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from Chroniques Autistes

(article écrit en 2024)

Je vais mal et j’ose enfin l’exprimer et je ne suis pas la seule. Beaucoup de femmes dans les groupes de support en ligne pour le cancer du sein rapportent le même sentiment de malaise et de n’avoir aucune aide une fois les traitements « terminés ». Le terme est entre guillemets parce que pour certaines ça ne l’est jamais. Je suis dans un groupe en ligne de femmes en Ontario et un autre à l’échelle du Canada et nous sommes beaucoup à vivre cela. Pour les personnes à l’extérieur du pays il faut garder à l’esprit que la santé est une compétence provinciale, nos expériences sont très différentes d’une province à l’autre, et elles peuvent l’être aussi d’une région à l’autre dans la même province.

Ce qui est terminé c’est ce qu’il est aux yeux des autres, après l’opération, ou la radiothérapie, la chimiothérapie ou encore l’hormonothérapie (prescrite sur 5 ans). En ce qui me concerne, il y aura eu seulement une mastectomie unilatérale sans hormonothérapie initialement prescrite par l’oncologiste parce que cela m’apporte seulement 1,1 % de bénéfices versus les nombreux effets secondaires plus ou moins graves.

Et donc après ces traitements nous sommes laissées à nous-mêmes avec généralement des listes longues comme le bras de numéros de téléphone pour chercher de l’aide, du support, des ressources, etc. En décembre dernier avant l’opération, j’avais obtenu des références de la part de la Fédération du cancer d’Ottawa de thérapeutes francophones ayant une expérience avec des patients ayant ou ayant eu le cancer. Comme au Canada il y a une très grosse demande, les délais d’attente peuvent être plus ou moins longs et j’ai mon premier rendez-vous est seulement à la mi-mars. En attendant, j’ai eu quelques séances avec une autre thérapeute francophone, mais le français étant sa troisième ou quatrième langue les nuances et autres subtilités de la langue lui échappait. Et j’ai beaucoup de chances car les deux sans être autistes sont neurodivergentes.

Nous avons donc la possibilité de faire appel à des thérapeutes mais encore faut-il avoir une assurance privée (une mutuelle) pour en couvrir les frais, ou encore en avoir la possibilité, je pense ici aux communautés rurales éloignées, ou aussi avoir accès à Internet pour profiter des séances en ligne, et il est loin d’être fiable partout et coûte bien souvent un bras.

Bref, il y a aussi tout simplement l’impossibilité de faire tout simplement une demande car la personne n’en a pas la force épuisée après les traitements, ou bien pour moi c’est une immense épreuve de devoir passer un coup de téléphone étant autiste, parce qu’évidemment il n’y a qu’un numéro de téléphone. Si le sujet vous intéresse Autisme : passer un appel téléphonique, c’est plus complexe qu’il n’y paraît

Et pourquoi avons-nous besoin d’aide? Parce que l’épreuve du cancer du sein est traumatisante non seulement dans notre corps avec la mastectomie, ou la tumorectomie (seulement une partie du sein est retiré), avec la chimiothérapie, la radiothérapie et leurs effets secondaires sans parler de ceux des hormones. Mais c’est aussi traumatisant psychologiquement, moralement et émotionnellement. Comment faire le deuil de son ou de ses seins? Comment gérer les différents effets secondaires possibles qui peuvent arriver à plus ou moins long terme et qui sont décrits ici : physiothérapie et cancer du sein. Encore une fois, c’est à nous de trouver quelqu’un pour ces possibles effets secondaires, formée dans ce domaine, ce qui est loin d’être évident avec en plus toutes les restrictions mentionnées déjà plus haut. Et comment gérer la peur de la récidive? Comment gérer notre nouvelle image corporelle? etc. Tant de questions qui se posent…

Les réponses que nous obtenons en général sont de : faire du sport, manger mieux, parler à quelqu’un, s’entourer de ses amis et de sa famille, bref que des solutions faciles (sarcasme). Solutions pour lesquelles on n’imagine même pas qu’elles pourraient être inaccessibles pour des raisons aussi diverses, en ce qui me concerne, que les fonctions exécutives, l’autisme, le TDAH, l’absence physique d’amis et de famille sans oublier le fait que de ne pas conduire est un gros handicap dans la ville où j’habite. Mais pour ça tout le monde assume forcément que je conduis…

Comment conclure un tel texte? Parce que c’est loin d’être fini. Je dois encore une fois puiser dans ma résilience en attendant le rendez-vous de la mi-mars tout en gérant du mieux que je peux la fatigue, les douleurs post-opératoires (qui peuvent perdurer pendant 2 ans), mes autres soucis de santé, bref tout en continuant à faire semblant d’aller bien parce que c’est « fini ». Enfin presque, j’ai un rendez-vous de suivi avec l’oncologue fin mars pour parler de ma décision de prendre ou non l’hormonothérapie et d’aborder le sujet des tests génétiques pour évaluer les autres risques de cancer auxquels je pourrais face. Ah, j’ai oublié de vous dire que le cancer est loin d’être rare chez les autistes, un article en anglais sur le sujet Is There a Link Between Autism and Cancer?

 
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from Week-end à hommes

Homme nu vêtu d'un string métallique, recto et verso.

Après un certain temps encore, je commençai à me préoccuper du retour. Il ne devait pas être si tôt et je travaillais le lendemain, aussi tirai-je mon smartphone de mon sac à dos. Il affichait un vaillant trente-pour-cent, ce qui devrait être suffisant, mais surtout un tardif dix-sept heures, ce qui n’était pas étonnant vu l’activité intense pratiquée depuis mon lever post méridien.

Tapotant sur l’écran tactile, j’avisai rapidement que ma gare de départ la plus proche se situait au Grau-du-Roi, et que je devais donc retourner là-bas, ayant une heure et demie environ pour le faire ; c’était suffisant, mais sans grande marge. Puis deux correspondances via Nîmes et Lyon pour enfin être rendu à mon domicile, probablement aux alentours de vingt-trois heures. Surtout, les correspondances étaient courtes, onze minutes à Nîmes puis vingt-trois minutes pour attraper le TGV, mais cela devrait suffire.

Armé de ce savoir, je résolus de réserver mes billets, ce qui fut rapidement fait, et je m’accordai même la première classe. Puis je me mis en route, il me fallait marcher les sept kilomètres qui me séparaient du bâtiment ferroviaire, donc sans traîner.

Je commençai à trotter dans le plus simple appareil où m’avait laissé mon groupe et qui seyait parfaitement au côté nudiste de la plage, et j’ignorai les quelques regards parfois invitants de certains beaux hommes, cherchant sans doute à m’attirer dans les dunes pour me présenter leurs secrets. J’étais à la vérité repu de sexe, ce qui ne m’arrivait pas souvent mais je dois dire que ce week-end fut particulièrement riche de ce côté. Aussi et peut-être surtout, je n’avais plus guère le temps de folâtrer, car si je ratais mon train il me serait difficile d’arriver chez moi ce soir.

J’avais dépassé le secteur naturiste et j’étais en territoire textile, mais je m’accordai encore un peu la caresse du vent marin sur l’ensemble de mon corps. Bientôt, je bifurquerai sur l’asphalte et devrai me revêtir, car si j’avais fait le chemin à l’aller nu et tenu en laisse, cette fois-ci je n’avais plus de maître qui aurait pu détourner l’attention ou expliquer qu’il ne s’agissait que d’un jeu. Désormais, cela ressemblerait plus à de l’exhibition.

Je jugeai que le moment était venu, et puisant dans mon sac à dos, ma main incrédule n’y trouva pas ce qu’elle cherchait. Elle recommença sans plus de succès, et mes yeux l’aidèrent alors à comprendre la situation. Si dans la poche avant tout ce qui était essentiel y était bel et bien, mon smartphone comme je l’ai dit, ma montre, mon portefeuille et mes clefs, en revanche la poche principale respirait le vide.

Mais oui ! Je n’y avais pas mis mes vêtements hier soir pensant le faire ce matin, et les événements s’étaient enchaînés de sorte que Mark avait dû saisir mon sac tel quel, semblant rangé et les omettant donc — ou bien plus perfide encore, le réalisant très bien mais me faisant un dernier coup façon Albion. Ainsi, mon short, mon tee-shirt et mes sandales manquaient à l’appel, seuls se trouvaient les objets qui n’avaient jamais quitté mon sac : un plug et un thong tous deux métalliques.

Je me posai pour réfléchir : j’étais donc pieds-nus, sans rien à me mettre en haut et tout au plus mon thong pour le bas. J’écartai l’idée du plug car il ne correspondait pas vraiment à une solution à mon problème, et à dire vrai, après tout ce que j’avais vécu ces trois jours, je doutai même qu’il tînt en place. Nous étions dimanche soir, et même si par miracle je trouvais encore des magasins ouverts, je n’avais guère de temps devant moi. Quant à retourner chez Mark et Félix, il n’en était pas question, et je préférais racheter plus tard de nouveaux atours plutôt que d’avoir encore affaire à eux.

Je résolus donc de tenter l’aventure. Je revêtis ainsi mon thong, qui était conçu en anneaux métalliques entrelacés à la manière d’une cotte de maille, ayant l’apparence par devant d’un sachet contenant mes parties, et à l’arrière une simple chaîne métallique épousant mon sillon comme le ferait un string, le tout étant maintenu à la taille par une autre fine chaînette. Inutile de dire que l’on pouvait deviner ce qu’il renfermait par le manque d’opacité de la structure, et qu’il laissait ma toison saillir généreusement devant. Je terminai en enfilant mon sac à dos de sorte que ses bretelles couvrissent mes tétons, masquant ainsi une des parties de mon anatomie qui auraient pu accentuer ma quasi-nudité.

Je repartis alors, d’un pas résolu afin d’une part que les regards des passants n’eussent pas le temps de me regarder en détails, d’autre part car le temps pressait. Le chemin de sable, l’asphalte du trottoir, tout cela paraissait encore naturel si près de la plage, et j’éveillai simplement quelques coups d’œil en coin. Quand je passai derrière le port, les regards étaient plus insistants, et à la vérité j’avais un côté exhibitionniste et j’aimais que l’on me regardât, probablement même que le petit danger que je ressentis ajoutait à mon excitation. Je voulais surtout éviter les autorités, qui selon moi étaient seules susceptibles de me causer du désagrément et de m’arrêter dans ma course, ce qui eût été fâcheux car j’aurais alors la certitude de rater mon train.

Cela n’arriva point et enfin arrivé à ma gare de départ, je me fis tout petit dans un coin du quai avant de monter à bord du TER. Celui-ci était presque bondé, aussi restai-je debout et autant à l’écart que possible. Dos à la cloison, je déplaçai mon sac sur le ventre en essayant de masquer mon bas également, ce que je parvins assez bien à faire. Arrivé en gare de Nîmes, donc loin de toute activité balnéaire, ma tenue allait bien plus détonner et le risque augmenter.

Il fallait prendre un nouveau train pour rejoindre la gare TGV, et je marchai aussi vite que possible en scrutant tout particulièrement la présence de contrôleurs ou autres forces de l’ordre, que je pus éviter d’autant plus facilement qu’ils étaient peu nombreux. Certains badauds me regardaient passer en coup de vent, je pense qu’ils remarquaient essentiellement ma nudité pédestre, et avant qu’ils pussent remonter les yeux au-dessus de mes cuisses, j’étais déjà passé.

Enfin arrivé en gare TGV, il me fallut ruser et jouer des mains et des piliers pour patienter, masqué autant que je le pus, les vingt minutes d’attente sur le quai, le train arrivant d’une autre gare avant de repartir aussitôt. Ce fut en montant que je me découvris le plus, cherchant la place solo que j’avais réussi à réserver, sous le regard réprobateur des passagers qui me voyaient passer à leur niveau et remarquant très bien mon accoutrement, ou plutôt son défaut.

Le problème de la première classe, c’est que certains clients estiment qu’il s’agit d’un secteur privilégié, réservé au bon milieu, et accueillent mal tout intrus du peuple qui paraît venir d’un monde qui n’est pas le leur. Mais j’avais choisi ce compartiment car il offrait des places seules, et bien que je ne susse pas encore en réservant que cela m’éviterait un voisin scrutateur voire délateur, j’avais déjà bien en tête le fait d’éviter un vis-à-vis désagréable ou, pire encore, qui ferait la conversation.

Personne ne fit de remarque toutefois, et je m’installai à ma place en me disant que le tour était joué. En effet, j’abattis ma tablette ce qui masqua mes jambes aux regards, je mis mon sac dessus ce qui me permit de cacher mon torse, je dirigeai mes pieds vers la cloison et je résolus de ne plus bouger jusqu’à notre arrivée. Je savais bien que mon voisin sur l’autre rive du couloir et toute personne passant à côté verrait à quel point j’étais peu couvert, mais j’étais rassuré et je me préparai mentalement à contester toute tentative de me faire descendre en exigeant de voir l’alinéa du règlement qui l’aurait motivé.

Je revécus ce week-end de trois jours mentalement, et comment mes relations avaient évolué au fil de son déroulé : une visite à l’exposition d’art tout d’abord, innocente, mais pas vraiment ? J’avais un peu racolé en m’habillant si court — bien que cela ne fût rien au regard de mon dénudé actuel — et si j’avais suivi cet inconnu qui s’appelait Mark, c’était bien dans l’espoir d’une relation sexuelle avec lui. Et je ne fus pas déçu, car son copain l’avait admirablement secondé et tous deux m’avaient comblé, littéralement. Mais je me demandai maintenant si cela n’avait pas constitué de leur part un test pour ce qui allait suivre ?

Puis la partie fine, où j’avais subi sévices et humiliations qui avec le recul, m’excitaient à y repenser. Se laisser manger, dominer, boire à la fontaine de gloire, et c’était probablement là que les choses s’étaient gâtées, car mon compagnon d’infortune s’était peut-être trouvé piqué de ne plus avoir l’exclusivité de l’attention. Et pourtant il semblait qu’il vînt d’ordinaire avec un autre, mais peut-être ce dernier était-il relégué dans un rôle secondaire ?

La partouze m’avait marqué par le spectacle de débauche qu’elle avait déroulé, dans la plus pure continuité des séquences précédentes, donnant un aperçu de la nature humaine et de ce qu’elle produit de mauvais quand elle ne sait s’occuper ou n’a pas d’autre objet contre lequel exercer sa cruauté. Une forme de jeux du cirque, me dis-je, sous une forme moderne et débridée, et réservée à une certaine partie de la société.

Mark s’était montré méchant et plus encore le lendemain en me corrigeant, alors que je n’avais rien fait que d’essayer de jouer mon rôle du mieux possible. Je pensai qu’il avait construit une relation malsaine avec son dominé et qu’il avait mal vécu le fait que je m’interposasse, bien malgré moi, entre eux. Car si Lolo avait disparu, vraisemblablement avant la fin de la nuit, c’est qu’il avait probablement voulu marquer son mécontentement, comme je l’ai dit plus haut. De ce point de vue, Félix semblait plus équilibré, ne dépendant pas d’une relation de dominance émotive et pratiquant, semblait-il, le sexe comme simple plaisir.

Pendant que je revivais mentalement mon meilleur moment du week-end avec le groupe d’amis de quelques heures dont j’avais à présent oublié les prénoms, je fus interrompu dans ma réflexion par le contrôleur. Celui-ci me regarda d’un drôle d’air et je me préparai à argumenter et à expliquer en quoi ma tenue ne pouvait constituer motif à amende, ou pire encore, à débarquement, mais il se contenta de scanner mon QR-code et passa son chemin, le regard insistant entre ma hanche et ma cuisse, et se demandant probablement comment un tel hurluberlu pouvait avoir un billet valable en première mais ne voulant pas causer de problèmes un dimanche soir.

Je retournai dans mes pensées en imaginant les collègues dialoguant au café le lendemain matin :

“— Alors, ce week-end de trois jours ?

— Oh, je n’ai pas fait grand chose, un tour à la mer.

— Pas d’autre activité particulière ? Un peu de sport ?

— Moi, tu sais, le sport…”

Je ne disais pas grand chose, j’étais assez intérieur et bien malin qui pouvait suspecter que sous mon air discret, sobre et apparemment sérieux, je pratiquais un sport particulier chaque fois que l’occasion s’en présentait.

Je grelottais littéralement avec la climatisation du train qui m’avait saisi dès ma montée à bord, heureusement que le trajet ne durait guère plus d’une heure. Terminant le cheminement de mes pensées, je me pris à compter mentalement et dénombrai environ vingt-cinq fellations et plus de trente sodomies, s’agissant de personnes distinctes car certaines y étaient revenues plusieurs fois. Sur trois jours, cela me parut une bonne moyenne, en fait probablement un record pour moi, et j’en fus très content.

Nous arrivions à La Part-Dieu et il me fallut descendre. J’attendis un peu le dernier moment, et après un escalier je me retrouvai dans le souterrain sombre que je détestais, content toutefois de ne plus être exposé à la climatisation. J’allai vivement à ma dernière étape, et curieusement, bien que je ne fusse toujours vêtu que de mon thong et de mon sac à dos, je captais moins de regards dans la cohue des gens pressés qui déambulaient rapidement dans la luminosité faiblarde. C’étaient encore mes pieds nus qui retenaient l’essentiel de l’attention de ceux qui se retournaient, et j’en souris intérieurement, me disant que d’autres pays étaient bien plus ouverts sur ce point.

Je fus heureux d’arriver enfin chez moi ; ainsi que d’avoir réussi à parcourir plus de trois cents kilomètres en transport public, vêtu seulement d’un string métallique !

Le lendemain se déroula à peu près comme je l’avais prévu, mais la conversation du café prit un tour un peu différent :

“— Ah tiens hier soir j’étais à Lyon et j’ai vu un mec quasi à poil en gare. Il est passé vite mais tout le monde se retournait sur lui. D’ailleurs il te ressemblait un peu, André.

