Week-end à hommes

🔞 AVERTISSEMENT : ce blog est un récit érotique gay, il suggère et évoque des relations (homo)sexuelles, réservé à un public averti !

Homme en short regardant une photo de Wilhelm von Gloeden (1856-1931), "Portrait d'un homme nu sur les rochers", circa 1902.

J’étais bien.

Étendu sur le canapé en cuir noir, revêtu seulement d’un peignoir en coton blanc, les pieds nus sur un tabouret recouvert de tissu rose devant moi, je repensai à cette journée de vendredi qui m’avait amené là.

J’étais descendu en train à Montpellier, pour y voir une exposition privée consacrée à des photographies d’art érotique. Cela se trouvait assez loin pour trois jours mais c’était aussi l’occasion de prendre un bol d’air frais, si l’on peut dire, car en réalité il faisait très chaud en cette fin juin. Je ne savais pas encore ce que je ferais le week-end mais j’avais en tête la mer et plus encore peut-être, la plage nudiste de l’Espiguette à proximité, qui offre également des distractions épicées dans les dunes, propices à se changer les idées.

Il s’agissait de photos consacrées à la beauté masculine. Les corps se présentaient libres, entièrement dépouillés des conventions sociales et arborant qui avec fierté, qui avec langueur, des courbes et des droites suggestives et évocatrices. Difficile d’y rester insensible, et au-delà de l’art mon cerveau reptilien s’en était aussi trouvé stimulé comme, je dois le dire, d’autres organes de mon corps, peu habillé également en raison de la chaleur. Je portais toutefois un tee-shirt, un short très court et des sandales aérées, car j’étais encore en ville ! Mais j’aimais que l’on me regardât et plus encore dans ce type d’exposition où je m’attendais à ce que le public fût amateur d’hommes.

Sur mon canapé, je feuilletais en ce moment-même un autre livre consacré au sujet, Lusted Men, et ma main se prenait à glisser sous le peignoir pour caresser discrètement — du moins le croyais-je — mes aréoles, faisant instantanément durcir mes tétons sous une double stimulation digitale et visuelle.

Car j’aime les hommes et le sexe. Un double pêché au regard de mes origines sociales et que j’ai longtemps gardé secret pour le second, enfoui pour le premier. J’ai très tôt pratiqué l’onanisme de manière quotidienne, souvent plus ; puis chaque occasion de me dénuder en me sachant regardé me procurait de l’excitation ; enfin, j’ai pris rapidement conscience que c’était des hommes que je voulais me sentir désiré, symétrisant mon propre appétit de leur corps. Il aura toutefois fallu que j’atteigne la cinquantaine avant de me libérer des conventions et de commencer à vivre ma vraie nature.

“— Pas mal, hein ?”, m’avait abordé un inconnu alors que je tournai la tête devant une grande photo pour tenter de mieux en comprendre la position.

“— Euh… oui”, avais-je répondu, surpris car je ne l’avais pas vu venir, perdu que j’étais dans mes pensées, et ne sachant trop s’il parlait du travail de l’artiste ou de la morphologie du sujet.

“— Tu aimes les portraits de nus masculins ?”, m’avait-il demandé, révélant alors un léger accent anglais.

L’interrogation m’avait paru triviale, car si tel n’avait pas été le cas, qu’aurais-je fait là ! Cela avait plutôt relevé de la question phatique, et j’avais espéré qu’il ne me demanderait pas ensuite si j’aimais les films de gladiateurs, mais la réplique n’était pas venue.

Je m’étais pris à le détailler : il était assez grand — pour moi, qui ne l’est pas ? — et avait probablement dépassé la quarantaine, mais sportif, bronzé et bien bâti, il tenait plus du surfeur que de l’amateur d’art. Vêtu d’un polo qui moulait sa musculature puissante et d’un bermuda, il avait lui aussi les pieds à l’air et parfaitement soignés. Prenant conscience que je l’évaluais, j’avais rapidement relevé la tête pour répondre :

“— Oui, j’adore ça”, me rendant compte que ma répartie ne manquait pas d’une ambiguïté gourmande.

La conversation avait continué autour des photographes, de la place du nu dans la société et de l’importance de ces expositions pour promouvoir la liberté du corps masculin.

Il était à présent assis à côté de moi sur ce canapé, les pieds sur le même tabouret que les miens, lui aussi portant seulement un peignoir, mais celui-ci était en soie bleue et il était ouvert en haut, laissant paraître son torse. Libéré de son polo, celui-ci ne décevait pas et laissait saillir sa belle poitrine et à ce qu’il me semblât, des abdominaux travaillés.

“— Ça te plaît ?”, me demanda-t-il brusquement, brisant le silence et me déstabilisant du même coup. Je bredouillai, me pensant pris en flagrant délit de voyeurisme, mais il ajouta alors avec un large sourire entendu : “Je veux dire, le livre.”

Je hochai seulement la tête en assentiment, jugeant inutile de contredire l’évidence. J’avais fait la même chose en sortant de l’exposition, pendant laquelle il ne m’avait plus lâché, et où il avait alors proposé de me montrer sa collection de livres d’art masculin et de dîner ensemble chez lui. Il était sympathique, je n’avais aucun plan de prévu, la proposition paraissait alléchante — à l’image de mon hôte —, et quel risque courais-je, à part peut-être celui d’être déçu ?

