneaux routiers et informationnels

Echternach est célèbre pour sa procession dansante. Chaque année, le mardi de la Pentecôte, des milliers de pèlerins arrivent du Luxembourg, d’Allemagne, de Belgique et d’ailleurs. C’est la dernière du genre en Europe et elle est classée au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Le pas de danse est particulier : il consiste à faire un pas en avant et deux pas en arrière en sautillant au son des harmonies.

Le pavillon de la douane luxembourgeoise

Echternach est une des plus anciennes ville du Grand-Duché de Luxembourg et est internationalement connue par son abbaye et sa procession dansante, comme nous l’avons écrit ci-avant, abbaye qui a été fondée au 7 siècle par Saint-Willibrord, un moine anglais venu évangéliser ces contrées. Mais l’origine de la ville est encore plus ancienne puisqu’il y a une villa romaine située au bord du lac de la ville et la première église de la ville, dédiée à Pierre et Paul est construite sur un ancien castellum romain. Il existe un circuit urbain pour découvrir tout ce que la petite ville de moins de 6000 habitants à offrir. On trouvera toutes les informations à l’office du tourisme à proximité de la basilique et sa crypte du VIIIe siècle.

La statue de Saint-Willibrord, le fondateur de l'abbaye d'Echternach à l'arrière de celle-ci.

L'entrée de la basilique d'Echternach

Après avoir dégusté un rafraîchissement à l’une des terrasses sur le “Maart”, il ne nous restera plus qu’à rejoindre la gare des autobus, à la sortie de la ville. Dans le passé, elle était près de la Sûre et occupait l’emplacement de l’ancienne gare ferroviaire de la ligne qui reliait jadis Ettelbrück à Wasserbillig en longeant la Sûre. Aujourd’hui, il ne reste que la courte portion d’Ettelbruck – Diekirch qui est exploitée, le reste du tracé est un chemin du rail cyclable et pédestre. De la gare des bus, nous pourrons prendre un bus pour rejoindre le Kirchberg à Luxembourg-ville, Wasserbillig ou encore Ettelbruck.

La gare des bus d'Echternach

Le tracé de la balade

Comme de coutume, le tracé peut-être téléchargé sous forme de trace GPX pour utilisation sur votre smartphone. Cliquez sur la carte pour ouvrir le lien (clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet).

Carte de la balade

Liens utiles et pour aller plus loin

English summary

This article talks about a hike from the little German town of Irrel in the Prüm valley to the small town of Echternach in the Grand-Duchy of Luxembourg. It goes through the rocks formations that are numerous and impressive in the area and the most impressive of it there : the Devil’s throat. Small paths and lots of stairs to go up and down are the particularity of this hike. Sometimes you have to crop yourself to get through the small entrances.

The hike is easily accessible by bus.

The small town of Echternach, the oldest in the Grand-Duchy of Luxembourg, is worth a visit and has many historical buildings like the Abbey Church or the roman Villa.

Echternach is also known for its dancing procession, which is held every year on Pentecost’s Tuesday.

For a more detailed text, you can use the automatic translation tool of your browser.

#Randonnée #RandoSansAuto #Hiking #Blog #Blogging #VisitLuxembourg #VisitEifel

 
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from Journal d'un libre-penseur chrétien

Introduction

Ayant évoqué ce texte récemment lors d’une discussion autour d’un article de blog publié par un ami et les réponses qui s’en sont suivies et par le fait que la lecture “continue” de la bible dans “Pain Quotidien” entame ce 16 septembre la lecture et le commentaire de ce livre, une coïncidence qui me donne l’occasion de me pencher sur un texte peu connu et pourtant omniprésent et d’une actualité brûlante!

“Vanitas vanitatum et omnia vanitas”

Cette locution latine, que l’on peut traduire par “vanité des vanités, tout n’est que vanité”, tout le monde l’a entendue au moins une fois dans sa vie mais qui sait qu’il s’agit du second verset du livre de l’Ecclésiaste (ou Qohélet), un des livres sapientiaux de l’ancien testament?

La rédaction de ce livre est traditionnellement attribuée au roi Salomon, fils du roi David, qui a régné au Xe siècle avant notre ère et par conséquent, l’écrit daterait de la même période. Néanmoins, plusieurs experts voient trois parties distinctes dans la rédaction et donc au moins trois rédacteurs. Quant à la date de rédaction, elle pourrait être plus récente (IVe-IIe siècles avant notre ère). Certains y voient un dialogue entre la vanité, la sagesse et Dieu pour y expliquer certaines contradictions du texte (optimisme, pessimisme présents dans le texte).

Quand un texte antique est d’actualité

On pourrait penser que ces textes anciens n’ont plus grand chose avec notre époque moderne et pourtant, ce premier chapitre divisé en deux parties : le cycle de la vie et la sagesse humaine offrent de saisissants parallèles avec notre société moderne et apportent peut-être aussi des réponses à nos interrogations.

Pour le texte biblique, je reprends, comme d’habitude la version Segond 21 éditée par la société biblique de Genève qui est ma référence habituelle car il s’agit d'une traduction de l’original avec les mots d’aujourd’hui, ce qui peut expliquer des différences avec d’autres traductions.

Comble de l’inconsistance, dit l’Ecclésiaste, comble de l’inconsistance, tout n’est que fumée !

Ce verset est une autre traduction du paragraphe précédent mais le sens en est plus révélateur me semble-t-il. Dans nos vies, on nous impose, on nous formate, on nous encourage à faire un maximum d’expériences, de tout vivre, tout découvrir… c’est encore plus vrai pour ceux qui sont parents… Que d’injonctions envers eux à propos de leur progéniture… Il faut un tas d’activités mais pour quoi? Souvent, on se lance à corps perdu dans une activité pour au final l’abandonner très vite…

Quel avantage l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?

Question existentielle si l’en est! Pourquoi se donner tant de peine? Si c’est pour une satisfaction personnelle, c’est plutôt positif je trouve mais si c’est pour faire comme tout le monde ou pour être bien vu de son patron, de ses amis, de sa famille, est-ce que l’on en retire la même satisfaction? Cela peut paraître égocentrique voire égoïste mais faire quelque chose dans le seul but d’être accepté de ses pairs n’est-il pas la chose la plus affligeante qui soit? Tout ce qui rend notre vie meilleure et nous fait nous sentir bien est une bonne chose, il n’y a pas de honte à avoir pour autant que ça ne serve pas à asservir les autres ou à s’isoler des autres, si cela nous permet de faire profiter d’autres de nos découvertes, de nos expériences, c’est une très bonne chose. Tout ce que l’on fait devrait avoir un seul but : faire profiter le bien commun (et pour les protestants : Soli gloria Deo – la gloire seule à Dieu)

Une génération s’en va, une autre arrive et la terre est toujours là.

C’est un des plus grands malheurs de l’humain… en tout cas pour ceux qui se croient indispensables ou qui pensent que le monde ne tournera plus sans eux… rien n’est plus faux évidemment et plus vite, on s’en rendra compte, mieux nous nous porterons. J’entends souvent des personnes parler de leur peur concernant ce qu’il arrivera de leurs biens à leur mort (j’en ai fait partie!)… Arrêtons donc de nous inquiéter pour nos bien matériels que l’on accumule avec le temps et qui, au mieux, finiront dans les archives d’un musée, au pire à la déchetterie… c’est dur mais c’est la réalité!

C’est comme d’avoir peur de la fin du monde. Je comprends que c’est angoissant au vu de ce que nous vivons en notre époque mais avoir peur ne résoudra rien… et même si nous devions disparaître de la surface de la planète, elle continuera d’exister et dans quelques dizaines milliers d’années, l’humain ne sera plus qu’un vague souvenir… Nous ne serons pas les premiers à disparaître ni les derniers sans doute… nous serons juste les premiers à avoir compris ce qui nous arrive et ne rien faire pour l’empêcher… mais une fois encore, avoir peur ne va rien résoudre…

Le soleil se lève, le soleil se couche, il soupire après l’endroit d’où il se lève de nouveau.

Un parole pleine de bon sens et immuable, le soleil se lève toujours à l’est et se couche à l’ouest. Rien de magique à cela, c’es du à la rotation de la terre sur elle-même. Les anciens ne le savaient pas mais plus que le sens propre à cette parole, c’est le sens métaphysique qui est intéressant : il est des choses immuables sur cette terre et quand bien même nous voudrions les changer, cela nous serait impossible!

Le vent se dirige vers le sud, tourne vers le nord, puis il tourne encore et reprend les mêmes circuits.

De nouveau, les anciens avaient une intuition qui s’est vérifiée avec le temps, les vents suivent des courants sur la planète. A l’échelle humaine, c’est que finalement, nous aussi, nous suivons souvent des itinéraires que nous reproduisons inlassablement… ne dit-on pas chassez le naturel, il revient au galop? C’est un peu dans ce sens que je vois ce verset. On ne s’en rend pas souvent compte mais nous tournons souvent en rond et lorsque nous prenons des résolutions, comme au nouvel an par exemple, très vite, nous retombons dans nos anciennes habitudes? Il est très difficile de rompre définitivement ces routines… Ces rechutes sont néanmoins source d’espoir car on peut tenter à l’infini et on peut espérer changer pour de bon à la fin mais ce verset sonne comme un rappel à l’ordre et à la réalité.

Tous les fleuves vont à la mer, mais la mer n’est pas remplie et ils continuent d’aller vers leur destination.

Ici aussi, les anciens n’avaient que des intuitions et avaient, sans le comprendre, mis au jour le cycle de l’eau sauf qu’ils n’avaient pas encore (?) saisi que c’est la même eau qui se recycle infiniment.

A notre échelle, je dirais, que quelque soit le chemin de vie que l’on emprunte, on arrivera à la même et unique destination pour chaque être vivant : la mort! C’est notre destination commune et personne n’y échappe même les plus riches, mêmes les plus mauvais ou les meilleurs des humains.

Tout est en mouvement, plus qu’on ne peut le dire. L’œil ne sera jamais rassasié de voir et l’oreille ne sera jamais remplie au point de ne plus pouvoir écouter.

