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from Journal d'un libre-penseur chrétien

Les éléments de discorde entre catholiques et protestants sont nombreux et l’assomption en est un et pas des moindres. En effet, il ne repose, comme beaucoup de dogmes de l’église catholique sur aucun élément théologique solide. Pire, il repose sur des traditions basées sur des écrits apocryphes.

Marie, la reine de la discorde

Chez les catholiques, Marie est considérée comme la mère de Dieu et au fil du temps, elle est devenue, à mon sens, quasi comme une déesse à l’égal de Dieu, ce qui est très dérangeant... d’autant que pour certains protestants, la trinité pose déjà un problème! Les catholiques s’en défendent mais force est de constater le nombre de fêtes qui lui sont dédiées est important et il y a quelques années, le Pape François en a ajoutée une le 1er janvier : Marie, mère de l’église… rien que ça! On ne compte plus les titres reçus par la mère de Jésus…

Pour les protestants, point de culte marial. L’idée même du culte marial des catholiques est perçu comme une façon de lui donner plus d’importance que les écritures ne lui en accorde. On rappellera que pour les protestants, seule l’écriture compte et que donc, tout ce qui est établi en dehors des écritures canoniques (on pourra relire d’autres billets sur ce sujet).

Et c’est justement pour cette raison que les protestants ne peuvent accepter le dogme de l’immaculée conception de Marie, qui consiste à croire que Marie a été conçue sans péché. Rien dans l’écriture (dans le canon du moins) ne permet d’attester une telle chose.

Beaucoup de la théologie mariale catholique repose en fait sur une série d’apocryphes non retenus dans le canon mais on remarquera que ceux-ci ont tout de même une certaine influence dans la théologie et la doctrine catholiques, c’est quand même un comble!

Marie reste un modèle de piété et de foi pour les protestants mais vu que pour les protestants, le chrétien est seul responsable devant Dieu et peut dialoguer directement avec lui, ils ne voient aucune raison d’adresser des prières à Marie (ou aux saints). Dieu est accessible en direct et Jésus est celui qui nous le fait connaître.

Personnellement, cette place de Marie m’a toujours posé problème lorsque j’étais encore dans l’église catholique et c’est une des nombreuses raisons (pas la plus importante du reste) qui m’ont donné envie d’aller voir ailleurs.

L’assomption

Comme nous approchons du quinze août, l’occasion était rêvée pour tordre le cou à ce dogme qui ne repose sur rien et est un énième sujet de discorde entre catholiques et protestants.

Si cette croyance est ancienne et remonte aux débuts du christianisme, la proclamation du dogme affirmant que Marie a été enlevée corps et âme au ciel à sa mort ne date que de 1950! Un siècle plus tôt, en 1854, avait été proclamé le dogme de l’immaculée conception.

La fête du 15 août est ancienne et correspondrait à la consécration, en 431, de la première église dédiée à Marie.

De nombreux éléments de la tradition de l’assomption sont issus de plusieurs écrits apocryphes datant du début du christianisme et qui se sont transmis avec des variations.

Ainsi, l’église catholique, qui n’est pas à une contradiction près (mais prête à tout pour conserver un pouvoir sur le peuple chrétien) et s’appuie donc sur des textes non reconnus comme fiables pour établir un dogme. Rien d’étonnant à ce que les protestants, plus terre-à-terre, les libéraux en particulier voient tout cela d’un mauvais œil! Et dire que les catholiques et leur Pape prétendent être gardien de la foi véritable…

Pour les catholiques, aller à la messe le 15 août est obligatoire puisque c’est une solennité.

Certains catholiques voient dans le récit d’Hénoch et d’Élie qui, tous deux ont été enlevé au ciel et ne sont donc pas morts comme tous les humains une indication de l’assomption de Marie… arguments très discutables, on en conviendra… puisque les évangiles canoniques sont assez discrètes quant à Marie.

Le Coran, le livre saint des musulmans, est plus prolixe sur Marie (plus même que dans les évangiles chrétiennes!) mais là aussi, beaucoup de ce qui se trouve dans les sourates est largement inspiré d’apocryphes chrétiens contemporains de l’époque de rédaction du Coran.

Mais pourquoi ce culte marial, qui ne cesse de se développer au cours des siècles? Une raison avancée est que de nombreuses églises dédiées à Marie sont implantées là où se trouvaient des temples dédiés à des déesses telles Aphrodite, Isis, la déesse mère, etc… et que pour ne pas brusquer les païens, qu’il convenait de convertir à la nouvelle religion d’état, le christianisme, on a toléré cette mariôlatrie.

En conclusion

Pour les protestants, ces dogmes ne reposent sur rien et n’ont pas lieu d’être. Néanmoins, ils gardent un regard bienveillant envers la mère de Jésus y voyant un modèle de foi et une figure sympathique.

Pour ma part, c’est le souvenir de ma grand-mère maternelle, qui s’appelait Maria, qui aimait beaucoup la fête du 15 août qui restera l’incarnation de la fête de l’assomption. A Liège, en Outremeuse, c’est l’occasion de grandes festivités et toutes les Marie du quartier sont fleuries ce jour-là. Une fois encore, le païen se mêle au religieux.

#blog #spiritualité #religion #christianisme #protestantisme #ProtestantismeLiberal

 
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from Les carnets d'EricMSM

Introduction

Il n’est pas toujours nécessaire que les randonnées soient longues pour être éprouvantes et source de bonheur à la fois!

Celle-ci en est un exemple, un peu moins de cinq kilomètres mais très sportive avec un dénivelé cumulé de 300 mètres. (Effort-Km = +/– 8 km).

Pour rejoindre le point de départ, il faudra emprunter le train jusqu’à Bullay, à mi-chemin entre Trèves (Trier) et Coblence (Koblenz), d’où l’on pourra prendre un bus jusqu’à Merl (Kirche). Le point de départ est à proximité de l’église de la petite bourgade viticole.

Train en gare de Bullay

L’ancienne salle d’attente de la gare a été transformée en une boîte à livres géante, une belle initiative pour donner une seconde vie aux livres.

La salle d'attente de la gare et arrêts de bus

La balade

Carte du parcours

Descendus du bus, nous nous traversons la route et prenons la route à droite de l’église que nous suivons un moment pour rejoindre le sentier de randonnée. Cela monte gentiment mais ce n’est que le début.

L'église de Merl

On sera prudent sur la route, car il y a quand même du trafic (motards notamment).

Une maison avec un jardin un peu kitsch

Une fois que nous sommes sur le sentier, ça va monter, de plus en plus, de plus en plus fort…

Indications des destinations des sentiers

Le chat noir de Zell, célèbre par la légende qui lui est associée est présent partout dans la région. Voici sa légende : en 1863, trois négociants en vins d’Aix-la-Chapelle (Aachen) sont venus à Zell pour y acheter du vin. Ils ne peuvent se décider entre trois fûts. Mori, le chat du propriétaire des lieux s’était glissé dans la cave et sauta sur une des barriques et la défendit avec tant de véhémence que les négociants se décidèrent pour cette barrique. La légende du chat noir de Zell était né.

Revenons à notre balade. Un premier palier nous permet d’avoir une belle vue sur Merl et la Moselle en direction de Bullay.

Vue sur le village de Merl

Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, nous poursuivons la montée qui se fait un peu plus ardue encore.

Sentier de randonnée

Arrivés tout au-dessus, au lieu dit de Lönshöhe, une aire de pic-nic nous accueille avec une vue sympa sur la vallée.

Aire de pic-nic de Lönshöhe

Nous profitons de cette installation pour une pause prolongée et nous rassasier. Le plus dur est passé, enfin, pour ce qui est des montées du moins.

Vue sur la Moselle en direction de Zell

Après la pause, nous nous remettons en chemin en suivant le sentier à travers le vignoble.

Un abri dans le vignoble.

Le long du chemin, nous avons encore de belles vues sur la sur la vallée et la boucle que le fleuve forme à cet endroit.

Vue sur la Moselle depuis le chemin de randonnée

Et finalement, nous arrivons à la tour du Collis qui surplombe la petite ville de Zell, notre destination finale du jour.

Collis Turm

Sur la photo, ci-dessus, à gauche, nous pouvons voir un poteau indicateur, il indique le sentier que nous allons suivre pour redescendre, un sentier bien particulier comme nous allons bientôt le découvrir! Avant ça, une photo souvenir avec nos mascottes ne peut manquer à la balade!

Des peluches sur un buisson avec un point de vue sur la Moselle

Après cette petite pause, nous poursuivons donc notre chemin par le Steilpfad, un sentier très abrupte et très escarpé qui tient plus de l’escalade que de la randonnée. Si l’on est pas sûr ou sujet au vertige, mieux vaut choisir un autre chemin. Sur le Steilpfad, il existe des variantes permettant d’éviter les phases d’escalades. Si le chemin est praticable dans les deux sens, il est plus facile, me semble-t-il, à faire en montée qu’en descente. Pour les amateurs de sensations fortes et pour ceux qui, comme moi, aiment repousser les limites et vaincre leurs peurs, c’est du pur plaisir qui les attend! C’est parti pour une descente de deux bons kilomètres (estimation), les images parlent pour elles-même!

Steilpfad - Escalier en forme de barres d'acier.

Le chemin est une alternance d’escaliers schisteux et d’agrès en aciers plantés dans la roche.

escalier de schiste

Sentier schisteux escarpé

Nous passons même une petite chapelle à même la roche. Temps pour une petite prière?

Chapelle dans la roche

Une dernière volée de marches nous amène sur un sentier plus large, nous avons accompli la première étape mais une seconde, encore plus spectaculaire nous attend juste après! Quand il n’y en a plus, il y en a encore!

Arrivée de la première section

A l’entrée de la section suivante, une belle vue s’offre à nous.

Une belle vue sur Zell avant d'entamer la seconde partie du sentier

Et c’est reparti pour une escalade à reculons encore plus spectaculaire!

Steilpfad

Il s’agit de bien se tenir au filin et de ne pas glisser!

Sentier très étroit

Et finalement, nous voici au bas du sentier. Et dire qu’il y a quelques minutes, nous étions tout là-haut où l’échelle marque l’entrée de la seconde partie du Steipfad.

Vue sur le Steilpfad

Entrée du Steilpfad

Et voilà, l’aventure est finie! Le reste de la balade sera plus calme et à travers les petites rues de la cité mosellane.

Nous passons à hauteur d’une tour carrée qui est un vestige des fortifications de la ville et qui servit même de prison au début de l’ère moderne.

Tour carrée

Bientôt nous arrivons à Zell par une des petites rues.

Rue de Zell

Nous trouverons de nombreux commerces et établissements horeca pour se restaurer et se rafraîchir après cette balade.

Dans les rues de Zell

Bien sûr, on va trouver aussi de nombreux établissements où l’on pourra acheter du vin, cela va sans dire. On pourra encore profiter de la promenade le long de la Moselle ou visiter le petit musée local situé à l’étage du bâtiment qui abrite l’office du tourisme situé près de la fontaine où est représenté le chat noir. Pour reprendre le bus vers Bullay, il faudra se rendre à la Lindenplatz.

Zell

Informations pratiques

  • Le tracé du parcours peut être visualisé et téléchargé ici
  • Pour les horaires de transports publics : Deutsche Bahn et VRM (Verkehrsverbund Rhein-Mosel)
  • Pour effectuer cette balade, il faut être équipé de bonnes chaussures de marche, si l’on opte pour la partie ardue (escalade), il faut être certain de pouvoir le faire, sinon, il existe des alternatives. Ne prenez pas de risques inutiles!
  • A Bullay, on trouvera à proximité de la gare (10 minutes à pied en direction de Zell) un supermarché, à Zell, on trouvera cafés, restaurants, …

#blog #randonnée #RandoSansAuto

 
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from Carnets intimes

Deux lectures inspirantes qui pourraient bien changer votre vie!

Parmi mes dernières lectures dans le registre spirituel/philosophique, figurent deux petits ouvrages assez différents mais assez complémentaires.

Le premier s’intitule : les quatre accords toltèques de Miguel Ruiz, le second : Pèleriner d’Éric de Kermel.

J’ai longtemps hésité quant au blog où ce billet était à sa meilleure place… tant le contenu a une influence sur mon état d’esprit et ma pensée.

Les quatre accords toltèques

Voilà un ouvrage étrange de prime abord entre philosophie, religion et développement personnel mais qui au fil des pages se transforme en une sorte de guide pour se libérer des carcans qu’on nous a imposé tout au long de notre vie et qui nous empoisonnent, nous empêchent de vivre pleinement et librement. Il nous invite à vivre dans le paradis terrestre à titre personnel alors que le monde vit en enfer. Comment cela est-il possible? En rompant les uns après les autres les accords mortifères qui nous enferment, qui nous rendent malheureux, qu’on accepte parce qu’on a été éduqué, domestiqué même selon l’auteur, à croire que ce que l’on nous enseignait était ce qu’il fallait croire et faire. L’auteur, mexicain et se disant issu de la culture toltèque, explique au long des pages les quatre accords avec beaucoup de références (parfois erronées) à la Bible.

Les quatre accords sont :

  • Accord 1 : Que votre parole soit impeccable
  • Accord 2 : Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle
  • Accord 3 : Ne faites pas de suppositions
  • Accord 4 : Faites toujours de votre mieux

Selon l’auteur, la mise en application de ces accords est de nature à provoquer des changements radicaux dans nos existence, au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

Ainsi, selon lui, nous aurions été domestiqués, comme nos animaux de compagnie, par nos parents, nos professeurs, la société en général nous enlevant du pouvoir personnel de gérer sa vie pour le meilleur et nous faisant participer à l’enfer sur terre alors que nous pourrions vivre au paradis. Les premières pages sont assez obscures et il faut s’accrocher mais les choses deviennent plus concrètes une fois que l’on aborde les accords en eux-mêmes.

Il insiste aussi sur le fait qu’il faut une forte volonté pour mettre en application ces accords et que ça ne va pas réussir du premier coup, il y aura des chutes mais au fur et à mesure, nous nous relèverons d’autant plus facilement que l’on aura déjà un peu progressé sur ce chemin de sagesse et de liberté.

Il évoque souvent le poison émotionnel qui nous porte fortement préjudice. Il est vrai que des paroles blessantes, dénigrantes peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la vie de quelqu’un.

Imaginez que toute votre vie, on vous a dit que vous étiez stupide, bon à rien, faible, que sais-je encore? A force de l’entendre, vous finissez par le croire mais un jour, vous rencontrez quelqu’un qui vous dit le contraire, que vous n’êtes ni stupide, ni bon à rien, et encore moins faible. Cette parole positive a le pouvoir de rompre l’effet du poison émotionnel qui vous maintenait dans un état d’esprit négatif vis-à-vis de vous-même et par là même vous faire changer d’opinion sur vous-même, vous allez vous sentir mieux… et à chaque sort que vous rompez, vous regagnez en confiance en vous et vous avancez.

C’est ainsi que l’on arrive au premier accord : Que votre parole soit impeccable. Si l’on a toujours une parole positive, bienveillante nous contribuons à transformer l’enfer en paradis petit à petit.

L’auteur parle souvent du rêve de la planète qui serait surtout composé de peurs et de souffrances et que la misère aime la compagnie, ainsi ceux qui vivent en enfer ne veulent pas être seuls. Selon lui, si la parole était toujours impeccable, il n’y aurait pas de conflits, pas de souffrance.

Le second accord met l’accent sur le fait de ne rien prendre personnellement. Beaucoup plus facile à dire qu’à mettre en pratique!

C’est certainement le plus difficile avec le troisième surtout dans une société qui juge sans arrêt! Mais si l’on arrive à laisser couler le fiel des autres sur notre carapace, on gagnera en sagesse et en bien-être personnel.

La réflexion de l’auteur part dans tous les sens pour nous faire prendre conscience de tout ce qui nous entrave, en voici deux exemples :

  • Une chose importante selon l’auteur, il parle même de plus grand péché qui puisse exister : le rejet de soi-même.
  • Il met aussi l’accent sur l’amour et l’amour véritable qui, selon lui, consiste à accepter l’autre tel qu’il est sans vouloir le changer. Vouloir changer l’autre signifie qu’on ne l’aime pas vraiment.

Le troisième accord est encore plus difficile : ne pas faire de suppositions! Là aussi, combien de fois nous posons-nous des questions parce que, par exemple, un ami ne nous a pas répondu aussi vite que nous le souhaiterions, ou a répondu brièvement à notre demande, notre message. Combien de fois, le petit cinéma se met en route dans notre tête qui consiste à faire des suppositions non fondées dans la majorité des cas…

Le dernier accord : toujours faire de notre mieux, est, des quatre, sûrement celui qui est peut-être le plus facile à mettre en oeuvre. Faire de notre mieux, ça signifie être dans l’action parce qu’on a envie et non pas parce qu’on attend une récompense en retour. La plupart font justement l’inverse, ils agissent en espérant une récompense et ne font pas, par conséquent, de leur mieux.

Agir, c’est être vivant, c’est prendre des risques, c’est sortir de sa coquille et exprimer son rêve personnel mais pas pour l’imposer aux autres, chacun a le sien et celui de l’autre vaut tout autant que le nôtre.

Régulièrement, tout au long de l’ouvrage, il est fait référence à Dieu mais pas dans le sens où les religions le présentent, non ici Dieu est la vie en action et pour l’auteur la meilleure façon de de lui dire merci, c’est de vivre l’instant présent et de se détacher du passé.