Ce fut en voiture que nous étions donc allés chez lui, une belle villa de plain-pied près du Grau-du-Roi, que nous atteignîmes après trois quarts d’heure environ. Nous étions rentrés à son domicile et j’avais suivi son exemple pour me déchausser aussitôt à l’entrée, comme je le faisais d’ailleurs chez moi. Pieds-nus sur le sol carrelé, il ne faisait toutefois pas froid.

“— Après avoir transpiré toute une journée chaude comme ça, j’aime bien prendre une douche. Ne te gêne pas et fais pareil”, m’avait-il intimé. Comme j’avais hésité à me dévêtir bien que je fusse déjà peu couvert, il avait reprit :

“— Ne sois pas timide !” et comme pour accompagner sa phrase, il s’était retrouvé entièrement nu devant moi.

Je m’étais exécuté pour lui faire face dans le même appareil. Il était bien plus grand que moi, et fort pourvu. La différence était flagrante, avec un diamètre probablement au double déjà au repos, et je m’étais pris à m’imaginer le sortant de cet état afin qu’il s’exprimât pleinement.

Ses pensées sans doute symétriques, il avait compris que je le désirais et que j’étais ce que l’on appelle un “passif” dans une relation homosexuelle. En effet, j’aime recevoir, être un objet de plaisir, dominé ; était-ce en réaction à ce que la vie professionnelle m’imposait, à mon corps défendant ?

Il m’avait désigné la douche afin que je pusse me rafraîchir, et accompagné jusqu’à la salle de bains. Je m’étais lavé généreusement avec de l’eau à peine tiède, car la température ambiante restait élevée même en fin d’après-midi. J’en avais profité pour me caresser le corps en me savonnant abondamment, m’attardant notamment autour de mes tétons, puis mon entrejambe, où mon majeur s’était montré à la fois chatouillant et curieux, au point d’en pousser délicatement le seuil, déjà détendu par l’eau tiédie, et d’y entrer comme invité. Je me préparais ainsi à ce début de soirée en m’attendant à chaque instant à le voir me rejoindre sous la douche, car je n’étais pas naïf ! S’il m’avait invité ici, et si je l’avais suivi, ce n’était pas seulement pour partager des lectures, aussi plaisantes et érotiques fussent-elles.

Cela n’était toutefois point arrivé. En me retournant, j’avais vu qu’il me regardait à travers la porte vitrée qui ne s’était guère embuée, qu’il avait observé mon manège et qu’il semblait à son tour m’évaluer. Je n’avais rien d’extraordinaire, j’étais plutôt petit, la peau très blanche et la barbe légère, mais j’essayais de me maintenir dans une forme relative et je restais assez mince avec mes cinquante-sept kilos, bien que j’eusse largement dépassé la cinquantaine. J’étais ainsi physiquement bien taillé pour un rôle de soumis, d’autant que mon côté pile était pourvu en courbes rebondies qui attiraient en général l’activité, alors que mon côté face restait modeste au centre mais avec de belles jambes (à ce qu’on m’a souvent dit) et une tête sans doute trop grande pour mon corps mais dont on pouvait tirer un avantage profond.

Revêtant le peignoir qu’il m’avait tendu, je m’étais installé sur le canapé en cuir en attendant qu’à son tour il sortît de la douche pour me rejoindre.

J’étais bien, dans cet état de relaxation et de tension à la fois, quand on sait que l’on va bientôt passer un moment intense avec un nouveau partenaire.

Les livres se succédaient, les tapas également, la boisson suivait. J’aimais toucher nonchalamment ses pieds avec les miens dans un mouvement irrégulier mais qu’il ne pouvait ignorer, tandis que mes mains continuaient leur tracé derrière l’étoffe de coton blanc sans plus se dissimuler désormais.

Un bruit derrière moi me fit sursauter. Je ne m’y attendais pas du tout, mais un grand gaillard était rentré et il se dirigeait vers nous.

“— Ah, voilà mon copain”, me dit mon hôte.

Il était immense, à ce qu’il me parût. Son corps d’ébène était au moins aussi puissant que celui de Mark (car c’était son prénom, j’en retranscris l’orthographe à l’aune de son accent), sa tête entièrement rasée me paraissait sévère et il me sembla avoir dépassé la trentaine. Il embrassa à pleine bouche mon voisin, puis vint me faire quatre bises alors que ce dernier nous présenta. Il s’appelait Félix.

Il repartit et j’entendis au son qu’il alla lui aussi se doucher. Il revint rapidement, également seulement vêtu d’un peignoir de soie mais de couleur rose, et je trouvais que celle-ci créait un certain contraste avec l’aspect viril du colosse, remarque que je m’étais faite juste avant concernant son prénom. Il s’installa sur un fauteuil en cuir, nous faisant face et nous observant.