Il est difficile pour nous humains d’appréhender certains mouvements, ainsi, notre planète se déplace à près de 30 km/sec mais nous ne sentons rien pas plus que nous ne sentons qu’elle tourne sur elle même! Tout l’univers est en mouvement tel un mécanisme géant d’horlogerie parfaitement réglé. Décidément, le rédacteur de ce texte avait beaucoup d’intuition sur les phénomènes physiques et naturels du monde qui l’entourait!

La seconde partie du verset résonne particulièrement en moi et par rapport à ce que j’ai lu ailleurs. Le besoin de tout savoir, l’envie de découvrir de nouvelles choses, la boulimie d’information, d’apprentissage, la curiosité sans fin ne peuvent jamais être entièrement satisfaites car il est impossible de tout savoir, de tout comprendre, de tout faire. Il y aura toujours quelque chose de nouveau à voir et à entendre mais devons-nous obligatoirement nous enfoncer dans tous les sujets qui nous intéressent au point que cela ne devienne indigeste? Un esprit curieux et les personnes hyperactives le savent mieux que quiconque, on a jamais fini de faire le tour de la question et une réponse engendre dix nouvelles questions… , on découvre presque quotidiennement un nouveau sujet d’exploration, cela peut devenir problématique avec le temps. J’en sais quelque chose, ayant été moi-même touché par cette boulimie et cela demande un effort quasi surhumain de se défaire de cette manie morbide. Oui, morbide car elle peut engendrer du mal-être. Les algoritmes de suggestion sur certaines plateformes par exemples, sont des armes redoutables en ce sens qu’outre le fait qu’ils vous enferment dans des bulles, ils vous proposent à l’infini de nouveaux contenus…

L’actualité peut aussi être une source de stress, surtout dans le monde anxiogène dans lequel nous vivons et pour peu que l’on soit curieux et qu’on ait envie de comprendre, on peut là aussi se perdre dans les méandres de la boulimie informationelle et finir par être victime de fatigue informationnelle ou même être en état de désespérance.

Sachant que nos oreilles, nos yeux (et notre cerveau) ne sont jamais rassasiés, il faut mettre en place des mécanismes pour nous protéger et le meilleur moyen est de se limiter, de ne pas chercher à tout savoir, se contenter des réponses qu’un ami vous donne sur un sujet et éventuellement en discuter avec lui si des points sont obscurs mais en tout état cause, limiter les temps d’exposition à tous les contenus qui pullulent sur Internet. Internet est à la fois formidable et diabolique! Avant Internet, on avait que la télé, la radio et les journaux pour nous informés en plus des livres savants que l’on pouvait acheter ou consulter à la bibliothèque publique ou scolaire. Aujourd’hui, on a accès à un nombre infini de contenus et d’informations et notre cerveau ne peut plus faire le tri tant il est sollicité, il risque l’implosion!

Je ne dis pas qu’il ne faut s’intéresser à des sujets et ne pas être curieux mais il faut savoir poser des limites à ce cerveau qui n’en a jamais assez pour notre bien!

Ce qui a existé, c’est ce qui existera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Si l’on dit à propos de quelque chose : « Regarde ceci, c’est nouveau », en réalité cela existait déjà dans les siècles précédents.

On ne se souvient pas de ce qui est ancien, et ce qui arrivera par la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.

Ces trois versets sont plus obscurs mais je pense que dans l’ensemble, ils sont assez cohérents et si l’on regarde froidement l’histoire humaine, force est de constater que de tout temps il y a eu quelques personnages qui ont marqué (en bien mais souvent en mal) leur époque, que l’histoire humaine est un éternel recommencement avec des avancées et aussi des retours de bâtons et que l’humain, malgré toutes ses capacités a tendance ne pas retenir les leçons du passé.

Notre société nous en donne des exemples chaque jour… au point d’alimenter des parallèles avec des situations déjà vécues… parallèles parfois scabreux d’ailleurs mais c’est un autre débat.

Ce premier chapitre se termine par les paroles de l’Ecclésiaste qui résume les versets précédents sous l’angle de son expérience personnelle :

La sagesse humaine

12 Moi, l’Ecclésiaste, j’ai été roi d’Israël à Jérusalem. 13 J’ai appliqué mon cœur à rechercher et à explorer par la sagesse tout ce qui se fait sous le ciel : c’est une occupation pénible que Dieu réserve aux humains. 14 J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil et j’ai constaté que tout n’est que fumée et revient à poursuivre le vent. 15 Ce qui est courbé ne peut pas se redresser et ce qui manque ne peut pas être compté. 16 Je me suis dit : « J’ai augmenté et développé la sagesse plus que tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de connaissance. » 17 J’ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, mais aussi la folie et la stupidité. J’ai découvert que cela aussi, cela revient à poursuivre le vent. 18 En effet, avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa connaissance augmente sa souffrance.

Ecclésiaste 1 (Segond 21) https://app.bible.ch/CA6B

Je retiens surtout le verset 18 car il est on ne peut plus vrai. En effet, le sage ne peut que pleurer face à la désolation qui nous entoure : les guerres, les famines, les génocides, la crise climatique, la précarité dans nos villes et nos campagnes, … et celui qui cherche des réponses, des explications, qui cherche à comprendre ne peut que souffrir de constater qu’il est bien impuissant face à la marche du monde.

Que faire alors? Laisser tomber? Non, certainement pas mais être conscient que l’on ne pourra pas, seul, changer le monde, que l’on a des moyens limités dont il faut user car le défaitisme n’est pas une option mais en veillant à se préserver soi-même car, croyez-en mon expérience, il n’y aura personne ou presque le jour où vous irez mal et il est des chutes très douloureuses dont on se remet difficilement et au prix d’efforts titanesques! Mais, on peut en sortir et vivre sereinement et pleinement investi dans le monde qui nous entoure sans se laisser emporter par la vague!

Et Dieu dans tout ça?

Voilà une bonne question! Pour le protestant libéral et libre-penseur que je suis, loin de tous les dogmes de l’église catholique, la question de Dieu est secondaire. Je ne suis même pas sûr qu’il existe, du moins pas dans la forme que l’on aime à lui donner, c’est-à-dire, un veil homme barbu perché dans le ciel et qui compte mes fautes pour me juger au jour de ma mort. Non, pour moi, Dieu est un concept abstrait, une vue de l’esprit, une étincelle d’éternité présente au fond de mon âme et de mon corps. Ne sommes-nous pas tous de la poussière d’étoile, formés d’atomes qui se composent, se décomposent et se recomposent? Qu’ont été mes atomes avant que je ne sois qui je suis?

Dieu, j’en ai fait l’expérience, au fond de moi, dans cette église abbatiale, en 2011, il y a près de quinze ans (j’en ai parlé ailleurs). En fait, on ne peut rencontrer Dieu que lorsqu’on est face à soi-même, au plus profond et totalement démuni, que l’on a plus rien à perdre. C’est là, au fond de soi qu’on le trouve et qu’il nous attend. Jésus est le chemin vers le Père dit-on et c’est une des rares choses de la religion que j’admets : le chemin d’humilité et d’amour du prochain est le seul chemin pour parvenir à Dieu et l’enseignement de Jésus (qu’il soit véridique ou inventé de toute pièce, peut importe) est le moyen.

Alors, à ceux qui attendent et questionnent Dieu pour savoir pourquoi, il n’intervient pas, qu’il ne répond pas, je voudrais dire qu’ils peuvent attendre très longtemps encore, il ne se manifestera pas car ce n’est pas un être, c’est l’incréé qui est au fond de chacun de nous, c’est là qu’est la force du changement.

Ces propos sont très gnostiques et cette conclusion est inspirée par ma lecture de l’évangile de Thomas, un des évangiles apocryphes trouvé dans les grottes de Qumran et dont je termine la lecture. Un évangile dont j’aurai l’occasion de parler prochainement et qui permettra, à vous mes lecteurs, de mieux comprendre ce que je viens d’écrire ci-avant.

Conclusion

Le premier chapitre du livre de l’Ecclesiaste, un texte qui a entre 2500 et 3000 ans, révèle des vérités immuables et montre combien les anciens avaient des intuitions sur le monde qui les entourait. Beaucoup de ces constatations, remarques, conseils sont toujours d’actualité dans notre XXIe siècle perturbé et nous invite à nous poser et à nous poser certaines questions sur le déroulement de notre vie et la vanité, l’inconstance de tout ce qui nous entoure…

C’est aussi une réponse de sagesse face aux injonctions de notre société moderne de performance, de culte de la personnalité, d’optimisation de tout et de rien et une invitation à dire STOP quand ça va trop loin.

Alors oui, le sage est probablement plus triste que les autres et celui qui augmente sa connaissance souffre plus que celui qui se contente de vivre sa vie sans se poser de question mais la sagesse pourra nous aider aussi à avancer mais sans se brûler les ailes.

 
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from Libres Ébats

Avant mes vacances cet été, j'étais épuisé.

Je continuais pourtant à travailler, à remplir mes journées et à faire ce que j'avais à faire. Rien de suffisamment spectaculaire pour me faire penser que j'avais atteint une limite. Tant que je pouvais continuer, je considérais finalement que tout allait encore à peu près bien.

Puis une infection s'est déclarée au début de mes vacances et, plusieurs semaines plus tard, j'ai toujours du mal à m'en débarrasser complètement.

Je ne vais évidemment pas prétendre que ma fatigue a provoqué cette infection, ce serait beaucoup trop simpliste. En revanche, l'enchaînement m'a obligé à regarder autrement l'état dans lequel j'étais arrivé à cette période. Mon corps était déjà fatigué depuis un moment et, comme souvent, j'avais préféré continuer plutôt que ralentir. 

Chez moi, la performance n'a jamais vraiment consisté à vouloir être meilleur que les autres. Elle consiste plutôt à tenir, à être disponible, à faire ce qui doit être fait et à éviter de montrer lorsque quelque chose devient trop lourd.

À 42 ans, je me rends compte à quel point cette manière de fonctionner correspond aussi à ce que l'on apprend traditionnellement aux hommes. Être solide, encaisser, travailler, assurer matériellement et émotionnellement, ne pas trop se plaindre et surtout ne pas donner l'impression que l'on perd le contrôle.