— Cherche pas, c’était moi. D’ailleurs je me balade souvent à poil le soir en ville, tu sais bien.”

De gros rires incrédules ponctuèrent ma répartie, tellement elle était éloignée de l’image mentale qu’avaient de moi mes collègues. Moi, une bête de sexe exhibitionniste ?

Je ne suis pas celle que vous croyez !

 
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from Week-end à hommes

Mer et plage avec homme nu vu de dos.

Nous étions au plein milieu de la plage, sur une bande de sable modérément ferme, et autour de nous se trouvaient différents publics, qui assis ou discutant, qui rôtissant au soleil, qui lisant un livre ou qui encore se promenant au bord de la mer ou allant et venant s’y baigner. Autant dire que tout le monde pouvait nous voir, ce qui ne semblait pas gêner mes futurs partenaires, et à vrai dire les gens qui nous entouraient non plus, étant peut-être habitués, un peu voyeurs voire pratiquants du même art. Exhibitionnisme, en extérieur et en groupe : tous les ingrédients réunis que je trouvais les plus excitants pour la pratique du sexe.

Mes six compagnons étaient déjà un peu revigorés, sans doute anticipant l’avenir immédiat. Seb se présenta d’abord face à moi alors que je me mis à genoux, et je commençai à lui travailler le membre, comme je l’avais déjà fait probablement à vingt personnes ce week-end. J’y mettais plus de cœur en voyant qu’il appréciait et que sa raideur croissait rapidement : d’abord la langue, en dessous et sur les côtés, puis tout en bouche, imprimant un mouvement de va-et-vient et modulant la pression de mes lèvres avec les oscillations de ma tête et mes caresses linguales.

Max s’était posté à côté, et je relâchai presque à regret mon emprise pour la porter sur ce dernier et lui infliger le même traitement. Il fut rapidement rejoint par tous les autres, qui formèrent un cercle presque parfait autour de moi. Je ne savais plus où donner de la tête, littéralement ! Si j’avais d’abord commencé à m’occuper de chacun à tour de rôle, il me sembla désormais plus stimulant de jouer avec eux l’effet de surprise, et d’alterner à droite, à gauche, derrière, au centre, afin que chacun reçût sa récompense mais que personne ne sût exactement à quel moment.

Ce manège où je tournais dura très longtemps. Chacun des organes était différent et présentait un goût propre. Comme ma salive les enveloppait, eux-mêmes produisaient ce liquide qui précède l’extase, en plus ou moins grande quantité selon la personne. Son goût légèrement salé et sa consistance collante me plaisaient, et auguraient favorablement de la suite.

On m’invita alors à me déplacer un peu pour me poster sur un transat plat couvert d’un matelas molletonné en plastique, et m’y poser à quatre pattes. De là, je pus continuer mes caresses buccales aux membres qui ne cessaient de défiler. Ils n’étaient que six, mais ils y revenaient sans cesse dans une sorte de noria infinie !

L’un s’était sans doute détaché toutefois, car je sentis un objet chaud balayer mon sillon, d’abord de bas en haut puis à rebours, la langue s’attardant sur le seuil de ma porte. J’aimais cette douceur humide qui laissait derrière elle une impression de fraîcheur alors qu’elle commençait à peine à sécher, immédiatement renouvelée au prochain passage.

Estimant probablement avoir mérité sa récompense, ce fut un doigt frais qui remplaça temporairement la langue, enduit d’un lubrifiant à ce qu’il me parut. Ce majeur semblait satisfait de son introspection qu’il réussit sans effort, aussitôt rejoint par un index puis un annulaire, tous ensembles. Ceux-ci furent remplacés dans leur passage par un organe unique mais généreux à ce que je sentis, qui toqua une fois, puis une seconde fois avant de rentrer délicatement mais fermement jusqu’au fond.

Quel bonheur ! Je sentis toutes ses veines pendant qu’il amorçait un premier mouvement de retrait, pour revenir et vice-versa avec régularité et application. Je ne réalisai pas de qui il s’agissait, et à la vérité, peu m’importait. Je profitai de ce moment intense, celui où les corps glissent et coulissent à l’unisson. Je continuais à alimenter la noria en simultané, sans doute de manière plus saccadée du fait des mouvements qui étaient imprimés côté fondement.

Celle-ci sembla prendre une nouvelle trajectoire, alors que mon premier entrant s’était éclipsé pour venir se présenter devant moi et me permettre de goûter à son organe enrichi de l’arôme de mon intérieur. Un autre l’avait remplacé et je ressentis la même douceur teintée de fermeté tandis qu’il rentrait lui aussi en moi. Nouveaux mouvements, nouveau positionnement de la noria, et tous se succédèrent pour me visiter par la porte arrière, sortant de l’avant pour y revenir ensuite.

Cela dura longtemps, et j’aurais souhaité atteindre l’éternité dans cette activité pleine de satisfaction mutuelle, mais la position finit par devenir fatigante pour moi, et comme en écho, on m’invita à me retourner pour m’allonger sur le dos sur le transat. Je fus positionné de sorte que ma tête pendît vers le bas, ce qui permit aux prétendants de rentrer par la porte avant et d’atteindre le fond de ma gorge. Cela provoquait chez moi un mouvement réflexe et je perdis la maîtrise de mes glandes salivaires tout en devant m’appliquer pour pouvoir continuer à respirer convenablement. En même temps, on s’assurait de l’autre côté de ne pas me laisser vide, et le pilonnage qui s’ensuivit pendant que j’étais sollicité à l’avant à en perdre la tête me rendit dans un état d’abandon quasi-extatique.

Nouvelles rotations et succession de tous mes partenaires, tous voulaient profiter des nouvelles stimulations que permettait cette position et les lubrifications associées, et ils y revinrent plusieurs fois avec une fréquence s’accélérant. La fatigue en touchant certains aussi, cela finit par ralentir.

Je sentis qu’on me repositionna encore et sur le côté cette fois, permettant à mon cou de se reposer sur le matelas et le soulageant du même coup. Ainsi dirigé, mon regard put voir que nous avions un public, plusieurs personnes s’étant regroupées pour nous regarder tous, et il me sembla même qu’un smartphone avait filmé la scène. Cela ne semblait pas gêner mes partenaires qui l’avaient déjà remarqué depuis longtemps, et cela m’excita encore davantage.

Chris s’allongea derrière moi, ajustant sa position et soulevant ma jambe afin de permettre à son membre de retrouver l’orifice qu’il avait déjà épousé plusieurs fois. Il y parvint, et un mouvement de reins lui permit d’y revenir, alors que je lui facilitai la tâche en écartant plus encore ma cuisse et en levant le reste de ma jambe du mieux que je pus. Les mouvements de va-et-vient se succédèrent à nouveau puis mes partenaires, et chacun put tester cette nouvelle position avec succès.

Il était temps de varier un peu. Étant ramené sur le dos, David vint au dessus de moi mais tête-bêche, de sorte que ma bouche rencontrât à nouveau sa virilité, mais lui faisant de même. Nous y étions, le soixante-neuf tant attendu ! Car même si je suis passif à cent-pour-cent, comme je l’ai dit j’apprécie aussi le plaisir buccal et le privilège de l’éprouver tout en le dispensant en même temps est formidable.

Après un temps, il voulut toutefois changer et se levant, il m’invita à faire de même pour me remplacer sur le transat. Lui aussi allongé sur le dos, il me fit le chevaucher à califourchon et venir m’empaler sur son membre. Je gardai les pieds sur le sable de chaque côté du transat, tout en m’asseyant sur sa virilité et posant les mains derrière moi sur le cadre, je me mis à balancer les hanches afin d’être tout entier pénétré de sa raideur. David entama un mouvement similaire, et je pus ainsi alterner phases de calme où je profitai de ses oscillations, et phases actives où se jouait la réciproque.

Seb vit que le moment était adapté pour se poster debout à côté de moi et étant ainsi au bon niveau, je le happai aussitôt de ma bouche gourmande. Chris se mit debout de l’autre côté, et j’alternai ainsi entre eux, toujours enfilé tout entier sur David. Après avoir profité largement de cet échange, Max remplaça David, puis Marc et Franck se mirent aux avants-postes pour répéter l’histoire, avec un léger changement puisque ayant pivoté, je tournai cette fois le dos à mon hôte allongé.

Comme je fatiguais un peu, celui-ci le vit et me tira en arrière, de sorte que je fusse étendu sur son ventre et son thorax. J’étais léger, il était robuste, cette position nous convint à tous deux, et il redoubla d’efforts et de profondeur en moi, tout en me stimulant les tétons. Ma prostate était désormais attaquée sous ce nouvel angle et cette vigueur décuplée, et la fréquence des assauts devait être idéale car je commençai à trembloter des jambes et à complètement perdre le contrôle de mes sens et de mes muscles.

Une sensation que je connaissais bien et à laquelle je m’abandonnai tout entier, tandis qu’un flot presque ininterrompu commença à s’écouler de mon organe et que j’atteignis l’orgasme. Oui ! Mon hôte ne s’arrêta point, bien au contraire, s’assurant ainsi que je profitasse le plus longtemps possible de cet état de grâce et d’extase, que j’eusse voulu éternel alors que le flot qui pulsait hors de mon corps paraissait intarissable et que ma bouche formait des gémissements de plaisir.

Il finit par venir lui aussi, mais je le sentis à peine, engourdi du bas et toujours tremblant des membres inférieurs. Il marqua une pause après s’être retiré, et je dus patienter cinq bonnes minutes pour récupérer l’usage de mes sens. Il l’estima, et me faisant asseoir momentanément, se fit remplacer par Marc que j’avais un peu délaissé. Celui-ci prit toute la place qu’avait laissée Max, y compris en moi, et tenta dans un premier temps de répéter l’exploit de ce dernier. Mais étant peut-être trop confortable et voyant que Franck était dans l’impatience comme lui, il l’invita d’un regard à se poster entre mes jambes ouvertes.

Premier assaut alors que j’étais déjà pénétré en entier, qui se répéta pour réussir dès le second, m’emplissant généreusement d’un double diamètre chaud. Marc me tenait fermement, et Franck imprima de ses reins des mouvements de va-et-vient. Je savais que je n’atteindrai pas un nouvel orgasme ainsi car la profondeur à laquelle on fore en cette position est généralement inférieure, mais j’étais amateur d’élargissement extrême et j’y trouvai ainsi mon bonheur.

Marc le trouva également assez rapidement, à la fois pris dans mon intérieur et stimulé par le frottement du membre de mon second partenaire qui continuait alors que le premier lâchait son lest pour s’envoler vers le septième ciel. Inondé par cette nouvelle flaque, j’étais aux anges et Franck la sentait aussi, tandis qu’il continuait de plus belle et qu’une nouvelle lubrification venait sur son outil en faciliter le coulissage.

Il se lâcha également, et je ressentis l’énergie du flot qui jaillit en moi par pulsations successives. Il finit par sortir avec une dose du liquide qu’il venait de m’injecter, qui coula sur les cuisses de Marc avant que ce dernier ne s’extrayât également de mon poids. Galvanisé par ce spectacle et voulant y participer également, je vis que Seb et Chris attendaient leur tour et je devinai qu’ils voulaient, eux aussi, tenter la double.

Lubrifié et dilaté comme je l’étais, je me prêtai à leur désir tandis que Seb s’allongeait maintenant sur le transat. Cette fois, il m’attira à lui ventre contre ventre, et pendant que ses mains s’enroulèrent autour de mes hanches, je me retrouvai rapidement en communion avec lui. Il m’embrassait sur la bouche et faisait de même en dessous, nos langues se croisaient et échangeaient leurs caresses et leurs humeurs alors que son organe me fouillait de même en mon sein qui était tout aussi mouillé.

Il rentra profondément, opposant les oscillations de ses reins avec celles de ses mains, et je goûtai au contact charnel qui unissait nos torses et nos poitrines, en plus de nos extrémités déjà accouplées. Mais il avait bien dans l’idée que nos ébats ne se limitassent pas à deux, et m’ayant écarté les cuisses de ses mains tout en restant uni à moi, de sorte que mes jambes pendissent à ses côtés jusqu’à ce que mes pieds touchassent le sable, il se repositionna pour lui aussi desserrer les jambes.

Il ouvrit donc la voie à Chris qui s’approcha et tenta de passer par le chemin ainsi tracé. Je le sentis qui tapa à ma porte, cette fois-ci par derrière le membre déjà enfilé, tandis que la fois précédente c’était dans l’ordre inverse. La sensation était différente et me donna l’impression que la seconde, troisième, quatrième tentative furent plus difficiles. Ou bien était-ce une affaire de diamètre supérieur, car bien que j’eusse une capacité importante pour avaler ce qui m’était jeté, une double me faisait approcher de ma limite.

La cinquième fois fut la bonne, et me fit lâcher un cri alors que j’eus l’impression qu’on me forçait au-delà de ce que mon corps pouvait accepter. Et pourtant, qu’est-ce que j’avais déjà pris ! Chris attendit que mon orifice s’habituât à cette nouvelle dimension, puis reprit son cheminement avec prudence mais fermeté. Mouvement arrière, puis avant. Encore. Encore, et encore, et encore, de plus en plus rapidement. Cela devint confortable, puis enfin agréable. Et maintenant j’en voulais plus.

Il fallut cinq minutes pour qu’il atteignît son paroxysme, et il giclait encore abondamment pendant qu’il se retirait déjà, finissant son office sur mon dos. Cela déclencha presque instantanément la même réaction chez Seb; qui se laissa couler en moi et tapissa mon intérieur généreusement. Quelle sensation de bonheur, quand un homme s’abandonne en vous et que vous le sentez physiquement se laisser aller !

Libéré de leur emprise et me rasseyant, je vis que Chris était proche, et réalisai qu’il était le seul à ne pas encore s’être envolé. Je ne voyais aucune raison de le laisser à part, mais je voulus tenter de coupler notre plaisir et atteindre ensemble notre apogée. Pour cela, la position qui me réussissait le mieux était debout, cambré et légèrement penché en avant, les mains appuyées sur un dossier de chaise par exemple.

Là il n’y en avait point, mais j’avisai Max debout nous regardant, et lui fis comprendre comment il pouvait m’aider, en me supportant les avant-bras pendant que je m’appuierai sur les siens afin de trouver cette station idéale. Ainsi positionné aux bons soins de ce solide gaillard et les pieds arrimés dans le sable, je fis signe à David afin qu’il me rejoignît par l’autre côté et pour qu’il commençât à me besogner.

Il ne se fit pas prier, et trouvant probablement la position debout agréable pour lui aussi, rentra d’un bloc en trouvant immédiatement sa voie. Il amorça ses mouvements, dans un premier temps sans les mains qu’il garda sur ses hanches à ce qu’il me semblât. Cela lui permettait des mouvements amples et profond, et me penchant à peine plus, m’assura qu’il tapât sur ma prostate.

Je n’avais plus qu’à attendre, tandis qu’il redoublait d’effort. Il eut la bonne idée de trouver une occupation à ses mains, qui se positionnèrent autour de mes tétons en les pinçant par moments, et caressant mes aréoles à d’autres. Ceci provoquait toujours en moi une forte excitation, mais dans l’état que j’approchais, cela me fit durcir davantage.

L’orgasme prostatique a ceci d’extraordinaire qu’il peut être atteint plusieurs fois d’affilée. Au fur et à mesure que je montais, je percevais à nouveau cette sensation au niveau du périnée, cette perte de contrôle qui peut laisser penser que l’on va se laisser aller, ces tremblements dans les jambes alors que les muscles ne sont plus pilotés par le cerveau… Mon membre en semi-raideur se mit à fuir à nouveau, par saccades rythmées par les mouvements de mon partenaire, et une quantité laiteuse indescriptible coula sur le sable, s’accrochant à mes cuisses et à mes jambes dans le mouvement pendulaire qui m’était imprimé.

Jouissance !

David finit également par atteindre l’orgasme dans une série de râles, tandis qu’il semblait me remplir par l’arrière pour remplacer tout le fluide qui m’avait échappé par l’avant. j’étais déjà entièrement abandonné dans les bras de Max qui me portait quasiment alors que mes jambes se dérobaient.

Ce fut un moment fabuleux pour moi, et j’espérai que mes amis d’un jour en garderaient souvenir également — et probablement les spectateurs qui avaient commencé à se disperser après le clap de fin.

Nous restâmes assis longtemps, sans dire mot, à contempler la mer pour ce qui me concernait, à aller et venir se baigner pour le reste de l’équipe. On vint même me frotter le dos avec de l’eau de mer et je compris plus tard qu’il s’était agi d’effacer ce qui restait de mon inscription honteuse.

Ils finirent par commencer à ranger, puis à me saluer :

“— Dédé c’était génial, on a passé un super moment. J’espère qu’on se reverra un jour peut-être ? Nous on doit y aller, à plus.”

J’eus droit aux bises de chacun, puis ils s’éloignèrent en groupe, me laissant assis nu sur le sable, m’étant assuré auparavant que mon sac à dos était toujours à proximité. Je regardais ces beaux corps mâles s’éloigner, avec un peu de regret.

 
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from Week-end à hommes

Robinet laissant échapper son jet.

Quand j’ouvris l’œil, il était presque midi ! J’avais dormi d’une traite, et si j’avais vaguement perçu de l’agitation à côté, je ne me réveillai vraiment qu’à ce moment où le soleil m’éclairait le visage. J’entendais une discussion à côté, peut-être était-ce plutôt cela qui me tirait de mon sommeil car elle me sembla presque vive.

“— … T’inquiète, il reviendra, c’est juste une passade.”

C’était la voix de Félix, et je compris qu’il parlait de Lolo. Celle de Mark lui répondit :

“— Quand même, c’est la première fois qu’il me fait ça. J’avais raison, je ne voulais pas que l’autre participe.