J’avoue que cette nouvelle entrée me refroidit un peu de prime abord, mon esprit étant déjà parti explorer le corps de Mark et une légère humidité à mon extrémité matérialisant le désir que j’en avais. Mais sous les yeux de celui qu’il m’avait présenté comme son copain, je me sentais mal à l’aise et me demandais quelles étaient en fait ses intentions, ce qui était permis ou pas, et ce qu’il fallait faire à présent.

“— Que penses-tu de la différence entre érotisme et pornographie ?”, me demanda-t-il tout de gob avec un regard qui se voulait rassurant.

“— Je pense que l’érotisme est le désir de l’esprit, et la pornographie son prolongement en actes. On ne peut concevoir l’un sans l’autre, à mon avis. Je ne suis pas contre le porno, bien au contraire, il faut bien que le corps exulte, si l’on veut être émoustillé par l’érotisme.

— Tu as déjà joué dans un porno ?

— Alors en fait… oui”, et la question m’étonnait car elle me paraissait incongrue. Mais de toute évidence il avait vu juste, et j’expliquai comment je m’étais retrouvé dans des scènes de groupe en pratiquant sexe et BDSM dans un rôle de parfait soumis. Je dus même en donner le titre, La piXine, nul doute qu’il irait le visionner un jour s’il aimait ce style. J’en ai d’ailleurs relaté le tournage sur mon blog éponyme.

Il pivota soudain vers moi, ôtant totalement son peignoir déjà largement ouvert, mettant un de ses pieds sur mes jambes et l’autre derrière moi sur le dossier du canapé, découvrant entièrement son appareil qui s’offrait à mon regard entre ses jambes écartées.

“— Dans cette position, je fais de l’érotisme ou du pornographique ?

— Et bien ça dépend”, répondis-je, essayant de ne pas me démonter (s’en chargerait-il ?) et me disant qu’il passait à l’attaque. “Cela tient de l’érotisme façon Courbet en une sorte d’origine du monde masculin”, même si j’y voyais plutôt une provocation invitante. “Ou bien du porno si ça se transforme en actes, comme je disais.

— Montre-moi.”


Week-end à hommes

Couverture du blog "Week-end à hommes"

Récit érotique gay en douze chapitres, paru en janvier et février 2026.

Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

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Canapé en cuir noir.

L’ordre ne souffrait pas de réplique verbale, et bien que je ne voulusse y résister, je jetai un œil vers Félix en face, qui continuait à nous regarder sans un mot, tout en consultant son smartphone. Nous filmait-il, regardait-il autre chose, je ne savais le dire précisément, toujours est-il que son regard n’exprimait aucune réprobation, rien de précis à vrai dire. Un nouveau coup d’œil vers le visage de Mark me confirma en retour que la voie était ouverte et que j’étais invité à le convaincre par l’action. Je quittai alors sa figure pour me consacrer à son corps tout entier, sous le regard de la vigie.

Puisqu’il avait posé son pied gauche sur moi, cela me paraissait une bonne entrée en matière. Je le pris délicatement dans mes mains alors qu’il s’allongea un peu plus sur le canapé, ses accoudoirs quasiment plats permettant de le faire confortablement. Son pied était beau et fort, avec des orteils parfaitement équilibrés et des ongles impeccablement coupés. Je me mis à les lécher un a un, commençant par le petit jusqu’à m’attarder sur le gros en le mettant en bouche en entier. Je me décalai un peu sur la droite pour recommencer plus consciencieusement encore, et j’en profitai pour ôter définitivement ce peignoir qui m’encombrait et me tenait chaud.

Je concevais le sexe seulement entièrement nu, c’est ce qui me mettait en condition, permettant de maximiser le contact charnel avec mes partenaires et aussi parce que cela me mettait dans ma position de soumis. Je léchai sa voûte plantaire puis ses orteils, encore et encore. Puis je remontai avec ma langue et ma bouche sur sa cheville et le bas de sa jambe, de manière caressante. Je goûtais ainsi à sa peau chaude et bronzée, captant sous l’odeur du savon sa fragrance corporelle.

Je ne voulais pas faire de jaloux et sans déplacer son autre jambe, j’allai m’occuper de son pied droit, qui était toujours en l’air appuyé sur le dossier, alors qu’il ne bougeait guère, la tête allongée sur l’accoudoir. Je remontais un peu plus haut dans mes caresses linguales, en y adjoignant mes mains, qui osèrent atteindre ses cuisses. Revenant à ma position initiale, j’attaquai l’autre cuisse et en alternance, mes doigts effleuraient tantôt l’une, tantôt l’autre jambe, dans un mouvement de bas en haut. Je ne montais pas encore plus, déjà il me semblait que le sang affluait à leur haut, mais je voulais prendre le temps.

Je me déplaçai encore un peu sur sa gauche, et je m’accroupis par terre afin que ma bouche et ma langue trouvassent ses aréoles, que je me mis à travailler avec componction. Doigts, langue, bouche et mordillements légers se succédèrent à leur assaut, assurant leur dureté et leur sensibilité. Mes mains caressaient sa belle poitrine, montant jusqu’à son cou et descendant sur son ventre et ses hanches, dans un mouvement sinueux et que je voulais aléatoire, même si leur destination convergeait vers son centre. Dans cette position, j’offrais probablement à Félix une belle vision de mon postérieur, et je me demandais ce qu’il faisait et s’il allait intervenir.