J'en ai déjà beaucoup parlé ici à propos du silence des hommes. La performance en est finalement une autre facette.

Celui qui arrive épuisé au travail mais tient sa journée est considéré comme courageux. Celui qui ne compte pas ses heures est investi. Celui qui reste disponible pour tout le monde malgré ses propres problèmes devient quelqu'un de fiable. On finit par porter son épuisement presque comme une preuve de sérieux.

Et le monde du travail ne fait évidemment rien pour nous décourager.

La *Hustle Culture*, cette valorisation permanente du travail, de l'efficacité et du dépassement de soi, a simplement poussé cette logique beaucoup plus loin. Il ne suffit plus de travailler, il faudrait être constamment en train de progresser, d'apprendre, d'entreprendre ou d'améliorer quelque chose.

Le productivisme a même fini par sortir du bureau.

Notre temps libre doit lui aussi devenir utile. Il faudrait faire du sport, lire, apprendre une langue, avoir des projets, cultiver son réseau, manger correctement et dormir suffisamment pour être de nouveau performant le lendemain.

Même le repos commence à ressembler au travail.

Le sommeil peut être mesuré, noté et optimisé. Nos pas sont comptés, notre rythme cardiaque analysé, notre temps d'écran surveillé. Pris séparément, ces outils peuvent évidemment avoir leur utilité. Mais je trouve assez révélateur que nous ayons réussi à appliquer les mêmes méthodes de mesure à notre corps qu'à une chaîne de production.

Le temps mort devient presque suspect.

Il faut qu'il serve à récupérer, à progresser ou à préparer quelque chose. Même lorsque nous ne produisons rien, nous devons au moins optimiser notre capacité à produire plus tard.

C'est peut-être l'une des réussites les plus insidieuses du productivisme moderne. Il n'a même plus besoin d'un patron derrière nous pour nous demander d'être efficaces, nous avons intégré nous-mêmes le logiciel.

Je me reconnais assez facilement là-dedans.

Lorsque quelque chose m'intéresse, j'ai envie de comprendre, d'essayer et d'aller le plus loin possible. Cela peut être un livre, un projet informatique, un nouveau service ou un sujet politique. J'aime cette curiosité et je n'ai aucune envie de m'en débarrasser, mais elle devient fatigante lorsque chaque centre d'intérêt se transforme en nouveau projet. 

Je l'ai vu aussi avec ma consommation d'informations. Plus le monde m'inquiétait, plus je lisais, regardais des vidéos ou écoutais des podcasts, comme si accumuler suffisamment de connaissances allait finir par me rassurer. Cela a surtout réussi à ajouter de la fatigue à l'inquiétude.

Au fond, j'ai encore beaucoup de mal à ne rien faire sans avoir l'impression de perdre mon temps.

Il y a toujours quelque chose à lire, un message auquel répondre ou un projet sur lequel avancer. Pendant longtemps, j'ai considéré le repos comme quelque chose qui arrivait une fois le travail terminé.

Le problème est assez évident, le travail n'est jamais terminé.

Il y aura toujours un mail, une tâche, une idée ou quelque chose qui pourrait être amélioré.

C'est probablement cette logique que j'ai besoin de remettre en question aujourd'hui. Ralentir ne signifie pas devenir moins curieux ou renoncer à faire des choses. Cela signifie peut-être simplement accepter que tout n'a pas besoin d'être accompli immédiatement et que certaines heures n'ont pas besoin d'être rentabilisées.

C'est assez ironique lorsque je relis ce que j'écrivais il y a quelques mois sur les hommes qui attendent d'être au bord du précipice avant de commencer à parler. Je sais depuis longtemps que l'on ne peut pas tirer indéfiniment sur la corde, mais savoir quelque chose intellectuellement ne signifie visiblement pas que l'on sait toujours l'appliquer à soi-même.

Mon burn-out et ma dépression m'avaient déjà montré ce qui arrive lorsque l'on ignore trop longtemps certains signaux. Cet été m'en a donné un nouveau rappel.

Je ne deviendrai probablement jamais quelqu'un qui passe des heures sans rien faire sans chercher une nouvelle occupation. Ce n'est tout simplement pas mon caractère. 

En revanche, je peux peut-être arrêter de considérer la fatigue comme un obstacle à surmonter et le repos comme une récompense qu'il faudrait avoir méritée.

Finalement, le droit de ne pas être performant commence peut-être simplement là, accepter que notre valeur ne dépend pas de ce que nous sommes capables de produire, de supporter ou d'accomplir.

Et réussir à s'arrêter avant que le corps ne finisse par le décider à notre place.

 
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from Carnets intimes

Non, je ne vais pas parler de religion ici! Le titre de l’article m’est venu car c’est un peu ce que je ressens depuis quelques semaines.

Comme je l’ai expliqué dans d’autres billets, outre un rapport à mon corps problématique pendant de (trop) longues années et même si je m’en défends, l’influence de l’environnement et des canons de beauté y sont pour beaucoup. De plus, la prise de médicaments a une influence sur la libido et provoque des dysfonctionnements érectiles. Conséquence : j’avais mis totalement entre parenthèse cet aspect de ma vie.

J’avais aussi un avis mitigé sur le fait de partager des contenus intimes sur le web et me disais que ça n’intéresserait personne. Malgré tout, et suite à mes billets précédents et les échanges qui en ont suivi, je décidai de me lancer mais pas sur le Fédiverse car je ne voulais pas mélanger tout, d’autant qu’en deux ans de présence, j’avais maintenu un profil classique et lisse.

Je me suis inscrit sur deux sites où l’on peut poster ses photos et vidéos personnelles et ai posté mes premiers contenus. J’ai été étonné qu’ils trouvaient un certain écho et ai découvert qu’il y avait d’autres gars comme moi. Peu à peu, je me suis plus intéressé aux contenus amateurs que pros (que je trouve de plus en plus insipides d’ailleurs et hyper formatés et ne parlons même pas des contenus générés par l’IA, Tom of Finland faisait beaucoup mieux dans les années 1970!).

Peu à peu, j’ai eu des contacts avec quelques gars et leurs messages et/ou commentaires me donnaient un peu plus confiance en moi et m’incitais à publier davantage.

Finalement, l’idée d’un compte alternatif sur le Fédiverse pour publier ce genre de contenus dans un environnement libre s’est peu à peu imposé. Une première expérience sur Pixelfed m’a montré le même phénomène, j’ai reçu des commentaires positifs qui m’ont redonné peu à peu confiance et surtout envie de me donner du plaisir tout en en donnant, peut-être, à d’autres aussi. J’ai découvert une multitude de profils et finalement je devais bien admettre que je ne suis pas le seul dans ma situation. Cela m’a aussi beaucoup apporté et j’en profite pour remercier tous ceux qui interagissent avec moi depuis presque deux mois maintenant.

Peu à peu, j’ai une petite communauté de gars avec qui j’échange régulièrement, certains en privé, et c’est pour ça que je peux parler de résurrection.

Mon compte Pixelfed, je l’ai finalement conservé et il sert dorénavant de galerie pour les dessins érotiques ou explicites que je réalise. J’ai (re)découvert le plaisir de dessiner des corps nus (lors de mes études, je n’aimais pas du tout ça!) et ayant une imagination assez fertile, il n’est pas rare de les voir s’animer dans ma tête (ou sur le papier aussi parfois!).

Mon compte alternatif sur Mastodon, lui me sert à relayer mes vidéos intimes et à partager avec mes abonnés des moments ou des photos intimes, non dans un esprit de compétition ou de comparaison mais qui invitent à la fantaisie, et chose nouvelle pour moi, le sexting.

J’y prends beaucoup de plaisir et même si je suis encore loin d’avoir envie de contacts en réel, j’ai réappris à apprécier mon corps et le plaisir en solitaire ou à deux de manière virtuelle.

C’est aussi devenu mon jardin secret et il y a un côté excitant, il faut bien le dire, dans cette double vie. Quoi, je suis un coquin? Qui sait? A vous de le découvrir ;–)

En tout cas, merci à ceux qui me suivent et surtout à ceux qui interagissent avec moi, vous me faites plus de bien que vous ne pourriez le penser!

 
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from Chroniques Autistes

Je viens d’avoir mon 2e rendez-vous avec la conseillère en génétique. J’ai été diagnostiquée l’année dernière avec un rare mutation génétique qui porte le nom de PTEN.

C’est le nom du gène qui fabrique la protéine qui joue un rôle important dans le contrôle de la croissance et de la division cellulaire. Il existe plusieurs syndromes de cette mutation, j’ai le syndrome de Cowden.

Pour les personnes porteuse de cette mutation il y a des risques de développer des tumeurs bénignes et malignes touchant généralement les seins, l’utérus, la thyroïde, le colon, l’endomètre, les reins et la peau. Mais n’importe quelle partie du corps peut être concernée.

J’avais demandé un deuxième rendez-vous pour tenter d’avoir des réponses à mes questions sur les suivis et autres risques à surveiller après mon deuxième cancer du sein. La grosse difficulté avec cette mutation c’est qu’elle est très peu connue et donc cela m’oblige à m’informer, chose que j’aime faire, pour ensuite tenter d’éduquer les spécialistes que je consulte car, et c’est bien normal, cette mutation leur est inconnue. Et ça c’est beaucoup moins drôle à faire car en plus il y a une absence de consensus dans les lignes directrices des rares expert.es sur le sujet.

Aussi je dois gérer une absence de communication entre toute mon équipe car personne ne se parle, sauf pour de très rares exceptions. Je dois constamment surveiller et pister les différents rapports qui sont sensés être envoyés à ma médecin de famille qui gère du mieux qu’elle peut toute la batterie d’ examens de surveillance. Le tout dans un système de santé qui s’écroule dans un monde en pleine mutation, pour dire ça joliment, tout en étant autiste et TDAH, donc en ayant des défis de communication, mais ça tout le monde s’en fout le système médical et la société étant profondément validistes. L’autisme et le TDAH sont aussi obscurs que la mutation pour 90 % de mes spécialistes, mais au moins l’avantage avec cette mutation c’est qu’iels n’ont pas d’idées préconçues erronées sur le sujet!