— Il nous a bien aidé quand même, et il s’en est pas mal sorti, non ?

— Justement, peut-être trop bien. Et on le reverra plus après, alors que Lolo, c’est un habitué. Et je tiens un peu à lui…

— Ouais, t’attache pas trop quand même, hein.

— T’es jaloux ?

— Tant que ça reste sexuel, non. Mais faudrait pas que ça aille trop loin, des fois je trouve que tu le regardes d’une drôle de manière.

— Comme un soumis, rien de plus. Fais-moi pas chier avec ça.”

Félix grommela quelque chose et la conversation en resta là. Je compris que “l’autre”, c’était moi et que le conseil de Félix quand il m’avait libéré était probablement sage. Mais avant de partir, je résolus de prendre un petit-déjeuner, plutôt un brunch à cette heure, car j’avais faim et je considérais que je l’avais mérité, tout de même. Mon sac posé sur le lit, je sortis donc de ma chambre et comme le premier jour, m’emparai d’un bol de céréales et d’un jus d’orange, que j’allai manger dans le jardin.

J’étais encore entièrement nu, il faisait déjà chaud et cela restait ma tenue appropriée, enfin je voulais profiter une dernière fois du lieu en toute liberté. Assis sur ma chaise de jardin, je contemplai ce dernier en voyant que tout avait été rangé — à l’exception de la corde à linge — à l’instar de l’intérieur de la maison qui avait dû être entièrement récurée si j’en croyais l’odeur de détergent qui avait chatouillé mes narines en passant. L’un des avantages du carrelage, c’est qu’on peut le laver à grande eau, et il en avait eu besoin compte tenu de ce qu’il avait vu ces quelques heures !

Mark sortit brutalement et je lui lançai un “salut” qui manquait peut-être de conviction. Ses yeux me lancèrent un regard qui disait “tu es encore là !” mais sa bouche ne forma aucun mot. Il ne portait qu’un maillot de bain, et je regrettai de ne pouvoir faire mes dernières salutations au trésor qu’il renfermait.

Il sembla avoir pris une décision, et il m’intima l’ordre de me lever, ce que je fis immédiatement devant l’autorité qu’il y avait imprimée. Debout devant la table de jardin, ayant repoussé ma chaise en arrière, il écarta celle-ci tout-à-fait, envoya bol et verre à terre puis revenant du coffre qui était à côté, entreprit de lier mes deux chevilles aux pieds de la table avec des bracelets en cuir.

Cela me surprit et je me prêtai au jeu, bien que le moment me parût incongru et l’ambiance générale guère adaptée. Il revint ensuite avec une longue sangle, et me poussant le dos avec vigueur, me força ventre contre table pour faire le tour de l’ensemble avant de serrer le tout. Enfin, profitant de ma surprise et de mon apathie sur ce moment, il termina d’attacher mes poignets aux deux pieds de la table devant moi.

Je me trouvai ainsi entièrement ligoté et cambré en avant, offrant mon postérieur au monde. Un dernier aller-retour au coffre le fit revenir avec une ceinture en cuir à la main. Celle-ci était épaisse comme je m’en apercevrai bien vite, à la fois en épaisseur et en largeur où elle devait mesurer au moins cinq centimètres.

Je me demandai ce qu’il pourrait encore m’attacher, quand la sanction ne se fit plus attendre. Un coup formidable accompagna son mouvement de bras ample, prolongé par la ceinture qui claqua sévèrement sur mes deux fesses à la fois. Cela me fit crier car la douleur fut vive et inattendue. Encore pris par la surprise, un second coup arriva presque aussitôt et me fit crier encore plus fort, mélangeant cette fois protestation et réaction physiologique, accompagnées d’un mouvement avorté de mon corps qui souhaitait par réflexe mais sans succès s’extraire de son carcan. Cette fois on ne jouait pas, et il me sembla qu’il essayait vraiment de me faire mal.

Schlaaack ! Ses coups ne me rataient pas et chacun était plus terrible que le précédent, aggravé par la chaleur qui gagnait mon arrière caressé par le cuir. Il me punissait. Schlaaack ! De quoi il ne me le dit point, mais je suspectai que c’était lié à Lolo. Pourquoi celui-ci était-il parti, schlaaack ! Aïe ! Je ne le savais point, mais je devinai que la rivalité imaginaire qu’il avait bâtie à mon encontre, l’attention non exclusive qu’il avait reçue et mon succès modeste récolté l’avaient vexé. Schlaaack ! Déjà je n’en pouvais plus, et il ne semblait pas vouloir s’arrêter.

J’anticipais le prochain coup avec appréhension. J’étais fatigué, cueilli à froid, j’éprouvais un sentiment d’injustice, attaché et impuissant comme un gamin face — ou plutôt dos — à mon bourreau qui exprimait la méchanceté. Un sanglot monta à ma gorge. Schlaaack ! Schlaaack ! Deux coups administrés avec force et répétés aussi vite que lui permît la longueur du cuir eurent tout-à-fait raison de moi et je me mis à pleurer à chaudes larmes.

Cela l’arrêta, soit qu’il en fut surpris, soit qu’il avait atteint son but. Ou bien encore la présence de Félix qui passait derrière et qui lui dit “doucement !”

Il lâcha son arme et je crus qu”il allait me détacher, mais il ne l’entendait manifestement pas ainsi. Un court instant pendant lequel je devinai ensuite qu’il avait ôté son maillot, et le revoilà qui se présenta à nouveau derrière moi. Il m”écarta les hémisphères après les avoir saisis sans ménagement, et un organe durci se posta à mon sillon.

Je pensai qu’il avait conçu de rentrer à sec afin de poursuivre ce châtiment, mais il dut réaliser que cela lui serait aussi déplaisant qu’à moi, aussi partit-il à l’intérieur pour revenir aussitôt. Un contact froid me confirma qu’il s’agissait bien de lubrifiant, qu’il appliqua rapidement. Ses mains refirent le même mouvement sans plus de précaution, alors que je cessais mes sanglots.

Il entra alors directement et profondément, sans plus de formalités, m’attirant à lui et restant ainsi un court instant. Ce que j’avais vécu depuis vendredi m’avait désormais complètement ouvert pour plusieurs jours à toute expérience de ce type et cela ne me causa aucune douleur. J’étais simplement à sa merci et sous sa domination. Ce fut ce qu’exprima son corps en commençant un mouvement de va-et-vient marqué, sortant complètement par moments pour mieux y retourner, en saccades rapides et quasi-mécaniques.

Aucune attention, aucun érotisme, il me punissait là encore par cet acte et sa manière d’agir comme mon maître absolu : il me sodomisait, il m’enculait littéralement et il n’y avait rien d’autre dans son esprit, ni dans le mien d’ailleurs. Mon élasticité et mon diamètre l’obligeaient à jouer avec mes fesses pour se stimuler lui-même, ce qui me causait de la douleur à chaque fois qu’il pressait ma peau rougie par la fessée.

Ce manège dura quinze bonnes minutes, je me contentai de subir — que pouvais-je faire d’autre ? — et je n’émettais même aucun son, pourquoi le satisfaire avec des ahanements qu’il ne méritait pas d’entendre ? Finalement il sentit que son heure était venue. Plutôt que de satisfaire le plaisir que j’éprouve à recevoir les dons de mes partenaires, aspect de ma sexualité qu’il connaissait désormais, il se retira juste à temps pour que l’expression physiologique de son plaisir bestial me macule le dos, dans un mouvement où il visait tous les bouts de la peau que je lui présentais involontairement. Il matérialisait ainsi qu’il commandait et que je n’étais que son objet.

Après un moment, il se décida à venir me détacher les poignets. Cela me permit de le voir devant moi, entièrement nu et le membre désormais dégonflé, encore rougi de la visite fouillée qu’il venait de m’administrer. Passant derrière moi, il ne finit toutefois pas de dénouer les autres liens qui me plaquaient encore sur la table, et je sentis rapidement un filet chaud tomber sur le bas de mon dos.

Le salaud ! Il terminait son humiliation et sa punition avec cet acte ultime. Il urinait sur moi, balayant mon dos et visant également entre mes fesses, et je dégoulinais de son liquide par terre, ne pouvant toujours pas réagir. Ayant terminé son ouvrage et ne le voyant plus pendant plusieurs minutes, je compris par la suite qu’il avait à nouveau enfilé son maillot. Félix repassa :

“— Allez c’est bon, relâche-le maintenant, ça suffit.”

J’étais content de trouver un allié et la promesse de recouvrer ma liberté. Mark allait s’exécuter, non sans toutefois retirer du maudit coffre un collier en cuir, qu’il m’enroula autour du cou et auquel était attachée une lanière qu’il garda autour du poignet. Là, il se décida enfin à relâcher mes liens, et je pus me mettre debout, le regardant d’un air de ressentiment, mais qui s’apparentait plus à celui du gosse corrigé que d’un désir de revanche.

Il s’était aussi habillé d’une chemise hawaïenne au-dessus de son maillot ainsi que de tongs, et je remarquai qu’il portait mon sac-à-dos en bandoulière. Quant à moi j’étais toujours dans le plus simple appareil, pieds-nus et virilité à l’air, mon fondement rougi finissant de s’égoutter au sol. Surtout, j’étais maintenu en laisse par celui qui s’était arrogé mon maître et qui me tenait ainsi en respect par le cou.

“— Je vais faire un tour, je reviens d’ici deux heures”, cria Mark à l’adresse de Félix, que je ne devais plus revoir par la suite.

Il allait promener le chien, me dis-je. En effet, nous rentrâmes à l’intérieur par la véranda, puis en sortîmes directement par la porte d’entrée, celle par laquelle j’étais arrivé dans cette maison et ce jardin que je n’avais pas quittés depuis bientôt quarante-huit heures. Nous nous retrouvâmes dans la rue, et plutôt que de regagner sa voiture, il prit par la gauche et je le suivis, restant à la distance que me permettait la laisse qu’il tenait fermement en main.

Voilà donc que je me retrouvais en zone résidentielle semi-urbaine, sur un trottoir au bord d’une route, entièrement nu et tenu en laisse. Heureusement j’étais debout et le revêtement ne m’aurait pas permis de marcher à quatre pattes, mais j’étais offert ainsi à la vue des quelques passants qui se promenaient ou s’affairaient.

Il était dimanche après-midi et il y avait relativement peu de monde dans ce secteur. De plus, la plage était proche avec plusieurs zones nudistes alentour, même si elles sont censées être délimitées. C’est pourquoi je pensai que ma dégaine attirait les regards en coin, voire certaines têtes se retournant, mais que cela n’allait pas plus loin, pourvu que je ne tombasse pas sur des autorités.

J’essayais du coup de rester naturel. Je l’étais physiquement au sens propre, mais il fallait que je me sentisse à l’aise pour le paraître. J’aimais m’exhiber, mais je me trouvais ici un peu en décalage, un sentiment exacerbé par le collier m’assujettissant à son propriétaire. Rapidement je pris de l’assurance et marchai dignement, autant que me le permît ma position.

Je réalisai que nous nous trouvions plutôt au sud, rive gauche, du côté de Port-Camargue, et il y eut plus de monde en cheminant derrière la marina. Finalement, au milieu des regards étonnés ou amusés, je passai assez bien, l’attitude générale que je prenais rassurant les passants et touristes, une fois la surprise évanouie. J’étais habitué à marcher pieds-nus, et seuls les graviers fins constituaient une menace, heureusement nous étions plutôt en environnement asphalté sur les trottoirs.

Ce que je ne réalisai que plus tard et qui m’eût probablement ôté de ma superbe, c’était que les inscriptions au marqueur dans mon dos étaient toujours assez lisibles ; si j’avais quasiment réussi à les éradiquer sur mon torse, l’accès moins visible à l’autre côté m’avait fait omettre de les effacer avec le même succès, ne les voyant pas tout seul. Qu’avaient pensé les gens en lisant le texte et en suivant la flèche ? Je ne le saurai jamais.

Où allions-nous ? Comme nous bifurquions vers un chemin sablonneux, je compris que nous nous dirigions vers la plage de l’Espiguette. C’est une immense bande de sable fin, en partie naturiste, dont un coin est particulièrement prisé par la communauté gay et je crois en avoir parlé au début de ce récit, dont les dunes regorgent d’activité.

La mer ! Enfin, un sentiment de liberté était devant mes yeux, et je profitai de l’air maritime qui rafraîchissait un peu mon corps, chauffé par cette promenade nue forcée en plein soleil et la réverbération du bitume. Mais marcher sur le sable brûlant qui avait emmagasiné les rayons du soleil depuis ce matin était douloureux. Heureusement, nous allâmes jusqu’au bord de l’eau, là où le sable était plus ferme et nous permettait à tous deux de cheminer plus aisément. Probablement un ou deux kilomètres plus loin, nous atteignîmes le secteur naturiste.

Mark semblait chercher quelqu’un, et il avisa un groupe de beaux garçons qui jouaient au volley-ball. Il nous dirigea vers eux, et je goûtai la vision de leurs beaux corps musclés et bronzés, offrant tout à la vue du monde, leurs membres dodelinant au gré de leur jeu. Ils étaient six, et ils s’arrêtèrent à la vue de mon propriétaire tandis qu’il détachait enfin ma laisse. Échangeant bises et salutations, le plus grand me regarda puis demanda :

“— Alors qui tu nous amènes aujourd’hui, ce n’est pas Lolo ?

— Non, il s’appelle Dédé. Je vous le laisse, débrouillez-vous avec lui. Moi il faut que je rentre, Félix m’attend pour finir de nettoyer.

— Ah c’est vrai vous organisiez encore une partouze hier soir, c’était bien ? Un jour il faudra qu’on vienne.

— Oui, aucun souci, je vous ferai une réduction.

— Ça restera trop cher pour nous. Pas grave… Vraiment, tu ne restes pas pour regarder cette fois ? Salut, la bise à Félix !

— Oui”, dit-il en commençant à s’éloigner, puis revenant sur ses pas, jeta mon sac-à-dos près de moi avant de repartir.

Je me trouvai presque intimidé devant ces six grands gaillards qui me regardaient, et chacun se présenta : Chris, Max, Franck, Marc (un autre, donc), David et Sébastien, que l’on appelait Seb. Tous environ la fin de la trentaine ou début de la quarantaine, me dépassant en général d’une tête, et offrant courbes généreuses et formes saillantes. Mes regards s’attardèrent sur leurs corps et en particulier le centre qui me faisait face, et je sentis qu’il fallait que je disse quelque chose.

“— Je vous laisse finir votre partie, je vais prendre un bain en attendant puis je reviens ?

— Oui, tu reviens, hein ?”, répliqua Seb, à mi-chemin entre la question et l’injonction gourmande.

“— N’ayez crainte” fut ma réponse tandis que je me dirigeai vers la mer pour y nettoyer les stigmates de Mark, qui s’ils ne se voyaient probablement plus, souillaient encore mon honneur.

L’eau me rafraîchit et surtout me lava, bien que le sel ravivât la peau de mon séant. Je revins alors vers le petit groupe, qui avait de surcroît la garde de mon petit mais précieux sac-à-dos, alors qu’ils avaient terminé — ou interrompu — leur partie. Avisant mon dos, Franck dit un peu à la cantonade :

“— C’est pour être sûr de ne pas se tromper ? Moi je pense que j’aurais trouvé le chemin”, en riant et en désignant la flèche à ses camarades.

“— Moi aussi”, dit un autre, et tous semblaient joyeux devant la perspective d’un bon moment. Cela remonta mon humeur à bloc également, et nos regards se croisèrent, échangeant sans ambiguïté le désir réciproque que nous ressentions tous à cet instant.

J’étais content : une baise en groupe simple et naturelle, sans arrière-pensée ni lendemain, c’était exactement ce dont j’avais envie et besoin.

 
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from Week-end à hommes

Homme nu dans son bain avec 'vide-couilles" marqué sur son dos.

Je restai seul au milieu de tous probablement encore une bonne heure, tantôt les mains accrochées aux barreaux, tantôt le séant appuyé dessus, mais dans l’incapacité de quitter la station debout compte tenu de l’espace exigu qui m’était dévolu. Tout au plus pouvais-je m’accroupir jusqu’à un certain point et mes mains toucher le sol, mais m’asseoir m’était mathématiquement interdit. Je bougeais régulièrement les pieds, tout en essayant d’éviter de fouler les fluides qui avaient enfin terminé de quitter mon corps.

Un participant crut bon de m’offrir une part de pizza, me la tendant par l’orifice de la cage. Par un mouvement incompréhensible s’il n’était prémédité, celle-ci bascula devant moi et tomba dans ma cage face contre terre, suivant la loi de Murphy ; pire encore, elle chut exactement là où les traces encore vives de mes ébats antérieurs avaient maculé le sol, et la tranche que je saisis du bout de la main s’en trouva ainsi tartinée par nos humeurs, celles de mes partenaires enrichies par le passage en moi. Je la mangeai pourtant avec appétit, en rien dégoûté et à la satisfaction manifeste de mon nourrisseur, qui s’éloigna ensuite.

La salle se clairsemait progressivement et j’avais l’impression que mon rôle était terminé. Je voyais régulièrement Mark et Félix passer à distance, mais ils semblaient tous deux m’ignorer, voire m’éviter. Quant à Lolo, il avait disparu, ou du moins me restait invisible.

Je décidai d’enlever ma cagoule, elle me tenait trop chaud et les derniers invités qui restaient ne portaient également plus de masque, de toutes façons ils s’intéressaient à d’autres parties de leur individu pour ceux qui n’étaient pas affalés sur un canapé, voire carrément par terre. Je me sentais aussi serré par en-dessous, et j’avisai un hôte qui se tenait assez proche de ma cage. Je l’attirai à moi, et lui demandai s’il voulait bien me faire passer un couteau que je lui pointai du doigt sur le meuble voisin.