S’il est fait souvent référence à Dieu et au christianisme dans le livre, ce n’est pas un livre qui parle de religion. Il laisse la liberté, si l’on en ressent le besoin, d’adorer des idoles représentant les divinités mais pour lui, ce n’est pas là l’essentiel. Il estime que nos corps sont une manifestation de Dieu et qu’aimer son corps, c’est aussi une façon d’honorer Dieu. Cela peut paraître bizarre mais combien de grands mystiques à travers les âges ont détesté leur corps… l’ont parfois mutilé ou négligé, ce corps qui leur est donné par le Dieu qu’ils disaient adorer… En fin de compte, ça n’est pas si bizarre que ça que de respecter son corps.

L’auteur insiste beaucoup sur l’amour et le respect de soi-même. Cela pourrait mettre mal à l’aise certains lecteurs mais comme je le comprends, c’est une façon de répéter, comme un mantra, que si l’on ne s’aime pas, on ne peut aimer les autres. Il insiste aussi sur le fait de vivre dans le présent et de ne pas se soucier du futur et là, je le rejoins car le futur en tant que tel, n’existe pas, demain sera le présent qui résulte des choix faits aujourd’hui.

Il parle aussi beaucoup de liberté et nous pose la question : qu’est-ce qui nous empêche d’être libre? Ne sommes-nous pas les premiers à nous interdire d’être libre car attaché à des conventions sociales, à des normes, …

En chacun de nous, il y a la victime et le juge et ce sont ces deux êtres qu’il faut éradiquer d’en-dedans de nous et surtout se libérer de notre rôle de victime. Si l’on a été maltraité dans notre enfance ou notre adolescence, ce n’est pas en en voulant à ceux qui sont responsables qu’on va aller mieux. Il faut faire cesser cette victimisation et c’est loin d’être aisé mais c’est le prix à payer pour vraiment aller mieux et se libérer et c’est ainsi que l’on pourra changer nos vieux accords néfastes contre de nouveaux accords bénéfiques.

C’est ainsi qu’après cette lecture, j’ai réfléchi à l’intérêt de parler encore de ce passé dans mes billets. Je ne le changerai pas, certes il m’a aidé à identifier ce qui avait posé problème mais ce passé a aussi eu pour conséquence de faire celui que je suis aujourd’hui. Ce cheminement des accords toltèques, je l’avais entamé avant même d’avoir lu ce livre et finalement, il est venu confirmer que j’étais sur la bonne voie.

Retour au livre qui aborde aussi la façon de transformer notre rêve personnel indépendamment du rêve de la planète et selon l’auteur, nul besoin d’attendre la mort pour avoir accès au paradis, on peut, si on le veut, y accéder de notre vivant.

Chez les protestants libéraux, dont je suis, on a tendance d’ailleurs à voir la résurrection comme un état que l’on vit de notre vivant. On ressuscite en quelque sorte lorsqu’on change de vie pour le dire simplement. Faire le choix du pardon, même si on ne le dit pas aux personnes concernées de vive voix (parfois, ça peut aider mais souvent ça ne sert à rien sinon à conforter ces mêmes personnes qu’elles avaient raison) mais le pardon est une condition sine qua non pour être en paix avec soi-même.

Comme pour les protestants, les toltèques ont un mode de vie où il n’y a ni leader ni disciples. Par contre, j’ai un petit problème avec le fait que chacun aurait sa vérité… ça reste un peu obscur pour moi (et peut-être que ça résonne particulièrement dans notre époque de post-vérité ou de vérité alternative).

L’auteur évoque aussi un passage au désert, autre allusion au christianisme puisque Jésus y a passé quarante jours et a été tenté par les démons. La symbolique est la même, au désert, on est face à soi-même et à ses propres démons. Les premiers moines vivaient dans le désert d’Egypte, ce n’est pas pour rien!

Il parle aussi de l’ange de la mort et même de mourir de manière théorique. En fait, c’est faire mourir l’homme (ou la femme) ancien qui vit en nous et qui est prisonnier de tout ce poison émotionnel et des ces accords néfastes.

Voilà, ce que j’ai retenu de cet ouvrage.

En bref : s’aimer soi-même, faire la paix avec soi-même, pardonner aux autres même s’il ne le mérite pas et vivre dans le présent chaque jour qui se présente sans plus se soucier du passé, aussi lourd soit-il, pas plus que de tirer des plans sur la comète pour le futur. A chaque jour, suffit sa peine et carpe diem. Si tous les humains voulaient faire cet effort, je suis convaincu que le monde s’en porterait beaucoup mieux… Toute la haine entre les hommes n’est que le reflet de ce poison émotionnel que l’on s’inocule les uns, les autres.

Pèleriner

Cet autre petit ouvrage est une sorte de carnet de route d’un pèlerin sur le chemin de Saint-Jacques. C’est un texte à la fois émouvant et inspirant et qui a résonné à plusieurs niveaux chez moi.

D’abord, je suis un grand marcheur devant l’éternel et lorsque je fais de la rando, je laisse souvent mon esprit vagabonder et toutes sortes de sujets me viennent à l’esprit, des plus anodins aux plus sérieux et graves. Je me surprends souvent à me parler à voix haute. A côté de cela, la rando est le aussi le seul moment où je peux faire abstraction de tout le reste, c’est une alternance en fait.

Sur le chemin, qu’il soit de Compostelle ou autre, on retrouve le contact avec la terre, avec le vivant, la nature. C’est exactement ce que nous raconte l’auteur avec ces mots. Il exprime aussi ses doutes, ses espérances, ses souffrances.

Un chapitre est consacré à son fils décédé assez jeune, une épreuve terrible pour tout parent. et qui n’a pas manqué de m’interpeller et m’émouvoir encore plus ayant du faire face non pas à la perte d’un enfant mais d’un frère. C’est à peu près pareil et sa phrase disant que c’est un deuil qui ne finit jamais a été non pas un sinistre rappel mais j’ai accueilli cette phrase avec un certain soulagement, je ne suis pas le seul à le vivre et il n’y a finalement rien d’anormal à ce que ce deuil s’éternise… voire dure toute une vie.

C’est un livre très poétique et qui invite à s’engager sur le chemin de Compostelle et qui montre combien la marche est salutaire, thérapeutique et un moment privilégié un peu hors du monde pour quelques heures, jours ou mois.

Autre phrase et qui est en écho avec le livre précédent : on ne peut être en paix avec les autres que si l’on est en paix avec soi-même.

Conclusion

Deux livres très différents et très semblables à la fois mais qui ont eu pour effet de remettre pas mal de choses en perspective et qui m’ont montré que le chemin que j’avais décidé d’emprunter il y a quelques temps déjà n’était sans doute pas le plus mauvais.

Il pourra même aider à comprendre certains changements assez radicaux de ces dernières semaines et cette aspiration à une liberté retrouvée du corps et de l’esprit.

Le protestantisme libéral a été et reste ma boussole spirituelle mais elle s’est enrichie des accords toltèques et du point de vue d’un pèlerin catholique.

#blog #spiritualité #développementPersonnel #choixDeVie #bienEtre #Bienveillance

 
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from Carnets intimes

Sexualité : et si rien n’était jamais définitif?

⚠️ Avertissement : article évoquant des sujets comme l’homosexualité, la bisexualité, la pansexualité, le questionnement sur l’évolution de la pensée sur les genres, identités et orientations sexuelles et des conséquences des réflexions personnelles. A lire avec un esprit ouvert.

Pour les hommes de ma génération, nés au début des années 1970, le monde de 2026 est fondamentalement différent de celui dans lequel nous avons grandi. Une enfance et une adolescence sans Internet, sans smartphone… un monde assez binaire aussi et qui avec le recul semblait plus simple que le nôtre… mais l’était-il seulement? Il y avait deux blocs : l’occident et le bloc de l’est avec l’URSS, la Chine était insignifiante.

Pour ce qui est des orientations sexuelles, c’était presqu’aussi binaire : on était hétéro ou gay/lesbienne, à la limite bisexuel mais on ne parlait pas de transsexuels, de genre, d’identité… On était homme ou femme, point!

Lorsque j’ai découvert ma nature, mon attirance pour les hommes, j’ai intégré ce qu’on appelait alors la communauté HoLeBi (En Flandre et aux Pays-Bas). Toujours des petites cases qu’il faut remplir… mais était-ce bien ça? Est-ce que tout est fixé une fois pour toutes? Si je pose la question, c’est forcément que je ne le pense pas!

Je l’ai écrit par ailleurs, j’ai eu mes premières expériences vers seize, dix-sept ans et c’était exclusivement avec des hommes. Néanmoins, dans la vingtaine, j’ai eu parfois des doutes et était, et je le suis toujours, persuadé que comme nous avons tous une part de féminité en nous, nous étions possiblement tous bisexuels avec un marqueur allant de très peu à beaucoup. Les premiers endroits que j’ai fréquenté en quête de plaisir, c’étaient les cinémas porno et à Liège, il n’y en avait que deux qui ne diffusaient à l’époque que des films hétéros. Même si le film n’était pas ce qui m’intéressait le plus, je me surprenais à être excité par certaines scènes… ce qui me troublait quelque peu… et me confirmait ce que je pensais par rapport à la bisexualité notamment.

Lors de mes visites au sauna, des hommes bisexuels, j’en ai croisés pas mal, certains qui l’assumaient totalement, d’autres pas. Souvent, ils vivaient l’instant avec beaucoup plus d’intensité que certains homos et pour mon plus grand plaisir. Certains saunas, dans les années nonante du siècle dernier, organisaient des soirées bi. J’y suis allé quelque fois par curiosité mais il y avait finalement peu de mixité et cela n’a pas duré… Je n’ai pas eu l’occasion de vérifier à quel point j’étais peut-être bisexuel… ou pas!

La vie, et ses circonstances font parfois en sorte qu’on choisi un camp ou l’autre, soit par facilité par rapport à l’acceptation dans la société, soit parce qu'on occulte une partie de soi et qu’on choisit la dominante. C’était peut-être mon cas, je ne peux le dire avec certitude mais j’ai peut-être fait un choix à un moment donné, sans doute parce que ça me semblait encore plus compliqué à gérer si je choisissais une autre voie… Déjà faire accepter à mes parents que j’étais homo ne s’annonçait pas une mince affaire, alors leur annoncer que j’étais éventuellement bisexuel me semblait totalement hors de portée de leur compréhension! De plus, certains à priori, ancrés dans la société et donc chez moi aussi, considéraient les bisexuels comme étant incapables de choisir… Bref, j’ai fermé la porte et suis aller voir plus loin sur le chemin de l’homosexualité… mais la question m’a quelque fois rattrapé…

Pendant mon service civil, j’ai collaboré à un colloque international de psychologie et du fait que j’étais dans le staff administratif, j’avais été invité à partager le souper. Pour la facilité, on avait logé le personnel administratif sur le site du campus de l’université. Le campus est au milieu des bois sur les hauteurs de la ville de Liège et ça peut être un peu flippant pour celui qui n’est pas habitué à camper dans la nature. Ainsi, la secrétaire d’un professeur de l’université de Maastricht, qui logeait dans la chambre à côté de la mienne dans les dortoirs du centre sportif. Au moment d’aller se coucher, elle me fait part d’avoir un peu peur seule dans cette chambre… une invitation voilée? Je ne sais mais l’idée m’a traversé l’esprit et là, pour la première fois, j’étais partagé entre deux sentiments… soit, elle avait vraiment peur et voulait juste un peu de compagnie pour se rassurer ou bien avait-elle envie d’autre chose? Une part de moi, me disait d'y aller et de l’accompagner dans sa chambre et on verrait bien, l’autre me disait, non, tu es homo, tu vas te rendre ridicule… Un dilemme d’autant que c’était plutôt une belle jeune femme… Vous devinez la suite, je n’ai pas osé et j’ai murmuré une excuse en disant que j’étais fatigué… Je n’ai pas bien dormi cette nuit-là, l’esprit traversé par diverses pensées. Le lendemain, elle ne semblait pas m’avoir tenu rigueur de mon refus poli ce qui m’a conforté dans l’idée que j’avais fait le bon choix.

J’ai poursuivi mes expériences et bientôt, j’avais ma première longue relation mais la bisexualité ne quittait pas mon environnement. Mon premier mec se disait homo mais il lui était arrivé d’aller voir de l’autre côté. Mes autres longues histoires, trois au total sur près de trente ans ont été exemptes de cet aspect mais entre les relations, je ne compte plus les hommes bisexuels que j’ai rencontrés! Et comme toujours, certains l’assumant, d’autres pas mais ce n’était pas le plus important finalement. Néanmoins, ça me questionnait par moments et il m’arrivait d’en discuter avec certains comme ce gentil italo-luxembourgeois qui venait me voir de temps à autre du temps où j’habitais Arlon, qui se disait hétéro ayant parfois des aventures avec des hommes. J’avais un peu de mal à comprendre mais après tout, c’était son problème et pas le mien.

Le temps a passé, et ces dernières années, les droits des personnes transsexuelles ont été plus à la une de l’actualité et leur visibilité s’est fortement accrue, et c’est très bien comme cela, sur l’Internet et dans la sphère publique. J’y ai été confronté moi-même lorsqu’un collègue et ami, annonçait qu’il allait changer de sexe. Ce fût un drôle de moment car j’étais loin de m’imaginer la situation, il n’avait jamais rien évoqué, c’était si soudain. Il a été évidemment l’objet de moqueries et de méchanceté non seulement de collègues mais aussi de la société en général… Il a fait une transition totale et semblait heureuse! Et j’étais heureux pour elle, vraiment même si personnellement, je me suis toujours senti bien dans mon corps masculin. Pour moi, ça a été une expérience nouvelle de vivre de près une telle transition. Je ne m’étais jamais intéressé à la question de la transsexualité tant ça me semblait loin de mes préoccupations et cela aura donc contribué à m’ouvrir encore un peu plus l’esprit! Pour l’anecdote, en Belgique, nous avons même eu une ministre transsexuelle ce qui montre parfaitement l’évolution de la société malgré tout!

Je ne suis pas un grand consommateur de contenus pornographiques mais comme tout le monde, j’en regarde parfois et il m’est arrivé de voir des contenus transsexuels ou bisexuels et je n’ai, ni été dégoûté par ce que je voyais (pourquoi le serais-je d’ailleurs?) ni choqué que cela puisse même me plaire. A vingt ans, je pensais qu’on était tous un peu bisexuel, à cinquante-six ans, je me pose la question : ne sommes-nous pas, peut-être, tous un peu pansexuels ou omnisexuels? Ces termes sont pour moi encore assez obscurs, nouveaux et peut-être que je me trompe complètement mais d’avoir vu des sexualités différentes aura au moins provoqué une remise en question, une déconstruction de certains schémas bien ancrés et ouvert l’esprit, à coup sûr!

Je ne dis pas que je passerai à l’acte demain ni même après-demain mais je suis encore plus convaincu que jamais que rien n’est fixé définitivement et qu’il reste de la marge de progression dans la compréhension de l’autre et de découverte de l’autre ainsi qu’un vaste terrain d’expérience à qui sait garder son esprit ouvert.

Certains penseront, et ils ont peut-être raison, que je me pose trop de questions ou que je me trompe complètement mais les nier seraient une façon de nier l’existence des autres et ça ne correspond pas à mon esprit libre!

De plus, de plus en plus, je me rends compte que j’ai une tendance au poly-amour… et comme pour bien d’autres choses, on a tendance à vouloir faire taire ces interrogations, ces constatations car elles vont à l’encontre de la bien-pensance. Mais je pense que je suis dans un processus de déconstruction totale de toute une série de certitudes, d’accords anciens avec lesquels je ne suis plus en phase et assume enfin un certain esprit de liberté avec moi-même et avec les autres.

J’ai grandi dans un monde HoLeBi et je vis aujourd’hui dans un monde LGBTQIA+ et c’est très bien ainsi! Ne jamais arrêter de se questionner et de questionner le monde pour ne jamais arrêter d’évoluer! Telle pourrait être la conclusion.

#sexualité #pansexualité #bisexualité #homosexualité #ominsexualité #questionnement #déconstruction #blog

 
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from Les carnets d'EricMSM

Introduction

Les balades Totemus, ce sont des balades ludiques que l’on fait à l’aide d’une application pour téléphone et qui permettent de découvrir, tantôt une ville, tantôt des lieux plus nature. Cela se passe comme une chasse au trésor et pour ceux qui ont connu, on se sent un peu comme Philippe Dedieuleveult, le journaliste-aventurier disparu bien trop tôt de l’émission la chasse au trésor ou encore pour les belges, comme Bernard Perpète, lui aussi disparu trop tôt, qui sillonnait la Wallonie dans le cadre du célèbre jeu télévisé de la RTBF, Double 7. Voilà pour l’esprit, des énigmes à résoudre, un sens de l’orientation mis à l’épreuve et des codes QR à scanner. C’est une activité familiale par excellence mais elle peut se faire seule aussi. Et même si l’on croit connaître les lieux, on en apprend toujours!

Pour cette neuvième chasse, j’étais à Carlsbourg, un village ardennais aux confins de la Province du Luxembourg en allant vers Namur. Carlsbourg est connu en Belgique pour le beurre qui porte son nom. En route donc pour une balade nature à la découverte du passé laitier de la commune!

Accès

La balade démarre dans le centre du village. Si vous venez en train, l’arrêt se trouve à 1,5 kilomètres du point de départ. L’arrêt est desservi chaque heure en semaine, toutes les deux heures le weekend, par la relation L Namur – Dinant – Bertrix – Libramont.

On peut aussi atteindre Carlsbourg avec la ligne de bus 66 venant de Bertrix mais il n’y a que quelques bus par jour.

Train en gare de Carlsbourg

La balade

Nous démarrons donc de la gare pour nous rendre vers le centre de la localité en empruntant la route principale (en partant du quai vers Namur). Le point de départ est situé Grand-Rue à hauteur de la salle Notre maison.