Mark prit ma tête dans ses mains et m’attira à lui afin de m’embrasser. Nos langues s’entrelacèrent longuement, et cet acte causait en moi un certain émoi visible. Il m’incita à me repositionner à nouveau entre ses jambes, qui étaient désormais toutes deux écartées à plat sur le large canapé. Cette fois mes mains puis ma langue ne s’arrêtèrent pas aux cuisses mais remontèrent plus haut encore, jusqu’à son organe contondant. Je m’attardais tout autour en en admirant avec envie la constitution : longueur, épaisseur, vigueur, tout me semblait parfait, jusqu’à son aspect veineux qui promettait mon bonheur. Ma main saisit le membre alors que ma langue besognait en dessous, pour finalement s’y diriger également.

Il avait bon goût. Déjà une humidité avait perlé et son arôme salé me plaisait. J’embouchai l’objet en entier et commençai un mouvement de va-et-vient, en laissant ma salive s’écouler et en serrant et libérant alternativement la pression de mes lèvres. Cela sembla lui plaire car son visage avait changé et exprimait plus d’émotion. Je pratiquai cet acte pendant plusieurs minutes, le sortant régulièrement afin de prendre une bouffée d’air pendant que ma paume et mes doigts assuraient sa stimulation continue.

Il se déplaça en me guidant, se remit plus droit dans le canapé, tandis que j’allai à nouveau à quatre pattes devant lui mais cette fois pour continuer avec application l’ouvrage commencé. Il plaça ses mains sur ma nuque et imprima lui-même avec vigueur les mouvements qui lui convenaient. Je devenais en cet instant une sorte d’objet où je n’étais plus l’acteur, mais le récepteur pendant qu’il alternait mouvements brusques et doux, et que son visage montrait sa satisfaction. Il finit par se lever doucement alors que ma tête était prise entre ses mains et par la bouche, et redoubla d’efforts pour satisfaire son envie debout, me forçant à une position accroupie sur les genoux. Celle-ci n’était pas inconfortable, mais ses mains m’attiraient tant sur son organe que ce dernier tapait au fond de ma gorge, à ce qu’il me semblât, provoquant une sensation pas si agréable et une salivation extrême en retour.

Nouveau mouvement de sa part, afin qu’il s’allongeât sur le dos tout en me plaçant sur lui, dans la position du soixante-neuf. Du moins le pensai-je, car si je l’avais toujours en bouche, plus épais et turgescent que jamais, il visa ailleurs quant à lui, étant plus grand que moi comme je l’ai dit. Maintenant mes jambes écartées et les genoux sur le canapé, je reconnus une sensation très agréable quand mon sillon se retrouva humecté par un objet un peu râpeux. Zone érogène s’il en est, cet endroit reçut son attention pendant tout le temps où je lui imprimai la mienne ailleurs, avec une impression de fraîcheur et une excitation anticipatoire de ce que cela préparait. Ses mains assuraient l’écartement de mes hémisphères, sa langue s’attardait à mon entrée et lubrifiait la piste, préparant son arrivée prochaine.

Ce fut encore lui qui décida qu’il était temps de changer de position. Il me fit installer sur le canapé de sorte que je fusse à genoux sur l’assise, les bras et la tête faisant face et appuyés au dossier. Il s’éloigna un peu avant de revenir, et passa une main enduite d’un liquide frais entre mes fesses. Je reconnus la consistance d’un lubrifiant, et je me dis que nous allions entrer dans le dur, enfin lui, enfin, en moi.

Mon excitation était à son comble.

La pédication est mon ultime désir et plaisir. Si elle n’est pas un but pour certains, pour moi elle représente tout et me procure une jouissance inégalée. Par son caractère résolument intime et homo, par la stimulation physique des muqueuses innervées et de la prostate, par la soumission qu’elle impose, c’est mon objectif principal dans le sexe.

Ses mains se posèrent sur le haut de mes fesses, et ses doigts en écartèrent la chair. Je sentis un corps chaud me toucher, aller un peu en haut, un peu en bas, trouver son chemin et taper à la porte d’entrée. Celle-ci avait laissé passer mon majeur sous la douche, elle ne céda pas devant ce nouvel invité, qui était bien plus imposant. Il y revint. Un peu plus, mais encore refoulé. Nouvelle promenade en haut, en bas, nouvel essai, encore une fois. Han ! L’accroche était là, le pied dans la porte en quelque sorte. Il ne lui restait plus qu’à terminer l’entrée en un mouvement progressif mais ferme, qui acheva tout-à-fait de m’ouvrir, bien que cela fût un peu douloureux compte tenu du diamètre qui me fut imposé.

Il le sentit, aussi resta-t-il immobile en moi pendant une petite minute. Puis il se retira, avant de rentrer à nouveau après le même temps de repos. Cette fois la porte céda plus facilement, et il commença à imprimer un mouvement lent d’avant en arrière. Mon intérieur s’habituait progressivement à ce nouvel hôte, et lorsqu’il se retira une fois encore, son entrée prochaine fut accueillie avec facilité.