Il me le fit passer par le trou dans la cage, et je vis un moment de frayeur passer dans son regard quand j’approchai l’ustensile de mon organe. Ayant avisé la situation et les dimensions, j’entrepris sans trop de difficultés de faire sauter le petit cadenas, que la taille rendait plus symbolique que réellement efficace. Il céda et je fis glisser l’ensemble de la cage de chasteté qui tomba à terre, libérant ainsi mon membre qui apprécia cette soudaine respiration.

“— Ça va mieux, hein ?”, me glissa l’homme du côté libre de ma cage, initiant ainsi la conversation. Puis s’engagea un dialogue avec celui qui se présenta à moi comme s’appelant François, que je trouvai bel homme en particulier dans son plus simple appareil et sans masque, et qui faisait preuve d’élocution. Il reprit :

“— Ce n’est pas trop dur ?

— Ce fut une journée… particulière pour moi. Mais ça correspond à ce que j’aime, globalement.

— Et tu fais ça pour de l’argent ?

— Non, pour le plaisir en fait. Même si sur l’instant ça peut paraître étrange, j’aime subir, et j’adore le sexe.

— Moi aussi, j’aime le sexe, peut-être pas de la même manière que toi. Tu dois nous trouver bestiaux et pervers, non ?

— Pas tous en tous cas, mais c’est vrai que certains amusements où l’on aime faire souffrir l’autre me surprennent. Je ne juge pas, et probablement que tu trouves bizarre d’aimer être dominé ? Moi ça me soulage, la vie m’oblige à paraître fort, à décider, à toujours chercher à prendre le dessus, mais je n’aime pas ça. C’est une manière pour moi de m’évader de ce monde qui ne me convient pas.

— Moi aussi, je cherche à fuir, du moins momentanément. Tu vois, je suis architecte, j’ai une famille dite traditionnelle, mais j’ai aussi un côté homosexuel que je ne peux pas exprimer dans mon milieu social. Alors, je trouve des distractions inhabituelles, je file avec l’interdit. Et c’est presque une fuite en avant, il m’en faut toujours plus, pour ne pas à nouveau sombrer dans une routine destructrice.

— On a des points communs alors. Et les autres, tu les connais ?

— Certains, oui, mais on fait semblant de ne pas se reconnaître et le côté masqué nous met en situation de déni plausible. Comme nous partageons un secret inavouable, notre façade sociale reste indemne. La plupart viennent des parages et en général sont bien assis dans la société, ce genre de partie est d’ailleurs onéreuse. Tu verras très peu de touristes, ils ne connaissent pas et se contentent du Cap.

— Et ça ne les gêne pas de sodomiser des inconnus ?

— Tu parles de toi ? Au contraire, ça a un côté rassurant car tu es censé être garanti, en quelque sorte, par les organisateurs. D’ailleurs comme tu peux le voir c’est tellement vrai qu’ils pratiquent sans capote, en bareback, alors qu’entre eux ils prennent souvent plus de précautions. Et imagine que certains se connaissent, qu’ils se reconnaissent ou non, c’est une chose de se côtoyer dans une partie fine, mais une autre que de copuler avec son voisin ! Et ça peut faire mal : imagine un avocat sodomisant son client, ils le font bien dans la vraie vie mais seulement au figuré !”

Là-dessus, nous éclatâmes tous deux de rire, imaginant la scène mais aussi devant la justesse de la métaphore. Je me gaussais intérieurement de la soi-disant garantie, car je n’avais en fait produit aucun certificat médical, probablement devant la nécessité et l’opportunité, mais était-ce bien honnête et raisonnable de la part des organisateurs ? Et appliquaient-ils la même rigueur aux invités ?

Il reprit :

“— En tous cas, beaucoup suivent le vieil adage : un trou est un trou… et si certains sont homosexuels, refoulés ou non, d’autres ne viennent que pour le plaisir charnel et passager. Tu as vu que certains se contentent de mater, enfin presque, mais ils sont différents des couples, candaulistes ou échangistes, et une proportion a peur des femmes alors ils viennent ici se soulager, pour ceux qui osent dépasser le stade de la masturbation.”

Il marqua une pause, et en repensant au soulagement évoqué, mon organe commençait à reprendre un peu de vigueur, probablement également du fait de son irrigation à nouveau libérée de l’emprise de la chasteté. Debout face à lui, cela n’échappa pas au regard de François, qui repartit :

“— Qu’est-ce qui te plaît, dans la sodomie ?

— Je ne sais pas. Beaucoup de choses. D’abord physiologiquement, c’est une zone très érogène, en tous cas je me caresse en cet endroit depuis toujours. Et il y a le goût de l’interdit : la pratiquer, c’est affirmer ma liberté vis-à-vis des dogmes, religions et autres polices de la pensée. Et comme je disais, j’aime être dominé, et se trouver à la merci de celui qui tient l’arme et qui en use comme bon lui semble me procure cette libération psychologique et ce sentiment d’abandon. Pour moi, l’orgasme, c’est s’abandonner tout-à-plein à un autre.

— Je comprends. Mais l’interdit, tu l’as également en pratiquant l’acte, je veux dire de l’autre côté.

— Oui… Mais pas les autres dimensions. Et toi, tu as déjà essayé ?

— Me faire… tu veux dire ? Non, j’avoue que non, peut-être le devrai-je mais je ne me sens pas prêt. Et toi, à l’inverse ?

— Non, jamais. J’ai eu des rapports avec des femmes, plus jeune, mais classiques, et celles-ci ne l’auraient d’ailleurs pas souhaité autrement. Maintenant, je suis à cent pour cent du côté passif.

— Tu es sûr ?”, me demanda-t-il avec un sourire en regardant vers mon centre.

En effet, ma virilité avait pris du poil de la bête et pointait fièrement vers le haut. C’était à vrai dire la première fois qu’elle s’exprimait pleinement depuis que j’étais ici, sans contrainte et sans autre distraction qui m’aurait chatouillé à un endroit distinct. Car je n’avais en fin de compte encore jamais vraiment finalisé le plaisir que m’avaient procuré les distractions et les animations, comme ils les appelaient.

Maintenant que j’y repensais, émoustillé par ce dialogue et les pensées associées, il me sembla qu’il était temps de libérer la pression. Non, ce n’était pas une déviation de ma position passive, mais une expression corporelle de toute la satisfaction recueillie de mes partenaires et un besoin physiologique de compléter les instants vécus par une récompense qui, je le savais, diffusait dans le cerveau une hormone bénéfique.

François me comprit, et il s’éloigna un peu en me disant “vas-y” du regard. Debout dans ma cage, à la vue de tous mais sans savoir si quelqu’un d’autre me regardait, je me trouvais dans une position favorable et une excitation extrême.

Mes doigts s’étaient déjà refermés sur mon organe, et mon poignet vibrait tandis que je dandinais des hanches. Je relâchai mes doigts pour ensuite les porter, avec mon autre main, sur mes aréoles, prenant soin de tourner autour délicatement en forme de caresses, puis de gratter plus vigoureusement la pointe de mes tétons de mes ongles courts. Comme je n’avais quasiment rien mangé depuis le matin, le bout de mes doigts était froid, ce qui en augmentait fortement la stimulation.

Je répétai ce manège plusieurs fois, en allant jusqu’à caresser mon périnée, et je sentis que le ton montait et que le cri était proche. Ce fut le moment que choisit François pour s’adresser à moi, m’interrompant momentanément :

“— Si tu veux je peux t’aider, mais je te préviens, je n’avale pas.”

Devant mon regard qui l’interrogeait, il compléta :

“— Je te dois bien ça, après tout j’ai bien profité de toi, c’est une manière de te rendre un peu la pareille.”

Là-dessus il s’approcha du glory-hole de la cage qui pouvait bien fonctionner en mode réciproque, et ne souhaitant pas plus argumenter, ni étant vraiment en état de le faire, je m’avançai et me donnai à lui. Deux lèvres chaudes enserrèrent ma virilité turgescente, et une langue travailleuse entreprit sa stimulation, accentuée par un mouvement de va-et-vient assez lent pour commencer, puis s’intensifiant en pression et en rapidité.

C’était la relation active que je préférais et la seule que je pratiquasse occasionnellement, utilisant sinon des jouets sexuels prévus à cet effet, ou le plus souvent me rabattant sur mes mains. Je profitai de ces quelques instants, sachant qu’ils seraient désormais courts compte tenu de l’état d’excitation dans lequel je me trouvais.

Je repoussai sa tête d’une main à travers les barreaux. Le moment était venu et je voulais respecter la limite qu’il m’avait fixée. Il comprit et se retira rapidement, me laissant debout et les mains accrochées à la cage, l’organe raide et prêt à exploser, ce qu’il fit après quelques secondes. Un premier jet puissant sortit de mes entrailles et fit un arc de cercle formidable, allant probablement s’échouer à deux mètres devant moi. Puis d’autres pulsations suivirent, provoquant des échappées similaires mais chacune moins lointaine que la précédente, jusqu’à ce que le réservoir s’épuisât après une dizaine environ.

J’avais poussé un râle de contentement, et François eut l’air satisfait aussi. Le prisonnier était — en partie — libéré.

“— Je suis heureux pour toi. Je vais y aller maintenant. Peut-être qu’on se reverra un jour, qui sait ?”, mais je sentis qu’il n’y croyait pas. Je me dis qu’il allait probablement coucher à l’hôtel ou ailleurs et prétendre en rentrant demain chez lui qu’il était en déplacement professionnel (un samedi ?), ou bien chez un ami complice.

Quoi qu’il en fût, je me retrouvai seul à nouveau. Satisfait, mais il ne restait plus aucun invité et la salle était vide. Je me demandai si j’avais été vu ainsi, dépassant largement le rôle qui m’avait été assigné, quoique… j’étais ici pour contenter les participants et si c’était là ce qu’il voulait, ne devais-je pas m’exécuter ? Je contemplai la ligne quasiment droite que j’avais tracée devant moi et qui accrochait la lumière de l’angle où je me trouvais, mais je me dis que compte tenu des autres fluides et morceaux de nourriture qui maculaient le carrelage, celle-ci passerait inaperçue.

Après quelque temps, je vis Félix qui s’approchait de moi. Loin de me houspiller comme je le craignis d’abord, il me libéra de ma cage et me dit :

“— C’est bon, c’est fini. Mark voulait que tu restes dans la cage mais je trouve que ce n’est pas fair. Va te coucher pour dormir un peu, et je te conseille de partir à la première heure.”

Comme je ne me faisais pas prier et que je me dirigeais rapidement vers la chambre qui nous avait été accordée, à Lolo et à moi, la plante des pieds collante, il rajouta :

“— Ah au fait, tu as été au top. Je t’aurais bien repris pour une prochaine fois, mais je crains que ça ne soit pas possible.”

Sans comprendre exactement pourquoi, je goûtai toutefois au compliment qui prenait d’autant plus de valeur dans la bouche de ce grand taciturne. Arrivé dans la chambre, je constatai que Lolo ne s’y trouvait point. Je commençai à préparer mes affaires pour partir demain, car en effet le dernier conseil que je venais de recevoir me convenait tout-à-fait. Je n’avais qu’un petit sac à dos, je vérifiai donc que tout y était : portefeuille, clefs de mon domicile, smartphone et montre, et je résolus d’y ranger mes vêtements au petit matin avant de décamper. Je me dis même que je rentrerai probablement directement chez moi car j’en avais assez vécu pour un week-end.

Je me sentais sale. Souillé, plus exactement. Physiquement, extérieur comme intérieur, mais aussi psychologiquement, car on a beau aimer la domination, certains épisodes m’avaient parus malsains. Et pourquoi Mark avait-il voulu que je restasse encagé ?

Je résolus de prendre un bain, bien qu’il fût cinq heures du matin. Pas trop chaud pour ne pas agresser mon séant, mais d’une tiédeur agréable qui relaxa ainsi tous mes muscles où qu’ils se rappelassent à mon corps et rendit un peu de souplesse et d’élasticité aux endroits qui le désiraient. J’y restai assez longtemps, afin de décompresser et de vider ma tête.

L’esprit désormais serein, je me couchai sur le lit et m’endormis presque immédiatement.

 
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from Week-end à hommes

Homme nu avec "vide-couilles" marqué sur le dos.

Nous nous présentâmes à nouveau à Mark, propres comme des sous neufs, et j’étais content de pouvoir participer à la partie promise. Il me ramena à ma place :

“— C’est bien, on est un peu en retard mais les invités arrivent à peine. N’oubliez pas, vous n’en faites pas partie, vous êtes ici pour assurer le service.”

Je me dis que nous apporterions entièrement nus boissons et autres délicatesses aux invités, mais Mark crut bon de préciser :

“— Et donc, si un invité veut quelque chose, n’importe quoi, vous vous prêtez. Certains viennent ici juste pour mater mais ils ont besoin de s’épancher ; certains ont besoin qu’on les aide, d’autres viennent juste pour se vider, d’autres encore veulent qu’on les nettoie après, alors vous êtes là pour ça. C’est parfois plus facile pour eux d’utiliser un anonyme que de s’immiscer dans un groupe.”

Ce n’était pas tout-à-fait le rôle que j’avais escompté. Après nous avoir expliqué que nous devions rester visibles et à disposition tout le temps, il entreprit de nous préparer à la tâche. Il nous fixa d’abord à chacun une cage de chasteté métallique, avec un petit cadenas. Ce n’était pas mon équipement préféré, mais celui-ci semblait bien ajusté et empêcherait tout usage détourné de notre anatomie ; le cadenas qui cliquetait en marchant nous rappellerait notre impuissance forcée, s’il en était besoin.

Car finalement notre mission avait clairement été affichée dans le programme, et pour ôter tout doute, il donna à Lolo un marqueur noir et lui commanda d’écrire sur ma peau, d’abord sur le dos, puis sur le torse, les mots que j’inscrivis ensuite réciproquement sur lui : “vide-couilles” devant et derrière, avec côté face une flèche pointant vers mon cou, et côté pile pointant au bas de mon dos.

Nous étions ainsi clairement identifiés, de façon un peu humiliante, mais nous faisions partie du personnel, enfin d’une certaine catégorie de personnel. Pour finir, il nous couvrit la tête d’une cagoule noire en tissu mais qui laissait yeux et bouche (surtout) à découvert, nous rappelant qu’il s’agissait d’une réception masquée.

Ainsi affublés, il nous amena dans la grande salle, qui avait été réaménagée pour l’occasion : de nouveaux canapés avaient été installés ainsi que des boules lumineuses façon disco et des baffles dans la véranda préfigurant l’ambiance sonore. Notre arrivée ne fit aucun effet, tandis que nous entrions et que nous nous répartîmes de gauche et de droite, au milieu des premiers invités qui étaient déjà nombreux.

Tous étaient masqués, selon des choix personnels : des cagoules en cuir ou en latex, des masques puppy, et beaucoup de loups de formes et de couleurs diverses. Mais pour le corps, les tenues les plus variées étaient portées : harnais en cuir, jockstraps, thongs et tangas, culottes en cuir ouvertes derrière voire devant pour certaines, et même des anneaux péniens laissant leur organe à l’air pour les plus audacieux ou les plus pressés.

Enfin, nous n’étions plus les seuls passifs ni au centre de l’attraction, et tout se mélangeait dans cette partie qui promettait d’être torride ! D’aucuns étaient venus en couple ou bien se connaissaient, d’autres semblaient découvrir ou chercher le corps frère du regard, et le coup d’envoi ayant été donné, l’alcool le disputa au poppers pour débrider les timidités. Plusieurs grands récipients en étaient disposés un peu partout à disposition, où se mélangeaient également Swiss Navy et préservatifs.

Les travaux d’approche et flirts n’étaient pas sans rappeler certains bars de cruising où j’étais allé, à la différence que dans cette réception privée, la backroom était à la vue de tous. Cela pouvait dans un premier temps en rebuter certains, mais aussi donner de l’assurance à d’autres. Je me promenais dans cette harde de chair au son électro qui était diffusé, touchant des corps pour me frayer un chemin, récoltant parfois une main aux fesses en retour.

Je trouvais amusant de décrypter les personnalités, de reconnaître les habitués des nouveaux, de séparer les timorés de ceux-qui-osent-tout, de deviner si untel est notable ou tel autre touriste. Les corps se dénudaient avec l’heure qui avançait, et les contacts charnels étaient de plus en plus fréquents et ciblés. Je dus plusieurs fois envelopper de ma main un organe turgescent sur l’instigation encore discrète de son propriétaire, mais cela n’allait pas — encore — plus loin.

Il faisait chaud avec la foule et je trouvai l’ambiance moite et bruyante assez peu agréable, ponctuée d’odeurs animales et variées dont certaines pouvaient paraître excitantes mais d’autres me rebutaient. Je transpirais et je voyais aux reflets sur les corps que je n’étais pas le seul, mais la cagoule rendait la chose à la limite du supportable et j’étais tenté de l’ôter même si je n’osais franchir le pas.

Comme l’heure avançait, les corps se débridaient et les bouches faisaient plus que de prononcer des paroles, s’attardant ça et là sur une jumelle ou bien un téton affleurant. Les mains enlaçaient, les torses se collaient, les jambes se croisaient et les désirs croissaient.

Un premier couple avait commencé sur le canapé en cuir que je connaissais bien. Il avait été rapidement rejoint par un troisième larron, puis un quatrième, et c’était une masse informe à huit bras qui se trémoussait et fusionnait là, devant tous. D’autres couples se trouvèrent émoustillés à la vue de ce poulpe et commencèrent à s’attoucher et chercher un autre meuble où ils pourraient s’affairer plus confortablement.

Je goûtais visuellement ce spectacle, me sachant privé d’y participer, et si j’avais encore un doute, ma cage se rappelait à mon membre quand celui-ci faisait mine de vouloir s’exprimer. Un des participants se trouvait à côté de moi et n’avait pas cette contrainte, aussi était il sans vergogne en train de se travailler dans un mouvement oscillant de poignet. Remarquant ma présence et après lecture de ma fonction, il lâcha son organe et me fit signe de la main de venir.