Salle Notre maison, point de départ de la chasse Totemus

Si vous êtes prêt, allons-y! Notre première énigme nous attend déjà non loin de là!

L'auteur

Nous nous arrêtons devant un bâtiment, le premier témoin du passé laitier de la commune.

Bâtiment où l'on mettait le lait en cruches.

Après avoir résolu la première énigme, nous poursuivons notre chemin en suivant les instructions données par l’application et arrivons sur une place où se trouvent les plus vieilles maisons de la localité.

Place du village

Nous continuons à suivre la rue vers la gauche et découvrons un ancien château d’eau assez typique des régions rurales.

Ancien château d'eau

Peu après le château d’eau nous prenons à droite pour emprunter une allée arborée qui nous amène en face du château de Carlsbourg, qui abrite aujourd’hui l’Institut Saint-Joseph.

Le château est une ancienne propriété des ducs de Bouillon, les Latour d’Auvergne. Après la révolution française, il a appartenu au colonel Grandjean, oncle de Paul Verlaine. Jeune, le futur poète y a d’ailleurs séjourné. Le château a été le lieu de résidence de familles célèbres comme les Mérode, les Rougrave, les Lamock et les d’Elbecq avant qu’il n’échoit au Latour d’Auvergne. Un bâtiment chargé d’histoire!

Le château de Carlsbourg, aujourd'hui institut Saint-Joseph

Nous nous engageons à droite sur la route que nous avons empruntée en venant de la gare, et passons devant une aire de repos qui était autrefois, un abreuvoir pour les vaches, nombreuses ici du fait de l’activité laitière.

Ancien abreuvoir

Après une petite pause, nous continuons à suivre la route, et bientôt, l’application nous invite à prendre une rue qui monte assez bien. Au sommet, nous avons une belle vue sur la région et arrivons à un second château d’eau.

Paysage ardennais

Château d'eau

Notre chemin va nous emmener un peu hors de la localité en reprenant la grand-rue. Nous passons devant une croix, élément typique des régions rurales.

Croix de Merny

Nous continuons à suivre la route avant de bifurquer et de prendre un chemin rural et champêtre…

Chemin champêtre

Petit à petit, les bruits de la route s’estompent et nous nous retrouvons pendant un moment accompagnés uniquement du chant des oiseaux.

Nous traversons, à l’issue du chemin, la rue des Socquettes pour nous diriger vers le bois du Defoi non sans admirer la vue champêtre sur Carlsbourg.

Vue sur Carlsbourg

Chemin le long du bois

Après la traversée du bois et avoir vu, de loin, un lièvre, nous revenons sur une petite route qui va nous ramener à Carlsbourg.

Route à l'entrée de Carlsbourg.

Une fois dans le village, d’autres énigmes nous attendent encore ainsi que des histoires de résistants de guerre qui ont payé de leur vie pour notre liberté. Un moment émouvant.

Carlsbourg est une commune rurale et les fermes encore nombreuses. Certaines sont décorées et fleuries comme celle-ci à l’entrée du village.

Une ferme dont le parterre est décoré d'une vache en bois et joliment fleuri

La balade nous emmène devant l’ancienne laiterie de Carlsbourg, là où a commencé l’aventure du beurre dont la marque est le nom de la localité. Aujourd’hui, ce sont des logements qui y ont pris place.

Ancienne laiterie

La production se fait, de nos jours, à Recogne, entre Bertrix et Libramont à une vingtaine de kilomètres de là.

Doucement, nous revenons vers le centre de la localité et le point de départ de notre balade.

Une dernière énigme est à résoudre devant le monument aux morts des guerres. Chaque village d’Ardenne en possède un…

Monument aux morts des guerres avec une statue du Christ

La balade se termine de l’autre côté sur la place où se trouve une belle ferme du XIXe siècle et où quelques bancs permettent de se poser un instant.

Place avec une ferme

De nos jours, de nombreuses fermes sont transformées en gîte rural, des lieux de vacances authentiques au cœur de l’Ardenne et dans toute la Wallonie pour des séjours reposants…

Porche de la ferme/gîte

Mission accomplie et totem trouvé! Quelques rencontres sympathique avec des personnes de la localité ont également agrémenté la balade. Il ne reste plus qu’à attendre le bus pour retourner sur Bertrix. Assis à l’ombre, sur un banc face à l’église du village, il me reste du temps pour manger ma tartine et renseigner des scouts peu prévoyants sur l’endroit où ils pourront trouver de quoi se ravitailler…

Une jolie balade, pas trop longue et pas trop ardue dans une région rurale où beurre et enseignement des techniques agricoles font partie du paysage depuis plus de cent ans!

Le tracé de la balade et autres infos utiles

Le tracé de la balade

  • Pour les horaires de train et de bus, on consultera les sites officiels de la SNCB et du TEC.
  • Site de coopérative avec un historique
  • Site officiel de l’application
  • Le tracé de la balade est disponible au téléchargement ici
  • Attention! Il n’y a qu’une petite superette dans le village (fermée le jour où j’ai fait la balade), il vaut mieux prévoir des vivres et des boissons en suffisance.

#randonnée #randoSansAuto #blog #nature #VisitWallonia

 
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from Les carnets d'EricMSM

21 kilomètres de bonheur le long et sur les hauteurs de la vallée de la Semois

Nous étions, début juillet 2026, dans la seconde vague de chaleur de l’été, moins intense que la précédente; néanmoins, je n’avais pas l’intention de m’interdire de randonner! La solution : partir le plus tôt possible et profiter de la relative fraîcheur des heures matinales pour faire le gros de la randonnée.

A la base, je comptais faire seulement 12 kilomètres mais quelques détours pour voir de jolis points de vue ou profiter d’un peu de fraîcheur au bord de l’eau et la promesse de pouvoir me ravitailler à l’issue de la randonnée, ce sont donc 21 kilomètres qui ont été parcourus avec le point d’orgue : la nouvelle passerelle himalayenne qui surplombe par 30 mètres la Semois et permet de relier les forêts de Sainte-Cécile et de Florenville.

Alors, si vous êtes prêts, chaussez vos chaussures de marche, saisissez votre bâton et let’s go! L’aventure nous attend au coin de la rue, enfin au coin du méandre!

Ombre d'un marcheur

Le point de départ de la randonnée est la gare de Florenville. Située sur la ligne reliant Libramont à Arlon en passant par Bertrix, Virton et Athus, elle est desservie chaque heure en semaine et toutes les deux heures le weekend et les jours fériés.

Train quittant la gare

Nous quittons la gare et prenons la route qui longe les voies en direction de Bertrix de façon à rejoindre la route principale et que nous longeons pour quelques centaines de mètres vers la droite, pas beaucoup de trafic ce dimanche matin mais prudence quand même! Il est l’heure de déjeuner avant d’entamer les choses sérieuses! Et voilà que l’endroit idéal apparaît sous la forme d’un banc pas loin de l’eau, un peu plus loin, on trouvera même une vraie aire de pic-nic. Avant de poser mon sac à dos, une photo déjà faite des dizaines de fois mais toujours différente! La Semois au pont de Lacuisine.

La Semois

Peut-on rêver d’une vue plus belle en prenant notre petit-déjeuner?

La Semois

Après avoir pris des forces, nous nous remettons en route et traversons le village de Lacuisine.

Eglise de Lacuisine

Nous quittons le village par un chemin creux à travers les campagnes pour rejoindre la petite route qui va vers Martué et vers notre premier détour. Nous passons le passage à niveau et suivons le fléchage indiquant La roche aux corbeaux, notre premier point de vue sur la Semois de la journée.

La roche aux corbeaux

Après ce petit détour, nous repassons le passage à niveau et reprenons le chemin de l’étang des Épioux par des chemins de plus en plus étroits et enfoncés dans la forêt, un moment de pur bonheur et de silence total!

Chemin en forêt

Après quelques kilomètres, nous arrivons en vue des Épioux et de son étang. Lors de ma dernière visite, au printemps dernier, il y avait une plateforme en construction qui s’est transformée en poste d’observation de la faune avicole qui ne manque certainement pas à certains moments de l’année; voir, sans être vu et s’émerveiller!

Le poste d'observation des oiseaux

Pas d’oiseaux en vue ce matin, il faudra revenir à l’automne ou au printemps lorsque les migrateurs feront halte! Petite pause au bord de l’étang en profitant encore d’une certaine fraîcheur.

L'étang des Epioux

Le château des Épioux appartient au CPAS (centre public d’aide sociale) de Mons mais est malheureusement à l’abandon, il servait à accueillir des enfants pour des vacances au vert… Il y avait un arrêt de chemin de fer de l’autre côté du pont d’où est prise la photo. Arrêt abandonné en 1984 par manque de fréquentation… ce qui n’a rien d’étonnant, pas une habitation à la ronde mais dommage quand même car pour les randonneurs, ça pourrait être une bonne alternative à la voiture…

Le château des Epioux

Nous reprenons notre chemin, et peu après le pont, nous bifurquons à gauche pour nous enfoncer en forêt et suivons le chemin qui va nous mener à la passerelle inaugurée au début de l’été 2026 mais avant ça, un second détour nous emmène au point de vue de la roche au chat. Mieux vaut ne pas souffrir de vertige mais la vue est époustouflante, on se sent un instant seul au monde! Dans quelques heures, nous serons au bord de la Semois, exactement à l’opposé d’où est prise la photo!

Point de vue de la roche au chat

Après ce petit détour, nous rejoignons le chemin principal et bientôt apparaissent des panneaux indiquant passerelle, il s’agit de la nouvelle passerelle himalayenne qui permet de traverser la Semois par trente mètres de hauteur! Le chemin s’incline de plus en plus et voici qu’elle apparaît! Plus nous nous rapprochons, plus nous voyons le côté spectaculaire de cette nouvelle attraction dans nos belles régions!

Passerelle himalayenne

C’est parti pour 180 mètres de traversée et une bonne poussée d’adrénaline! La passerelle tangue pas mal à chaque fois que quelqu’un approche mais rien de bien méchant! On a un peu l’impression d’être sur un bateau voguant sur une mer un peu agitée. Il ne faut pas hésiter à prendre son temps pour admirer le paysage!

Sur la passerelle

Le grillage au sol, un peu problématique pour qui viendrait avec son chien par exemple, permet de voir au travers, c’est le but en fait… un inconvénient de l’avantage…

Une fois la traversée effectuée, nous prenons directement à gauche et redescendons dans la vallée. Au bas du chemin, si vous souhaitez rejoindre Sainte-Cécile, c’est à droite, si vous souhaitez aller à Herbeumont, c’est à gauche! Et nous prenons donc à gauche pour maintenant longer la Semois… ce qui nous permet cette vue d’en bas vers la passerelle.

La passerelle vue d'en bas

Midi approche et un coup d’œil sur l’application de cartographie pour repérer où se trouvent les prochaines possibilités et, chance, à moins d’un kilomètre, il y a une aire de pic-nic en bord de Semois.

La Semois

Après avoir repris quelques forces, nous revoilà sur le chemin le long de la Semois avec un nombre presqu’infini de vues magnifiques sur la rivière, c’est parti pour quelques kilomètres.

La Semois

La chaleur commence à se faire sentir mais heureusement, il y a quelques zones d’ombre et la rivière, donne, tant que faire se peut, un peu de fraîcheur.

La Semois

La Semois

A l’approche d’Herbeumont, le chemin quitte les bords de la Semois pour entamer une montée assez sévère…

Chemin étroit dans les bois

Une petite grotte mariale érigée par les bénédictins du prieuré de Conques, tout près de là, et son banc, nous offrira un petit répit dans la montée. La chaleur et la fatigue commencent à se faire sentir… Courage! Plus que deux bons kilomètres!

Montée dans les bois (vue à l'envers)

A l’issue de la montée, nous rejoignons une route principale. Il n’y a pas beaucoup de trafic mais les courbes peuvent s’avérer dangereuses, on tiendra donc bien sa gauche! On pourra assez vite et pour ceux qui ont encore de l’énergie, prendre un chemin alternatif qui allongera la balade de quelques kilomètres encore. En suivant la route, nous passons devant le prieuré de Conques et une dernière montée ardue nous attend pour rejoindre le sommet et l’ancien viaduc ferroviaire d’Herbeumont au-dessus de la Semois. Sur cette photo, prise en juillet 2023 lors d’une autre randonnée, on peut voir l’impressionnant ouvrage d’art!

Le viaduc ferroviaire d'Herbeumont

Nous voici sur le viaduc et en plein soleil! La chaleur est sensible maintenant!

Sur le viaduc d'Herbeumont

Une fois le pont franchi, nous revoici à l’ombre pour un petit moment avant d’arriver à Herbeumont.

L'arrivée à Herbeumont.

Si c’est la première fois que vous êtes à Herbeumont, vous ne manquerez pas d’aller visiter les ruines du château à quelques centaines de mètres du lieu d’où a été prise la photo ci-dessus.

Château d'Herbeumont (ruines)

Ensuite, encore quelques centaines de mètres et nous voici au centre d’Herbeumont où l’on trouvera de quoi se rafraîchir avec une bonne glace ou une bonne bière. Il y a une supérette mais au moment où je suis passé, elle était fermée pour travaux. Sur la place, à côté de l’office du tourisme, on pourra néanmoins se dépanner au café l’imprévu.

Après un bon rafraîchissement sous la forme d’une bière sans alcool, il ne reste plus qu’à se rendre à l’arrêt de bus et à rejoindre la gare de Bertix d’où l’on pourra repartir vers Florenville ou vers Libramont et Namur. En été, durant les vacances scolaires en Wallonie, vous pouvez aussi retourner à Florenville par la ligne Évasion (EV1) exploitée par le TEC qui relie Bouillon à Orval en passant par la vallée de la Semois).

Herbeumont

Voilà, j’espère que ce récit vous aura donné envie de venir explorer la Gaume et la vallée de la Semois.

L’itinéraire parcouru peut être téléchargé ici

La carte de l'itinéraire

Informations utiles et liens

  • Comme pour chaque randonnée, les conseils d’usage : bonne chaussures de marche, des vivres et de la boisson en suffisance, protection solaire et contre les tiques, un bâton de marche et de l’enthousiasme!
  • Horaires de trains : https://www.belgiantrain.be
  • Horaires des bus : https://www.letec.be
  • Office du tourisme d’Herbeumont :

#randonnée #randoSansAuto #outdoors #hiking #VisitGaume #VisitWallonia #Blog

 
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from Carnets intimes

Attention : cet article parle de sexualité et est à lire avec l’esprit ouvert!

Introduction

Il y a peu, j’avais fait part dans un autre article de certains problèmes pouvant survenir à la suite de la prise de médicaments allant de troubles sexuels à une baisse, voire une disparition de la libido.

Cette baisse de libido ou ces troubles sont également lié à l’age mais aussi à des frustrations et des complexes qui ont, sans doute, occupé beaucoup trop mon esprit m’empêchant vivre ma sexualité et les plaisirs y afférant.

La lecture d’un livre, les quatre accords toltèques de Miguel Ruiz, est en train de me faire prendre conscience que tout ce qui nous empoisonne l’existence vient très souvent de nous! Au moment où j’écris ces lignes j’en suis à la moitié mais déjà les deux premiers accords ont été comme une révélation. Je parlerai de ce livre ultérieurement dans un article sur mon autre blog.

Les quatre accords sont :

  • Accord 1 : Que votre parole soit impeccable
  • Accord 2 : Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle
  • Accord 3 : Ne faites pas de suppositions
  • Accord 4 : Faites toujours de votre mieux

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle! Voilà, la phrase qui est à l’origine d’un déclic important dans ma pensée! Je me suis rendu compte, il n’est jamais trop tard, que je me préoccupais trop de l’image que je renvoie aux autres, de ce que les autres pensent de moi, lissant à outrance celle-ci pour finir par devenir fallacieuse et souvent des paroles blessantes durant mon existence ont contribué à m’enfoncer car j’en faisais une affaire personnelle. Déconstruire, ce qu’on nous inculqué durant toute une vie est tout sauf évident mais j’ai envie de faire le pari que je peux y arriver et ça commence par retrouver ma liberté de corps!

Des troubles érectiles et une baisse de libido, oui, et alors?

Premier constat, la situation est telle qu’elle est mais elle ne signifie pas que je n’ai pas d’envies, que je ne ressens rien. L’affirmer, c’est le plus gros mensonge que je pourrais proférer. Je me suis moi-même puni en me convaincant que tout était fini pour moi de ce côté-là. La force de l’auto-conviction est terrible! Rompre cet accord avec moi-même n’a pas été une processus allant de soi mais j’ai bénéficié de l’exemple et l’aide directe ou indirecte d’amis, de contacts ici ou ailleurs.

Par ailleurs, s’il y a un domaine où je manque de confiance en moi, c’est bien sur l’acceptation de mon corps! Petit, trapu, poilu (très poilu même), de l’embonpoint, … bref je ne me sentais pas attirant et à 56 balais, je pensais être bon pour le remisage au placard à balais jusqu’au jour, où j’ai fait quelque chose d’incroyable pour moi!

J’ai poussé la porte d’un love shop et la chance était avec moi, car le vendeur était là pour me vendre un article, bien sûr, mais aussi pour me donner des conseils et m’écouter sans jugement. Cela a été une première libération. Une seconde a été de m’inscrire sur le forum d’un site X et d’y mettre quelques photos intimes et même quelques vidéos et là, j’ai constaté que je n’étais pas le seul avec un physique pareil au mien et surtout que ça plaisait aussi à d’autres! Quelle révélation! Cela a eu un effet sur la confiance en moi. Je ne sais si j’y resterai et si je laisserai ce contenu, l’avenir le dira.