Tout ça pour dire que je suis fatiguée, et ça fait seulement un premier round d’examens de surveillance, le second débute aujourd’hui. Avec dans les semaines qui suivent des rendez-vous de suivi pour divers sujets reliés à cette mutation. Ça n’arrête jamais!

 
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from Journal d'un libre-penseur chrétien

Les éléments de discorde entre catholiques et protestants sont nombreux et l’assomption en est un et pas des moindres. En effet, il ne repose, comme beaucoup de dogmes de l’église catholique sur aucun élément théologique solide. Pire, il repose sur des traditions basées sur des écrits apocryphes.

Marie, la reine de la discorde

Chez les catholiques, Marie est considérée comme la mère de Dieu et au fil du temps, elle est devenue, à mon sens, quasi comme une déesse à l’égal de Dieu, ce qui est très dérangeant... d’autant que pour certains protestants, la trinité pose déjà un problème! Les catholiques s’en défendent mais force est de constater le nombre de fêtes qui lui sont dédiées est important et il y a quelques années, le Pape François en a ajoutée une le 1er janvier : Marie, mère de l’église… rien que ça! On ne compte plus les titres reçus par la mère de Jésus…

Pour les protestants, point de culte marial. L’idée même du culte marial des catholiques est perçu comme une façon de lui donner plus d’importance que les écritures ne lui en accorde. On rappellera que pour les protestants, seule l’écriture compte et que donc, tout ce qui est établi en dehors des écritures canoniques (on pourra relire d’autres billets sur ce sujet).

Et c’est justement pour cette raison que les protestants ne peuvent accepter le dogme de l’immaculée conception de Marie, qui consiste à croire que Marie a été conçue sans péché. Rien dans l’écriture (dans le canon du moins) ne permet d’attester une telle chose.

Beaucoup de la théologie mariale catholique repose en fait sur une série d’apocryphes non retenus dans le canon mais on remarquera que ceux-ci ont tout de même une certaine influence dans la théologie et la doctrine catholiques, c’est quand même un comble!

Marie reste un modèle de piété et de foi pour les protestants mais vu que pour les protestants, le chrétien est seul responsable devant Dieu et peut dialoguer directement avec lui, ils ne voient aucune raison d’adresser des prières à Marie (ou aux saints). Dieu est accessible en direct et Jésus est celui qui nous le fait connaître.

Personnellement, cette place de Marie m’a toujours posé problème lorsque j’étais encore dans l’église catholique et c’est une des nombreuses raisons (pas la plus importante du reste) qui m’ont donné envie d’aller voir ailleurs.

L’assomption

Comme nous approchons du quinze août, l’occasion était rêvée pour tordre le cou à ce dogme qui ne repose sur rien et est un énième sujet de discorde entre catholiques et protestants.

Si cette croyance est ancienne et remonte aux débuts du christianisme, la proclamation du dogme affirmant que Marie a été enlevée corps et âme au ciel à sa mort ne date que de 1950! Un siècle plus tôt, en 1854, avait été proclamé le dogme de l’immaculée conception.

La fête du 15 août est ancienne et correspondrait à la consécration, en 431, de la première église dédiée à Marie.

De nombreux éléments de la tradition de l’assomption sont issus de plusieurs écrits apocryphes datant du début du christianisme et qui se sont transmis avec des variations.

Ainsi, l’église catholique, qui n’est pas à une contradiction près (mais prête à tout pour conserver un pouvoir sur le peuple chrétien) et s’appuie donc sur des textes non reconnus comme fiables pour établir un dogme. Rien d’étonnant à ce que les protestants, plus terre-à-terre, les libéraux en particulier voient tout cela d’un mauvais œil! Et dire que les catholiques et leur Pape prétendent être gardien de la foi véritable…

Pour les catholiques, aller à la messe le 15 août est obligatoire puisque c’est une solennité.

Certains catholiques voient dans le récit d’Hénoch et d’Élie qui, tous deux ont été enlevé au ciel et ne sont donc pas morts comme tous les humains une indication de l’assomption de Marie… arguments très discutables, on en conviendra… puisque les évangiles canoniques sont assez discrètes quant à Marie.

Le Coran, le livre saint des musulmans, est plus prolixe sur Marie (plus même que dans les évangiles chrétiennes!) mais là aussi, beaucoup de ce qui se trouve dans les sourates est largement inspiré d’apocryphes chrétiens contemporains de l’époque de rédaction du Coran.

Mais pourquoi ce culte marial, qui ne cesse de se développer au cours des siècles? Une raison avancée est que de nombreuses églises dédiées à Marie sont implantées là où se trouvaient des temples dédiés à des déesses telles Aphrodite, Isis, la déesse mère, etc… et que pour ne pas brusquer les païens, qu’il convenait de convertir à la nouvelle religion d’état, le christianisme, on a toléré cette mariôlatrie.

En conclusion

Pour les protestants, ces dogmes ne reposent sur rien et n’ont pas lieu d’être. Néanmoins, ils gardent un regard bienveillant envers la mère de Jésus y voyant un modèle de foi et une figure sympathique.

Pour ma part, c’est le souvenir de ma grand-mère maternelle, qui s’appelait Maria, qui aimait beaucoup la fête du 15 août qui restera l’incarnation de la fête de l’assomption. A Liège, en Outremeuse, c’est l’occasion de grandes festivités et toutes les Marie du quartier sont fleuries ce jour-là. Une fois encore, le païen se mêle au religieux.

#blog #spiritualité #religion #christianisme #protestantisme #ProtestantismeLiberal

 
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from Les carnets d'EricMSM

Introduction

Il n’est pas toujours nécessaire que les randonnées soient longues pour être éprouvantes et source de bonheur à la fois!

Celle-ci en est un exemple, un peu moins de cinq kilomètres mais très sportive avec un dénivelé cumulé de 300 mètres. (Effort-Km = +/– 8 km).

Pour rejoindre le point de départ, il faudra emprunter le train jusqu’à Bullay, à mi-chemin entre Trèves (Trier) et Coblence (Koblenz), d’où l’on pourra prendre un bus jusqu’à Merl (Kirche). Le point de départ est à proximité de l’église de la petite bourgade viticole.

Train en gare de Bullay

L’ancienne salle d’attente de la gare a été transformée en une boîte à livres géante, une belle initiative pour donner une seconde vie aux livres.

La salle d'attente de la gare et arrêts de bus

La balade

Carte du parcours

Descendus du bus, nous nous traversons la route et prenons la route à droite de l’église que nous suivons un moment pour rejoindre le sentier de randonnée. Cela monte gentiment mais ce n’est que le début.

L'église de Merl

On sera prudent sur la route, car il y a quand même du trafic (motards notamment).

Une maison avec un jardin un peu kitsch

Une fois que nous sommes sur le sentier, ça va monter, de plus en plus, de plus en plus fort…

Indications des destinations des sentiers

Le chat noir de Zell, célèbre par la légende qui lui est associée est présent partout dans la région. Voici sa légende : en 1863, trois négociants en vins d’Aix-la-Chapelle (Aachen) sont venus à Zell pour y acheter du vin. Ils ne peuvent se décider entre trois fûts. Mori, le chat du propriétaire des lieux s’était glissé dans la cave et sauta sur une des barriques et la défendit avec tant de véhémence que les négociants se décidèrent pour cette barrique. La légende du chat noir de Zell était né.

Revenons à notre balade. Un premier palier nous permet d’avoir une belle vue sur Merl et la Moselle en direction de Bullay.

Vue sur le village de Merl

Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, nous poursuivons la montée qui se fait un peu plus ardue encore.

Sentier de randonnée

Arrivés tout au-dessus, au lieu dit de Lönshöhe, une aire de pic-nic nous accueille avec une vue sympa sur la vallée.

Aire de pic-nic de Lönshöhe

Nous profitons de cette installation pour une pause prolongée et nous rassasier. Le plus dur est passé, enfin, pour ce qui est des montées du moins.

Vue sur la Moselle en direction de Zell

Après la pause, nous nous remettons en chemin en suivant le sentier à travers le vignoble.

Un abri dans le vignoble.

Le long du chemin, nous avons encore de belles vues sur la sur la vallée et la boucle que le fleuve forme à cet endroit.

Vue sur la Moselle depuis le chemin de randonnée

Et finalement, nous arrivons à la tour du Collis qui surplombe la petite ville de Zell, notre destination finale du jour.

Collis Turm

Sur la photo, ci-dessus, à gauche, nous pouvons voir un poteau indicateur, il indique le sentier que nous allons suivre pour redescendre, un sentier bien particulier comme nous allons bientôt le découvrir! Avant ça, une photo souvenir avec nos mascottes ne peut manquer à la balade!

Des peluches sur un buisson avec un point de vue sur la Moselle

Après cette petite pause, nous poursuivons donc notre chemin par le Steilpfad, un sentier très abrupte et très escarpé qui tient plus de l’escalade que de la randonnée. Si l’on est pas sûr ou sujet au vertige, mieux vaut choisir un autre chemin. Sur le Steilpfad, il existe des variantes permettant d’éviter les phases d’escalades. Si le chemin est praticable dans les deux sens, il est plus facile, me semble-t-il, à faire en montée qu’en descente. Pour les amateurs de sensations fortes et pour ceux qui, comme moi, aiment repousser les limites et vaincre leurs peurs, c’est du pur plaisir qui les attend! C’est parti pour une descente de deux bons kilomètres (estimation), les images parlent pour elles-même!

Steilpfad - Escalier en forme de barres d'acier.

Le chemin est une alternance d’escaliers schisteux et d’agrès en aciers plantés dans la roche.

escalier de schiste

Sentier schisteux escarpé

Nous passons même une petite chapelle à même la roche. Temps pour une petite prière?

Chapelle dans la roche

Une dernière volée de marches nous amène sur un sentier plus large, nous avons accompli la première étape mais une seconde, encore plus spectaculaire nous attend juste après! Quand il n’y en a plus, il y en a encore!

Arrivée de la première section

A l’entrée de la section suivante, une belle vue s’offre à nous.