Confortablement installé debout derrière moi et ainsi inséré, ses mains n’avaient plus besoin de me tenir tant écarté, et probablement aussi que son plaisir y avait moins intérêt, aussi empoigna-t-il mes hanches et me soumit-il à des aller-retours vifs et de plus en plus rapides. Progressivement rétabli de sa petite douleur initiale, mon orifice prenait désormais goût à ce tangage et je sentais presque chacune de ses veines à leur passage répété, augmentant l’intensité de la stimulation. Il ne fallait plus qu’il s’arrêtât, j’étais dans cet état où mon plaisir rejoignait probablement la force du sien.

Mais il finit par se retirer après probablement vingt minutes, alternant entrées, sorties et va-et-vient vigoureux. Il n’en n’avait pas terminé avec moi. Il me fit descendre du canapé et le contourner, pour me poster debout derrière le dossier cette fois, le ventre appuyé dessus et les mains sur l’assise. Il n’attendit pas pour se positionner dressé derrière alors que je regardais Félix qui était maintenant devant moi ; je vis que sa main avait abandonné le smartphone pour s’occuper de son intimité sous son peignoir et qu’il m’observait, certainement depuis le début.

Il sourit au petit cri que je poussai tandis que Mark faisait la même action en moi, son membre était tant dur et ma lubrification si complète qu’il rentra instantanément au plus profond. Il me tenait par les hanches et recommença de plus belle ses mouvements, mais dans cette position avantageuse pour lui il frappait également ma prostate. Cela faisait monter en moi une fièvre de plaisir et je commençais à en trembler et à ahaner de plus en plus bruyamment. Il sentait qu’il tapait juste et il continua, encore et encore, moi de même, perdant le contrôle de mes sens et de mon corps, dominé par son emprise et abandonné sur ce dossier qui soutenait le reste de ma masse charnelle.

Je ne pouvais plus réfléchir ni compter, cela me sembla durer une éternité mais celle-ci n’est jamais assez longue… Toujours est-il que j’atteignis l’orgasme en poussant des cris, les jambes tremblotantes et mon humeur coulant sur le carrelage en un long filet gluant, qui colla en partie à ma cuisse droite.

Cela semblait être ce qui manquait à Mark pour qu’enfin il explosât, et que sa virilité laissât échapper un flot interminable dont je sentis la chaleur envahir mon intérieur. Il ne cria pas, mais il accrocha son corps au mien et je sentis les pulsations répétées qui venaient d’en-dessous et qui nourrissaient une pompe dont les réserves semblaient inépuisables.

C’était merveilleux. Un orgasme partagé, c’est un sentiment très fort. Et accueillir sa générosité en moi, c’était le summum. Je suis en effet un adepte du bareback, je considère qu’une vraie intimité ne peut se contenter d’un écran pour nous séparer, et la chaleur moite qui nous pénètre et nous enveloppe à ce moment est le témoignage d’un instant unique.

Alors que je pensai que j’allais me reposer un peu après une bonne heure d’ébats, et qu’il me retourna pour que je lui fasse face, je vis qu’il n’avait pas pour autant perdu sa vigueur. Je commençai à me pencher afin de lui nettoyer le membre, quand il me fit prendre une voie différente et m’allongea sur le dos sur le canapé, le cou sur l’accoudoir plat et la tête penchée en arrière. Il se positionna alors debout devant ma tête à l’envers, et s’occupa de ma bouche et de ma gorge.

Je finis en général mon partenaire par un nettoyage en règle, là il allait plus loin en m’offrant le goût de son précieux liquide mélangé à celui de mon intérieur, mais jusqu’au fond de la gorge. Il fallait que je reprisse ma respiration fréquemment, encore tout chaud et transpirant de mes exercices précédents, et tout ce qui s’écoulait était impitoyablement déposé et avalé – ce que je pratique toujours de toutes façons.

Je sentis alors qu’on me tirait les chevilles de l’autre côté.

Félix entrait en scène.


Week-end à hommes

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Récit érotique gay en douze chapitres, paru en janvier et février 2026.

Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

#sexe #homosexuel #gay #homo #érotisme #homosexualité #bdsm #nsfw #gaynsfw

Homme buvant une coupe de sperme.

Le canapé était trop long, ou bien j’étais trop petit, mais il ne pouvait offrir simultanément mes deux orifices à des partenaires debout de part et d’autre, de sorte que la traction de Félix libéra ma bouche de l’emprise de Mark. Son membre dégoulina de salive sur mon visage tandis que je glissais inexorablement vers son vis-à-vis.

Ce dernier semblait ne pas vouloir s’encombrer de préliminaires, ses mains ayant d’abord saisi mes chevilles, puis au niveau des genoux, et enfin des cuisses alors qu’il plaçait mes pieds au niveau de ses épaules. Il était grand et fort, comme je l’ai dit, aussi me déplaçait-il sans effort pendant qu’il me soulevait un peu pour que mon seuil se positionnât au niveau de son organe qu’il avait déjà travaillé plus tôt en nous regardant. Je regrettai de n’avoir pu l’explorer d’abord comme je l’avais fait avec Mark, sentant qu’il tapait déjà à ma porte.