Et maintenant, après deux ans de présence plutôt discrète de ce côté-là sur Mastodon, j’ai décidé de créer un autre compte où je peux laisser s’exprimer cette autre facette de ma personnalité et ne plus avoir peur de ce que les autres penseront, ou pas de mes messages et du contenu que j’y poste et partage.

Si j’ai choisi d’avoir deux comptes, ce n’est pas parce que j’ai honte de quoi que ce soit mais en deux ans de présence sur Mastodon, je n’ai jamais parlé de, et encore moins posté, sur ces sujets et ça pourrait amener de la confusion. Je ne fais pas de mystères quant à qui je suis et mon profil n’est pas caché, celui qui voudra le trouver, le trouvera et il est libre de le consulter ou pas.

Cela peut paraître un détail pour vous qui me lisez, mais pour moi, ça veut dire beaucoup!

Redécouvrir mon corps… et redéfinir le plaisir!

Tout ce processus est l’occasion de redécouvrir mon corps, trop longtemps délaissé et même s’il y a des pannes (nombreuses), on peut découvrir d’autres façons d’atteindre le plaisir!

Je teste avec plus ou moins de succès des jouets et certains seront plus à même de me procurer du plaisir que d’autres, ça, c’est déjà un fait acquis. J’ai toujours aimé,par exemple, les anneaux péniens (cockrings), je leur découvre une utilité mécanique même si imparfaite. Tout cela contribue à redécouvrir mon corps et mes envies et à booster la confiance en soi.

Si, je ne me sens pas encore prêt pour redécouvrir la joie de partager un moment intime avec un homme en réel, cela ne veut pas dire qu’il m’est interdit de prendre du plaisir en solitaire, à mon rythme, selon mes envies. Le sexe en solo est une alternative qui me semble tout à fait acceptable et qui pourra m’aider grandement.

Je ne suis pas un grand consommateur de films X, et encore, si j’en visionne un, ce sera plutôt du vintage (ceux des années 1970/1980 en particulier) que je trouve plus inspirants que les films actuels. Par contre, j’ai une imagination débridée lorsqu’il s’agit d’imaginer des scènes érotiques et chaudes rien qu’en regardant une photo! Et ce cinéma là est le meilleur de tous pour moi!

J’aime bien dessiner et là aussi, je prends du plaisir à m’inspirer de photos pour en faire des créations personnelles voire, à réaliser une planche de BD carrément pornographique. C’est jubilatoire et ça me plaît car ça casse mes codes et ça fait sauter mes verrous. De nouveau, cet accord toltèque résonne ici aussi! Ne pas en faire une affaire personnelle si certains n’aiment pas, trouve ça dégoûtant, … Si ça amuse et procure du plaisir à quelques personnes, ça sera tout à fait positif.

J’ai aussi redécouvert le côté excitant d’échanger des propos coquins et ce d’autant plus que j’imagine facilement la scène dans ma tête.

Ainsi, même sans érection, même sans orgasme, je prends du plaisir et j’en procure peut-être aussi et cela contribue au bien-être aussi.

En conclusion

Croire que tout est figé une fois pour toutes, est la pire des erreurs que l’on peut commettre. Etre capable de reconnaître les problèmes, les accepter, c’est déjà la moitié de la guérison.

Trouver d’autres manières de vivre sa sexualité fait partie du processus de guérison et tout ce qui procure du bien-être ne pourra qu’être bénéfique à soi mais aussi aux autres!

Comment tout cela évoluera-t-il? Je n’en sais rien moi-même mais je prends beaucoup de plaisir à explorer cette facette et me sens d’ores et déjà libéré d’un sacré poids!

Merci à ceux qui m’ont directement ou indirectement aidé à progresser!

#gayfr #témoignage #libido #TroublesSexuels #Homosexualité #sexualité #Gaybodypositivisme

 
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from Libres Ébats

Dans mes deux derniers billets, je parlais du silence des hommes et de la peur de consulter un psy. J'ai dit beaucoup de choses. Mais il restait un sujet que je n'étais pas encore prêt à aborder.

Je n'ai jamais fait de coming out sur ma bisexualité. Quelques personnes sont au courant, mais pas ma famille, ni tous mes proches. Avec le recul, je réalise que cette part de moi, restée longtemps dans l'ombre, a probablement pesé bien plus lourd que je ne voulais l'admettre. Les premiers indices remontent pourtant à l'adolescence. À l'époque, je ne les interprétais pas de cette manière. Parfois un échange de regard, une émotion incompréhensible, une attirance que je préférais ignorer. Je les ai laissés de côté, en espérant qu'ils finiraient par disparaître.

Vers vingt ans, un homme rencontré sur un site de rencontres gay, Jmec de mémoire, m'avait proposé un rendez-vous. Plus la date approchait, plus je sentais monter un mélange d'excitation et d'angoisse. Une partie de moi avait envie d'y aller. L'autre cherchait déjà une bonne raison d'annuler. Au dernier moment, je lui ai dit que je ne pouvais pas venir. Mes mains tremblaient en écrivant le message. Ce n'était pas parce qu'il ne m'attirait pas. C'était parce que je n'étais pas capable de comprendre ce qui se passait en moi. Alors je me suis raccroché à l'explication la plus rassurante. Je me suis convaincu qu'il ne s'agissait que d'une curiosité, d'une phase qui finirait par passer. Après tout, j'étais attiré par les femmes. Je voulais croire que cela suffisait à répondre aux questions que je refusais encore de me poser.

Les années ont passé et j'ai continué à repousser ces interrogations. Elles revenaient pourtant régulièrement, parfois au détour d'un rêve, parfois d'une pensée ou d'une émotion que je n'arrivais pas à expliquer. Je me répétais toujours la même chose : pas toi.   Pendant ce temps, je construisais des relations hétérosexuelles longues et sincères. C'était la vie que je connaissais, celle dans laquelle je m'étais construit et qui ne soulevait aucune question aux yeux des autres.

Vers vingt-huit ans, entre deux relations longues, j'ai vécu ma première véritable expérience avec un homme. Cette fois, il ne s'agissait plus d'une simple curiosité, il y avait du désir, il y avait du plaisir, et cette expérience venait confirmer quelque chose qui m'accompagnait silencieusement depuis l'adolescence. Sur le moment, je me suis senti à la fois soulagé d'avoir enfin une réponse et profondément déstabilisé par tout ce qu'elle impliquait pour la suite.

Ce n'est plus une question de honte. Cette étape, je crois l'avoir franchie depuis longtemps. Ce qui reste difficile, c'est tout ce qui gravite autour. Comment annoncer à ceux que l'on aime qu'ils ne connaissent qu'une partie de notre histoire, sans leur donner le sentiment d'avoir été trompés ?   Pendant des années, je me suis persuadé que garder le silence était la solution la plus simple. Je pensais préserver les autres. En réalité, je protégeais surtout l'équilibre que j'avais construit autour de ce secret.

En écrivant mes deux précédents articles, j'ai réalisé quelque chose que je n'avais jamais vraiment dit. Je pensais parler du silence des hommes, en réalité, je racontais aussi une partie de mon histoire. Je ne gardais pas seulement mes émotions pour moi, je gardais également une partie de mon identité.

Lorsque ma dépression est arrivée, je vivais avec cette impression permanente de devoir adapter mon discours selon les personnes que j'avais en face de moi. Au travail, avec ma famille ou avec certains amis, je ne racontais jamais exactement la même histoire. Je me suis accroché au travail, persuadé que rester occupé suffirait à faire taire toutes les questions que je refusais encore de me poser. Je contournais les conversations qui me mettaient mal à l'aise, j'évitais soigneusement de regarder ce qui se passait en moi et, sans même m'en rendre compte, je m'épuisais à maintenir une stabilité qui devenait chaque jour un peu plus fragile.  Je me suis épuisé.

C'est dans ce contexte que j'ai commencé à consulter une psychologue. Je me souviens qu'elle ne m'a jamais demandé si j'étais gay, bi ou hétéro, ni si ma famille était au courant. La seule chose qui l'intéressait, c'était de comprendre ce qui me faisait souffrir. Sur le moment, cette question m'a presque surpris par sa simplicité. Aujourd'hui, je crois surtout qu'elle m'a permis, pour la première fois depuis longtemps, de ne plus avoir à choisir quelle version de moi j'allais raconter. Je pouvais simplement dire que je n'allais pas bien. J'ai fini par comprendre ce n'était pas ma bisexualité qui me faisait souffrir. Ce qui m'épuisait, c'était cette vigilance permanente qui consistait à réfléchir avant chaque phrase, à me demander ce que je pouvais dire, à qui, et ce qu'il valait mieux garder pour moi. À force, on finit par surveiller chacun de ses mots sans même s'en apercevoir, jusqu'à oublier ce que cela fait de parler librement.

Aujourd'hui, je continue à composer avec cette réalité. Certaines personnes connaissent cette partie de moi et cela n'a absolument rien changé à notre relation. D'autres n'en savent toujours rien. Selon les situations, je choisis encore mes mots, j'évite certains sujets et il m'arrive même de laisser les autres tirer leurs propres conclusions, simplement parce que je ne me sens pas prêt à engager une conversation qui pourrait tout bouleverser. C'est devenu un réflexe, maintenant.

Écrire ces mots m'a fait du bien. Partager, même partiellement, m'a libéré d'un poids invisible. Je ne suis plus tout à fait seul. Des espaces existent où je peux être entier comme celui-ci, sans filtre, sans cette vigilance permanente. Et puis il y a ces échanges, comme ceux que je partage avec des amis nouveaux ou anciens, où je n'ai plus besoin de tricher. Des espaces où la fatigue commence à retomber.   Je ne sais pas encore où tout ça va mener. Mais pour la première fois depuis longtemps, je sens la pression retomber.

 
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from Techno-Fil et faits divers

Après mon article précédent “Le blues de l’administrateur”, j’explore ici le rôle des modérateurs dans le contexte des réseaux sociaux du fédiverse, un rôle qui n’est pas exempt d’exigences et de frustrations… mais qui est néanmoins essentiel et souvent mal compris.

Image du jeu "LOTRO": Ravanel looking over the Shire

Une anecdote pour commencer

Il y a très longtemps, j’ai commencé à jouer à un jeu vidéo de manière assidue à l’occasion d’un achat dans lequel il était fourni gratuitement en cadeau : “The Lord Of The Rings Online” ou LOTRO. Ce jeu est de la famille des MMORPG (jeu de rôle en ligne massivement multijoueur, pour le traduire librement en français), et j’en parle au présent car il existe toujours bien que je n’y joue plus. Pour faire court, il se déroule dans l’univers du Seigneur des Anneaux (je suis un fan inconditionnel de Tolkien et de son œuvre) et consiste en un monde ouvert persistant, dans lequel on peut interagir avec tous les autres joueurs en temps réel et réaliser des quêtes sélectionnées, allant des plus guerrières aux plus triviales et pacifiques.

Pourquoi je vous parle de cela ? Car on peut créer ou adhérer à des communautés ou confréries pour reprendre le vocabulaire du jeu , c’est-à-dire des groupements de joueurs unis dans un esprit ou un objectif commun. C’est donc ce que je fis et en sélectionnai une qui me sembla adaptée à ce que je recherchais, mû par la personnalité et la vocation de sa créatrice bienveillante.

Au début tout se passa bien. Malheureusement, y adhéra un personnage qui se révéla rapidement agressif, invasif, prenant toute la place au service d’un idéal guerrier très différent de la promesse initiale. La créatrice n’était pas conflictuelle et souffrait par ailleurs de problèmes personnels, ses lieutenants n’ont pas pris la mesure ou n’ont pas jugé la menace suffisante, de sorte que cette personne prit en quelque sorte le contrôle de cette confrérie et y imposa sa manière et son esprit néfaste. Après quelques prises de bec, je décidai que ce n’était pas ce que je recherchais et je quittai cette confrérie sans jamais en chercher une autre.

Cet épisode m’a profondément marqué car c’est un reflet miniature de la vie réelle : une personne toxique qui prend toute la place suffit à semer la zizanie et à créer un état d’esprit totalement différent de celui qui pouvait prévaloir au sein d’un groupe initialement formé. J’en garde une trace encore aujourd’hui, et une répulsion profonde envers ces personnes qui agissent toujours aux limites des règles, tout en sachant très bien ce qu’elles font pour pervertir une équipe au service de leur propre idéal maléfique.

Voilà, je trouve, une parfaite métaphore d’un réseau social, et ce que le modérateur ne doit jamais laisser s’installer : cette dérive de l’esprit d’un groupe. Je conserve contre ces excès une vigilance et une aversion, que je considère comme du devoir du modérateur d’en protéger la communauté.

Une équipe devant le soleil qui se lève

L’équipe de modération

L’équipe de modération évolue au cours du temps. Chaque candidature se fait sur la base du volontariat, elle est acceptée collégialement entre les modérateurs existants et l’administrateur, par un processus de cooptation intuite personae.

L’objectif de la modération est de faire de GayFR un réseau social où chacun de ses membres se sente bien, y soit respecté et y prenne du plaisir.

Le modérateur a une responsabilité importante : par ses actions, il aide chaque utilisateur à bien utiliser le réseau social, dans le respect de ses valeurs et de ses règles ; il évite les débordements et les abus éventuels ; il influence la ligne éditoriale du site ; il en renvoie ainsi à tous une certaine image. Au-delà du cercle du réseau social, il contribue à son rayonnement et en est un ambassadeur.

Le modérateur, comme l’administrateur, contribue dans le cadre d’une action volontaire, bénévole et non rémunérée. Bien que cela puisse prendre du temps, il ne faut pas en attendre une compensation financière, mais bien plutôt la satisfaction de contribuer à la communauté et de rendre le réseau social meilleur. Il n’a pas non plus vocation à promouvoir ses intérêts personnels dans ce cadre, mais il est le bienvenu à faire connaître sa position de modérateur à l’extérieur et à promouvoir le site.

Le modérateur doit faire respecter la charte de modération, toujours avec bienveillance. Ceci nécessite tact, politesse mais aussi à certains moments, fermeté. Les règles s’appliquent à tous, administrateur et modérateurs compris.

Chaque modérateur pourra prendre seul ses décisions en accord avec son meilleur jugement, en la documentant si nécessaire dans l’interface. S’il a un doute ou besoin de se concerter avec d’autres modérateurs, il pourra le faire à son initiative. Chaque modérateur est au même niveau que les autres, le premier à se saisir d’un sujet est légitime à le faire, il n’y a pas de pré carré a priori. La communication entre modérateurs est encouragée, sans remettre en cause le principe de l’anonymat souhaité par chacun.

Aucun engagement de temps de réponse ni de volume de travail n’est demandé, et il est tout-à-fait clair pour chacun que la vie réelle amène ses exigences qui doivent toujours rester prioritaires, et peuvent entraîner une indisponibilité plus ou moins longue sans préavis ni justification à donner. Le modérateur pourra quitter ses fonctions à tout moment, sans avoir de raison à fournir.

Une main tendue vers le soleil

L’esprit…

J’ai développé ce qui suit dans une publication sur Mastodon, que je reprends avec quelques ajustements.

Les gens partent, viennent, c’est la vie d’une instance et c’est très bien. Bienvenue d’ailleurs aux nouveaux, j’espère que vous vivrez une expérience agréable ici.

Car c’est bien le but : faire de ce lieu un endroit où il est plaisant d’échanger, de discuter, sans prise de tête et en toute liberté.

En toute liberté ? Oui, mais dans un cadre défini toutefois. Il y a des règles, et oui. Cela vous paraît paradoxal ? Et pourtant, ne dit-on pas que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ? Comme sur tous les autres serveurs du fédiverse, nous avons des règles que vous avez toutes acceptées en vous inscrivant. Elles sont résumées dans les douze points en bas de cette page, n’hésitez pas à vous rafraîchir la mémoire si vous le sentez utile et vous comprendrez alors à nouveau pourquoi elles sont importantes et à dire vrai, évidentes.

Malheureusement et comme dans toute société aussi petite soit-elle, il y a toujours un risque de dérive, et c’est la lourde tâche des modérateurs (dont fait partie l’administrateur que je suis) que de veiller à leur application. Nous ne contrôlons pas tout ! Seulement ce qui nous est signalé et ce qui apparaît dans le fil public, et à l’occasion, ce qui peut croiser nos regards d’utilisateurs ordinaires.

Et pour tout dire, la nécessaire conformité aux lois françaises n’est pas un gage suffisant de respect des autres, et certaines formes d’interpellations notamment vis-à-vis de personnes inconnues peuvent paraître déplacées. Vous arrêteriez un passant ou une passante dans la rue pour lui faire une blague salace ou de l’humour noir ? Non, hein ? Sur internet, c’est pareil.

Certaines personnes sont fragiles, peuvent se sentir stigmatisées, et ce type d’humour peut être perçu comme un harcèlement. Utiliser des termes homophobes « pour en désactiver la charge agressive » (je cite) peut très bien passer avec certaines personnes, pas avec d’autres. Et demander à ce que celles-ci bloquent l’auteur n’est pas conforme à l’esprit « opt-in » du fédiverse : c’est déjà trop tard, on a été exposé, certes on n’en verra pas plus mais pour certains le mal est fait.

Quand on connaît la personne, c’est différent, pour peu que celle-ci ne vous ait pas demandé d’arrêter ou n’ait pas manifesté de signe évident d’agacement devant les réponses systématiques décalées à chacune de ses publications, par exemple. Quand c’est sur le fil public et non pas dirigé contre un utilisateur, c’est aussi différent, et les avertissements de contenus (« CW ») utilisés selon votre bon jugement sont appropriés.