Une belle vue sur Zell avant d'entamer la seconde partie du sentier

Et c’est reparti pour une escalade à reculons encore plus spectaculaire!

Steilpfad

Il s’agit de bien se tenir au filin et de ne pas glisser!

Sentier très étroit

Et finalement, nous voici au bas du sentier. Et dire qu’il y a quelques minutes, nous étions tout là-haut où l’échelle marque l’entrée de la seconde partie du Steipfad.

Vue sur le Steilpfad

Entrée du Steilpfad

Et voilà, l’aventure est finie! Le reste de la balade sera plus calme et à travers les petites rues de la cité mosellane.

Nous passons à hauteur d’une tour carrée qui est un vestige des fortifications de la ville et qui servit même de prison au début de l’ère moderne.

Tour carrée

Bientôt nous arrivons à Zell par une des petites rues.

Rue de Zell

Nous trouverons de nombreux commerces et établissements horeca pour se restaurer et se rafraîchir après cette balade.

Dans les rues de Zell

Bien sûr, on va trouver aussi de nombreux établissements où l’on pourra acheter du vin, cela va sans dire. On pourra encore profiter de la promenade le long de la Moselle ou visiter le petit musée local situé à l’étage du bâtiment qui abrite l’office du tourisme situé près de la fontaine où est représenté le chat noir. Pour reprendre le bus vers Bullay, il faudra se rendre à la Lindenplatz.

Zell

Informations pratiques

  • Le tracé du parcours peut être visualisé et téléchargé ici
  • Pour les horaires de transports publics : Deutsche Bahn et VRM (Verkehrsverbund Rhein-Mosel)
  • Pour effectuer cette balade, il faut être équipé de bonnes chaussures de marche, si l’on opte pour la partie ardue (escalade), il faut être certain de pouvoir le faire, sinon, il existe des alternatives. Ne prenez pas de risques inutiles!
  • A Bullay, on trouvera à proximité de la gare (10 minutes à pied en direction de Zell) un supermarché, à Zell, on trouvera cafés, restaurants, …

#blog #randonnée #RandoSansAuto

 
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from Carnets intimes

Deux lectures inspirantes qui pourraient bien changer votre vie!

Parmi mes dernières lectures dans le registre spirituel/philosophique, figurent deux petits ouvrages assez différents mais assez complémentaires.

Le premier s’intitule : les quatre accords toltèques de Miguel Ruiz, le second : Pèleriner d’Éric de Kermel.

J’ai longtemps hésité quant au blog où ce billet était à sa meilleure place… tant le contenu a une influence sur mon état d’esprit et ma pensée.

Les quatre accords toltèques

Voilà un ouvrage étrange de prime abord entre philosophie, religion et développement personnel mais qui au fil des pages se transforme en une sorte de guide pour se libérer des carcans qu’on nous a imposé tout au long de notre vie et qui nous empoisonnent, nous empêchent de vivre pleinement et librement. Il nous invite à vivre dans le paradis terrestre à titre personnel alors que le monde vit en enfer. Comment cela est-il possible? En rompant les uns après les autres les accords mortifères qui nous enferment, qui nous rendent malheureux, qu’on accepte parce qu’on a été éduqué, domestiqué même selon l’auteur, à croire que ce que l’on nous enseignait était ce qu’il fallait croire et faire. L’auteur, mexicain et se disant issu de la culture toltèque, explique au long des pages les quatre accords avec beaucoup de références (parfois erronées) à la Bible.

Les quatre accords sont :

  • Accord 1 : Que votre parole soit impeccable
  • Accord 2 : Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle
  • Accord 3 : Ne faites pas de suppositions
  • Accord 4 : Faites toujours de votre mieux

Selon l’auteur, la mise en application de ces accords est de nature à provoquer des changements radicaux dans nos existence, au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

Ainsi, selon lui, nous aurions été domestiqués, comme nos animaux de compagnie, par nos parents, nos professeurs, la société en général nous enlevant du pouvoir personnel de gérer sa vie pour le meilleur et nous faisant participer à l’enfer sur terre alors que nous pourrions vivre au paradis. Les premières pages sont assez obscures et il faut s’accrocher mais les choses deviennent plus concrètes une fois que l’on aborde les accords en eux-mêmes.

Il insiste aussi sur le fait qu’il faut une forte volonté pour mettre en application ces accords et que ça ne va pas réussir du premier coup, il y aura des chutes mais au fur et à mesure, nous nous relèverons d’autant plus facilement que l’on aura déjà un peu progressé sur ce chemin de sagesse et de liberté.

Il évoque souvent le poison émotionnel qui nous porte fortement préjudice. Il est vrai que des paroles blessantes, dénigrantes peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la vie de quelqu’un.

Imaginez que toute votre vie, on vous a dit que vous étiez stupide, bon à rien, faible, que sais-je encore? A force de l’entendre, vous finissez par le croire mais un jour, vous rencontrez quelqu’un qui vous dit le contraire, que vous n’êtes ni stupide, ni bon à rien, et encore moins faible. Cette parole positive a le pouvoir de rompre l’effet du poison émotionnel qui vous maintenait dans un état d’esprit négatif vis-à-vis de vous-même et par là même vous faire changer d’opinion sur vous-même, vous allez vous sentir mieux… et à chaque sort que vous rompez, vous regagnez en confiance en vous et vous avancez.

C’est ainsi que l’on arrive au premier accord : Que votre parole soit impeccable. Si l’on a toujours une parole positive, bienveillante nous contribuons à transformer l’enfer en paradis petit à petit.

L’auteur parle souvent du rêve de la planète qui serait surtout composé de peurs et de souffrances et que la misère aime la compagnie, ainsi ceux qui vivent en enfer ne veulent pas être seuls. Selon lui, si la parole était toujours impeccable, il n’y aurait pas de conflits, pas de souffrance.

Le second accord met l’accent sur le fait de ne rien prendre personnellement. Beaucoup plus facile à dire qu’à mettre en pratique!

C’est certainement le plus difficile avec le troisième surtout dans une société qui juge sans arrêt! Mais si l’on arrive à laisser couler le fiel des autres sur notre carapace, on gagnera en sagesse et en bien-être personnel.

La réflexion de l’auteur part dans tous les sens pour nous faire prendre conscience de tout ce qui nous entrave, en voici deux exemples :

  • Une chose importante selon l’auteur, il parle même de plus grand péché qui puisse exister : le rejet de soi-même.
  • Il met aussi l’accent sur l’amour et l’amour véritable qui, selon lui, consiste à accepter l’autre tel qu’il est sans vouloir le changer. Vouloir changer l’autre signifie qu’on ne l’aime pas vraiment.

Le troisième accord est encore plus difficile : ne pas faire de suppositions! Là aussi, combien de fois nous posons-nous des questions parce que, par exemple, un ami ne nous a pas répondu aussi vite que nous le souhaiterions, ou a répondu brièvement à notre demande, notre message. Combien de fois, le petit cinéma se met en route dans notre tête qui consiste à faire des suppositions non fondées dans la majorité des cas…

Le dernier accord : toujours faire de notre mieux, est, des quatre, sûrement celui qui est peut-être le plus facile à mettre en oeuvre. Faire de notre mieux, ça signifie être dans l’action parce qu’on a envie et non pas parce qu’on attend une récompense en retour. La plupart font justement l’inverse, ils agissent en espérant une récompense et ne font pas, par conséquent, de leur mieux.

Agir, c’est être vivant, c’est prendre des risques, c’est sortir de sa coquille et exprimer son rêve personnel mais pas pour l’imposer aux autres, chacun a le sien et celui de l’autre vaut tout autant que le nôtre.

Régulièrement, tout au long de l’ouvrage, il est fait référence à Dieu mais pas dans le sens où les religions le présentent, non ici Dieu est la vie en action et pour l’auteur la meilleure façon de de lui dire merci, c’est de vivre l’instant présent et de se détacher du passé.

S’il est fait souvent référence à Dieu et au christianisme dans le livre, ce n’est pas un livre qui parle de religion. Il laisse la liberté, si l’on en ressent le besoin, d’adorer des idoles représentant les divinités mais pour lui, ce n’est pas là l’essentiel. Il estime que nos corps sont une manifestation de Dieu et qu’aimer son corps, c’est aussi une façon d’honorer Dieu. Cela peut paraître bizarre mais combien de grands mystiques à travers les âges ont détesté leur corps… l’ont parfois mutilé ou négligé, ce corps qui leur est donné par le Dieu qu’ils disaient adorer… En fin de compte, ça n’est pas si bizarre que ça que de respecter son corps.

L’auteur insiste beaucoup sur l’amour et le respect de soi-même. Cela pourrait mettre mal à l’aise certains lecteurs mais comme je le comprends, c’est une façon de répéter, comme un mantra, que si l’on ne s’aime pas, on ne peut aimer les autres. Il insiste aussi sur le fait de vivre dans le présent et de ne pas se soucier du futur et là, je le rejoins car le futur en tant que tel, n’existe pas, demain sera le présent qui résulte des choix faits aujourd’hui.

Il parle aussi beaucoup de liberté et nous pose la question : qu’est-ce qui nous empêche d’être libre? Ne sommes-nous pas les premiers à nous interdire d’être libre car attaché à des conventions sociales, à des normes, …

En chacun de nous, il y a la victime et le juge et ce sont ces deux êtres qu’il faut éradiquer d’en-dedans de nous et surtout se libérer de notre rôle de victime. Si l’on a été maltraité dans notre enfance ou notre adolescence, ce n’est pas en en voulant à ceux qui sont responsables qu’on va aller mieux. Il faut faire cesser cette victimisation et c’est loin d’être aisé mais c’est le prix à payer pour vraiment aller mieux et se libérer et c’est ainsi que l’on pourra changer nos vieux accords néfastes contre de nouveaux accords bénéfiques.

C’est ainsi qu’après cette lecture, j’ai réfléchi à l’intérêt de parler encore de ce passé dans mes billets. Je ne le changerai pas, certes il m’a aidé à identifier ce qui avait posé problème mais ce passé a aussi eu pour conséquence de faire celui que je suis aujourd’hui. Ce cheminement des accords toltèques, je l’avais entamé avant même d’avoir lu ce livre et finalement, il est venu confirmer que j’étais sur la bonne voie.