Il exécuta un robuste mouvement de reins et rentra tout à plein sans plus de formalités. Ouvert comme je l’étais déjà, encore bien lubrifié par mon expérience toute récente, il n’eut aucun mal, toutefois cela me fit pousser un grand cri car son diamètre était plus imposant encore que celui de son copain, comme je le devinai. Plus long également, car alors qu’il commençait un mouvement de retrait pour y revenir de plus belle, la course que j’en ressentis était impressionnante et surtout, arrivé en bout de quai, il tapait directement sur ma prostate.

Il se mit à pilonner mon orifice avec une vigueur et une profondeur extraordinaires, et je ne contrôlais rien sous ses assauts répétés, avec ses mains me tenant fermement tantôt les fesses, tantôt les chevilles, et accompagnant à rebours ses mouvement amples des hanches. J’ahanais bruyamment, alors que Mark revenait sur le canapé par ma gauche et s’accroupit dessus de sorte que son membre me bâillonnât à nouveau. En même temps, je sentais qu’il se penchait sur mon ventre, et j’imaginais qu’il allait cette fois-ci m’accorder ce soixante-neuf qui m’échappa tout-à-l’heure.

Mais je ne sentis rien sur mon avant, et tandis que je continuais à le travailler, il sembla émettre des gloussements étouffés après que Félix se fut retiré. Puis je sentis ce dernier m’emplir à nouveau, une nouvelle salve qui dura longtemps, un retrait enfin, et à chaque fois ces mêmes bruits de la part de mon porteur de bâillon. Je compris enfin qu’il s’était positionné juste au-dessus de mon arrière, bien au-delà de mon centre, et que Félix alternait le plaisir buccal et anal en nous utilisant tous deux à tour de rôle. Cette perspective accrut mon plaisir et ma satisfaction, en comprenant enfin comment ce couple fonctionnait et en savourant physiologiquement cette lubrification sans cesse renouvelée.

Après probablement un quart-d’heure de ce traitement, à chaque retrait il me semblait sentir un courant d’air alors que mon sphincter devait ne plus remplir sa fonction de fermeture et que son élasticité se figeait dans un cercle ouvert au diamètre que m’imposait Félix. Mark finit par se retirer du canapé, et je sentis les mains de l’autre glisser sous mes reins puis sous mes omoplates en même temps qu’il se penchait sur moi. Il n’eut aucun mal à me soulever de ses bras tandis que mon bas était resté fermement emboîté, et je me retrouvai littéralement empalé sur lui debout pendant qu’il se déplaçait jusqu’à atteindre le mur.

La gravité assurait la profondeur tandis qu’il vibrait toujours mais cette fois verticalement. Étant à sa merci, je voyais maintenant toute la pièce derrière lui, et Mark qui s’approchait dans son dos, puis qui s’accroupit et enfin qui disparut de mon champ de vision alors que Félix avait écarté ses jambes. Sous la sensation de fraîcheur humide qui balaya tout-à-coup mon sillon, je compris que son copain faisait jouer sa langue, tantôt sur moi, tantôt – je le devinai – sur Félix. Bien que je fusse un simple jouet dans ses mains, et il semblait qu’il l’entendît bien ainsi, cette position nécessitait de ma part un certain effort car je n’osais totalement relâcher le corps de mon porteur que je tenais fermement – précaution qui eût été probablement inutile immobile, vu la longueur de son instrument qui m’aurait retenu à lui seul, mais qui me paraissait indispensable vu l’énergie qu’il m’imprimait.

Il voulut changer de position. Alors qu’il avait manifesté ses intentions et qu’il me décrocha de son étreinte pour me poser debout à terre face à lui, je pus contempler son organe immense, et je me demandai alors comment j’avais pu le recevoir. Mes hémisphères écartés et un sentiment d’ouverture derrière moi me confirmèrent cependant que je n’avais pas rêvé. Il me semblait évident que le moment était adéquat pour le nettoyer, et tandis que je me penchais pour accomplir mon devoir, il me retint et d’un signe de tête, appela son copain afin que ce dernier me remplaçât. Il s’y appliqua, et cela me frustra de ne pouvoir le goûter, mais il semblait réserver ce privilège. Et voir un autre profiter de mon propre arôme avait quelque chose d’excitant.

Ceci ne dura pas longtemps, et Félix me guida fermement à nouveau vers ce canapé – qui, je me dis, avait dû en voir passer beaucoup d’autres. Il s’y allongea tout-à-plein, et je pensais enfin avoir la chance d’explorer ce corps d’ébène musclé, mais il me fit comprendre très rapidement le rôle qu’il m’avait dévolu : alors que sa virilité pointait fièrement vers le plafond, raide et imposante, il me fit asseoir dessus, face à lui. C’était donc à moi de jouer, les pieds et les mains sur le canapé autour de son corps, mes fesses rebondissant autour de son membre sous le mouvement que je leur imprimais. J’étais donc un peu le maître dans cet exercice, car je choisissais le rythme ; un peu seulement, car c’était moi qui était pénétré et dont l’intérieur était fouillé de fond en comble. J’adorais cette position, qui permettait une grande profondeur. Mais après dix minutes ininterrompues, je la trouvai fatigante.