On a droit à l’erreur, on peut se laisser emporter. Mais quand un modérateur vous en fait gentiment la remarque, il suffit de rectifier et de reconnaître que oui, les autres ne reçoivent pas forcément les messages de la même manière que vous aviez l’intention de les communiquer. On peut argumenter des opinions ; les sentiments, eux, ne se discutent pas, c’est la perception de celui qui les reçoit, et on y prête attention.

Faire respecter cela, c’est une tâche ingrate qui incombe aux modérateurs et à l’administrateur mais qui est pourtant nécessaire pour un réseau social sûr et bienveillant. Cela n’est en rien du contrôle dictatorial, cela n’a rien à voir avec « Chat Control » (renseignez-vous si vous en doutez !) et non, désolé, on ne peut pas tout dire, même soi-disant « pour plaisanter ». Combien de déclarations toxiques ont été faites sous ce couvert !

Nous offrons beaucoup de liberté ici, mais si vous pensez que ce n’est pas suffisant, n’hésitez pas à nous contacter, nous sommes toujours disponibles et à l’écoute. Et sinon, il existe d’autres serveurs peut-être moins bien modérés mais qui vous permettront toute expression ou qui conviendront mieux au fond et à la forme que vous souhaiteriez y donner.

Et si de votre côté vous vous sentez abusés ou vous tombez sur des contenus inacceptables, vous savez que vous pouvez bloquer la personne, voire la signaler afin que notre équipe de modération prenne les actions adéquates.

Notre serveur est modéré, oui. Pour le bien et pour le confort de tous. Nous ne voulons pas qu’il devienne comme certains de ces réseaux que vous avez justement fuis pour cette bonne et simple raison. Nous ne sommes pas, et ne deviendrons jamais, une cave à trolls.

Cahier et stylo à encre

… et la lettre

À quoi sert le modérateur, concrètement ?

Pour les utilisateurs

Avant tout, le modérateur est là pour aider les utilisateurs, et assurer que le réseau social est sain, plaisant, respectueux et bienveillant.

Pour l’image

De plus, les publications et le comportement de nos membres influent sur la perception que les autres serveurs ont de nous. Si on laissait faire, ces derniers pourraient (à juste titre) nous bloquer en retour en nous jugeant toxiques, avec le risque d’un effet domino. Et une fois que l’on est sur une telle liste, il devient quasiment impossible de s’en faire retirer. Être bloqué, c’est la sanction ultime, le risque d’isolement et à terme la mort du serveur, c’est pourquoi nous sommes particulièrement vigilants sur ce point.

Pour la licéité

On en parle peu, mais il faut se rappeler que le mécanisme de la fédération fait que les contenus visibles sont répliqués sur tous les serveurs. Ainsi, on peut se retrouver à stocker des images illégales si certaines publications étaient visibles depuis chez nous.

Aquarelle "Act Now"

Que fait le mod ?

Si vous ne l’avez pas fait récemment, prenez le temps de relire nos douze règles en bas de cette page, ainsi que notre charte de modération. Car le modérateur ne se contente pas de les appliquer, il doit les promouvoir et les faire respecter (en toute sympathie).

Fil public

Le fil public est un peu l’image que renvoie notre serveur à l’extérieur. Aussi, on le consulte régulièrement pour s’assurer qu’il respecte nos règles. C’est le seul cas où on lit les publications a priori. Accessoirement, on peut aussi agir si on tombe par hasard ou en réponse sur des posts problématiques.

Signalements

C’est la voie normale pour traiter les publications suspectes qui sont remontées par d’autres utilisateurs, soit sur notre serveur, soit depuis un autre (utilisateur et/ou publication). J’ai écrit « suspectes » car parfois le signalement n’est pas justifié, notamment on reçoit des signalements pour du contenu NSFW mais si celui-ci respecte nos règles, on laisse passer.

Tendances

C’est l’essentiel de l’activité du modérateur. C’est ce que voient nos utilisateurs dans la rubrique « tendances » ou « explorer » avec trois sous-chapitres : « messages », « hashtags » et « actualités ». Ces contenus sont filtrés par modération, pour éviter de nous faire noyer sous les contenus indésirables, sans intérêt pour nous ou de type politique US invasifs. Ce qui donne donc du travail aux modérateurs. Quand ? En continu !

Comptes

Les actions sur les comptes (limitation, suspension) font l’objet d’un échange avant action, sauf pour les cas évidents (violation patente de nos règles par homophobie, racisme, pédo…)

Rubik's Cube

Les défis du modérateur

Ne pas vouloir tout contrôler

Le modérateur n’est pas là pour tout contrôler, pour lire toutes les publications ni pour garantir que tout va bien à 100%. C’est clairement écrit dans notre charte, nous faisons de notre mieux, dans les limites de la proportionnalité des efforts possibles et souhaitables.

Rester neutre

Autre défi : rester neutre, le modérateur n’abuse pas de sa position. Et si en tant qu’utilisateur, vous sentez une injustice, vous pouvez faire appel d’une décision à votre encontre.

Ferme mais bienveillant

Tout est dans le titre, et cela ne pose aucun problème car tous les modérateurs ici ont cet état d’esprit ! La présomption de bonne foi prévaut.

Ambassadeur

Tout comme l’administrateur, le modérateur incarne également en partie le serveur qu’il représente. Par transparence, les modérateurs sont identifiés par un badge discret sur leur profil.

Ne tirez pas sur le pianiste !

Remercions tous les modérateurs pour leur contribution à rendre le réseau social meilleur ! Leur rôle peut paraître ingrat et on n’aime pas forcément être interpellé par un modérateur, mais c’est dans un esprit positif et au service du bien de tous.

Et si malgré cette description ce rôle vous tente et vous avez envie de contribuer plus activement et de l’intérieur à un monde meilleur sur le fédiverse, n’hésitez pas à me contacter !

 
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from Journal d'un libre-penseur chrétien

Réflexions sur le verset 8 du chapitre 5 de l’évangile de Jean

Comme vous le savez, vous qui suivez ce blog, mon rituel au lever, c’est de lire, entre autres, la page de Pain quotidien et sa méditation.

Souvent inspirante, la méditation m’offre une vision du monde, de la spiritualité et parfois même un regard inattendu sur ma propre vie comme ce fut le cas ce vendredi 17 juillet 2026.

Si vous êtes lecteur de mon blog carnets de tout et de rien où je me livre à vous sans fard sur différents aspects de ma vie, vous ferez très certainement le rapprochement avec ce qui suit et ce qui est publié là-bas.

Le commentaire de David Gonzalez sur ce passage de l’évangile de Jean fait le constat que ce simple verset est un appel à se redresser, à sortir de l’immobilité intérieure. C’est dans le mouvement, dans le fait risquer un geste, que la guérison commence. Il parle carrément de résurrection et j’aime beaucoup cette idée. J’avais déjà abordé ce thème de la résurrection à Pâques dans une optique très différente de la vision classique qu’en a fait l’église catholique. Et si c’était ça la résurrection? Et s’il elle se produisait déjà de notre vivant! Cette conception bouleverse tout ce que l’on nous a enseigné à ce sujet! Quelle bonne nouvelle! Et quelle joie aussi!

Il poursuit sa réflexion, nous invitant à porter ce qui nous a portés, à faire du lieu de la douleur, de l’attente, de l’enfermement un lieu de passage. Non pas fuir son passé mais le prendre avec soi, d’une autre manière : le grabat (= nos fardeaux) ne disparaît pas, il change de nature, il devient mémoire, on ne le subit plus, on l’assume.

Il ajoute qu’on efface pas ce qu’on a traversé mais qu’on le traverse à nouveau, debout cette fois! Les traces laissées par les épreuves ne sont pas gommées, elles sont redessinées et à travers cette résurrection par la foi, ce fardeau devient un témoignage!

Ce texte, simple et fort à la fois, est un grand signe d’espoir pour tous ceux qui portent de lourds fardeaux et qui pensent qu’il n’y a pas d’issue à leur souffrance. C’est un grand signe d’espoir même si l’on n’est pas croyant!

Le protestantisme libéral a cela de libérateur et de de positif, c’est qu’il ne juge pas. Au contraire des catholiques, nul besoin de bonnes oeuvres, ni même de pénitence pour être sauvés! En soi, c’est déjà une libération que d’en être convaincu!

Les catholiques pensent qu’ils obtiendront le paradis dans une vie ultérieure et qui sera le fruit de leurs bonnes oeuvres. Pas le protestant libéral, pas moi en tous cas! Non pas qu’il ne faut pas faire du bien à nos semblables, là, n’est pas la question et dire le contraire serait aller à l’encontre du seul commandement de Jésus “Aimez-vous les uns les autres comme moi je vous ai aimés”. C’est une invitation claire à faire le bien autour de nous et à aimer les autres comme soi-même. D’ailleurs, on ne peut pas aimer les autres sans s’aimer soi-même et c’est souvent là qu’est le problème, s’aimer soi-même n’a rien d’évident surtout dans notre société individualiste, où la performance est à tous les étages et où l’autre est souvent vu comme un concurrent! Combien parmi nous pensent, à tort, qu’il ne sont bons à rien, n’ont pas de valeur, voire même qu’ils ne sont pas de bonnes personnes?

Pour le protestant libéral, une chose est certaine et c’est pour moi, le sola le plus important des cinq : “C’est par la grâce que vous êtes sauvés, au moyen de la foi, cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu” (Éphésiens 2:8). Autrement dit, peu importe le nombre de bonnes oeuvres que l’on peut faire, ça nous donnera peut-être bonne conscience mais ça, Dieu, n’en a cure! Ce qu’il attend de nous, c’est de nous laisser envahir par son amour et sa grâce par le moyen de la foi, et ma foi, j’ai encore du chemin à faire de ce côté-là!

#ProtestantismeLibéral #foi #résurrection #spiritualité #religions

 
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from Carnets intimes

⚠️ Mise en garde : dans cet article, il est question de coming-out mais aussi d’homophobie parentale.

Introduction

Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais fait de coming-out au sens où il n’y a pas eu de moment solennel… Pas de “J’ai quelque chose d’important à vous dire” chez moi. Pas un mais des dizaines de coming-out tout au long de ma vie sans grand effet d’annonce!

Quand j’y repense cependant, c’est par le truchement de la bande dessinée que je réalisais en 1984-1985 que j’ai fait mon plus beau coming-out! De manière naturelle, sans complexe et sans me poser de question, par l’intermédiaire de mes personnages dont l’un deux s’appelait… Éric et qui n’était autre qu’une version adulte de l’adolescent que j’étais.

Une histoire que je vais vous conter ici...

Kevin & Éric

Pour ma première vraie bande dessinée, je n’avais pas cherché bien loin pour les personnages, j’avais pris des acteurs, des sportifs, un des maîtres-nageurs de la station balnéaire où je passais les vacances, des potes de classe et moi-même donc… C’est d’ailleurs en juillet 1984 que j’avais commencé cette bande dessinée se déroulant à la côte belge.

Pour l’époque, et aussi bizarre que cela puisse paraître aujourd’hui, un duo masculin comme personnages principaux d’une bande dessinée n’avait rien d’extraordinaire : Tintin et Haddock, Spirou et Fantasio, Tif et Tondu, … Les duos mixtes ou les duos féminins étaient rares voire inexistants! Un des premiers “couples” en BD furent Natacha l’hôtesse de l’air et son inséparable Walter, son collègue gaffeur. Il n’y avait jusqu’alors rien de surprenant dans ma bande dessinée.

Non, l’événement, qui a posteriori est clairement une indication de mon orientation sexuelle et de l’acceptation de celle-ci apparaît dans quatre cases d’une plache réalisée un an plus tard : l’ennemi de mon duo d’aventuriers est retrouvé mort et il s’avère que c’est le frère de Kevin. Une sombre histoire de vengeance après une trahison. Une case montre clairement deux hommes enlacés. Élément plus troublant, c’est la réaction du père qui chasse son fils homo. Sur le moment même, je dois avoir été inspiré d’une scène du feuilleton Dynasty où il y avait un personnage homo répondant au nom de Steven Carrington mais aujourd’hui, je me demande si inconsciemment, il n’y avait pas déjà une crainte instillée dans mon esprit sur la réaction qu’auraient mes parents. Difficile à dire. Cependant, ces cases sont pour moi un témoignage de mon interrogation inconsciente à propos de mon orientation sexuelle et l’implication de celle-ci.

Ce qui me frappe plus encore aujourd’hui, c’est que personne n’ait réagi en voyant ces cases car je publiais cette BD, sous forme de fanzine que et je vendais pour me faire un peu d’argent de poche et mes principaux lecteurs étaient quand même la famille. N’ont-ils pas voulu voir? N’ont-ils pas regardé? La deuxième option est la plus vraisemblable… ma mère n’avait, par exemple, aucun intérêt pour mes dessins, mon père, à peine plus!

Voici les quatre cases en question.

Quatre cases de bande dessinée où il est question d'homosexualité et d'homophobie

Au niveau des dialogues, il y a deux choses assez antagonistes : d’une part, il y a un dialogue entre les deux amants qui est d’une banalité sans nom (j’avais 15 ans et aucune expérience encore!) mais la réaction du père et le mot “tapette” qu’il emploie, je pense savoir pourquoi je l’ai utilisé.

Un jour, j’étais avec mes parents dans le piétonnier d’Oostende et alors que nous passions devant le magasin de vêtements C&A, je vois dans la vitrine une belle chemise couleur lilas pastel, c’était la mode de l’époque. Je fais part que je la trouve belle. La réponse de ma mère a été d’une violence verbale rare et m’a infligé une honte sans nom: “Je ne veux pas de tante à la maison!”. Rien que d’y penser, je revois les regards des passants sur moi ou sur ma mère, peut-être sur les deux… mais je ressens toujours toute l’homophobie de ma mère comme si c’était hier! Car oui, je peux le dire sans hésiter, ma mère est profondément homophobe voire pire… vous savez ce mot commençant par “f” (J’en reparlerai dans un autre billet).

Cette violence verbale m’a fait plus mal que mille gifles et a laissé une trace indélébile dans ma mémoire. Bref, ça ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices… mais je préférais ignorer… enfin, j’essayais…

1988

Les années passent, j’ai mes premières expériences et je n’ai plus de doute sur mon orientation sexuelle. Personnellement, je n’ai pas de problème et les quelques personnes qui savent, sont cool avec ça et bienveillantes, ce qui pourrait me donner l’envie, malgré tout, de faire un coming-out. J’en ai assez d’entendre mes parents, et ma mère surtout, dénigrer à qui mieux mieux les homos qu’on voit à la télé, en rue, … et surtout les questions du genre “quand est-ce que tu nous ramènes une copine?”…

A l’école, j’ai un très bon ami, Philippe, qui, j’en suis certain est homo mais ne s’accepte pas… Il sombre dans la dépression. Je lui apporte les notes de cours et lui tient compagnie. Je lui fais part de mon désir de tout balancer comme ça d’un coup à mes parents…Il m’en dissuade craignant que je me retrouve à la rue… Sur le moment même, je trouve qu’il n’a pas tort… mais d’un autre côté, j’étouffe littéralement dans ce milieu familial hostile… Evidemment, j’aurais pu trouver refuge chez ma grand-mère maternelle mais ça aurait eu pour conséquence de la mettre en porte à faux vis-à-vis de sa fille et je ne voulais pas lui imposer ça, elle en avait déjà assez bavé dans la vie…

Je continue donc ma vie, en cachette pour mes parents, et ouvertement pour la plupart des autres, y compris mes camarades de classe. Une école d’art a peut-être l’avantage d’être fréquentée par des personnes plus ouvertes d’esprit, y compris les professeurs.

Au début de la vingtaine, je deviens majeur et peux dès lors fréquenter des endroits qui m’étaient jusqu’alors interdits et je ne me prive pas. Mes parents ne remarquent rien, preuve pour moi de leur inintérêt pour la vie des autres... Arrive un jour où je fais une rencontre avec un gars dix ans plus âgé que moi. Nous décidons de nous revoir et ainsi commence ma première longue relation, c’était en 1991 et j’étais au service civil à l’Université de Liège.

Sortie du placard

Même s’il y avait beaucoup de personnes qui connaissaient ou avaient deviné mon orientation sexuelle, la plupart, pour ne pas dire toutes, s’en fichaient royalement, sans doute avoir fait mon service civil en faculté de psychologie sociale m’aura aussi aidé. J’ai pu trouver des ressources pour comprendre et achever le processus d’acceptation. Je me souviens aussi avoir eu un énorme crush pour un des assistants dans le service de psychologie cognitive où je servais de cobaye volontaire pour des expériences. Thibault, un charmant garçon, était loin de me laisser indifférent et malgré que je foirais ses expériences avec des résultats hors normes, il m’appelait malgré tout souvent pour participer à d’autres tests… Je n’ai jamais oser faire le premier pas… timidité maladive quand tu nous tiens! Malgré tout, je ne l’ai jamais totalement oublié et ça reste un souvenir teinté de douce mélancolie.

Entre 1991 et 1992, j’ai passé plusieurs fois quelques jours chez une cousine de ma grand-mère qui habitait près de Maastricht aux Pays-Bad. J’envisageais même de partir vivre là-bas, le pays me semblant plus ouvert que ne l’était la Belgique de l’époque…

Un jour de juillet 1992, la cousine de ma grand-mère m’a demandé de but en blanc, un matin, si j’étais homo. Comme d’ordinaire, lorsque l’on me posait la question, j’ai répondu avec autant de franchise et d’aplomb, que oui, j’étais homo. Elle m’a répondu qu’ils s’en doutaient, son mari, son fils aîné et elle-même mais que ça ne changeait rien… Bon, la réalité a été un peu autre… puisque je n’ai jamais plus été invité.