Retour au livre qui aborde aussi la façon de transformer notre rêve personnel indépendamment du rêve de la planète et selon l’auteur, nul besoin d’attendre la mort pour avoir accès au paradis, on peut, si on le veut, y accéder de notre vivant.

Chez les protestants libéraux, dont je suis, on a tendance d’ailleurs à voir la résurrection comme un état que l’on vit de notre vivant. On ressuscite en quelque sorte lorsqu’on change de vie pour le dire simplement. Faire le choix du pardon, même si on ne le dit pas aux personnes concernées de vive voix (parfois, ça peut aider mais souvent ça ne sert à rien sinon à conforter ces mêmes personnes qu’elles avaient raison) mais le pardon est une condition sine qua non pour être en paix avec soi-même.

Comme pour les protestants, les toltèques ont un mode de vie où il n’y a ni leader ni disciples. Par contre, j’ai un petit problème avec le fait que chacun aurait sa vérité… ça reste un peu obscur pour moi (et peut-être que ça résonne particulièrement dans notre époque de post-vérité ou de vérité alternative).

L’auteur évoque aussi un passage au désert, autre allusion au christianisme puisque Jésus y a passé quarante jours et a été tenté par les démons. La symbolique est la même, au désert, on est face à soi-même et à ses propres démons. Les premiers moines vivaient dans le désert d’Egypte, ce n’est pas pour rien!

Il parle aussi de l’ange de la mort et même de mourir de manière théorique. En fait, c’est faire mourir l’homme (ou la femme) ancien qui vit en nous et qui est prisonnier de tout ce poison émotionnel et des ces accords néfastes.

Voilà, ce que j’ai retenu de cet ouvrage.

En bref : s’aimer soi-même, faire la paix avec soi-même, pardonner aux autres même s’il ne le mérite pas et vivre dans le présent chaque jour qui se présente sans plus se soucier du passé, aussi lourd soit-il, pas plus que de tirer des plans sur la comète pour le futur. A chaque jour, suffit sa peine et carpe diem. Si tous les humains voulaient faire cet effort, je suis convaincu que le monde s’en porterait beaucoup mieux… Toute la haine entre les hommes n’est que le reflet de ce poison émotionnel que l’on s’inocule les uns, les autres.

Pèleriner

Cet autre petit ouvrage est une sorte de carnet de route d’un pèlerin sur le chemin de Saint-Jacques. C’est un texte à la fois émouvant et inspirant et qui a résonné à plusieurs niveaux chez moi.

D’abord, je suis un grand marcheur devant l’éternel et lorsque je fais de la rando, je laisse souvent mon esprit vagabonder et toutes sortes de sujets me viennent à l’esprit, des plus anodins aux plus sérieux et graves. Je me surprends souvent à me parler à voix haute. A côté de cela, la rando est le aussi le seul moment où je peux faire abstraction de tout le reste, c’est une alternance en fait.

Sur le chemin, qu’il soit de Compostelle ou autre, on retrouve le contact avec la terre, avec le vivant, la nature. C’est exactement ce que nous raconte l’auteur avec ces mots. Il exprime aussi ses doutes, ses espérances, ses souffrances.

Un chapitre est consacré à son fils décédé assez jeune, une épreuve terrible pour tout parent. et qui n’a pas manqué de m’interpeller et m’émouvoir encore plus ayant du faire face non pas à la perte d’un enfant mais d’un frère. C’est à peu près pareil et sa phrase disant que c’est un deuil qui ne finit jamais a été non pas un sinistre rappel mais j’ai accueilli cette phrase avec un certain soulagement, je ne suis pas le seul à le vivre et il n’y a finalement rien d’anormal à ce que ce deuil s’éternise… voire dure toute une vie.

C’est un livre très poétique et qui invite à s’engager sur le chemin de Compostelle et qui montre combien la marche est salutaire, thérapeutique et un moment privilégié un peu hors du monde pour quelques heures, jours ou mois.

Autre phrase et qui est en écho avec le livre précédent : on ne peut être en paix avec les autres que si l’on est en paix avec soi-même.

Conclusion

Deux livres très différents et très semblables à la fois mais qui ont eu pour effet de remettre pas mal de choses en perspective et qui m’ont montré que le chemin que j’avais décidé d’emprunter il y a quelques temps déjà n’était sans doute pas le plus mauvais.

Il pourra même aider à comprendre certains changements assez radicaux de ces dernières semaines et cette aspiration à une liberté retrouvée du corps et de l’esprit.

Le protestantisme libéral a été et reste ma boussole spirituelle mais elle s’est enrichie des accords toltèques et du point de vue d’un pèlerin catholique.

#blog #spiritualité #développementPersonnel #choixDeVie #bienEtre #Bienveillance

 
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from Carnets intimes

Sexualité : et si rien n’était jamais définitif?

⚠️ Avertissement : article évoquant des sujets comme l’homosexualité, la bisexualité, la pansexualité, le questionnement sur l’évolution de la pensée sur les genres, identités et orientations sexuelles et des conséquences des réflexions personnelles. A lire avec un esprit ouvert.

Pour les hommes de ma génération, nés au début des années 1970, le monde de 2026 est fondamentalement différent de celui dans lequel nous avons grandi. Une enfance et une adolescence sans Internet, sans smartphone… un monde assez binaire aussi et qui avec le recul semblait plus simple que le nôtre… mais l’était-il seulement? Il y avait deux blocs : l’occident et le bloc de l’est avec l’URSS, la Chine était insignifiante.

Pour ce qui est des orientations sexuelles, c’était presqu’aussi binaire : on était hétéro ou gay/lesbienne, à la limite bisexuel mais on ne parlait pas de transsexuels, de genre, d’identité… On était homme ou femme, point!

Lorsque j’ai découvert ma nature, mon attirance pour les hommes, j’ai intégré ce qu’on appelait alors la communauté HoLeBi (En Flandre et aux Pays-Bas). Toujours des petites cases qu’il faut remplir… mais était-ce bien ça? Est-ce que tout est fixé une fois pour toutes? Si je pose la question, c’est forcément que je ne le pense pas!

Je l’ai écrit par ailleurs, j’ai eu mes premières expériences vers seize, dix-sept ans et c’était exclusivement avec des hommes. Néanmoins, dans la vingtaine, j’ai eu parfois des doutes et était, et je le suis toujours, persuadé que comme nous avons tous une part de féminité en nous, nous étions possiblement tous bisexuels avec un marqueur allant de très peu à beaucoup. Les premiers endroits que j’ai fréquenté en quête de plaisir, c’étaient les cinémas porno et à Liège, il n’y en avait que deux qui ne diffusaient à l’époque que des films hétéros. Même si le film n’était pas ce qui m’intéressait le plus, je me surprenais à être excité par certaines scènes… ce qui me troublait quelque peu… et me confirmait ce que je pensais par rapport à la bisexualité notamment.

Lors de mes visites au sauna, des hommes bisexuels, j’en ai croisés pas mal, certains qui l’assumaient totalement, d’autres pas. Souvent, ils vivaient l’instant avec beaucoup plus d’intensité que certains homos et pour mon plus grand plaisir. Certains saunas, dans les années nonante du siècle dernier, organisaient des soirées bi. J’y suis allé quelque fois par curiosité mais il y avait finalement peu de mixité et cela n’a pas duré… Je n’ai pas eu l’occasion de vérifier à quel point j’étais peut-être bisexuel… ou pas!

La vie, et ses circonstances font parfois en sorte qu’on choisi un camp ou l’autre, soit par facilité par rapport à l’acceptation dans la société, soit parce qu'on occulte une partie de soi et qu’on choisit la dominante. C’était peut-être mon cas, je ne peux le dire avec certitude mais j’ai peut-être fait un choix à un moment donné, sans doute parce que ça me semblait encore plus compliqué à gérer si je choisissais une autre voie… Déjà faire accepter à mes parents que j’étais homo ne s’annonçait pas une mince affaire, alors leur annoncer que j’étais éventuellement bisexuel me semblait totalement hors de portée de leur compréhension! De plus, certains à priori, ancrés dans la société et donc chez moi aussi, considéraient les bisexuels comme étant incapables de choisir… Bref, j’ai fermé la porte et suis aller voir plus loin sur le chemin de l’homosexualité… mais la question m’a quelque fois rattrapé…

Pendant mon service civil, j’ai collaboré à un colloque international de psychologie et du fait que j’étais dans le staff administratif, j’avais été invité à partager le souper. Pour la facilité, on avait logé le personnel administratif sur le site du campus de l’université. Le campus est au milieu des bois sur les hauteurs de la ville de Liège et ça peut être un peu flippant pour celui qui n’est pas habitué à camper dans la nature. Ainsi, la secrétaire d’un professeur de l’université de Maastricht, qui logeait dans la chambre à côté de la mienne dans les dortoirs du centre sportif. Au moment d’aller se coucher, elle me fait part d’avoir un peu peur seule dans cette chambre… une invitation voilée? Je ne sais mais l’idée m’a traversé l’esprit et là, pour la première fois, j’étais partagé entre deux sentiments… soit, elle avait vraiment peur et voulait juste un peu de compagnie pour se rassurer ou bien avait-elle envie d’autre chose? Une part de moi, me disait d'y aller et de l’accompagner dans sa chambre et on verrait bien, l’autre me disait, non, tu es homo, tu vas te rendre ridicule… Un dilemme d’autant que c’était plutôt une belle jeune femme… Vous devinez la suite, je n’ai pas osé et j’ai murmuré une excuse en disant que j’étais fatigué… Je n’ai pas bien dormi cette nuit-là, l’esprit traversé par diverses pensées. Le lendemain, elle ne semblait pas m’avoir tenu rigueur de mon refus poli ce qui m’a conforté dans l’idée que j’avais fait le bon choix.