Sa raideur exacerbée par un cockring, je pensai bien faire en commençant à me pencher face à lui, mais il me reprit :

“— Non, ce côté je le connais déjà, je veux tester l’autre.”

Probablement un participant du glory-hole, même si j’avoue ne pas l’avoir reconnu bien que j’eusse donc déjà vu ce membre de très près ? Quoiqu’il en fût, je me retournai et me penchai encore un peu plus, en me demandant si le mot “tester” était bien approprié et ce que nous ferions si celui-ci n’était pas concluant.

Après une application rapide de lubrifiant, deux mains saisirent mes hanches et m’attirèrent en arrière, sur un corps contondant qui glissa vers le haut entre mes hémisphères. Une main se repositionna, et un second coup visa plus juste avec son aide, et revint ensuite sur ma hanche après que sa virilité fut en moi et assurée de ne plus en sortir. L’entrée avait été facile, vu les exercices que j’avais pratiqués depuis vingt-quatre heures !

Les mouvements de ses hanches se faisaient plus amples tandis que ses mains oscillaient en phase et qu’au bout de cinq minutes, il lâcha enfin avec un grand râle et une chaleur familière qui m’avait empli l’intérieur. Il n’eut guère le temps d’épiloguer, alors qu’un autre invité qui nous avait observé le poussa quasiment dès qu’il se fût retiré et prit sa suite en moi sans autre forme de procès, entrant directement grâce à la lubrification naturelle que je venais de recevoir.

Je sentais toutefois la différence, car cet organe était plus épais, plus court probablement mais son diamètre veineux était ce que je préférais. Il lui fallut à peu près le même temps pour se libérer, mais il resta quelque instants encore jusqu’à ce que ses pulsations cessassent et qu’il dût se retirer par défaut de combativité. Il me tapa sur les fesses en partant et me lança un “merci”, à quoi je répliquai stupidement mais par réflexe “de rien.”

Je me dis que j’avais enfin commencé mon service et bien que n’étant pas rétribué à la tâche — pas du tout d’ailleurs — je cherchai du regard Lolo, sans succès. En continuant à me promener dans la pièce, je me demandai si je devais m’absenter un instant car je sentais que mon bas allait probablement bientôt laisser échapper du fluide que je venais de recevoir, dans l’état élargi où il se trouvait. Je n’eus pas le temps de conclure, car le poulpe venait de se disloquer dans un cri déchirant, et sa tête m’appelait.

“— Viens nettoyer”, m’intima-t-elle en me désignant une de ses victimes qu’elle avait foudroyée de son encre translucide et dont les stigmates couvraient le ventre et le torse.

Je m’exécutai, venant lécher avec application le précieux liquide en m’accroupissant au-dessus de la victime. Cette position fut fatale à mon sphincter dont l’élasticité avait été éprouvée et la gravité fit son office, de sorte que la semence reçue de mes deux partenaires précédents — si je puis les appeler ainsi — se mit à couler visiblement. Ceci n’échappa pas à plusieurs membres du groupe qui s’était formé, attiré précédemment par le cri de la pieuvre.

Une sorte de mouvement de foule se produisit alors que ses membres s’exclamèrent, probablement abrutis par les substances et l’ambiance électrique qui régnait :

“— Eh, le vide-couilles perd son jus, faut le re-remplir.”

Je fus saisi par les bras et amené vers une banquette proche qui était encore miraculeusement libre, on me posa sur le dos sur son assise, et un individu complètement nu si ce n’était son masque m’enfourcha et se posta au niveau de mon visage, les jambes de chaque côté du meuble sans dossier. Il me souleva ensuite les jambes et se cambrant en arrière, me présenta sa raie sous le nez.

“— Vas-y, lèche. Et vous les gars, bouchez la fuite.”

Le premier ne se fit pas prier, et colmata mon arrière, profitant au passage du lubrifiant existant, et il ne lui fallut pas longtemps pour enrichir sa quantité tandis que ma langue travaillait tant bien que mal le sillon de celui qui s’était arrogé ma domination. Un suivant, puis encore un autre se succédèrent, puis je ne comptai plus devant ces assauts répétés, me sentant désormais engourdi par ce côté. De l’autre, il me fallait écarter les hémisphères qui me surplombaient afin que mon nez trouvât sa respiration, ce qui donnait plus de surface encore à ma langue pour travailler, et j’espérais que son propriétaire ferait bientôt bon usage de la lubrification que je lui apportais ainsi.

J’avais l’impression de dépasser le rôle qui m’était dévolu. J’étais censé “aider”, mais pas être au cœur de l’attention. Je n’avais pourtant rien provoqué de particulier, le simple fait d’être là au moment propice avait créé ce qui ressemblait à un débordement. Et c’était à prendre au sens littéral, car ma contenance était dépassée, ou bien ma position mal ajustée, ou bien ma vanne devenue temporairement déficiente, mais il s’écoulait désormais un liquide généreux presque continûment, alors qu’il était sans cesse renouvelé par un autre invité.

En effet je ne me trompais pas, car Mark arriva et dispersa la foule autour de moi. Comme il ne pouvait pas sévir vis-à-vis de ses hôtes, ou en tous cas qu’il ne le voulait pas, c’est sur moi qu’il tourna sa réprobation.

“— Allez la lope, c’est bon, on va te calmer un peu.”

Il me leva et me prit alors par le bras, tout dégoulinant que j’étais encore, et m’emmena dans un coin de la pièce où était montée une cage que je n’avais pas encore avisée. C’était un objet probablement démontable, avec des barreaux mais un grand trou au niveau de la ceinture, et une surface au sol étroite de sorte qu’elle forçait à rester debout. Il m’y enferma, puis s’adressant au public :

“— Il garde sa fonction de vide-bourses mais il faudra venir ici”, en désignant le trou de gloire dont la fonction était pourtant évidente.

Je trouvai cela profondément injuste, mais cela aurait au moins l’avantage de me protéger et surtout de permettre à mon séant de retrouver son élasticité momentanément abandonnée. Je me sentais ouvert à tous les courants d’air, probablement encore pulsant de ce que je venais de subir, et je crois que j’avais défini une manière alternative de retrouver le chemin de la cage à la banquette sans avoir besoin des cailloux du Petit Poucet.

Cela avait aussi jeté un froid à mon égard, et bien que je reçusse deux ou trois “clients” que je travaillai alors à travers le glory-hole de la cage, étanchant au passage ma soif, la plupart des invités se désintéressèrent de moi et retournèrent à leurs ébats, leur voyeurisme ou onanisme, selon.

Il était probablement deux heures du matin et certains invités nous quittaient déjà. J’étais obligé de rester debout et je commençais à fatiguer. Et j’avais faim, de nourriture solide s’entendait.

M’avait-on oublié ?

 
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from Libertalia

Lettre de la Comtesse Amandine de Flamy

Mon cher ami,

Ayant appris votre retour, je profite de cette nouvelle année pour vous souhaiter qu’elle vous soit pleine de bonheurs et de joie.

J’ai été surprise, après tout ce temps que vous reveniez “au pays” ; est-ce pour longtemps ? Je ne pense pas que ce soit des soucis familiaux, j’aurai quand même fini par l’apprendre… Qu’en est-il mon cher ? Ne me laissez pas sans nouvelles.

Quant à moi, comme vous ne tarderez pas à le découvrir, si ce n’est déjà fait, je me suis mariée. Oui encore une fois. Vous connaissez mon goût pour les belles demeures… regardez mon adresse. Certes, châtelaine, mais à quel prix. Mon mari semble être oublieux de ses devoirs. En fait, nous avons ce que nous désirions le plus : lui, mon titre ; moi, son argent. Pour le reste tout fut réglé en moins de trois ans et depuis plusieurs mois déjà nous faisons chambre à part. Ainsi va la vie mon ami, parfois plaisante, mais au bout du compte toujours futile. Le seul avantage de ma nouvelle campagne réside dans l’acquisition que j’ai pu faire de quelques chevaux, ce qui m’a permis de renouer avec cet ancien plaisir qu’est la monte. J’espère que très bien tôt vous viendrez le partager avec moi.

Soyez sans craintes, Edmond n’est plus que rarement ici, ses affaires l’appellent à la ville. Elles ne sont pas les seules.

J’espère que vous ne m’en voudrez pas d’avoir ainsi, forcé votre boîte, Dans l’espoir d’un signe de votre part, votre dévouée,

Amandine de Flamy

 
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from Libertalia

Fin d’automne 2004

Ce salopard était entré pour faire son travail de tueur. Sans faire aucun bruit il s’était installé, élément invisible grâce à ses multiples travestis. Il ne savait pas, et pourtant c’était évident, que seule la mort le délivrerait lui comme son hôte. Pas question de prison, il se la construisait lui-même, pas question non plus de répit, ce n’était qu’un travail acharné, de tous les jours, qu’il s’était décidé à accomplir. Il serait d’ailleurs plus exact de dire qu’il avait été prédéterminé pour ce travail ou préprogrammé.

Il y allait sans état d’âme, sans vraiment conscience de ce qu’il se passait, de ce qui allait se passer. Il était là tenace, présent, tel un petit robot bien huilé, persuadé que pour vivre, il lui fallait détruire. En fait, il ne réfléchissait pas, il ne pensait même pas, dénué de tout sentiment, il vaquait à ces occupations sans se préoccuper de son avenir. Pour lui, pas question de meurtre, il fallait simplement vivre. Mais vivre n’est-ce pas tout simplement mourir ?

Le froid est arrivé, la neige a commencé à tomber doucement pour recouvrir routes et vallées, toits et trottoirs d’une nouvelle pellicule blanche. Épaisse, de plus en plus épaisse. Cet hiver là c’est plus de deux mètres cumulés qui seront déposé de début décembre au dernier week-end de mai. Même après quelques jours d’un presque beau temps, à l’arrivée du muguet.

Lieu sombre et froid. Bien loin des sapins des contes de Noël, ceux-là sont épais, lourds, noirs et immobiles. Aucune majesté ne les habite ; ils sont en rangs serrés les uns contre les autres, barrière infranchissable au regard, au bonheur, à la lumière. Ils attirent et conservent le froid. Ils tuent l’espoir aussi sûrement que n’importe quel haut mur. Quant à leur utilité… aucune idée. Terre désolée parsemée de quelques autochtones aussi sombres et froids que les sapins alentour. Terre désolante, porteuse de mort et d’affliction, comme d’autres (si peu) portent Joie et Bonheur.

 
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from Sexe · Homo · Songes et Libido

Apprécier la sodomie en tant qu'homme

Avertissement : cet article évoque des relations (homo)sexuelles, réservé à un public averti !

Banane et donut

Dans ce second article de blog, je vais vous expliquer pourquoi et comment un homme peut aimer se faire sodomiser, toujours en m’appuyant sur mon expérience de passif dans la relation homosexuelle.

Là aussi il s’agit d’opinions et de pratiques qui conviennent à ma nature et peut-être pas à la vôtre. Là non plus, je n’aborderai pas les aspects liés à la santé, n’étant pas praticien, vous êtes donc invité à compléter cette lecture avec d’autres adaptées à votre situation.

Le poids de l'image et de la morale

Vous trouvez peut-être le titre pédant, j'aurais pu opter pour Comment être un bon enculé, peut-être plus putaclic encore. Tout de suite vous trouvez ce terme vulgaire, inutilisable dans une conversation mondaine, à peine peut-il passer la commissure de vos lèvres sans une moue de réprobation. Car ce mot véhicule un sens condamnable, dégradant voire dégoûtant, et certainement insultant. Et pourtant, je le revendique : j'aime me faire enculer !

On trouve des références très tôt dans l'histoire, quoique déformées depuis, et l'origine du mot “sodomie” vient de l'épisode biblique de Sodome et Gomorrhe, qui a été réinterprété plus tard comme une punition divine contre l'homosexualité. Plus généralement, il s'agit de la relation sexuelle sans but de procréation, qui concerne également la fellation et l'onanisme par exemple, et que la morale réprouve. Dans certains États, elle reste même aujourd'hui encore condamnée par la loi, voire punie de la peine de mort.

Il y a donc, dans la pratique de la sodomie, une violation de l'interdit, qu'il soit moral, éducatif voire juridique. Cela peut exprimer un défi vis-à-vis d'autorités qu'on ne reconnaît pas, ou plus, fondées à nous juger et à restreindre nos pratiques intimes. Sans l'utiliser comme objet de militantisme, je tiens à cette liberté individuelle à disposer de mon corps, et je suis d'autant plus légitime à le faire dans cette position de receveur qui est la mienne, forcément consentante.

Sodome et Gomorrhe en feu

La relation dominé – dominant

Dans notre société, et indépendamment de toute considération de genre, tout pousse l'homme à être dominant : être le meilleur à l'école, devenir chef, faire travailler les autres, donner des ordres... voici ce qui définit la virilité. Dans la relation sexuelle, il en est de même dans l'imagerie sociétale : le “vrai” mâle est grand, fort, bien membré, endurant et commande. Dans l'Antiquité, il était même bienvenu à sodomiser ses esclaves, signe d'autorité et de puissance. Dans ce contexte, celui qui subit perd toute crédibilité en tant qu'homme.

Mais certains d'entre nous n'aspirent pas à dominer. Au contraire, quant à moi je n'aime pas cela, aussi la relation sexuelle est-elle un moment où je peux enfin exprimer ma vraie nature, et être celui que l'on discipline, qui reçoit, que l'on rudoie et que l'on utilise pour son plaisir, sans me soucier du jugement de la Société ou de l'Autre. Ainsi, j'aspire à toutes les formes de soumission, que ce soient la fellation, la fessée ou la sodomie, notamment. J'en tire le plaisir de me sentir libéré, d'être un objet de désir et de prodiguer jouissance à mes partenaires.

Car c'est là l'ultime but : la satisfaction de mon dominant, quand il se libère en moi, constitue le point d'orgue qu'il atteint lors d'une sodomie intense, la fellation restant pour moi plutôt un préliminaire qu'une conclusion. Je n'atteindrai peut-être pas le même type de satisfaction physique, ou pas exactement au même moment, mais cette alchimie entre partenaires reste la plus importante.

Deux oryx

Le plaisir physiologique

La première question qui vient à un novice, c'est “quel plaisir y a-t-il à cela ?”.

Celui-ci est double. Le premier, c'est que l'anus est une zone érogène fortement innervée, qui est donc stimulante sexuellement. Comment, vous ne vous êtes jamais caressé là ? Essayez, vous verrez... On sent tout lors des préliminaires et de l'acte, avec un membre à bon diamètre j'apprécie particulièrement quand il est veineux, les reliefs prennent tout leur sens lors de son aller et son retour...

La seconde est un avantage qu'ont les hommes sur les femmes, sur cet aspect particulier : la prostate. Parfois source de problèmes avec l'âge, il s'agit d'une petite glande interne, pas plus grande qu'une noix, que l'on peut stimuler en la frottant par l'arrière. Habilement astiquée par un membre vigoureux et bien positionné, un mouvement alternatif de pression peut faire atteindre au receveur un orgasme sans éjaculation (quoiqu'il puisse être humide), qui peut ainsi être répété ou prolongé au cours de la même séance.

Les sensations sont difficiles à décrire pour qui ne les a pas expérimentées, mais il s'agit d'une sorte de lâcher-prise total accompagné de tremblements d'extase. Cela se travaille un peu au début, il faut connaître son corps et le positionnement de ce point P. On peut le localiser avec un doigt, et l'utilisation de jouets sexuels peut aider à mieux atteindre ce paroxysme. On n'y parvient pas systématiquement, mais il faut persévérer, les sensations sont inégalées.

Noix

Bien se préparer

En préambule, je vous renvoie à mon premier article de blog pour quelques conseils généraux de préparation. Je développe ici quelques points plus spécifiques.

À la seconde question du novice, la réponse est bien connue : “non, ce n'est pas sale”. Ce qui suppose une hygiène irréprochable, pour certains un lavement (en général je n'en ai pour ma part pas besoin), le plus efficace restant l'embout de douche spécialisé : attention à la pression d'eau (légère !) et à la température (celle du corps, testez auparavant !!!), et à effectuer au moins une heure avant, voire deux.

Je recommande l'utilisation de jouets sexuels pour une découverte en douceur et un assouplissement progressif en taille acceptée. La longueur est ce qui permettra d'atteindre la prostate mais ne m'a jamais posé de problèmes. Le diamètre est en revanche ce qu'il faut travailler, j'ai inséré ci-dessous photo d'une partie de ma collection de godemichets. Se sentir à l'aise avec un diamètre avant de passer au diamètre suivant est important : pour ma part, le second est largement suffisant pour être prêt à accueillir la plupart des partenaires avec ses 4 cm. de diamètre, mais vous en rencontrerez peut-être certains de la taille du cinquième avec ses 5 cm. (moi, une seule fois, je ne savais pas que ça existait en dehors des films !), et pour les amateurs de sensations fortes vous avez le double, 6 cm. au garrot. N'exagérez pas et soyez progressif : on ne recherche pas la performance, mais le plaisir.

Le lubrifiant est indispensable. Combien ? Selon moi, on ne peut pas en mettre trop, mieux ça glisse plus c'est agréable. Je préfère à l'eau mais ça peut sécher assez vite selon les marques, le silicone dure plus longtemps mais peut tâcher. À appliquer généreusement au début, éventuellement en cours mais il devient moins nécessaire une fois les parties internes bien humides. Éventuellement, la salive peut suffire mais je préfère avoir lubrifié avant. Si vous avez plusieurs partenaires, la semence des premiers peut lubrifier le passage des suivants, c'est d'ailleurs beaucoup plus excitant.

Cinq godemichets alignés

Quelle position adopter ?