Mes parents étant en vacances en ce même mois de juillet, je logeais chez ma grand-mère et voilà qu’à peine rentré qu’elle vient avec la même question! Coïncidence ou est-ce que sa cousine lui avait téléphoné, je n’ai jamais pu le savoir. Bien sûr, pour ma grand-mère, qui en avait vu d’autres dans sa vie, ça n’était pas une catastrophe, tout ce qu’elle voulait, c’est que je sois heureux. Elle se doutait bien de quelque chose car à chaque Gay Pride à Bruxelles, elle avait cru me voir… ce qui était impossible, je n’ai jamais participé à une Gay Pride et certainement pas à cette époque!

Ce qui m’a le plus marqué, c’est lorsqu’elle m’a fait part de ses craintes quant à la réaction de sa fille, ma mère donc, le jour où elle apprendrait que j’étais homo… Cela a été notre secret pendant une bonne année, elle avait même proposé de venir avec mon ami chez elle pour plus de tranquilité.

1993

A la sortie du service civil, je devais être engagé aux chemins de fer mais ma myopie a été le facteur qui m’en a empêché et je me retrouvais à devoir rester chez mes parents plus longtemps que prévu… De plus, en période de récession économique, pas facile de trouver un job… J’ai même été jusqu’à Londres pour en décrocher un, tout faire pour partir loin de mes parents tant je n’en pouvais plus!

Un soir d’août, alors que je rentre avec le dernier train, après avoir passé la journée avec mon ami, mes parents m’attendent dans le salon plongé dans la pénombre. Bizarre, d’autant que d’ordinaire, ils sont déjà au pieu quand je rentre puisque j’ai ma clé.

Tu n’as rien à nous dire?” est leur bonsoir… Sur le moment, je ne comprends pas… alors la question se fait plus précise : “Est-ce que ton ami, c’est juste un ami ou plus?”. Bon, le moment de vérité est là, et je ne vais pas reculer ou nier, pas devant eux, peu m’importe ce qui arrivera, je suis prêt! Et je leur dis, simplement que oui, c’est plus qu’un ami.

Mon père, comme à son habitude, n’a pas réagi plus que ça… il n’a jamais eu beaucoup d’intérêt pour moi, c’était sa façon de me punir du fait que je ne voulais pas suivre les choix qu’il entendait faire à ma place pour ma propre vie. La réaction de ma mère a été conforme à ce que j’attendais : “Mais qu’est-ce qu’on a mal fait?”… Je n’ai même pas essayé de lui expliquer qu’il n’y avait rien de mal, qu’il n’y a rien de mal fait, ni de coupable, que sais-je? Cela n’aurait, de toute façon, servi à rien.

Mon père a ajouté qu’il ne voulait plus que j’ai des relations intimes sous son toit. Comment il savait? Il avait fouillé dans la poubelle et avait trouvé un préservatif usagé! Non, mais franchement?!

Les jours qui ont suivi, ont été bizarres… aucun des deux n’a à nouveau abordé le sujet et pour ma part, je n’estimais pas à avoir à me justifier de quoi que ce soit. Mon frère cadet, lui s’en moquait littéralement que je sois homo ou pas, d’ailleurs, il était déjà au courant depuis un moment, c’était notre complicité et notre pacte, toujours là l’un pour l’autre face à nos parents et il n’a pas failli et à aucun moment je n’ai imaginé qu’il aurait vendu la mèche et m’aurait trahi! Ou alors, plus grave, il aura subi des pressions de mes parents… Laissons le bénéfice du doute!

Heureusement pour moi, peu de temps après, j’ai eu un premier job plus ou moins stable et ai profité pour lever le camp de chez mes parents et vivre ma vie en mettant toujours un peu plus de distance entre eux et moi et en me constituant une famille de rechange avec quelques personnes que j’appréciais et qui m’appréciaient. (J’y reviendrai aussi).

Ma mère a continué d’être homophobe et mon père, je n’ai jamais su…

Conclusion

Voilà, comment s’est déroulé un coming-out qui n’en était pas un! Tout au long de ma vie, j’ai du être suffisamment à l’aise avec mon orientation sexuelle au point que beaucoup de mes collègues venaient me trouver en me demandant si c’était vrai ce qu’on disait à mon propos. Je répondais toujours le plus simplement du monde : oui, c’est vrai ce qui me valait comme réponse : “en te voyant, on ne croirait pas”! Ce genre de réaction est assez typique et je ne m’en suis pas formalisé outre mesure… les stéréotypes ont la vie dure!

Comme toujours, je suis intéressé par vos retours. Chacun aura vécu sa sortie du placard d’une manière ou d’une autre (ou pas du tout) mais la chose la plus importante, ce n’est pas le coming-out, c’est essayer d’être heureux, en accord avec son être profond et bienveillant envers soi.

#gayfr #témoignage #comingOut #homosexualité #homophobie #homophobieParentale #ViolencesFamiliales

 
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from Les carnets d'EricMSM

Introduction

Si vous êtes belge et que vous aimez l’histoire, nul doute que le nom de Bart Van Loo vous dira quelque chose car il est LE spécialiste des ducs de Bourgogne et de la Belgique bourguignonne! Auteur d’un best-sellers sur le sujet, il est aussi l’auteur de podcasts passionnants sur le sujet et il est donc aussi l’auteur d’un Podwalk, une sorte de balade contée à travers Bruxelles pour nous faire découvrir des traces de cette ère bourguignonne et nous faire voyager dans le temps tout en marchant. Même ceux qui, comme moi, connaissent bien Bruxelles, découvrent quelques petits secrets qui étaient bien gardés!

Le Podwalk est disponible en français, en néerlandais et en anglais sous forme d’application à télécharger dans votre magasin d’applications.

Je vous propose ici, de refaire le chemin parcouru en photos principalement et j’espère qu’il vous donnera envie de le faire vous même! Alors si vous êtes prêts, rendez-vous, place des Palais, à l’entrée du parc de Bruxelles.

Le palais royal de Bruxelles, siège de travail du Roi

Le parcours

Carte du parcours du Podwalk

C’est installé sur un banc que la balade commence avec une introduction où nous sommes invités à faire disparaître le palais royal actuel et à imaginer le palais du Coudenberg qui se trouvait là jusqu’au XVIIIe siècle. D’abord château, puis palais, il fut aussi la résidence des Téméraires à Bruxelles. Le palais fût détruit par un violent incendie dans la nuit du 3 au 4 février 1731. On peut encore voir des vestiges de ce palais en sous-sol lorsque l’on visite le musée Belle-vue, situé à côté du palais royal, une visite à ne pas manquer!

A l’issue de cette introduction, nous sommes invités à prendre un petit chemin qui descend dans les bas-fonds du parc.

Dans le parc de Bruxelles, dans les parties surbaissées

Ici, nous sommes invités à nous imaginer des scènes de chasse à l’époque bourguignonne.

Nous quittons le parc de Bruxelles pour nous rendre rue Ravenstein. A hauteur de Bozar, nous découvrons une plaque commémorative qui nous informe qu’il y avait là un Internat où ont séjourné les sœurs Brontë.

Plaque commemorative concernant les soeurs Brontë

Un peu plus loin, découvrons un bâtiment unique : l’hôtel Ravenstein. Il s’agit ni plus, ni moins du dernier hôtel aristocratique du XVe siècle conservé. Là, où il se trouve était le quartier juif de Bruxelles, ce qui est rappelé par le nom de l’escalier tout près de l’hôtel qui s’appelle… l’escalier des juifs.

L'hôtel Ravenstein

Nous poursuivons notre route et remontons jusqu’au coin de la rue où nous traversons pour rejoindre le Mont des Arts non sans admirer les belles façades dont certaines sont des témoins du style Art-Déco (la dernière à droite sur la photo).

De belles façades rue Ravenstein

Au Mont des Arts, nous sommes tout à côté de la KBR (Koninklijke Bibliotheek/Bibliothèque Royale) qui abrite notamment une collection unique de manuscrits du moyen-âge. Une visite est aussi vivement recommandée! On ne manquera pas d’admirer la vue sur la ville depuis le haut du Mont des Arts avant de continuer notre chemin vers la Place Royale.

La vue sur Bruxelles depuis le Mont des Arts

Sur la place Royale, en surface, nous pouvons voir cette statue de Godefroy de Bouillon, un belge célèbre qui fut le premier roi de Jérusalem à l’issue de la première croisade au XIe siècle.

Statue de Godefroy de Bouillon sur la Place Royale

Mais savez-vous que sous la place Royale, se trouvent des vestiges du Palais du Coudenberg dont nous parlions au début de l’article! On peut même des sous-sols du musée Belle-vue, voir la place par une fenêtre discrète! La preuve en image (photo prise lors d’une visite en 2025).

Vue sur la place royale depuis les sous-sols du Coudenberg

Nous nous engageons dans la rue Royale en direction du Sablon.

Nous passons devant le musée Old Masters, encore une visite pour tous ceux qui aiment la peinture ancienne. Il faudrait plus d’une vie pour visiter et découvrir tout ce que la ville a offrir! Dans ce musée, on pourra découvrir des peintures de l’époque bourguignonne pour encore plus s’immiscer dans la vie de l’époque.

L'entrée du musée des arts anciens

Pour qui va régulièrement à Bruxelles, et c’est mon cas, je n’ai jamais connu le palais de Justice autrement que couvert d’échafaudages! Depuis peu, certains ont disparu, ce qui permet de voir à nouveau certains éléments architecturaux.

La rue Royale en direction du palais de Justice

Nous voici arrivés à l’église Notre-Dame du Sablon, une église gothique dont la construction a duré deux siècles!

L'église Notre-Dame du Sablon vue depuis le square du petit Sablon

Intérieur de l'église Notre-Dame du Sablon

Nous traversons la rue Royale pour nous rendre dans le square du Petit Sablon juste en face. Sur le pourtour extérieur, on peut découvrir les statues représentant quarante-huit métiers d’autrefois. A l’intérieur, la fontaine des Ducs d’Egmont et de Hornes ne peut nous échapper, de même que les dix statues en marbre blanc représentant diverses figures historiques dont Mercator que l’on aperçoit sur la photo ci-dessous.

La fontaine des comtes d'Egmont et de Hornes

Si vous êtes curieux, à l’arrière de cette fontaine, vous pourrez voir une représentation du tour de cou des chevaliers de la toison d’or.

L'arrière de la fontaine, où l'on peut voir la fameuse toison d'or avec son bélier

Après un petit répit, à l’ombre sur un des bancs du square, nous reprenons notre route et arrivons au bas du Grand Sablon. A gauche, l’église de la Chapelle au-dessus des voies de la jonction ferroviaire Nord-Midi dont la construction causa la destruction de quartiers entiers! Nous allons maintenant nous engager dans la rue de Rollebeek.

Petite place au bad du Grand Sablon avec la rue de Rollebeek au centre face à nous

Dans cette petite rue piétonne, on y découvre la plus ancienne auberge de Bruxelles, l’Estrille du Vieux Bruxelles. Une fontaine en face de l’établissement attire notre attention, les petits personnages qui se trouve à son sommet, sont inspirés de ceux que l’on peut voir dans les peintures de Pieter Brueghel.

L'estrille du Vieux Bruxelles, la plus ancienne auberge de Bruxelles

Fontaine avec des statuettes inspirées de personnages de Pieter Brueghel

Avant de traverser le boulevard de l’Empereur, nous ne manquerons pas un des vestiges les mieux conservés du premier mur d’enceinte de la ville de Bruxelles datant du XIIIe sicèle. La Tour Anneessens était une tour d’angle. Etant coincée entre de grands bâtiments, on a vite fait de passer outre mais le Podwalk est bien fait, lorsque vous approchez d’un point, la lecture se lance automatiquement.

Tour Anneessens, vestige de la première enceinte de la ville

Nous nous rapprochons du centre de Bruxelles et voilà que nous nous retrouvons nez-à-nez avec le Grand Jacques! Sur cette petite place, se trouve la Fondation Brel, espace d’archives et muséal sur le grand chanteur belge. A ne pas manquer!

Statue de Jacques Brel

Nous nous dirigeons maintenant vers le Manneken Pis, la plus célèbre figure bruxelloise et pourtant…

Savez-vous que la statue que vous admirez n’est pas l’originale? L’originale se trouve Grand Place dans le musée de la ville de Bruxelles aménagé dans le bâtiment que l’on appelle Maison du Roi. Il n’y a pas que Bruxelles qui ait une statue d’un petit garçon qui fait pipi, la ville de Geraardsbergen (Grammont) en possède une aussi et elle est plus ancienne que celle de Bruxelles! Un peu avant le Manneken Pis, dans la rue que l’on vient d’emprunter, on pourra aussi visiter un petit musée consacré aux différents costumes du petit bonhomme.

Le Manneken Pis, sans costume!

Nous arrivons au cœur de Bruxelles et la plus belle place du monde! La Grand-Place. Ce qui la rend si merveilleuse, c’est qu’elle a conservé un ensemble de bâtiments plus majestueux les uns que les autres! On peut y passer des heures à regarder tous les détails des façades. Mais avant de pénétrer sur la place, on s’arrête devant le bas-relief dédié à Éverard t’ Serclaes.

Bas-relief dédié à Éverard t' Serclaes

Vous remarquerez que le gisant est lustré, c’est dû au fait que de nombreux touristes frottent le bras, le genou ou encore la tête du chien, ce serait une sorte de porte-bonheur. Entrons maintenant sur la Grand-Place pour y admirer quelques-unes des façades.

La Grand-Place de Bruxelles

Grand Place de Bruxelles, détail de deux façades

L'hôtel de ville

La Grand Place de Bruxelles

Nous quittons la Grand-Place pour nous rendre vers l’église Saint-Nicolas, où nous découvrons une autre fontaine surmontée à nouveaux de personnages inspirés de Brueghel. Derrière eux, on voit la maison “De Goude Huyve”. Cette maison construite à l’origine au XVIIe siècle rue de l’Étuve, a été reconstruite à côté de l’église Saint-Nicolas en 1929.

Maison de Goude Huyve et fontaine

Devant l’église, on distingue une statue. Il s’agit de la laitière. Selon la légende, il y avait une laitière qui rêvait devenir riche et vite encore, alors elle commença à tromper les clients, d’abord en mettant de l’eau dans le lait, ensuite en utilisant un instrument de mesure contrefait. A sa mort, lorsqu’elle arriva devant Saint-Pierre celui-ci lui refusa l’entrée au paradis et elle fût condamnée à errer dans les rues de Bruxelles à minuit en criant. Cette statue se veut un avertissement aux commerçants.

Statue de la laitière devant l'église Saint-Nicolas

La balade nous emmène à présent dans la rue des Bouchers, une des rues les plus célèbres du centre-ville où l’on trouve de nombreux établissements horeca, c’est un peu l’attrape-touristes mais c’est là aussi que l’on trouve le célèbre restaurant “Chez Léon” que l’on voit sur la photo ci-dessous.

La rue des Bouchers et la friture chez Léon

Et bientôt, nous terminons notre balade à la cathédrale Saints-Michel et Gudule, la célèbre cathédrale gothique au cœur de Bruxelles.

La cathédrale Saints-Michel et Gudule.

Après avoir visiter la cathédrale, on pourra s’asseoir sur un des bancs dans le square ombragé et revenir au XXIe siècle tout en rêvant à l’époque bourguignonne sans laquelle la Belgique ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui puisque c’est sous les Téméraires que sont nés les Plats-Pays, de Lage Landen.

Informations pratiques

  • Le site officiel de Bart van Loo où l’on trouvera aussi toutes les références concernant ses livres, ses podcasts et bien plus encore!
  • Le site (en néerlandais) sur les Podwalks de la VRT (avec d’autres idées de découvertes
  • Pour visiter avantageusement la plupart des musées cités dans l’article, il y a le pass musée, un pass annuel qui pour 65 EUR donne accès à plus de 200 musées à travers toute la Belgique!

#blog #baladeUrbaine #histoire #patrimoine #Podwalk

 
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from Techno-Fil et faits divers

Administrateur du fédiverse… Un rôle que je tiens depuis plus de trois ans, je me confie ici sur comment c’est arrivé, ce que j’en pense, les joies, les difficultés et les frustrations associées.

BSOD, l'écran bleu de la mort.

Genèse

Vous le savez peut-être car je m’en suis déjà confié ailleurs, mais tout a commencé par un bannissement du réseau social Twitter (maintenant X) en septembre 2022, pour une nouvelle bannière de profil jugée trop explicite. Après plusieurs tentatives infructueuses d’appel pour rétablir mon accès, j’ai commencé à regarder des alternatives, et j’ai découvert l’existence du réseau Mastodon et plus généralement du protocole ActivityPub.

Je confesse n’en avoir jamais entendu parler auparavant, j’étais comme beaucoup simple consommateur (et de fait, produit) de ces réseaux sociaux centralisés et commerciaux, mais la promesse d’un monde différent rendant le contrôle aux utilisateurs, couplé avec une soudaine popularité de Mastodon poussée par la reprise du réseau X par Elon Musk, m’a incité à approfondir, puis finalement à tenter l’expérience.

En première étape, je me suis inscrit sur un réseau existant : rubber.social. Ce n’était pas exactement mon cœur de cible, mais en octobre 2022, avec l’afflux soudain d’inscriptions, beaucoup de serveurs Mastodon avaient limité voire suspendu les adhésions, surpris par la montée en charge non anticipée. Ceci m’a permis de monter à bord, comprendre les concepts, me familiariser avec l’interface et enfin décider d’aller plus loin.