J’ai poursuivi mes expériences et bientôt, j’avais ma première longue relation mais la bisexualité ne quittait pas mon environnement. Mon premier mec se disait homo mais il lui était arrivé d’aller voir de l’autre côté. Mes autres longues histoires, trois au total sur près de trente ans ont été exemptes de cet aspect mais entre les relations, je ne compte plus les hommes bisexuels que j’ai rencontrés! Et comme toujours, certains l’assumant, d’autres pas mais ce n’était pas le plus important finalement. Néanmoins, ça me questionnait par moments et il m’arrivait d’en discuter avec certains comme ce gentil italo-luxembourgeois qui venait me voir de temps à autre du temps où j’habitais Arlon, qui se disait hétéro ayant parfois des aventures avec des hommes. J’avais un peu de mal à comprendre mais après tout, c’était son problème et pas le mien.

Le temps a passé, et ces dernières années, les droits des personnes transsexuelles ont été plus à la une de l’actualité et leur visibilité s’est fortement accrue, et c’est très bien comme cela, sur l’Internet et dans la sphère publique. J’y ai été confronté moi-même lorsqu’un collègue et ami, annonçait qu’il allait changer de sexe. Ce fût un drôle de moment car j’étais loin de m’imaginer la situation, il n’avait jamais rien évoqué, c’était si soudain. Il a été évidemment l’objet de moqueries et de méchanceté non seulement de collègues mais aussi de la société en général… Il a fait une transition totale et semblait heureuse! Et j’étais heureux pour elle, vraiment même si personnellement, je me suis toujours senti bien dans mon corps masculin. Pour moi, ça a été une expérience nouvelle de vivre de près une telle transition. Je ne m’étais jamais intéressé à la question de la transsexualité tant ça me semblait loin de mes préoccupations et cela aura donc contribué à m’ouvrir encore un peu plus l’esprit! Pour l’anecdote, en Belgique, nous avons même eu une ministre transsexuelle ce qui montre parfaitement l’évolution de la société malgré tout!

Je ne suis pas un grand consommateur de contenus pornographiques mais comme tout le monde, j’en regarde parfois et il m’est arrivé de voir des contenus transsexuels ou bisexuels et je n’ai, ni été dégoûté par ce que je voyais (pourquoi le serais-je d’ailleurs?) ni choqué que cela puisse même me plaire. A vingt ans, je pensais qu’on était tous un peu bisexuel, à cinquante-six ans, je me pose la question : ne sommes-nous pas, peut-être, tous un peu pansexuels ou omnisexuels? Ces termes sont pour moi encore assez obscurs, nouveaux et peut-être que je me trompe complètement mais d’avoir vu des sexualités différentes aura au moins provoqué une remise en question, une déconstruction de certains schémas bien ancrés et ouvert l’esprit, à coup sûr!

Je ne dis pas que je passerai à l’acte demain ni même après-demain mais je suis encore plus convaincu que jamais que rien n’est fixé définitivement et qu’il reste de la marge de progression dans la compréhension de l’autre et de découverte de l’autre ainsi qu’un vaste terrain d’expérience à qui sait garder son esprit ouvert.

Certains penseront, et ils ont peut-être raison, que je me pose trop de questions ou que je me trompe complètement mais les nier seraient une façon de nier l’existence des autres et ça ne correspond pas à mon esprit libre!

De plus, de plus en plus, je me rends compte que j’ai une tendance au poly-amour… et comme pour bien d’autres choses, on a tendance à vouloir faire taire ces interrogations, ces constatations car elles vont à l’encontre de la bien-pensance. Mais je pense que je suis dans un processus de déconstruction totale de toute une série de certitudes, d’accords anciens avec lesquels je ne suis plus en phase et assume enfin un certain esprit de liberté avec moi-même et avec les autres.

J’ai grandi dans un monde HoLeBi et je vis aujourd’hui dans un monde LGBTQIA+ et c’est très bien ainsi! Ne jamais arrêter de se questionner et de questionner le monde pour ne jamais arrêter d’évoluer! Telle pourrait être la conclusion.

#sexualité #pansexualité #bisexualité #homosexualité #ominsexualité #questionnement #déconstruction #blog

 
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from Les carnets d'EricMSM

Introduction

Les balades Totemus, ce sont des balades ludiques que l’on fait à l’aide d’une application pour téléphone et qui permettent de découvrir, tantôt une ville, tantôt des lieux plus nature. Cela se passe comme une chasse au trésor et pour ceux qui ont connu, on se sent un peu comme Philippe Dedieuleveult, le journaliste-aventurier disparu bien trop tôt de l’émission la chasse au trésor ou encore pour les belges, comme Bernard Perpète, lui aussi disparu trop tôt, qui sillonnait la Wallonie dans le cadre du célèbre jeu télévisé de la RTBF, Double 7. Voilà pour l’esprit, des énigmes à résoudre, un sens de l’orientation mis à l’épreuve et des codes QR à scanner. C’est une activité familiale par excellence mais elle peut se faire seule aussi. Et même si l’on croit connaître les lieux, on en apprend toujours!

Pour cette neuvième chasse, j’étais à Carlsbourg, un village ardennais aux confins de la Province du Luxembourg en allant vers Namur. Carlsbourg est connu en Belgique pour le beurre qui porte son nom. En route donc pour une balade nature à la découverte du passé laitier de la commune!

Accès

La balade démarre dans le centre du village. Si vous venez en train, l’arrêt se trouve à 1,5 kilomètres du point de départ. L’arrêt est desservi chaque heure en semaine, toutes les deux heures le weekend, par la relation L Namur – Dinant – Bertrix – Libramont.

On peut aussi atteindre Carlsbourg avec la ligne de bus 66 venant de Bertrix mais il n’y a que quelques bus par jour.

Train en gare de Carlsbourg

La balade

Nous démarrons donc de la gare pour nous rendre vers le centre de la localité en empruntant la route principale (en partant du quai vers Namur). Le point de départ est situé Grand-Rue à hauteur de la salle Notre maison.

Salle Notre maison, point de départ de la chasse Totemus

Si vous êtes prêt, allons-y! Notre première énigme nous attend déjà non loin de là!

L'auteur

Nous nous arrêtons devant un bâtiment, le premier témoin du passé laitier de la commune.

Bâtiment où l'on mettait le lait en cruches.

Après avoir résolu la première énigme, nous poursuivons notre chemin en suivant les instructions données par l’application et arrivons sur une place où se trouvent les plus vieilles maisons de la localité.

Place du village

Nous continuons à suivre la rue vers la gauche et découvrons un ancien château d’eau assez typique des régions rurales.

Ancien château d'eau

Peu après le château d’eau nous prenons à droite pour emprunter une allée arborée qui nous amène en face du château de Carlsbourg, qui abrite aujourd’hui l’Institut Saint-Joseph.

Le château est une ancienne propriété des ducs de Bouillon, les Latour d’Auvergne. Après la révolution française, il a appartenu au colonel Grandjean, oncle de Paul Verlaine. Jeune, le futur poète y a d’ailleurs séjourné. Le château a été le lieu de résidence de familles célèbres comme les Mérode, les Rougrave, les Lamock et les d’Elbecq avant qu’il n’échoit au Latour d’Auvergne. Un bâtiment chargé d’histoire!

Le château de Carlsbourg, aujourd'hui institut Saint-Joseph

Nous nous engageons à droite sur la route que nous avons empruntée en venant de la gare, et passons devant une aire de repos qui était autrefois, un abreuvoir pour les vaches, nombreuses ici du fait de l’activité laitière.

Ancien abreuvoir

Après une petite pause, nous continuons à suivre la route, et bientôt, l’application nous invite à prendre une rue qui monte assez bien. Au sommet, nous avons une belle vue sur la région et arrivons à un second château d’eau.

Paysage ardennais

Château d'eau

Notre chemin va nous emmener un peu hors de la localité en reprenant la grand-rue. Nous passons devant une croix, élément typique des régions rurales.

Croix de Merny

Nous continuons à suivre la route avant de bifurquer et de prendre un chemin rural et champêtre…

Chemin champêtre

Petit à petit, les bruits de la route s’estompent et nous nous retrouvons pendant un moment accompagnés uniquement du chant des oiseaux.

Nous traversons, à l’issue du chemin, la rue des Socquettes pour nous diriger vers le bois du Defoi non sans admirer la vue champêtre sur Carlsbourg.

Vue sur Carlsbourg

Chemin le long du bois

Après la traversée du bois et avoir vu, de loin, un lièvre, nous revenons sur une petite route qui va nous ramener à Carlsbourg.

Route à l'entrée de Carlsbourg.

Une fois dans le village, d’autres énigmes nous attendent encore ainsi que des histoires de résistants de guerre qui ont payé de leur vie pour notre liberté. Un moment émouvant.

Carlsbourg est une commune rurale et les fermes encore nombreuses. Certaines sont décorées et fleuries comme celle-ci à l’entrée du village.

Une ferme dont le parterre est décoré d'une vache en bois et joliment fleuri

La balade nous emmène devant l’ancienne laiterie de Carlsbourg, là où a commencé l’aventure du beurre dont la marque est le nom de la localité. Aujourd’hui, ce sont des logements qui y ont pris place.

Ancienne laiterie

La production se fait, de nos jours, à Recogne, entre Bertrix et Libramont à une vingtaine de kilomètres de là.

Doucement, nous revenons vers le centre de la localité et le point de départ de notre balade.

Une dernière énigme est à résoudre devant le monument aux morts des guerres. Chaque village d’Ardenne en possède un…

Monument aux morts des guerres avec une statue du Christ

La balade se termine de l’autre côté sur la place où se trouve une belle ferme du XIXe siècle et où quelques bancs permettent de se poser un instant.

Place avec une ferme

De nos jours, de nombreuses fermes sont transformées en gîte rural, des lieux de vacances authentiques au cœur de l’Ardenne et dans toute la Wallonie pour des séjours reposants…

Porche de la ferme/gîte

Mission accomplie et totem trouvé! Quelques rencontres sympathique avec des personnes de la localité ont également agrémenté la balade. Il ne reste plus qu’à attendre le bus pour retourner sur Bertrix. Assis à l’ombre, sur un banc face à l’église du village, il me reste du temps pour manger ma tartine et renseigner des scouts peu prévoyants sur l’endroit où ils pourront trouver de quoi se ravitailler…

Une jolie balade, pas trop longue et pas trop ardue dans une région rurale où beurre et enseignement des techniques agricoles font partie du paysage depuis plus de cent ans!