Pour en tirer le maximum de plaisir, il ne faut bien sûr pas se limiter à une position unique. Il ne s'agit pas non plus de jouer les acrobates, il faut que l'ensemble des partenaires se sente bien.

Celle que je préfère, c'est à quatre pattes, sur un lit (on est alors à bonne hauteur pour son actif, et c'est plus doux pour les genoux). Cela lui permet de varier l'angle d'attaque et d'atteindre une profondeur maximale, ce qui sera propice pour stimuler cette prostate. Les assauts pourront être vifs ou lents, par alternance, et le passif ne doit pas se priver de bouger et jouer avec sa cambrure.

On peut également faire face à son partenaire, sur le dos sur ce même lit, les jambes dans ses bras remontant à ses épaules, avec l'avantage de voir son visage et l'effet qu'on lui produit. Plus dynamique pour moi, l'actif allongé sur le lit et on s’assoit sur son membre, lui faisant face ou non, c'est presque une inversion car on définit alors le rythme, et la sensation est intense.

D'autres positions sont à essayer : debout, penché en avant les bras sur le dossier d'une chaise ; debout encore, une jambe levée, tenu fermement en main et en membre ; ou bien couchés tous deux, l'un sur l'autre, je préfère alors être au-dessus (je suis léger !). Dans cette dernière position, on pourra si l'on est bien disposé et bien préparé, avoir un second partenaire et expérimenter la double.

Testez, pratiquez, voyez ce qui vous convient le mieux. Pour ma part, quand je suis confortable une séance peut durer deux heures sans interruption, c'est assez rare de trouver un actif aussi endurant et ce sont alors le plus souvent des séances de groupe.

Gymnaste en équilibre

Pour finir

C'est encore en général l'actif qui définira le clap de fin (mais si vous n'en pouvez plus avant, arrêtez bien sûr). Sa libération, si possible en moi, conclura cet acte de la manière la plus délicieuse qui soit. J'aime finir en nettoyant avec gourmandise le membre qui a si bien travaillé, récupérer les dernières gouttes du précieux nectar et sentir le goût de nos corps entrelacés.

Voilà, j'espère que cette vision sur la pédication vous aura inspiré. Comme parfois on se trouve seul mais que l'on souhaiterait s'y adonner ou bien mieux se préparer, je développerai dans un prochain article la pratique de l'onanisme anal.

 
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Être un bon passif dans une relation homosexuelle

Avertissement : cet article évoque des relations (homo)sexuelles, réservé à un public averti !

Deux poires en forme de fesses

Dans ce premier article de blog, je vais m'appuyer sur mon expérience, et ainsi aborder le rôle du passif dans la relation homosexuelle, qui est celui qu'affectionne votre serviteur.

Il s'agit évidemment d'observations et de pratiques qui conviennent à ma nature, il pourrait en être tout autrement pour vous, ô lecteur. Je me limiterai ici à la relation sexuelle “traditionnelle”, en excluant les fétichismes particuliers ; je me soumettrai ainsi au BDSM dans un prochain article.

Enfin, je n'aborderai pas les aspects liés à la santé, n'étant pas praticien, vous êtes donc invité à compléter cette lecture avec d'autres adaptées à votre situation.

Un “passif”, de quoi s'agit-il ?

Dans une relation hétérosexuelle, les aspects physiologiques ne laissent pas planer de doutes sur l'orientation des ébats sexuels. Il en est tout autrement dans une relation homosexuelle, où chacun peut être tour à tour dominant ou dominé. Celui qui reçoit sera qualifié de passif (on parlera de bottom en anglais, un terme très explicite), celui qui donne sera l'actif (ou top en anglais). Certains joueront les deux rôles, cela pourra être au cours de la même session ou selon l'humeur du jour, ils seront appelés versatiles.

Je suis pour ma part un pur passif, c'est-à-dire que je ne changerai jamais de rôle : je suis là pour recevoir, être dominé, soumis, tout entier consacré au plaisir de mon (ou mes) partenaire(s). Ne croyez pas qu'il s'agit d'un rôle de paresseux ou d'abandon : au contraire, le passif aura beaucoup plus à se préparer en amont, il sera attentif durant toute la session au plaisir de ses actifs, il leur fera atteindre le paroxysme en étant dynamique et créatif, enfin il recevra sa récompense sans forcément lui-même atteindre immédiatement l'orgasme.

Ainsi, le passif est bien plus qu'un double orifice et il mérite le respect : les efforts qu'il fait pour apporter aux autres satisfaction commencent bien avant l'acte...

Puits ouvert sur le ciel

Au fil des mois

Tout commence par une bonne alimentation. J'en conviens, au risque de paraître maternel, cette déclaration ressemble à un truisme, c'est néanmoins encore plus vrai pour le passif. Inutile je pense de détailler pourquoi et quelles peuvent en être les conséquences désastreuses, je me bornerai à décrire ce qui fonctionne pour moi et ce qui doit être évité :

  • Bénéfique : les aliments à base de fibres, riz, pâtes, légumes et fruits sans peau ni pépins, poisson, yaourt...
  • Maléfique : les aliments produisant une fermentation, fromages, graisses, frites, viandes trop riches, plats en sauce et épicés...

Évidemment à éviter de manger la veille, mais également à prodiguer sur le long terme (quelques incartades pour le plaisir étant bien entendu conseillées). Et quand on est sur une période où des propositions peuvent être reçues au débotté, il est bien agréable de ne pas se dédire du fait d'un régime alimentaire peu propice.

Manger diététique dans la durée (et faire du sport, pourquoi pas, même si je ne pratique guère) produit un autre effet avantageux chez la plupart des personnes : la perte de poids. Et quand on pèse comme moi 57 kg, il est bien plus facile à mes partenaires de me porter et de me mettre dans la position qui leur sied, que si j'en faisais trente de plus !

Légumes variés

Régulièrement

Même si les jeux auxquels se soumet le passif peuvent être nombreux, l'un des objectifs les plus recherchés, et ce des deux côtés, reste la pénétration anale. Goût de l'interdit, véritable plaisir physique, peu en importent les raisons ; je détaillerai dans un prochain article pourquoi et comment pratiquer la sodomie.

Ne s'agissant pas d'un mouvement pour lequel le corps humain est préparé, je recommande et je pratique régulièrement les jouets sexuels. Bien entendu, en l'absence de production naturelle à cet endroit, l'application d'un lubrifiant est indispensable : base eau, silicone, mixte, à vous de choisir ce qui vous convient le mieux. Le silicone est plus durable, plus efficace et ne sèche pas, mais il tâche et peut abîmer certains jouets. Quant à moi, la base eau me convient bien.

L'objectif est de garder une certaine souplesse, tout en ayant préparé le corps à recevoir un certain diamètre (parfois conséquent avec certains partenaires !). Si l'on est débutant, il faut y aller progressivement, et on ne doit jamais atteindre le seuil de douleur ni saigner : si c'est le cas, arrêtez immédiatement plusieurs jours, voire allez consulter si cela ne passe pas. Il y a une certaine élasticité : ainsi, pratiquer régulièrement avec un diamètre de 4 cm n'empêchera pas votre actif de 3,5 cm d'éprouver du plaisir.

Ma pratique personnelle : le plug que je vous montre en photo ci-dessous, diamètre 5,1 cm, pur métal. Attaché à ma taille avec un harnais fait maison, le porter me prodigue quatre avantages :

  • Je reste souple et ouvert,
  • Il me chatouille et m'excite la prostate, me rendant très réceptif aux avances,
  • Si nous faisons affaire avec un partenaire, passée sa surprise, cela l'excitera de me le voir ôter et mettre dans ma bouche (un de mes fétiches),
  • Le lubrifiant utilisé pour l'insérer est toujours présent et chaud, permettant que mon actif se contente de lubrifiant naturel si c'est improvisé.

Plug anal en métal

Peu de temps avant

Maintenant que nous savons que la session arrive plus tard dans la journée et que nous en sommes tout émoustillé, préparons-nous !

La base du respect mutuel, c'est la propreté. Pour moi, ce n'est pas négociable. La seule chose que j'aime bien, c'est l'odeur de transpiration, elle arrive vite chez moi à l'approche du moment. Mais sinon, tout doit être net :

  • Ongles des mains et des pieds très courts (cela peut aussi éviter des déconvenues durant l'acte),
  • La bouche propre avec lavage de dents (rien de pire qu'une mauvaise haleine d'ail ou de cigarette) mais au moins une heure avant (éviter que le dentifrice ne vous préserve du goût des bonnes choses lors de la mise en bouche),
  • Le corps propre partout comme un sou neuf (oui, partout car il sera exploré de fond en comble avec un bon actif).

Le lavement est optionnel pour moi : en général je n'en ai pas besoin. Jugez et sentez votre corps : si nécessaire, vous le pratiquerez au moins une, voire deux heures avant, afin de s'assurer que rien de néfaste ne subsiste. Essayez tout seul pour commencer, le secret est d'apprendre à se connaître.

Idéalement et sans gaspiller trop d'eau, un bon bain chaud permet en prime de se détendre, de commencer à jouer avec son orifice pour l'inviter à s'ouvrir, et enfin d'attendrir la peau pour la rendre plus réceptive aux caresses ou au contraire aux fessées (ou les deux, si comme moi vous aimez cela).

Enfin, un mot sur la pilosité : certains l'aiment nulle, d'autres la préfèrent au naturel. Malgré quelques tentations, j'ai opté pour la seconde option. J'ai d'ailleurs ouï dire, sans le vérifier par moi-même, qu'un rasage complet a des conséquences négatives sur l'évacuation de la transpiration, l'irritation de la peau et induit une repousse plus drue de l'appareil pileux. Il est en tous cas important que chaque partenaire sache à l'avance à quoi s'attendre (ce n'est pas un point que l'on rectifie à la va-vite au dernier moment), car cela fonctionne dans les deux sens. Pour ma part, ma langue a toujours apprécié le velouté poilu de la pêche, et celui de mes actifs par la suite.

L'important est de présenter à ses partenaires un corps propre et désirable. Car pour ma part, je ne conçois le sexe qu'en étant entièrement nu (ce qui renforce ma position de soumission). Si cela est réciproque, reconnaissons toutefois que la partie la plus importante du corps de mes partenaires est leur organe contondant.

Moi, vu de dos dans mon bain

Pendant l'acte

Voilà, nous y sommes, il(s) arrive(nt). On se connaît déjà ou bien on fait connaissance, on s'assure que tout est clair ou alors il est implicite que tout peut arriver. Vos préférences vont alors s'exprimer : scénarisation, préludes, préliminaires...

Pour ma part, une bonne séquence ira crescendo : petits échanges pour mieux se connaître, effeuillement progressif, caresses. Moi entièrement nu, la langue va alors s'exprimer et discuter avec les tétons, remonter la jambe des pieds à son sommet, englober l'organe et s'en occuper longuement, de même avec chaque partenaire s'ils sont plusieurs (ils pourront alors utiliser eux-mêmes leur langue pour préparer l'introduction à venir). Fessée, pénétration, et après leur paroxysme et libération si possible directement en moi, côté pile ou côté face, m'assurer de nettoyer leur instrument (ce que les anglais appellent a2m). Je ne reste (justement) pas passif pendant l'action, mais je contribue aux mouvements avec mon séant et j'ai tendance à ahaner assez verbeusement.

Mon plaisir sera de leur avoir apporté le leur. Il n'est pas certain que mon corps lui-même s'exprime de la même manière, ou pas au même moment, mais peu importe : après l'acte, je me sens si bien et satisfait d'avoir élargi mon univers avec un actif de plus, ou mieux encore, plusieurs, que je pourrais rester des heures à contempler le ciel. Ou même recommencer : car le passif a cette chance que s'il est endurant, il peut continuer pendant des heures ou recommencer plusieurs fois, sans craindre trop la fatigue ni ce moment de répit auquel est forcé l'actif.

Eau jaillissante

Et après ?

Après, c'est vous qui voyez. Pour ma part j'aime garder en moi ou sur moi les stigmates qu'y auront laissé mes actifs. On finira néanmoins par se doucher, puis selon, recommencer ou bien attendre la prochaine aventure le lendemain ou plus tard.

J'espère en tous cas vous avoir convaincu qu'être passif, ça se mérite et ça se respecte, et la meilleure manière de l'exprimer, c'est d'être un bon et généreux actif.

 
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Où l’on revit les meilleurs moments…

Il était dix-huit heures passées, l'heure de l'apéritif, offert par la maison ! Bières et tapas furent servies par Bernard. Je restai entièrement nu alors que les autres s'étaient rhabillés, en partie parce que j'aimais ça, mais peut-être surtout car mes fesses n'auraient pas supporté un linge, aussi étais-je toujours allongé sur le ventre sur mon transat. Mais je n'étais pas gêné, d'abord tous mes partenaires m'avaient déjà exploré de fond en comble, et puis l'ambiance avait changé, était devenue sans arrières-pensées, plus... professionnelle, peut-être ?

Biscuits et boisson

Bernard commença : “Santé ! Les gars, je vous l'ai déjà dit, vous avez été super. Les cam ont fini un premier montage, c'était facile, presque rien à enlever.” Ils n'étaient pas avec nous, peut-être étaient-ils rentrés, ayant fini leur journée de “boulot”, et je me demandai comment on pouvait filmer tout ça sans vouloir participer, cela restait un grand mystère pour moi. Si eux faisaient le montage, j'avais subi quant à moi un beau démontage, et je cherchais à formuler une plaisanterie à ce sujet quand Bernard proposa de visionner quelques scènes sur l'écran TV à côté :

“– On peut revoir les meilleurs moments ensemble, pas tout bien sûr, vous aurez une copie pour vous, souvenez-vous : interdit de les diffuser sur internet, chez vous entre potes c'est bon, mais sinon le studio a l'exclu.” Dommage, cher lecteur, je ne peux partager le résultat de notre tournage. Il reprit :

“– Bon je suis emmerdé en fait, on a presque trois heures de durée, c'est beaucoup pour ce genre de prod, en même temps il y a une continuité et je ne veux pas en faire deux films... Bon on verra, c'est mon problème. Allons-y.”

Il lança et commenta la scène d'intro : “le peignoir qui tombe, ça prépare le spectateur. Et la fessée, c'était une bonne idée, les fesses rosies ça plaît toujours.

– C'était donc pas prévu au scénario ?” demandai-je en caressant instinctivement mon séant d'une main, connaissant déjà la réponse.

”– J'ai pensé que ça irait bien dans l'histoire, et puis ça m'a permis de voir que tu aimais ça,” répondit alors Michel, “je ne me suis pas trompé je crois ?” Je souris vaguement, sans trop oser le regarder. On avança, Bernard reprit :

“– Avec Lio, on sent vraiment la complicité, ça me plaît. La double, super, c'est passé crème, si j'ose dire. Après... et voilà avec Jean-Luc. Désolé mec, on te fait toujours passer à la fin, mais tu sais pourquoi, sinon ceux qui passent derrière rentrent trop facilement.

– Ça me gêne pas, comme ça c'est bien lubrifié déjà.” Se retournant vers moi : “Tu prends bien quand même, j'ai déjà eu des refus avant.” Là non plus je ne répondis pas, mais je souris franchement. Rico insista :

“– Mais comment tu arrives à te faire prendre comme ça, tu te fais sodo tous les soirs ou tu t'entraînes comme sur tes vidéos ?

– Un peu des deux,” même si en réalité j'utilisais plus souvent ma machine à sexe que je ne pratiquais avec des organes de chair, à regret. Bernard continua :

“– Ok... Ok... puis on va vers le kiosque et on s'installe. Ça t'a plu cet équipement André, t'y auras finalement passé une bonne partie de ton temps ?

– Super intense,” répondis-je, “ne pas savoir qui est derrière toi et ne rien pouvoir faire ça m'excite à fond.” Et dans un élan de créativité, je me dis qu'on aurait pu appeler ce film “le kioXe”. Bernard reprit :

“– Ça se voit ! Et la scène avec Karim...”

En effet, un véritable orgasme qui me laissa tremblant, on le voyait parfaitement à la caméra, je fus tout émoustillé à ce souvenir et voyant l'expression de mon visage qui semblait toucher la grâce, je revivais intérieurement ce moment où l'on s'abandonne totalement, où son corps n'est plus sous contrôle, où seul le plaisir pilote le cerveau. On avança.

“– La coupelle, bonne idée, c'est toi Rico ?

– Ouais, j'avais vu ça dans un film porno, et elle était là.

– On voit qu'il aime ça, il en laisse pas une goutte !

– Remarque, avec ce qu'il a pris juste avant, il devait avoir soif.

– Ç'aurait été dommage de gaspiller”, conclus-je.

Puis la scène de la punition, celle qui était encore vive à mon séant. On alla vers la fin, Bernard commenta, s'adressant à Michel :

“– Là quand même j'aurais pas cru que t'irais aussi loin, je m'attendais à tout moment à entendre André sortir son ROUGE. T'as tapé presque la centaine je dirais, vers la fin ça compte même plus.

– J'ai pensé qu'il supporterait, et pour conclure j'ai voulu qu'il s'abandonne, j'ai eu raison, non ?” rétorqua-t-il en me regardant.

Je gardai les yeux fixés sur la dernière salve, le paddle court en cuir qui frappait rapidement et continûment sans jamais vouloir sembler s'arrêter, et moi qui me mis à sangloter sincèrement. Je m'étais laissé tout à lui, en effet, et un mélange de sentiments m'emplissait encore, craignant de le regarder directement. Il s'adressa alors à moi :

“– Écoute, on joue plus maintenant, tu peux me parler, je pense qu'on a vécu quelque chose de très fort ensemble. D'ailleurs si tu veux, on pourra recommencer une autre fois, je te laisserai mes coordonnées.” Je le regardai alors bien en face, oui j'avais vécu une expérience unique, personne ne m'avait jamais fait pleurer avant, et oui, une fois les stigmates disparus, je pensai que j'aimerais recommencer.