Je cherchais un réseau gay plutôt francophone, permettant d’exposer de la nudité sans être soumis aux caprices d’une autorité centrale, et ne trouvant pas vraiment mon bonheur, j’ai commencé ce qui était à l’origine un projet personnel : monter mon propre serveur. J’ai été encouragé à l’époque par un autre utilisateur, Xtian, qui deviendrait ensuite mon premier membre puis modérateur ; il est depuis reparti pour des raisons personnelles, mais je lui garde une place spéciale dans mon cœur.

Je pratiquais Linux depuis longtemps avec une distribution assez hardcore : Gentoo, qui m’avait permis de bien comprendre le système d’exploitation en profondeur, avec une installation très manuelle et une compilation systématique de toutes les bibliothèques et applications. J’ai donc loué les composants nécessaires : nom de domaine, serveur VPS, stockage S3 et mail dédié, et suivi scrupuleusement le tutoriel officiel d’installation de Mastodon. Bien qu’expérimentale, je ne voulais pas d’une installation bricolée sur un PC à la maison, sachant que celle-ci ne supporterait pas la mise à l’échelle et souhaitant également apprendre à utiliser à titre privé ces services nuagiques qui étaient déjà monnaie courante au boulot.

Avant Noël 2022, Mastodon GayFR était né !

Le logo Mastodon en 3D.

Contenant et compte nu

Premiers pas

C’était assez grisant de voir son serveur se connecter aux autres, et le fil s’enrichir au fur et à mesure. J’avoue que je ne savais pas à quoi m’attendre au niveau des adhésions, et une dizaine sont arrivées assez rapidement, avant un flux plus lent. Finalement, début 2023 la migration massive depuis X était déjà derrière nous, et je n’avais pas bénéficié de cet appel d’air.

Je me suis mis à m’interroger sur la vocation de ce serveur. Fallait-il qu’il fût focalisé sur le contenu explicite et la nudité, ou bien être plus divers ? En fin de compte j’optai pour la seconde solution, car cela correspondait mieux à ce que semblaient rechercher certains de nos premiers membres alors que l’offre en contenus sexuels était par ailleurs déjà pléthorique.

Je décidai ainsi de changer de compte principal, conservant l’autre pour les contenus sus-cités, mais affichant une image plus généraliste en tant qu’administrateur, ce qui me sembla alors une nécessité car malheureusement, l’habit (ou son manque) fait le moine et on a plus de mal à faire confiance à un profil libertin pour gérer un service.

Industrialisation

Les premiers mois, je me reposais sur les outils de base fournis. Mais baignant dans un univers professionnel informatique et sécurité, je résolus de mettre en place des sauvegardes quotidiennes complètes (pour assurer un Plan de Reprise d’Activités) et une observabilité granulaire à partir d’un nouveau serveur dédié : des indicateurs partout, avec génération d’alertes en cas de soucis. Jusqu’ici tout s’était bien passé, mais je me sentais un peu aveugle, et ces tableaux de bord m’ont permis d’améliorer et d’augmenter la capacité des serveurs au fur et à mesure de la croissance des services.

Je me suis dit que par souci de transparence, j’afficherai les indicateurs les plus intéressants : ils sont ici, ou encore .

Expansion

Un peu déçu par la croissance continue mais lente de Mastodon, je me suis dit qu’en offrant une nouvelle application, je multiplierai l’intérêt et gagnerai de nouveaux membres. Ainsi naquit Pixelfed GayFR sur un nouveau serveur et un nouveau domaine, après avoir dans un premier temps enrichi l’expérience de blog avec Plume à l’époque (désormais remplacé par WriteFreely GayFR sur lequel vous lisez cet article).

Je fus alors pris d’une sorte de frénésie pour offrir progressivement tous les types de services dont le fédiverse disposait : non pas toutes les applications car il y en a trop, mais plutôt la plus connue dans chaque catégorie. Et pour essayer de mettre un peu d’ordre dans un univers par nature dispersé, je créai un portail pour guider les futurs utilisateurs. J’arrivai ainsi à dix applications dans le fédiverse, plus un lecteur de flux RSS et une messagerie instantanée XMPP. Enfin, je développai un pont pour lier cette dernière avec le fédiverse.

Je considère que nous avons désormais atteint une bonne offre de services, même si je reste à l’écoute sur les évolutions et extensions encore possibles.

Tout cela tourne sur trois serveurs chez un hébergeur européen, ainsi qu’un service de stockage S3 pour les médias et les sauvegardes chez un autre hébergeur, européen également. Comme je m’en suis expliqué dans un autre article), j’ai souhaité que ces services demeurent gratuits.

Tête de mort sur fond noir.

L’incarnation du mâle

La malédiction de l’administrateur

Depuis le début, je savais que le plus grand danger de l’administration est que la gestion du contenant prenne le pas sur le plaisir du contenu. Je lutte contre cela, mais c’est malheureusement quasiment inévitable, car le maintien du service en production reste prioritaire puisque tous les utilisateurs en dépendent.

Ce que j’avais moins bien mesuré, c’est à quel point l’administrateur est à son corps défendant l’incarnation de son serveur. Dans un système contraint par la surveillance mutuelle justifiée par la peur de toute dérive de Mastodon vers les abus des plateformes centralisées, toute action ou opinion exprimée est scrutée, et le moindre écart peut être sanctionné par la très redoutée “suspension” ou “défédération”, c’est-à-dire la mise à l’index par le reste du fédiverse.

Il se trouve que l’on ne peut rien me reprocher sur ce plan, néanmoins cela oblige à une discipline dans l’expression qui peut parfois être pesante. Un mot d’humeur, couplé à la distance et la difficulté de l’écrit dans un monde multilingue qui plus est, peut être mal interprété et exposer tous nos utilisateurs à des conséquences. Je m’en garde donc.

La frustration du modérateur

Le rôle du modérateur est par essence conflictuel : détecter les abus, répondre aux signalements, expliquer avec diplomatie mais fermeté à des utilisateurs ce qu’ils ne devraient pas faire et pourquoi, pour en retour recevoir des reproches ou des insultes, heureusement peu courantes !

Ce rôle est nécessaire, sans un minimum de règles, de respect mutuel et de bienveillance ce réseau social perdrait son âme : respectez également les messagers que sont les modérateurs. Quand ceux-ci doivent intervenir, c’est rarement de gaité de cœur. Nous sommes tolérants : si vous suivez les douze règles et valeurs que vous avez acceptées lors de votre inscription, vous êtes bien !

Si malgré cette description ce rôle vous tente et vous avez envie de contribuer plus activement et de l’intérieur à un monde meilleur sur le fédiverse, n’hésitez pas à me contacter !

Les instances toxiques

Certains serveurs ont été créés pour partager ou propager des contenus toxiques : racisme, homophobie, pédopornographie, antisémitisme… la liste est trop longue et il m’est pénible de l’énumérer.

Pour nous protéger contre ces contenus, il s’agit donc de bloquer ces serveurs afin que leurs publications ne nous atteignent pas ; incidemment, d’éviter par la même occasion de stocker du contenu illégal, car la mécanique de la fédération recopie sur tous les serveurs du réseau chaque contenu qui en est connu.

C’est un exercice très désagréable, car je ne bloque pas à l’aveugle, mais j’utilise des listes publiées par ailleurs ou des blocages de serveurs référents pour nourrir nos propres suspensions en agrégeant et en vérifiant. C’est long, c’est sale, mais le monde actuel nous impose cette discipline.

Les mises à jour

Quand on gère trois serveurs et une quinzaine d’applications de fait, il y a toujours des mises à jour à faire. Je les réalise hebdomadairement, sauf en cas d’urgence de sécurité où je peux le faire plus rapidement. Autant les mises à jour du système sont bien gérées par l’éditeur, autant les applications du fédiverse sont très hétéroclites dans leurs dépendances techniques, leur documentation et leur approche.

Selon les semaines, cela peut donc nécessiter une à plusieurs heures. Et dire que c’est passionnant serait exagéré. Mais c’est essentiel, en particulier pour la sécurité. Et ces derniers mois, tout s’est accéléré avec l’intelligence artificielle et la détection et publication de nouvelles vulnérabilités, vitesse qui risque de croître encore…

Croissance lente, depuis le bourgeon jusqu'à la fleur.

Ne s’use que si l’on s’en sert

Comptes

Certains utilisateurs créent un compte, puis ne se connectent… jamais. Ont-ils changé d’avis ? Trouvé ailleurs ? Va savoir.

D’autres se connectent mais ne remplissent ni biographie, ni profil. Parmi eux, une partie ne se connecte plus après un temps : on peut penser qu’ils n’ont pas apprécié leur expérience ; et d’autres s’abonnent sans jamais interagir : ils sont probablement là pour mater, rien de plus.

Puis certains essayent : profil, biographie, une ou deux interactions puis s’en va (ou pas, mais se ne connecte plus) : là aussi, une expérience qu’ils n’ont pas aimée, ou bien peut-être pas assez d’interactions à leur goût. Car comme vous le savez, le fédiverse nécessite un effort continu pour se faire connaître dans la durée et avoir des interactions.

Et enfin, les réguliers : le noyau dur qui est là quotidiennement (merci à vous !), ceux qui vont et viennent de temps à autre mais qui restent dans la durée (plutôt des irréguliers, donc). Cette catégorie doit représenter moins de 10% de tous les comptes.

C’est la première fois que je gère un réseau social, et je ne m’attendais pas à ces chiffres. Mais finalement, j’ai l’impression que c’est assez représentatif. Cher lecteur, si vous avez d’autres éléments, je suis preneur !

Visibilité

Si l’on veut attirer de nouveaux utilisateurs, il faut être visible. Et on s’aperçoit de la difficulté à le devenir dans la jungle de l’internet, dominée par les algorithmes des corporations centralisées. Les techniques classiques de SEO peuvent être appliquées, avec la limitation que vous ne contrôlez pas le code des applications.

Il existe en général pour chaque application un annuaire, auquel on peut soit s’inscrire directement, soit plus souvent demander à y figurer, ce qui peut être plus ou moins compliqué (ce le fut pour nous inscrire sur l’annuaire officiel de Mastodon). En théorie, cela devrait amener de nouveaux inscrits.

En théorie seulement, car la plupart ont un serveur “officiel” (ou flagship en anglais) qui est leur vitrine et qu’ils promeuvent. Celui-ci se retrouve ainsi le plus gros, car il est le premier et que son caractère “officiel” lui confère autorité, et on recrée ainsi des serveurs importants et dominants dans un univers qui se veut décentralisé. Pour Mastodon, c’est accentué par le fait que c’est le serveur par défaut qui est proposé dans l’application cliente. Oui on peut changer, mais encore faut-il le savoir et le vouloir.

Je pense que cette situation n’est pas satisfaisante, et que la tentation de la centralisation tord le modèle fédéré, au détriment de la diversité et des bonnes volontés des “petits” serveurs. Cela rend notre visibilité encore plus difficile.

Croître ?

Mais faut-il croître ? Au risque de dénaturer ou de diluer la petite communauté hébergée sur son serveur ?

Je pense que oui, pourvu que cette croissance soit modérée. Sans ça, et avec l’attrition naturelle, on court le risque de diminuer en deçà d’un seuil acceptable. Et les nouveaux apportent du… neuf, des changements salutaires qui évitent que l’on se sclérose, des opportunités d’échanges avec des personnes différentes. Certes, on n’est pas limité à son serveur ; mais celui-ci représente une part de sa communauté et bien souvent le siège de partages privilégiés.

Et puis pour ma part, j’ai besoin de savoir que mes services sont utiles, donc utilisés. Sinon, à quoi bon ?

Un anneau pour les gouverner tous...

Maître du donjon, et joueur ?

En guise de conclusion, la question est posée : peut-on être à la fois administrateur et membre actif d’un serveur, tout en y prenant du plaisir ?

Après avoir lu cet article, vous en sortirez peut-être avec un avis mitigé. Je ne sais pas si je vous ai donné envie de vous lancer ! Ce n’était pas l’objectif, l’inverse non plus d’ailleurs, mais bien de vous conter sans fard comment je le vis et de vous plonger dans la vie quotidienne des administrateurs, qui sont parfois critiqués voire qualifiés de dictateurs (oui, je l’ai lu !), mais sans qui les réseaux décentralisés n’existeraient pas.

Heureusement, j’ai fait de belles rencontres ici et les relations, parfois depuis le début, parfois récentes, sont plus intimes et se perpétuent. Ce sont des choses que je n’avais jamais vécues sur Twitter !

Rassurez-vous ! Je n’ai aucune envie de m’arrêter et j’ai la ferme intention de continuer encore pendant de nombreuses années. Et c’est aussi ma manière de lutter pour la défense de la vie privée et des libertés individuelles.

Vous voulez m’aider ? Faites de la publicité pour recruter des membres de qualité qui enrichiront notre communauté. Parlez de votre expérience, faites que vos amis et relations quittent les GAFAM, et si vous êtes bien ici, dites-le partout !

Merci pour tout…

 
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from Libres Ébats

Il y a quelques jours, je publiais un article dans lequel je m'interrogeais sur les raisons qui poussent tant d'hommes à attendre d'être au bord du précipice avant de parler de leur souffrance. En le relisant, je me suis rendu compte qu'il soulevait une autre question, tout aussi importante.

Pourquoi avons-nous si peur d'aller voir un psy ?

Pendant longtemps, je croyais que le plus difficile, lorsqu'on décide d'aller voir un psy, était de pousser la porte de son cabinet. Avec le recul, je me rends compte que je me trompais. Le plus difficile, ce n'était pas de prendre rendez-vous. C'était d'accepter ce qui risquait de se passer une fois assis dans le fauteuil. J'avais peur d'ouvrir une boîte de Pandore.

On parle souvent de la peur du regard des autres. Dire que l'on voit une psychologue reste encore associé, dans beaucoup d'esprits, surtout dans la sphère masculine à une forme de faiblesse. Comme si demander de l'aide signifiait que l'on n'était plus capable de tenir. Mais je crois qu'il existe une crainte plus silencieuse. La peur de découvrir que l'on va beaucoup plus mal qu'on ne voulait bien l'admettre.

Pendant des années, je me suis raconté que j'allais finir par m'en sortir seul. Je continuais à travailler, à voir du monde, à faire ce que l'on attendait de moi. J'avais l'impression que tant que je continuais à avancer, c'est que tout n'allait pas si mal. En réalité, je retardais simplement le moment de regarder les choses en face.

Les chiffres montrent que ce comportement est loin d'être exceptionnel. En France, les femmes représentaient environ les deux tiers des consultations chez les psychologues en 2023-2024, contre seulement un tiers pour les hommes (FondaMental). Plus préoccupant encore, parmi les adultes ayant traversé un épisode dépressif caractérisé, plus d'un sur deux ne bénéficie d'aucune prise en charge en santé mentale (Santé Publique France, Baromètre 2024). Ces chiffres ne disent pas pourquoi les hommes consultent moins. Mais ils montrent que cette difficulté dépasse largement les histoires individuelles.

Quand j'ai traversé ma dépression, j'ai fini par comprendre une chose, je n'avais pas peur de la psychologue, j'avais peur de moi-même.   Peur que des souvenirs remontent. Peur de découvrir que certaines blessures étaient encore là. Peur de réaliser que je n'étais pas aussi solide que je voulais le croire. Tant que je gardais tout cela à distance, j'avais l'impression de contrôler la situation. Je pouvais continuer à me dire que le plus dur était derrière moi. Qu'il suffisait d'attendre encore un peu.

En y repensant, je crois que c'était une illusion, la boîte de Pandore était déjà ouverte. Elle ne parlait simplement pas avec des mots. Elle s'exprimait autrement : par une fatigue permanente, une tension nerveuse, une difficulté à lâcher prise et cette impression de devoir toujours rester en contrôle. Mon corps exprimait depuis longtemps ce que je refusais encore de regarder.  Pendant les pires crises que j'ai pu connaître, mon corps m'a servi de défouloir, de punching-ball au sens premier. Car ma colère, mon mal-être ne devaient pas affecter les autres, alors je me suis retourné vers la seule personne que j'avais sous la main : moi-même.

C'est là que la surprise est venue. J'avais cru que les séances allaient ouvrir des blessures. En fait, elles m'ont juste appris à les reconnaître. Ma psy n'a pas inventé ma souffrance. Elle m'a aidé à mettre des étiquettes dessus. J'ai compris que parler ne rendait pas les émotions plus fortes. Au contraire, les nommer leur faisait souvent perdre une partie de leur pouvoir.  Ça paraît évident maintenant. Pourtant, ça allait complètement à l'encontre de ce que j'avais appris.

On imagine parfois qu'il suffit de quelques séances pour aller mieux, comme si un professionnel allait nous apporter toutes les réponses. En réalité, j'ai souvent eu l'impression de ressortir des premières séances avec davantage de questions que de certitudes. Il y a des rendez-vous qui, sur le moment, m'ont laissé de marbre. Et pourtant, ce sont souvent eux qui m'ont fait me réveiller en pleine nuit, en pleurs, face à une prise de conscience ou une remontée de souvenirs que je croyais enfouis.  Sur le moment, c'était parfois inconfortable. Avec le recul, je comprends que c'était aussi le signe que quelque chose commençait enfin à bouger.

Je me sens incontestablement mieux aujourd'hui qu'au moment où j'ai commencé mon suivi. Pourtant, je serais incapable de dire que tout est réglé. Certaines blessures sont encore là. Il m'arrive toujours de vouloir tout contrôler ou de retomber dans des schémas que je croyais derrière moi. La différence, c'est que je les reconnais davantage et que je ne les laisse plus s'installer en silence.