Le tracé de la balade et autres infos utiles

Le tracé de la balade

  • Pour les horaires de train et de bus, on consultera les sites officiels de la SNCB et du TEC.
  • Site de coopérative avec un historique
  • Site officiel de l’application
  • Le tracé de la balade est disponible au téléchargement ici
  • Attention! Il n’y a qu’une petite superette dans le village (fermée le jour où j’ai fait la balade), il vaut mieux prévoir des vivres et des boissons en suffisance.

#randonnée #randoSansAuto #blog #nature #VisitWallonia

 
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from Les carnets d'EricMSM

21 kilomètres de bonheur le long et sur les hauteurs de la vallée de la Semois

Nous étions, début juillet 2026, dans la seconde vague de chaleur de l’été, moins intense que la précédente; néanmoins, je n’avais pas l’intention de m’interdire de randonner! La solution : partir le plus tôt possible et profiter de la relative fraîcheur des heures matinales pour faire le gros de la randonnée.

A la base, je comptais faire seulement 12 kilomètres mais quelques détours pour voir de jolis points de vue ou profiter d’un peu de fraîcheur au bord de l’eau et la promesse de pouvoir me ravitailler à l’issue de la randonnée, ce sont donc 21 kilomètres qui ont été parcourus avec le point d’orgue : la nouvelle passerelle himalayenne qui surplombe par 30 mètres la Semois et permet de relier les forêts de Sainte-Cécile et de Florenville.

Alors, si vous êtes prêts, chaussez vos chaussures de marche, saisissez votre bâton et let’s go! L’aventure nous attend au coin de la rue, enfin au coin du méandre!

Ombre d'un marcheur

Le point de départ de la randonnée est la gare de Florenville. Située sur la ligne reliant Libramont à Arlon en passant par Bertrix, Virton et Athus, elle est desservie chaque heure en semaine et toutes les deux heures le weekend et les jours fériés.

Train quittant la gare

Nous quittons la gare et prenons la route qui longe les voies en direction de Bertrix de façon à rejoindre la route principale et que nous longeons pour quelques centaines de mètres vers la droite, pas beaucoup de trafic ce dimanche matin mais prudence quand même! Il est l’heure de déjeuner avant d’entamer les choses sérieuses! Et voilà que l’endroit idéal apparaît sous la forme d’un banc pas loin de l’eau, un peu plus loin, on trouvera même une vraie aire de pic-nic. Avant de poser mon sac à dos, une photo déjà faite des dizaines de fois mais toujours différente! La Semois au pont de Lacuisine.

La Semois

Peut-on rêver d’une vue plus belle en prenant notre petit-déjeuner?

La Semois

Après avoir pris des forces, nous nous remettons en route et traversons le village de Lacuisine.

Eglise de Lacuisine

Nous quittons le village par un chemin creux à travers les campagnes pour rejoindre la petite route qui va vers Martué et vers notre premier détour. Nous passons le passage à niveau et suivons le fléchage indiquant La roche aux corbeaux, notre premier point de vue sur la Semois de la journée.

La roche aux corbeaux

Après ce petit détour, nous repassons le passage à niveau et reprenons le chemin de l’étang des Épioux par des chemins de plus en plus étroits et enfoncés dans la forêt, un moment de pur bonheur et de silence total!

Chemin en forêt

Après quelques kilomètres, nous arrivons en vue des Épioux et de son étang. Lors de ma dernière visite, au printemps dernier, il y avait une plateforme en construction qui s’est transformée en poste d’observation de la faune avicole qui ne manque certainement pas à certains moments de l’année; voir, sans être vu et s’émerveiller!

Le poste d'observation des oiseaux

Pas d’oiseaux en vue ce matin, il faudra revenir à l’automne ou au printemps lorsque les migrateurs feront halte! Petite pause au bord de l’étang en profitant encore d’une certaine fraîcheur.

L'étang des Epioux

Le château des Épioux appartient au CPAS (centre public d’aide sociale) de Mons mais est malheureusement à l’abandon, il servait à accueillir des enfants pour des vacances au vert… Il y avait un arrêt de chemin de fer de l’autre côté du pont d’où est prise la photo. Arrêt abandonné en 1984 par manque de fréquentation… ce qui n’a rien d’étonnant, pas une habitation à la ronde mais dommage quand même car pour les randonneurs, ça pourrait être une bonne alternative à la voiture…

Le château des Epioux

Nous reprenons notre chemin, et peu après le pont, nous bifurquons à gauche pour nous enfoncer en forêt et suivons le chemin qui va nous mener à la passerelle inaugurée au début de l’été 2026 mais avant ça, un second détour nous emmène au point de vue de la roche au chat. Mieux vaut ne pas souffrir de vertige mais la vue est époustouflante, on se sent un instant seul au monde! Dans quelques heures, nous serons au bord de la Semois, exactement à l’opposé d’où est prise la photo!

Point de vue de la roche au chat

Après ce petit détour, nous rejoignons le chemin principal et bientôt apparaissent des panneaux indiquant passerelle, il s’agit de la nouvelle passerelle himalayenne qui permet de traverser la Semois par trente mètres de hauteur! Le chemin s’incline de plus en plus et voici qu’elle apparaît! Plus nous nous rapprochons, plus nous voyons le côté spectaculaire de cette nouvelle attraction dans nos belles régions!

Passerelle himalayenne

C’est parti pour 180 mètres de traversée et une bonne poussée d’adrénaline! La passerelle tangue pas mal à chaque fois que quelqu’un approche mais rien de bien méchant! On a un peu l’impression d’être sur un bateau voguant sur une mer un peu agitée. Il ne faut pas hésiter à prendre son temps pour admirer le paysage!

Sur la passerelle

Le grillage au sol, un peu problématique pour qui viendrait avec son chien par exemple, permet de voir au travers, c’est le but en fait… un inconvénient de l’avantage…

Une fois la traversée effectuée, nous prenons directement à gauche et redescendons dans la vallée. Au bas du chemin, si vous souhaitez rejoindre Sainte-Cécile, c’est à droite, si vous souhaitez aller à Herbeumont, c’est à gauche! Et nous prenons donc à gauche pour maintenant longer la Semois… ce qui nous permet cette vue d’en bas vers la passerelle.

La passerelle vue d'en bas

Midi approche et un coup d’œil sur l’application de cartographie pour repérer où se trouvent les prochaines possibilités et, chance, à moins d’un kilomètre, il y a une aire de pic-nic en bord de Semois.

La Semois

Après avoir repris quelques forces, nous revoilà sur le chemin le long de la Semois avec un nombre presqu’infini de vues magnifiques sur la rivière, c’est parti pour quelques kilomètres.

La Semois

La chaleur commence à se faire sentir mais heureusement, il y a quelques zones d’ombre et la rivière, donne, tant que faire se peut, un peu de fraîcheur.

La Semois

La Semois

A l’approche d’Herbeumont, le chemin quitte les bords de la Semois pour entamer une montée assez sévère…

Chemin étroit dans les bois

Une petite grotte mariale érigée par les bénédictins du prieuré de Conques, tout près de là, et son banc, nous offrira un petit répit dans la montée. La chaleur et la fatigue commencent à se faire sentir… Courage! Plus que deux bons kilomètres!

Montée dans les bois (vue à l'envers)

A l’issue de la montée, nous rejoignons une route principale. Il n’y a pas beaucoup de trafic mais les courbes peuvent s’avérer dangereuses, on tiendra donc bien sa gauche! On pourra assez vite et pour ceux qui ont encore de l’énergie, prendre un chemin alternatif qui allongera la balade de quelques kilomètres encore. En suivant la route, nous passons devant le prieuré de Conques et une dernière montée ardue nous attend pour rejoindre le sommet et l’ancien viaduc ferroviaire d’Herbeumont au-dessus de la Semois. Sur cette photo, prise en juillet 2023 lors d’une autre randonnée, on peut voir l’impressionnant ouvrage d’art!

Le viaduc ferroviaire d'Herbeumont

Nous voici sur le viaduc et en plein soleil! La chaleur est sensible maintenant!

Sur le viaduc d'Herbeumont

Une fois le pont franchi, nous revoici à l’ombre pour un petit moment avant d’arriver à Herbeumont.

L'arrivée à Herbeumont.

Si c’est la première fois que vous êtes à Herbeumont, vous ne manquerez pas d’aller visiter les ruines du château à quelques centaines de mètres du lieu d’où a été prise la photo ci-dessus.

Château d'Herbeumont (ruines)

Ensuite, encore quelques centaines de mètres et nous voici au centre d’Herbeumont où l’on trouvera de quoi se rafraîchir avec une bonne glace ou une bonne bière. Il y a une supérette mais au moment où je suis passé, elle était fermée pour travaux. Sur la place, à côté de l’office du tourisme, on pourra néanmoins se dépanner au café l’imprévu.

Après un bon rafraîchissement sous la forme d’une bière sans alcool, il ne reste plus qu’à se rendre à l’arrêt de bus et à rejoindre la gare de Bertix d’où l’on pourra repartir vers Florenville ou vers Libramont et Namur. En été, durant les vacances scolaires en Wallonie, vous pouvez aussi retourner à Florenville par la ligne Évasion (EV1) exploitée par le TEC qui relie Bouillon à Orval en passant par la vallée de la Semois).

Herbeumont

Voilà, j’espère que ce récit vous aura donné envie de venir explorer la Gaume et la vallée de la Semois.

L’itinéraire parcouru peut être téléchargé ici

La carte de l'itinéraire

Informations utiles et liens

  • Comme pour chaque randonnée, les conseils d’usage : bonne chaussures de marche, des vivres et de la boisson en suffisance, protection solaire et contre les tiques, un bâton de marche et de l’enthousiasme!
  • Horaires de trains : https://www.belgiantrain.be
  • Horaires des bus : https://www.letec.be
  • Office du tourisme d’Herbeumont :

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