J’avais du mal. Il était évident que ce n’était pas un adepte de la tendresse et probablement pas plus de l’érotisme, et il semblait vouloir m’utiliser comme un exutoire purement physique afin de se vider. Mais sa constitution était telle qu’il lui faudrait certainement une activité soutenue dans la durée pour qu’enfin son corps décidât de lâcher prise. De plus, après bientôt deux heures d’activité en mon plus profond, je me sentais totalement détendu, d’un côté toute douleur initiale avait disparu mais d’un autre, je n’opposais plus aucune résistance à son va-et-vient et ce malgré son fort diamètre. Même si je continuais à en éprouver du plaisir, je me demandais jusqu’où cela irait et s’il pourrait conclure en moi de façon satisfaisante pour lui.

Il me fit pivoter horizontalement, lui toujours en moi, et je continuai encore un peu sous ce nouvel angle. Mais il dut percevoir que je fatiguais, et nul doute que son organe ne se sentait plus assez fermement enserré pour être suffisamment stimulé. Aussi, il mit ses mains sous mes aisselles et me ramena en arrière, de sorte que je fusse allongé complètement sur lui, sur le dos. Il sembla également glisser sur le canapé, et je compris après qu’il se positionna afin que ses pieds touchassent le sol, les cuisses appuyées sur l’accoudoir plat. j’étais ainsi sur lui, la tête appuyée sur son torse et regardant le plafond, toujours profondément emboîté, les jambes dépassant du canapé mais encore trop courtes pour toucher le sol. Il se cambrait un peu de temps à autre, mais en un mouvement beaucoup moins ample que précédemment, comme une période de calme relatif. Il me tripotait les tétons de ses doigts puissants, et leur contact surprenamment un peu froid revigora mon excitation.

Une nouvelle stimulation en mon bas me sortit de la torpeur dans laquelle je commençais à sombrer, sous la forme d’un doigt probablement enduit de lubrifiant. Mark – dont j’avais un peu oublié l’existence – arrivait par cette direction, et après ce toucher initial, commença à écarter et à me soulever les jambes, afin de se positionner au plus près. Félix était bien sûr toujours en moi ; mais maintenant son copain toquait à la même porte, espérant qu’elle s’ouvrirait assez grande pour les laisser entrer tous deux.

Ce n’était pas ma première expérience. Mais la taille de leur organe, celui que j’avais déjà mangé et l’autre dans une session précédente, rendait le défi plus difficile. J’étais maintenu en position par les bras puissants de l’un et sollicité par l’autre qui tenait pour cela mes cuisses. Mais mon corps ne voulut pas céder. Il poussa, et commença à rentrer. Mais refoulé, il remit un doigt lubrifié, puis un second, qui tous deux finirent par trouver leur chemin. Alors il recommença. Son membre était dur, celui de Félix ne dégonflait pas, et après une nouvelle tentative, le quatrième assaut ouvrit une brèche. Pas encore totalement rentré, mais sur le chemin du succès, il attendit en maintenant la pression, sachant que le prochain profiterait du terrain gagné pour aller un peu plus loin en territoire ami.

Encore une fois. Puis, à la suivante, enfin il pénétra totalement. Je poussai un râle, mi-plaisir, mi-douleur, en tentant de supporter ce nouveau diamètre qui m’était imposé. Après une demi-minute, cela allait déjà mieux, et comme il le sentait aussi, Mark se mit à osciller en moi. Ses mouvements allaient gagner en intensité, même s’ils ne seraient pas aussi amples que les précédents de Félix, car il y avait moins de débattement possible si je voulais rester enchâssé dans ce dernier. Et je le voulais !

Nous parcourûmes cet état d’intimité pendant au moins dix minutes, et Mark se permettait même par moments de sortir totalement, avisant qu’il rentrerait ensuite aussi sec – manière de parler, car l’humidité était à son comble, alors que Félix me faisait coulisser sur lui et son copain et que tous deux râlaient également, même si c’était moins fort que moi. J’éprouvais un sentiment de plénitude extrême, à l’image de mon ouverture et de l’étirement qui m’était imprimé.

Les mouvements se faisaient de plus en plus rapides, les vocalises également, et Mark finit par se libérer en moi, comme l’exprima son visage et comme je le ressentis à la chaleur intérieure qui m’envahit. Je sentais ses pulsations, chacune amenant sa quantité supplémentaire, et cela sembla donner à Félix la stimulation qui lui manquait, car il poussa lui aussi un râle puissant et je me sentis littéralement inondé en mon sein de sa semence. Tous deux étaient encore en moi, finissant leurs pulsations et purgeant leurs humeurs, alors que j’étais dans un état de grâce.