Finalement, le plus grand changement n'est peut-être pas d'avoir trouvé toutes les réponses. C'est d'avoir accepté de ne plus les chercher seul. Aujourd'hui, je sais qu'il faut oser demander de l'aide avant que ça ne devienne impossible. Parce que oui, j'ai eu peur. Mais la peur, ce n'est pas une raison pour ne jamais avancer.

 
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from Carnets intimes

Avant-propos

Dans ce billet, j’ai envie d’évoquer un sujet qui finalement concerne tout le monde : l’attirance dans les relations personnelles et sentimentales et particulièrement des attirances atypiques où il y a une assez grande différence d’âge entre les protagonistes.

Je me pose depuis longtemps la question pourquoi certaines personnes sont plutôt attirées par ceux/celles qui sont plus âgés qu’eux et pour quelles raisons, s’il y en a. J’aborde ici l’attirance intellectuelle plutôt que physique, cette dernière répondant à d’autres critères, me semble-t-il.

Je partirai, comme à chaque fois dans ce blog de mon expérience personnelle pour tenter de trouver des réponses à ces questions, qui, oui me taraudent et parce que j’ai constaté au fil du temps, que cette attirance évoluait. Je suis curieux aussi de savoir si d’autres dans le même cas que moi, ont trouvé ne fut-ce qu’un début de réponse.

Une enfance et une adolescence très solitaire

Ce n’est plus un secret pour ceux qui me lisent régulièrement sur ce blog ou sur mon blog spirituel. L’enfance et l’adolescence dans une famille dysfonctionnelle en proie aux problèmes d’alcoolisme et de la violence n’est probablement pas l’endroit le plus idéal pour grandir sereinement.

Je ne souhaite pas faire du pathos et je n’aborderai pas ici les événements, qui selon moi, ont contribué à me faire grandir trop vite et me retrouver à dix ans adulte avant l’heure. J’avais évoqué dans mon introduction sur mon blog spirituel cet épisode où l’institutrice avait posé la question à ma mère si elle se rendait compte que j’avais des réactions d’adulte alors que j’avais seulement dix ans. Est-ce là le point de départ d’une évolution qui fera que dès l’adolescence, je me sentirai plus en phase avec des personnes plus âgées que moi qu’avec celles de mon âge? Je pense, avec le recul, que oui.

Et en effet, lors de mes humanités, je préférais traîner avec les élèves de 5ème ou de 6ème (= années de fin du cycle secondaire) qu’avec ceux de ma classe de première année, ce qui m’obligeait à franchir la grille de séparation entre les deux préaux et qui m’a valu plusieurs fois d’être rembarré à mon grand dam! Les gars et les filles de mon âge ne m’intéressaient pas! Il y avait aussi quelques professeurs avec lesquels je pouvais discuter de sujets qui, à priori, n’intéressaient pas les jeunes adolescents et c’était une belle bouffée d’air dans une vie assez morne.

Lors que je suis arrivé dans l’enseignement artistique, en troisième secondaire à l’âge de 14 ans, les classes étaient plus mélangées et il y avait des camarades de classe qui étaient déjà plus âgés, c’était avec eux que j’avais les meilleurs contacts. Du côté des profs, par contre, c’était plus mitigé… certains étant plus gamins que les ados de 15-16 ans que nous étions! Deux exceptions : ceux d’histoire de l’art. Le premier, car il avait rencontré Dieu et ça a été l’occasion d’échanges sur ce sujet qui me passionnait (déjà)! L’autre, c’était une dame assez distinguée et qui portait à ravir des chemisiers très transparents! J’ai beau être homo (enfin, je sentais déjà bien que j’étais plutôt attiré par les hommes, incluant même dans une bande dessinée réalisée à l’époque l’homosexualité et sa représentation (soft), en dessin) mais j’étais sous le charme et pas totalement indifférent ce que laissait transparaître les chemisiers de cette dame qui, en outre, avait un don pour faire aimer l’art!

Etant curieux de tout et insatiable lorsqu’il s’agit d’apprendre de nouvelles choses, j’étais loin des préoccupations de mes camarades de classe. Mon adolescence a été très solitaire et j’avais très peu d’amis. Et les quelques amies et amis que j’avais étaient des adultes dont une en particulier qui tenait le kiosque à journaux de la gare. Elle a été, avec sa mère, une des premières à savoir que j’étais homo et il y avait une telle complicité qu’elle me filait des revues olé-olé quand mes parents partaient seuls en weekend. En dehors de ce petit détail, je pouvais parler librement et sans subir de jugement.

La vie d’adulte

Cette attirance relationnelle pour les personnes plus âgées va se poursuivre au début de ma vie d’adulte et jusqu’à la bonne trentaine.

Mes toutes premières rencontres, et ma première longue histoire étaient toutes avec des hommes plus âgés que moi, souvent une dizaine d’années de plus que moi, voire plus parfois (on ne demande pas l'âge d’emblée et on est parfois surpris!). Où étaient les jeunes-hommes de mon âge (22 à l’époque)? Je l’ignore mais dans les lieux que je fréquentaient, ils n’y étaient pas et ça ne me posait pas de problème particulier d’ailleurs. Ce que je cherchais? A l’époque, je ne me posais pas trop la question à vrai dire, mais avec le recul, des bras protecteurs comme ceux d’un père? Un grand frère à qui je pouvais confier tous mes secrets sans crainte de jugement? Les deux, sans doute et certainement de l’affection que je ne trouvais pas auprès de mon propre père… pour qui je n’avais pas de prénom, je m’appelais “Fils”… pas “Eric”!

Evidemment, tout n’a pas toujours été sans accroc car à vingt-deux ans, on a encore peu d’expérience de vie et cela peut créer des frictions surtout si le partenaire entend jouer un rôle autoritaire… ce que je fuyais justement!

Dans l’ensemble, malgré tout, je me sentais très bien avec ces hommes plus âgés avec qui je pouvais échanger sur toute une série de sujets que je ne pouvais aborder avec des personnes de mon âge et encore moins avec mes parents.

Ainsi, un manque d’affection, une enfance et une adolescence volées et solitaires, une maturité plus grande que la normale et une recherche de stabilité, c’est certainement le cocktail qui, du haut de mes 56 ans, je vois comme étant la cause de cette attirance pour les personnes plus âgées que moi dans mes relations sociales.

A la toute fin de la vingtaine et après une première rupture, j’ai remis mon destin dans les mains d’un gars qui tenait une sorte d’agence matrimoniale pour homos. Je cherchais toujours la stabilité mais lui, contrairement à moi, pensait que quelqu’un de mon âge serait mieux pour moi… Après coup, ce ne fût pas le meilleur choix même si il y avait une certaine complicité du fait d’avoir des souvenirs en commun concernant certains domaines… mais ça s’est terminé sur un fiasco retentissant et douloureux!

Me voici dans la trentaine bien entamée lorsque je me retrouve seul, et à nouveau c’est vers des personnes plus âgées que moi que je me tourne. Nous sommes aux débuts d’Internet et des sites de rencontres… J’étais inscrit sur un site plutôt orienté ours et leurs admirateurs et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’étais paumé dans ce monde virtuel… quand la plupart se contentaient de quelques photos et d’une bio très succinte, je m’efforçais d’écrire une bio assez complète et forcément, je n’avais pas beaucoup de succès. Néanmoins, de cette époque, j’ai gardé deux belles amitiés qui perdurent encore aujourd’hui. Mais voici que si je continue à préférer la compagnie de personnes plus âgées que moi, je constate que des hommes plus jeunes me contactent plus souvent qu’avant. L’expérience le plus marquante sera celle que j’ai relatée dans cet article où j’expliquais comment j’étais devenu père sans le savoir.

Plus j’avançais vers la cinquantaine, plus cette tendance à susciter l’intérêt de personnes plus jeunes s’intensifiait si bien que je me retrouvais dans l’exact contraire de ce que j’avais vécu jusqu’alors. Ce n’était plus moi qui cherchait du réconfort ou des conseils mais c’est moi, qui en donnait. Cela m’a troublé (et me trouble encore aujourd’hui). On pourrait dire qu’il s’agit là d’une évolution normale, qu’il s’agirait d’une sorte de relais de flambeau, oui, c’est peut-être ça.

Aujourd’hui, j’ai de bons contacts avec les personnes de mon âge, car eux aussi ont vieilli et sont devenus (pour la plupart) matures et j’ai de bons contacts avec des personnes plus jeunes. Cela me permet de rendre un peu de ce qui m’a été donné lorsque j’avais vingt ans.

Cette inversion a été l’occasion de pérégrinations mentales intenses tant cela me troublait, bien plus que je ne le pensais! C’est sans doute la rançon d’avoir franchi le cap de la cinquantaine, peut-être? Est-on plus sage, plus posé? Peut-être mais surtout, je pense que nous nous dénigrons parfois en pensant que notre temps est passé, que nous n’avons plus de valeur! Cet intérêt suscité (je parle ici surtout sur un plan relationnel, social) est la preuve du contraire et dans le monde, il y a sans doute beaucoup de jeunes de vingt, et d’hommes de trente ou quarante ans qui vivent/ont vécu des histoires semblables tout en étant différentes parfois.

Certaines rencontres sont encore plus troublantes et ont des conséquences encore plus étranges! C’est l’une de ces rencontres inattendues qui me permet aujourd’hui d’écrire des articles très personnels, intimes et sans fard, une rencontre qui fait sauter les verrous les uns après les autres et cette fois, le plus jeune apporte au plus âgé tout autant qu’il reçoit du plus âgé. C’est comme le yin et le yang, les deux faces d’une même pièce et finalement l’achèvement, peut-être, d’un long processus.

Quoi qu’il en soit, je suis heureux si je peux apporter du bien-être à quelqu’un peu importe son âge et d’apporter cette écoute attentive et bienveillante à cette personne en particulier et de la recevoir de sa part aussi. Une complicité hors du commun s’est développée de manière naturelle et assez rapide; nos échanges ont vite été très personnels, dans le respect de nos différences et sans tabous. Ainsi pour conclure ce billet, je voudrais juste dire:

Merci à toi mon ami pour nos échanges et cette complicité, qui je l’espère durera encore longtemps! Cet article t’est dédié!

Vos retours m’intéressent, comme toujours.

#gayfr #relationsSociales #amitié #complicité #attirance #homosexualité #échanges #témoignage #blog

 
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from Les carnets d'EricMSM

Introduction

Évoqué dans mon précédent billet, voici donc l’étape du Rheinburgenweg, un sentier de grande randonnée qui relie Rolandseck à la limite du land de Rhénanie-Palatinat et Bingen et inversement.

L’étape parcourue ce 4 octobre 2016, est la quatrième étape en partant du Sud (de Bingen donc) et malheureusement, la partie la plus spectaculaire est inaccessible actuellement à la suite d’un éboulement de roche. Le récit et les photos ont ainsi une valeur historique en quelque sorte.

Ce n’est pas une très longue étape (9 bons kilomètres) mais elle est assez éprouvante, même pour le randonneur aguerri.

Le point de départ est la gare d’Oberwesel d’où un chemin d’accès nous permet de rejoindre le sentier principal.

Si vous êtes prêts, allons-y! Remontons donc le temps de dix années, une époque où j’avais encore de la couleur dans les poils comme vous pouvez le constater sur le traditionnel selfie. 😅

L'auteur du blog posant devant l'imposant panorama près de Sankt-Goar

La randonnée

Le point de départ est donc la gare, et après avoir traversé la petite ville et son rempart, nous rejoignons un sentier le long la voie ferrée.

Dans Oberwesel

L’amateur de train pourra aussi trouver son plaisir (ici une photo de juin 2004 prise depuis le rempart en question).

Un train passant en contre-bas du rempart à Oberwesel - photo de juin 2004

Le sentier n’était pas très marqué mais le balisage était bien présent, on ne peut s’égarer. Le mois d’octobre, avec ses brumes et les couleurs automnales commençant à apparaître, donnaient un aspect encore plus romantique au Rhin… romantique. Pas étonnant que la vallée ait tant inspiré artistes et écrivains.

Le sentier dans la verdure, dernier coup d'oeil sur Oberwesel avant d'entamer la montée

Une chose est certaine, ça va grimper et fort! Très vite, on se déplace à travers des vignobles aux couleurs automnales.

Le chemin de randonnée à travers les vignes

Et bientôt, nous avons un premier panorama sur la vallée du Rhin en direction de Bingen sur les hauteurs d’Oberwesel.

Panorama sur Oberwesel dans la brume d'automne

La section suivante est, en 2026, condamnée suite à un éboulement mais en 2016, on pouvait toujours emprunter la partie la plus spectaculaire qui s’apparentait plus à de l’escalade que de la randonnée comme on peut le voir sur la photo. Il s’agit de ne pas avoir le vertige, et de bien se tenir au filin d’acier! Une poussée d’adrénaline, même pour le randonneur expérimenté mais quelle vue!

Le sentier le plus étroit avec son filin de sécurité

Une fois cette étape franchie, je suis arrivé à une aire de repos, de quoi souffler et reprendre un peu des forces avant de poursuivre le chemin qui va être plus aisé à partir de là mais avec de beaux paysages à découvrir.

Aire de repos sur les hauteurs

Pendant un petit moment, le chemin s’écarte du bord de la falaise et prend l’allure d’un chemin de campagne.

Le chemin entre l'aire de repos et le point de vue sur le Loreley

Il ne faudra pas longtemps pour avoir un premier regard sur le célèbre rocher du Loreley, dont j’ai déjà parlé dans le billet précédent.

Un banc au bord de la falaise avec une vue partielle sur le Loreley

Quelques dizaines plus loin, nous arrivons à une aire de repos avec une vue imprenable sur le Loreley. Une plaque commémorative indique les trois auteurs, dont l’écrivain Heinrich Heine, du célèbre chant consacré à ce lieu mythique du Rhin. On peut déjà remarquer sur cette photo que le rocher forme un goulot d’étranglement du fleuve!

Vue sur le Loreley

Plaque commémorative pour les trois compositeurs à l'origine du chant du Loreley

A partir de là, Sankt-Goar va se découvrir à moi au long du chemin avec une série de beaux panoramas sur la vallée.

Vue sur le Loreley et la vallée du Rhin, on distingue bien le rétrécissement du fleuve.

Le parcours me fait passer par plusieurs plateforme d’observation d’où l’on a des vues sublimes sur la vallée du Rhin, ici, en direction de Sankt-Goar et Koblenz (Coblence), on remarquera le bac qui traverse le Rhin pour rejoindre Sankt-Goarshausen sur l’autre rive, bien nécessaire car les ponts sont peu nombreux sur cette partie du Rhin, ce qui confère à cette portion son charme authentique.

Panorama sur la vallée du Rhin sur les hauteurs de Sankt-Goar

Bientôt le chemin va entamer la descente pour rejoindre la petite cité lovée au bord du fleuve.

Vue sur la vallée du Rhin près de Sankt-Goar

Me voici presqu’arrivé à Sankt-Goar, dont le but ultime sont les ruines du château que l’on distingue dans le fond, à gauche sur la photo, il domine la petite ville. La voie ferrée traverse la petite ville, cette portion de la ligne de la rive gauche du Rhin était à l’époque des grands trains internationaux, une des plus belles d’Allemagne. Des trains mythiques comme le Rheingold, l’ont longtemps arpenté, c’était l'axe principal vers la Suisse et l’Italie jusqu’à la mise en service de la ligne à grande vitesse entre Köln (Cologne) et Frankfurt-am-Main (Francfort-sur-le-Main).

Vue sur Sankt-Goar

Pour achever en beauté cette belle randonnée, une visite des ruines du château était au programme.

Indicateur de direction pour se rendre au château.

Les ruines sont imposantes et les deux photos ci-après donnent une idée assez précise de l’étendue de ce château!

Les ruines du château de Rheinfels à Sankt-Goar

Les ruines de château de Rheinfels avec la vue sur la vallée en direction de Bingen

En cette fin de journée, le soleil a fait une timide apparition mais l’automne est la saison des brumes et cela sied parfaitement à la vallée du Rhin.

Pour clore cette belle randonnée et avant de repartir vers la gare et rentrer en train jusqu’à Oberwesel, une dernière vue panoramique depuis le point le plus haut du château avec un ciel magnifique.

Panorama sur la vallée du Rhin depuis le point le plus haut du château

Cette randonnée reste un très bon souvenir et j’espère que ce modeste compte-rendu et les photos vous auront donné l’envie de partir, vous aussi, à la découverte du Rhin romantique. Si vous n’êtes pas rando, je ne peux que vous conseiller de faire la croisière d’un jour depuis Bingen jusqu’à Sankt-Goar où vous pourrez admirer depuis le bateau pas moins de quarante châteaux, qui dit mieux?

Un train du MittelRheinBahn en gare d'Oberwesel

Informations pratiques

  • Toutes les informations sur le sentier (en allemand, anglais et néerlandais mais pas en français!) et en particulier sur cette étape. Vous y trouverez les dernières mises à jour et autres déviations.
  • Pour rechercher les horaires pour rejoindre Oberwesel, on consultera le site officiel des chemins de fer allemands.

English summary

Back in 2016 for this blog entry with a hike on the Rheinburgenweg a long distance hiking path joining Bingen with Rolandseck following the Rhine Valley.

This section will show you some of the most impressive views on the valley. Unfortunately, the climbing section is barred and a deviation is foreseen, to get to know the last updates, you can have a look at the official website of the hiking path (see above)

The section here goes from Oberwesel to Sankt-Goar. You can access both places easily by train.

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