“– Bon les gars on arrive au bout, et merci Lionel d'avoir terminé André, ça non plus ce n'était pas scripté.

– J'ai pensé que lui aussi y avait droit, et puis ça a été un plaisir,” en me regardant avec une sincère gentillesse. “Partagé,” conclus-je en lui retournant un œil empli de gratitude.

Cela terminait le visionnage. Après quelques échanges supplémentaires sur les projets de chacun, de possibles prochains tournages, il arrivait huit heures et le moment de se séparer. Je me mis debout, toujours entièrement nu, et chacun vint me faire des bises en guise d'au revoir : Rico, Takeshi, Victor, Kevin, Jean-Luc et Karim. Michel se contenta d'une bise avec sa main dominatrice sur l'épaule. Lionel ferma le bal, en m'embrassant tendrement sur la bouche. Bernard dit : “bon, salut les gars, rentrez bien, je vous recontacte pour un prochain tournage si ça vous intéresse, mais pas tout de suite. Et bravo encore, c'était bien.”

Comme le groupe se dispersait, j'étais embêté car j'habitais assez loin et je ne me sentais pas ce soir de m'asseoir, encore moins dans une voiture. Bernard le devina : “bon je fais pas hôtel mais je dois rendre la maison que demain, Lionel couche ici cette nuit, si ça te gêne pas de partager sa chambre tu peux rester dormir si tu veux.” Je voulais bien et d'un regard je vis que Lio aussi, alors qu'il m'enlaçait la taille.

Lit avec deux oreillers rouges

Fourbu, je proposai d'aller me coucher alors qu'il me montrait le chemin et me mena au grand lit. Au plafond était fixé un miroir, et je me dis que cette villa devait servir souvent pour des tournages similaires. Déjà couché sur le côté, je sentais Lionel qui me caressait et m'embrassait la peau sur tout le corps, et ce qui arriva ensuite restera mon moment d'intimité avec lui, je vous dirai simplement que je n'ai pas beaucoup dormi !

Fin... pour le moment.


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Où l’on me libère enfin…

J’avais l’impression d’être en lambeaux, mes fesses devaient être lumineuses, en tous cas elles me chauffaient comme un halogène, et mes jambes tremblaient, me supportant à peine. Mon maître n’en avait manifestement pas fini avec moi : je crus d’abord qu’il aller m’appliquer une crème apaisante sur les fesses, en fait c’était encore de Swiss Navy qu’il me badigeonnait. Il déboutonna alors son string en cuir, laissant apparaître son organe turgescent et humide, signe qu’il avait apprécié cette séance, et me le présentant à la face, je m’exécutai avec une réelle gratitude de pouvoir continuer à le servir.

Après quelques minutes lui permettant d’atteindre sa taille maximale, il passa derrière moi et ne se fit pas prier pour entrer. Il écarta mes hémisphères rouges sans ménagement, c’est ce qui me fit pousser un cri de douleur. Il me besogna pendant plusieurs minutes, avant de se retirer et de venir face à moi se libérer sur mon visage, pendant que j'ouvrais grand la bouche, langue sortie. La caméra me balayait dans cet état, quand il commanda à Lionel : “à toi, maintenant.” Je ne savais ce que ce dernier en pensait, mais il s’exécuta avec précaution, et décidément je le trouvais doux et délicat avec moi, même si l’acte en question me le plaçait en dominateur. Il conclut de même et aussi généreusement que mon maître.

Visage d'homme la bouche ouverte

J'étais sans vigueur, incapable de penser et à peine de me tenir debout. Suivant un scénario convenu, Lio me libéra alors de mon pilori et de mes liens, et après avoir replacé la banquette sur ce mobilier dont je garderai un souvenir puissant, me fit allonger dessus, sur le dos, en prenant garde à ce que mes fesses dépassassent et ne touchassent point ce reposoir, les jambes supportées par les cadres latéraux. Il se pencha sur moi et sous l’œil de la caméra, lécha toutes traces sur mon visage, m'embrassant à pleine bouche au passage pour partager le précieux liquide.

Il me fit me retourner sur le ventre, et s'étant écarté, j'entendis l'autre qui s'approcha, et je sentis alors quelque chose sur le bas de mon dos : un liquide d'ordinaire chaud me faisait ici l'effet d'une douche rafraîchissante, s'abattant sur ma peau rougie, alors que mon maître s'épanchait sur moi. J’avais dit avant de commencer, seulement dans un état extatique extrême, j’y étais sans nul doute, et toujours abandonné, je le remerciai intérieurement. Il quitta le champ de la caméra.

Lio me fit pivoter une fois de plus sur la banquette du meuble maudit, me retrouvant sur le dos dans la même position que précédemment. A mon côté, il m’embrassa et me caressa tendrement. Je n'étais plus que réflexe, mais le plaisir suivant cette correction déclencha en moi un gonflement, qui continua alors que Lio le saisit de sa main et entama un mouvement de va-et-vient accompagnant ses caresses de l’autre. Je n’ai pas en général besoin de conclure ainsi, je suis un passif qui se contente de diamètre et de fluides, mais après ce que j’avais vécu et ressenti, je me soumettais et je finis par jaillir avec un plaisir fabuleux. Lio lécha cette partie de mon anatomie, puis se levant, me fit un signe d’au revoir amoureux, avant de sortir lui aussi du champ. La caméra mobile de Bernard filma tout mon corps et ses humeurs, avant que celui-ci ne concluât : “coupez, c’est dans la boîte !”

Eau jaillissant d'un tuyau

Un groupe d’applaudissements retentit alors, tous les autres acteurs ayant observé la scène, et certains étaient visiblement impressionnés.

“– Putain, qu'est-ce qu'il t'a mis !

– Tu as pris au moins quatre-vingts coups, je croyais pas que t'allais résister.

– Heureusement on t'avait bien traité avant,” dit Victor, essayant de prendre un ton plus léger.

Bernard vint vers moi, et me félicita chaudement : “André, tu es le meilleur power bottom qu'on ait eu, franchement bravo. Tu te sens bien ?” À la vérité, j'étais vanné, et j'avais besoin de décompresser. “Les gars, vous l'amenez à la douche, vous le soignez bien, et on prendra l'apéro ensemble ce soir, on débriefera. C'était super, on a du contenu, bravo à tous !”

Ils furent plusieurs à m'accompagner et à me supporter jusqu'à la douche puis à m'aider à me laver, en veillant à ce que l'eau ne fût pas trop chaude car il m'en cuisait vraiment. Je ne me souviens pas très bien de ces moments, si ce n'est que l'on finit chacun par se retrouver au bord de la piscine, presque tous assis et vêtus d'un boxer ou d'un maillot, sauf moi bien sûr, pour qui les douleurs allaient encore durer quelques jours et les marques sûrement deux à trois semaines. J'étais ainsi entièrement nu et allongé sur un transat de tout mon long sur le ventre, et Lionel vint pour me badigeonner une crème apaisante sur les fesses. Je l'arrêtai d'un geste pour demander à Takeshi de venir me montrer le résultat avant en me filmant avec son portable, car j'étais finalement le seul à n'avoir rien vu.

La couleur, probablement amplifiée par le smartphone, tenait du rouge vif, écarlate, avec des traces de lanières plus marquées que le reste ça et là, le tout réparti de manière assez homogène sur chaque fesse et débordant à peine. Oui, mon maître était vraiment un expert, et je m'imaginais que dans quelques jours, je repenserais à cette expérience avec plaisir et excitation. En attendant, Lio vint à présent étaler doucement sa crème et ma peau profita de cet apaisement faisant suite à la tempête qu'elle avait vécue.

(À suivre...)


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Où cela chauffe pour moi…

J'attendais donc là, dans cette position offerte, encore humide des deux extrémités, une caméra braquée sur moi, et j'entendis bientôt Michel. Encore lui, décidément, la séquence deux resterait probablement ma préférée. “T'es où, le jouet ?” Je ne savais si je devais répondre. Il m'interrogeait, on n'allait pas l'énerver, je tentai : “ici, Monsieur.” Il arriva à mon côté, habillé seulement d’un string en cuir boutonné sur le devant, flanqué du gentil Lionel, toujours entièrement nu. “Qu'est-ce que tu fais là ? Tu as eu de la visite, tu m'as désobéi ?” Alors qu’il vint se poster derrière moi, je commençai par un maladroit “non, non” de protestation. Il rétorqua :

“– Tu te fous de moi, tu t'es attaché tout seul ? Et ce trou béant encore dégoulinant ? Et ces traces sur ta barbe ? Tu te souviens, je t'ai promis une punition : tu mens, dix coups. Tu ne m'as pas appelé Monsieur, plus dix. Ils étaient combien ?

– Un seul... Monsieur,” de manière hésitante.

“– Menteur ! Plus dix. Vu la quantité, ils étaient sûrement nombreux.

– Six, en fait, Monsieur,” ne voyant plus l'intérêt de ne pas tout déballer.

“– Je t'avais dit que tu étais à moi aujourd’hui. Un groupe en plus, encore vingt. Lio, ça fait combien ?

– Cin… quante,” répondit Lionel d’une voix hésitante, trouvant peut-être que cela faisait beaucoup.

“– Un compte rond, ça me va. Tu vas compter chaque coup à haute voix. Et comme tu es déjà en position, on va commencer tout de suite.”

En effet, encore attaché par les poignets à cette potence et par les chevilles m’écartant ainsi les jambes, posté à quatre pattes, les fesses pointant vers le plafond, il n’avait qu’à se servir. Je ne le voyais plus mais il me semblait avoir compté avec une véritable envie et satisfaction, un plaisir sadique peut-être. Il repassa dans mon champ visuel pour aller à un angle du kiosque, ouvrir un coffre que je n’avais pas encore avisé, et je le vis choisir dans l’ombre parmi un ensemble d’ustensiles : ce ne serait donc pas sa main cette fois, il avait raison, cela finissait par faire également mal à celui qui administre. Je regardai le ciel au-delà du kiosque, en me disant qu'après ce moment d'humidité, cet endroit risquait de devenir pour moi un souvenir cuisant.

Kiosque en bois blanc ajouré

Il choisit lentement et déposa les armes sur une tablette devant moi, manifestement pour que je voie ce qui m’attendait. Je ne sais pas comment sont les gens “normaux”, mais je voue quant à moi un véritable fétichisme à la fessée, et loin de me faire peur, cette vue provoqua chez moi une excitation anticipatoire. Se succédèrent : un paddle en bois (avec des trous pour ne pas ralentir sa course) ; une tapette à tapis en rotin ; une ceinture épaisse, au bout d’un manche en bois ; un paddle en cuir souple, long et large ; un martinet à lanières dures ; et enfin un paddle en cuir épais, avec ses trous. Un beau programme, mais je réalisai à présent que c’était ambitieux et je me demandais ce qui était vraiment scénarisé.

Il prit le paddle en bois, me le montra en tapant dans la paume de sa main, vint se poster derrière moi et commença par me caresser les fesses avec, de façon légère d'abord puis plus appuyée ensuite. Ce qui est terrible – et jubilatoire – dans ces jeux, Fop ! Le premier coup partit et l’impact fut sourd. “Tu comptes, je t’ai dit.” Un. Nouvelle caresse. Je disais, c’est de ne pas savoir, Fop ! Deux, de ne pas savoir, Fop ! Fop ! Aïe… trois, quatre, quand le prochain coup va partir. Il continua, alternant caresses et coups, je les sentis passer, mais je savais que ce n’était qu’une mise en condition. J’avais déjà mal, mais c’était supportable. J’arrivai à dix, et il alla alors chercher le prochain instrument devant moi sur la tablette, prenant toujours son temps.

Se postant plus loin, mais procédant de même et avec discipline, caresse du rotin, un sifflement et un coup bien plus vif : onze. Aïe, ceux-là je vais les sentir plus vivement, le rotin est mordant, schlack ! Douze, et arrivé à seize, il m’en cuisait vraiment. Le manche était plus long, ça tapait sec. Ce fut là que je me rendis compte qu’il était expert : aucun coup en dehors de la zone de sécurité, schlack ! Et chaque fesse en prenait pour son grade, pas de jalouse, schlack ! Il faisait vraiment mal, et à vingt je ne pus retenir un grognement de douleur.

Méthodique, c’était au tour de la ceinture, et je savais que celle-là laisserait des marques, mais j’adorais le contact du cuir. Chaque claquement se faisait plus espacé, il semblait user de plus de force maintenant, et mon séant était réellement chauffé à vif de ces coups répétés. Léger sifflement et claquement. Vingt-quatre. Pourquoi prenait-il plaisir à me corriger ainsi ? Mais moi j’aimais ça, non ? Schlik ! Vraiment j’avais mal, je sentais que mon excitation ralentissait et je me concentrais de plus en plus sur la douleur. Schlik ! “Tu comptes ?” J’avais oublié où on en était. “Pas grave, on recommence à vingt.” Salaud, je te déteste ! La ceinture s’abattit, laissant à chaque frappe un coin supplémentaire de mes fesses plus rouge qu’avant encore.

On avait dépassé la moitié car trente fut atteint ! Il marqua aussi une pause, le pauvre devait être un peu fatigué aussi ? S’adressant à Lio : “détache ses jambes et mets-le debout au pilori, il est trop confortable comme ça.” Je ne savais s’il fallait parler ainsi, mais quand Lionel m’eut délié les chevilles puis aidé à me poster debout, attaché à nouveau les pieds en bas, sanglé au niveau des cuisses, avant de glisser ma tête et mes poignets dans cette planche qu’il ajusta en hauteur pour que mon corps restât perpendiculaire à mes jambes, je mesurai ce qu’était l’inconfort. Ce fut alors le paddle en cuir souple qu’il m’agita sous le nez, signifiant que la punition reprenait.

Ce paddle s’abattit sur moi avec vigueur et résonna d'un claquement sec. Trente-et-un. Je te hais. Schick ! Encore, continue, j’aime ça. Mais ce n’était plus vraiment le sentiment que j’éprouvais à cet instant, et quand trente-six sonna, après une caresse interminable, je voulais que cela continuât, ne t’arrête pas si tu es un homme ! Je lâchai alors à travers mon esprit qui s’embrumait “Vas-y”, avec l’impatience qu’éprouve le dominé rebelle vis-à-vis de son maître. “Ah, tu aimes ça ! Plus dix”, dit-il d’un air satisfait, et une pluie de coups s’abattit successivement sur chacun de mes hémisphères rouges, me faisant rater les chiffres intermédiaires pour atteindre quarante-deux. Ah, ta belle mathématique se rouille, alors qu’il changea encore d’outil, et c’était le tour du martinet.

Il y en a plusieurs types, cuir souple et long, ou dur et plus court. Le second est bien plus terrible que le premier, et c’est évidemment celui-là qu’il avait sélectionné. C’est ce que je préférais d’ordinaire : alternance de caresses et de coups secs, et il maniait cette science à la perfection. Quelle torture ces caresses, tape-moi, vas-y, maintenant. Aïe… Quarante-six. Je poussai désormais un cri à chaque coup sans plus pouvoir me retenir, et comptai avec difficulté, pourquoi les nombres français sont-ils si longs ? Whipp ! Quarante-sept. Whipp ! Quarante-huit. Pas un millimètre de ma peau ne serait épargné. Whipp ! Quarante-neuf. Tu as raison, corrige-moi. Whipp ! Cinquante. Ç’aurait pu être la fin mais ma saillie précédente en avait décidé autrement. Il avait d’ailleurs préparé un dernier instrument, comme par anticipation.

Mosaïque 3 x 3 de punitions

La frontière entre douleur et plaisir est fine, et je l'avais désormais franchie. Néanmoins, mon cerveau ne savait plus s'il voulait que cela se poursuivît ou non, s'il avait besoin de plus de cette drogue que mon corps secrétait à chaque coup, s'il souhaitait s'y adonner à l'envi même si mon corps en souffrait.

La tapette en cuir épaisse, bardée de trous, courte, peut sembler inimpressionante, mais elle est cinglante et tape en fait très fort sur une surface limitée, ce que l’ingénieur qui est en moi saurait expliquer physiquement – mais pas maintenant. Là, sur mes fesses probablement déjà écarlates, c’était tout simplement trop. Un cri bien plus long précéda un “cinquante-et-un” à peine audible, et mes mains prisonnières ne pouvaient venir à mon secours pour parer au prochain coup qui vint presque instantanément derrière, sur l’autre fesse, complétant ma douleur.

Cinquante-deux. Je ne tiendrai pas dix coups comme ça. Tchack ! Aaaah. Cin...quant’trois. Tchack ! Cinquant’quat’. Il me caressa vigoureusement avec le paddle, l’air de dire : j’arrive bientôt. J’avais si mal. Le safeword ? J’avais oublié son existence. Mes jambes tremblaient et me supportaient à peine, mais les sangles et le pilori me maintenaient dans ma position humiliante.

Tchack ! Tchack ! Je ne comptais plus que par réflexe, mais je ne pouvais plus penser à rien, oui, continue, punis-moi, je l’ai mérité, fais de moi ce que tu veux, voici ce que mon cerveau reptilien ressentait. J'étais sûr qu'on avait dépassé le soixante, que ça ne finirait jamais et qu'il s'acharnait.

Et se produisit alors quelque chose qui ne m’était jamais arrivé lors de sessions similaires, au moment où le paddle se levait une nouvelle fois : je me mis à pleurer. Pas de tristesse, pas seulement de douleur, mais d’abandon. Oui, tchack ! Je t’aime, maître, tchack ! Tu as raison, continue, tchack ! Je ne comptais même plus, à travers mes larmes chaudes, il insistait encore et encore avec de petits coups secs et répétés, puis un dernier s’abattit avant que mon maître ne jetât le paddle. Déjà. Encore !

(À suivre...)


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Travaux pratiques en équipe…

Arrivés enfin au kiosque, Jean-Luc me déposa et me mit debout, me laissant le loisir d'admirer l'ensemble. Nous étions en hauteur, sous une structure ajourée hexagonale blanche coiffée par une charpente haute, légère, lumineuse mais ombragée, surplombant la haie du jardin, voyant la route au-delà, et je me dis que quelqu'un aurait pu nous observer d'en bas, ce qui n'aurait pas été pour me déplaire.

Mais ce qui retint mon attention, c'était le dispositif placé au centre : en bois, avec deux cadres transversaux longs barrés d'une potence haute au centre, équipée d'une planche avec des trous manifestement prévus pour la tête et les membres (ce qu'on pourrait appeler un pilori), des cordes et des sangles sur le haut et sur les côtés. J'en ai retrouvé un modèle approchant depuis sur Etsy, dont je joins les photos ici.

Pilori, vu sous trois angles

J'imaginai toutes les possibilités qu'offrait cet engin en le détaillant plus encore, pendant que mes mâles s'affairaient autour, manifestement familiers avec son usage : une banquette amovible au centre, des supports capitonnés pour les bras et les jambes, tout semblait réglable ou adaptable, et je m'y voyais, contraint, dans tout un ensemble de positions. Ils étaient beaux, tous les six, tout nus, en train d'ôter la planche à trous et de positionner la banquette, leur membre dodelinant et mon regard ne cherchant pas à s'en détacher. Kevin avait vraiment des jambes puissantes, il devait avoir la quarantaine, tout comme Rico, beaucoup plus râblé et qui avait l'air toujours content (et là, il avait des raisons de l'être par anticipation). Mais c'était Karim qui retenait mon attention, beaucoup plus jeune, entre vingt et trente ans je dirais, mais son équipement m'impressionnait même au repos.

Je réalisai alors que l'appareillage était posé sur une plateforme rotative montée au sol, que Kevin actionna du pied pour l'aligner : très créatif et bien équipé, ce studio ! Jetant un coup d’œil au plafond en retour, je vis une caméra plongeante qui y était fixée, activée si j'en croyais son voyant rouge allumé. Mais je n'eus pas le temps de réfléchir plus car lui et Rico me saisirent et me posèrent allongé sur le dos sur la banquette, la tête dépassant et reposant ainsi en arrière, et je sentis qu'on me leva les deux jambes et qu'on me les attacha avec des sangles au niveau des chevilles, en haut et de part et d'autre de la potence, qui me surplombait de presque un mètre. On me ramena alors les poignets au niveau du cou pour me les attacher également, et enfin on me coiffa d'une demi-cagoule noire, me bouchant la vue mais me laissant le nez et la bouche dégagés. On resserra encore un peu les liens.

“Ça va, tu es confortable ?” Je répondis par l'affirmative. C'était un sentiment très grisant, au moins pour moi, de me sentir offert dans cette position, presque complètement immobilisé et incapable de me défendre, un jouet, sans même voir qui allait s'occuper de moi. Comment, je l'anticipais, tous, j'en étais sûr, mais je n'y voyais goutte. À leurs pas, j'entendis qu'ils défilèrent pour se placer tout autour de la plateforme, je le devinai, semblant prendre un plaisir – partagé – à me raser le visage qui se trouvait, était-ce un hasard ? Exactement au niveau de leurs attributs. Le tube de Swiss Navy me sembla passer de main en main, et pas seulement, l'un d'entre eux l'appliquant à moi. Le silence se fit, j'étais surexcité et le mystère en rajoutait. “Go”, et un mouvement de pied me fit pivoter, attaché à mon totem.

Arrêt. Tout de suite, une chaleur caressa mes arrières, une autre se présenta au-dessus de mon nez, invitant ma langue à travailler. De part et d'autre de mon corps, je sentis la raideur augmenter, et ce fut d'abord ma bouche qui se retrouva pleine. Le va-et-vient, la taille, la longueur activèrent mes glandes salivaires et me forcèrent à gérer ma respiration, alors que le fond de ma gorge était atteint. J'essayai de le reconnaître, au goût et à la taille je pensai à Victor. L'autre côté de moi accueillit alors son visiteur, coupant mes réflexions alors qu'il eut peu à forcer. Takeshi, peut-être ? Les mouvements s'amplifièrent et mon corps suivit, tressautant de part et d'autre, pendant cinq bonnes minutes. On tourna.

Je me retrouvai avec un mélange de goûts dans la bouche et je compris que c'était bien Takeshi, que je nettoyais à présent, pendant que mon autre versant laissa rentrer le suivant. Pas d'idée, mais arrête donc de réfléchir, profite ! Encore cinq minutes, un mouvement rotatif, et je pensai que c'était Rico, pendant que le suivant s'attela à me besogner. Nouvel angle, c'était peut-être Kevin, qui maintenant s'essaya à son tour côté verso et un autre inconnu côté recto. Plus aucune résistance ne s'opposait à chaque nouveau visiteur, c'était plutôt côté face qu'il m'était plus difficile de suivre et la salive dégoulinait littéralement. Mais ça devait être Victor, qui se représenta à nouveau devant moi pour son traitement lingual, et aussi car je résistai pour le suivant. Jean-Luc, bien sûr ! A la troisième secousse, je lâchai, et toujours autant d'effet, d'ailleurs Victor s'était retiré, craignant peut-être un réflexe buccal, ou bien voulant simplement me laisser savourer ce plaisir.

En effet, je fus extatique à nouveau, et j'aurais voulu que cela ne finît jamais. Mes borborygmes ne laissèrent pas planer de doutes sur cette envie, et j'en pris bien pour dix minutes, mais il fallait qu'il laissât sa place au suivant. On tourna. Ma langue nettoya Jean-Luc, et j'avoue ne pas être certain que j'aurais pu tout emboucher. À présent c'était au tour du dernier, Karim, une formalité maintenant que j'étais complètement ouvert. Que nenni ! Celui-ci eut autant d'efforts à fournir pour être bien accueilli, il rentra finalement, et j'éprouvai le même sentiment qu'avec Jean-Luc, avec même un truc en plus. La forme, peut-être, la méthode, je ne sais, mais il tapait de manière insistante et régulière sur ma prostate mieux que tout autre.

Il le sentit je pense, les autres aussi, il continua de plus belle, et probablement galvanisé par tous ses prédécesseurs, je criai de plus en plus fort et je finis par perdre totalement le contrôle de mon corps, qui se mit à trembler frénétiquement pendant que je coulai sur mon ventre. C'est un sentiment indescriptible pour tout homme qui ne l'a pas vécu, et les autres caressèrent mon torse pendant que je profitais de cet état orgasmique. Tous marquèrent une pause, sauf les caméras qui s'activaient partout autour et sur moi, de la tête aux pieds, et scrutant de l'autre côté mon ouverture encore palpitante, comme je le visionnai ultérieurement.

Homme cagoulé criant

Après ce temps d'arrêt, ils me libérèrent, m'ôtèrent la cagoule, et deux me supportèrent pendant que les autres réajustaient le mobilier, enlevant la banquette, replaçant la planche à trous, et posant par terre une grande coupelle, à peu près au centre. Ils me réinstallèrent ensuite à genoux, les jambes sur deux reposoirs sur les côtés qui se retrouvèrent écartées et rapidement sanglées, le ventre pointant vers le sol et les fesses cambrées vers le ciel, la tête et les poignets verrouillés dans le pilori, qui fut ramené le plus bas possible. À nouveau incapable de bouger, j'étais toujours à leur merci, confortablement exposé vers la caméra en gros plan. L'une s'installa derrière, l'autre filmait mon visage, la troisième un plan d'ensemble. Et la caméra plafond complétait la vision.

Alors à tour de rôle, chacun s'occupa de moi, debout derrière et mains sur mes hanches, doucement d'abord, puis augmentant graduellement la cadence, m'entendant ahaner de plus en plus bruyamment, avant que cela ne se terminât par une vague de chaleur intérieure. Je les reconnus sans les voir, nous étions intimes maintenant ! D'abord Takeshi, puis Rico passa derrière. La lubrification naturelle était agréable, et je sentis après sa libération que cela débordait et coulait entre mes hémisphères, attiré par la gravité. Puis Victor, dont l'abondance me surprit agréablement, suivi par Kevin qui se termina de même. Je sentais les fluides glissant sur moi. Enfin, ceux que j'appréhendais mais que j'attendais le plus, d'abord Karim, qui se révéla particulièrement énergique et généreux, et Jean-Luc, qui prit son temps mais qui termina en apothéose, me semblant exploser en moi avec une quantité indéfinissable.

La caméra était en gros plan sur mon arrière, je palpitais, j'étais bien. Kevin et Takeshi enlevèrent la planche à trous, libérant ma tête et mes poignets avant de rattacher ces derniers avec une corde fine plus haut sur la potence, ce qui me permit de me relever légèrement, les jambes toujours sanglées et écartées. Je restai comme cela quelques minutes, réalisant que j'avais été leur instrument de joie et de libération, mais j'aimais ça et j'y avais pris moi aussi plaisir.

Ouvert comme je l'étais, ne sachant plus si je poussais ou non, et la gravité ayant fait son office, Rico passa trois doigts entre mes jambes et d'un mouvement, jeta les dernières gouttes recueillies dans la coupelle, qu'il ramassa ensuite et passa à Victor. Celui-ci me la présenta aux lèvres, remplie d'une grande quantité du précieux liquide, et je le lapai goulûment devant une caméra en plein zoom, avalant probablement un verre entier, en bavant un peu partout sur ma barbe au passage, pas si facile sans les mains ! Nos goûts étaient mélangés et c'était un instant presque mystique où je partageais tout avec le groupe. Je goûtais leur plaisir et la plénitude de ce moment. Je me sentais vidé, même si en réalité j’étais exactement dans l'état inverse, comblé.

Après encore quelques minutes, Kevin dit : “eh les gars, c'est l'heure, il faut qu'on se sauve, on va être en retard.” Et ils partirent tous un à un, me saluant avec un sourire, en sortant du champ de la caméra. Je leur criai : “mais attendez, libérez-moi !

– Pas le temps, désolé,” me cria une voix hors champ, et je restai là, penaud. Cela faisait sans doute partie du scénario. J'étais confortable ceci étant, à l'ombre, prenant et sentant l'air, mes jambes sur un support molletonné. “Coupez”, cria Bernard.

“– Parfait, tu as été parfait” me dit-il. “Vous aussi, les gars, et super, le coup de la coupelle.” Encore une improvisation ? Peut-être, même si elle n'était pas là par hasard, ou bien tous les acteurs n'y goûtent pas ?

“– Bon, un coup d'eau pour André, puis on enchaîne.

– Non, c’est bon, merci.

– Tu es sûr ? Tu risques d’en avoir besoin, la prochaine est longue...” Il ne finit pas sa phrase, je pensai qu’il voulait rajouter “si tu tiens la durée.” La vérité, c’est que je voulais garder le goût que j’avais dans la bouche, il me plaisait et me rassurait. Je demandai :

“– Vous ne me libérez pas ? Je suis bien là, mais...

– Non non, surtout pas, le scénario continue. Les autres, restez en dehors du champ, vous avez bien bossé. André, tu restes là comme ça.” Ligoté comme je l'étais, avais-je le choix ? Sans doute un trait d'humour. “La piXine, séquence trois, on tourne,” cria Bernard.

(À suivre...)


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from La piXine

Où je m’ouvre tout entier à mon monde…

Je me retrouvai comme au début de la première séquence au bord de la piscine, quoiqu’un peu plus fatigué, ayant déjà beaucoup transpiré, passablement élargi, et la barbe pleine du souvenir de Michel. J’essayai de faire bonne figure sur mon transat, alors qu’un bruit de klaxon tonitruant se fit entendre. “Michel ?”, héla une voix au loin, qui se rapprocha. “Salut, tu n’as pas vu Michel ?” C’était Victor et je dois dire que j’étais content de le revoir, même si je savais qu’il jouait un rôle. “Il est parti faire une course”, répondis-je. Le dialogue continua :

“– Tu es son nouveau jouet ?

– Oui, je crois que c’est comme ça qu’il m’appelle.

– Je vois que vous avez déjà commencé les amusements”, en me caressant la barbe et en suçant son doigt ensuite. “Tu veux bien jouer avec nous ?

– Je ne sais...”

Mais je n’eus pas le temps de finir. Il était déjà parti et revint rapidement avec deux comparses, Takeshi et Jean-Luc. Comme Victor, ils étaient simplement vêtus d’un maillot de bain, très moulant je dois dire, révélant beaucoup de promesses et aiguisant mon appétit encore vif. “Les gars, Michel n’est pas là mais on peut s’occuper de son jouet”, en me désignant, “je suis sûr qu'il n’y verra aucune objection.”

“Euh...”, mais mes protestations (molles) passèrent inaperçues. “Attendez, je vais appeler le reste de la troupe pour qu’ils en profitent aussi.” Il mima un appel au portable, et je me dis que la nouvelle scène allait commencer et qu'elle promettait d'être torride.

Tous debout face à moi, je sentis que c’était à mon tour de jouer. Que voulait dire exactement Bernard par “je veux que ça ait l’air vrai” ? Pour moi, c’était on ne peut plus réel, il voulait parler de son scénario sans doute. Au diable, j’avais devant moi trois mâles superbes et j'allais en profiter. D’abord, chatouiller chaque maillot de ma langue. Puis, découvrir ce qui s’y cache, et continuer la révélation pour que chacun s’exprime. Victor était grand, ses attributs étaient ajustés à sa taille, et il était bien taillé de la tête aux pieds, je lui donnai quarante ans. Takeshi, le type asiatique, moins imposant mais qui démontrait de la vigueur et de l'énergie. Et Jean-Luc, un véritable colosse, le corps huilé, faisant de moi une mi-portion, en me demandant si j’allais lui tenir...

Trois arrangements de fruits en forme de pénis

J’en étais à avoir baissé chaque maillot, chacun s’en étant ensuite rapidement débarrassé d’un coup de pied, et à lubrifier chaque outillage avec application à tour de rôle. Les goûts étaient variés, tous avec une saveur agréable mais différente, et j’anticipai déjà celle de l’ambroisie que je voulais boire goulûment. Nous n’en étions pas là, estimant pour ma part le cas de Jean-Luc, et en bon ingénieur me demandant quel diamètre il pouvait bien faire à son maximum, celui-ci semblant croître vers l’infini au fur et à mesure que je le travaillai.

Takeshi me démontra alors qu’il fallait compter avec lui, son ventre contre mon dos, en me soulevant debout par la taille et en me positionnant habilement, puis me tenant par le bas des cuisses de ses mains alors qu'il se pencha un peu en arrière. Aucune résistance ne s’opposa à son entrée, et il profita de sa forme athlétique pour me montrer qu’il n’y avait pas que la dimension qui comptait. Après quelque temps, Victor se rapprocha de moi par devant et profitant de sa stature, saisit mes cuisses et me détachant de Takeshi, s’attacha alors à moi. Il rentra lui aussi sans difficulté, il faut dire que la dernière heure m’en avait déjà vu passer, mais c'était particulièrement plaisant de se trouver dans cette position, les bras enroulés autour de son cou, alors que la gravité assurait une profondeur maximale.

Après au moins cinq minutes, il me porta jusqu’au transat et m’y allongea sur le dos, en se retirant doucement. Je compris ce qui allait m’arriver. Jean-Luc s’approcha, et son instrument était d’une autre ampleur. Je visualisai mieux ce que voulait dire Michel sous la douche, et brutalement mon plug me paraissait bien futile, ce que je voyais devant moi tenant plus du rouleau à pâtisserie que d’un organe de chair. Je m'écartai autant que je le pus afin d’accueillir l’imposant visiteur, qui fouilla, refoula, insista, moi aussi, força… Nouveau coup de Swiss Navy, rebelote, ses mains m'écartèrent plus encore, me tirèrent tout entier sur lui, et ouf… je poussai un long râle, alors que l’entrée fut passée. Le reste suivit progressivement mais sûrement, le plus dur était fait, le meilleur à venir.

Ce fut un sentiment extraordinaire que cet élargissement, doublé d’un mouvement de va-et-vient puissant mais doux et maîtrisé. Cela me mit en émoi et dans un état second, de sorte que je ne réalisai pas le temps qui passait, et j’eus l’impression que ce moment ne dura pas assez longtemps quand finalement il se retira. Mais non, c’était juste pour me retourner et me mettre à quatre pattes sur ce transat, m’écarter à nouveau et rentrer une seconde fois, bien plus facilement, ayant gardé la mémoire de sa forme, et espérant m’en accommoder jusqu’à la fin des temps. Encore une demi-éternité où j’espérai que rien ne s’arrêterait, et la caméra devant mon visage en gros plan captura chaque instant de plaisir qui passait devant mes yeux et dans mon corps.

Malheureusement ce moment de pur bonheur devait finir, car un second coup de klaxon retentit pour annoncer la suite et suivre ce maudit scénario. “Eh, ils sont arrivés”, cria Victor, et trois autres gaillards débarquèrent alors. Jean-Luc me laissa pantelant, transpirant, toujours à quatre pattes, et la caméra se fixa longuement sur mon séant offert au ciel, laissant voir un orifice parfaitement rond et ample comme il m'avait formé, pulsant et respirant abondamment prolongeant le rythme qu'il m'avait imprimé, ainsi que je le visionnerai par la suite.

Au fond d'un puits

“Le jouet est là, on a commencé un peu sans vous”, dit Victor, “on l’amène au kiosque ?” Ah, le fameux kiosque, là-haut, au moins on serait à l’ombre. Les trois nouveaux étaient déjà entièrement nus – simplifions le scénario – et nous montâmes tous, moi jeté sur l'épaule de Jean-Luc tel un sac de riz, suivis par les caméras, pour arriver sous la charpente du fameux kiosque où trônait ce mobilier étrange.

(À suivre...)


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