Mark finit par se retirer, et se dirigea derechef vers ma bouche afin que je lui nettoyasse l’engin, ce que je fis goulûment jusqu’à ce qu’il fût quasiment sec, toujours allongé sur Félix. Ce dernier sortit alors également de moi et me remonta plus haut sur lui, dégageant son membre que j’aurais voulu de même astiquer. Là non plus je n’eus pas ce plaisir, alors que son copain s’y dirigea et s’en chargea. Cependant, il n’avala pas le précieux liquide qu’il garda en bouche et sur sa langue, puis il vint ensuite m’embrasser afin que j’en profitasse et que j’avalasse finalement le tout.

Mais le principal était encore en moi. Je me léchais les babines avec un regard explicite jeté vers Mark puis vers mon bas, qui comprit – et qui l’avait sans doute déjà conçu dans sa tête. Il alla chercher dans un meuble proche une grande coupe à champagne, qu’il ramena prestement. Alors que Félix se relevait et moi avec, il en inséra le pied entre les deux grands coussins de cuir, qui bien qu’ils fussent serrés permettaient qu’elle tînt ainsi debout et affleurante. Je sus comment me positionner et m’asseoir dessus avec attention, et les deux grands gaillards m’observèrent pendant que j’y expulsais l’ambroisie qu’ils m’avaient généreusement offerte. Il était assez amusant et excitant de voir ces deux hommes nus, maintenant presque au repos, attendre avec patience que j’eusse fini mon ouvrage.

Lorsque je récupérai la coupe, celle-ci était entièrement pleine, prête à déborder. La quantité était magnifique, fruit de deux heures d’un traitement où je fus à l’honneur et la récompense à la hauteur. Assis sur ce canapé, fourbu, dégoulinant de sueur, démonté mais content, je levai ma coupe à leur santé et savourai une gorgée de ce liquide translucide, encore tiède, au goût légèrement salé et aux saveurs mélangées. Félix me filmait déjà avec son smartphone, alors que je leur offris de goûter.

“Non, tu l’as gagné”, me dit Mark, et j’étais en fait content de siroter l’ensemble jusqu’à la dernière goutte.


Week-end à hommes

Couverture du blog "Week-end à hommes"

Récit érotique gay en douze chapitres, paru en janvier et février 2026.

Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

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Homme nu dans un jardin, vu de dos.

Nous restâmes assis, entièrement nus, sans parler, repus de la longue séance qui venait de se dérouler, moi fourbu, encore transpirant et un peu endolori. J’avais siroté ma coupe alors que mes deux compères s’étaient servi un Coca, et que Félix s’était remis à son smartphone. Décidément, il ne parlait pas beaucoup, et restait même assez réservé quand il s’agissait d’offrir de sa personne — en revanche il était un donneur généreux !

Il fallait que je songeasse à repartir et à me chercher un hôtel, probablement dans les environs maintenant car l’heure avait tourné. De plus, nous étions dans le coin des plages, et si j’avais envisagé initialement des aventures dans les dunes ce week-end, je me demandais si je n’avais pas vécu ici une expérience telle que je n’en trouverai pas de plus plaisante à court terme. Ceci étant, un naturisme innocent était aussi un moment agréable.

Je brisai le silence et commençai à formuler :

“— Bon les gars, super, vraiment super, le démontage de ma vie. Punaise. Il va falloir que je vous laisse maintenant…

— Tu dors où ?”, me demanda Mark.

“— Je vais trouver un hôtel dans le coin, Grande-Motte ou Grau-du-Roi, ça ne manque pas.

— Attends…”

Félix lui avait fait signe de s’approcher, et un conciliabule s’établit entre eux, ponctué de visionnages sur le smartphone. Ils parlaient bas pour ne pas que j’entendisse, je distinguai cependant quelques bribes : “… tu vois… il aime ça… dans un film, regarde… réseaux sociaux… CurvyDaddy… complet passif… Laurent tout seul… ils sont au moins vingt… on a besoin…”, du côté de Félix. “… oui… non mais je suis d’accord… ça on vient de le confirmer… ah ouais… mais il sera pas content… tant que ça ?… je sais pas…”, dans les répliques de Mark.

Les deux me regardèrent de nouveau, et il me sembla dans son regard que Félix prit l’ascendant sur Mark qui ploya. Celui-ci s’adressa alors à moi :

“— Écoute, t’as qu’à rester ici cette nuit. En plus demain on donne une petite fête entre amis, tu pourrais te joindre à nous, tu n’as rien de prévu je crois ?”

En effet et je le lui avais déjà dit à l’exposition, il s’en souvenait. Pourquoi me proposait-il cela alors qu’il semblait réticent dans ses échanges avec Félix ? Ce qui m’étonnait d’autant plus que ce dernier me semblait moins un allié. Je protestai par politesse.

“— T’inquiète, ça nous fait plaisir, on a de la place. Et puis tu participeras au service demain pour aider, ok ?”

— Pourquoi pas, mais je ne sais pas, je ne voudrais pas déranger…

— Au contraire, ça nous aide. On organise des petites animations, ça devrait te plaire si tu t’y prêtes”, et il me fit un clin d’œil en disant cela.

— Je ne veux pas m’incruster avec vos amis…

— Ils vont t’adorer, surtout si tu te laisses prendre aux jeux ! Tu m’as l’air d’aimer ce genre d’amusement…”

Un début d’hésitation se dessina sur mon visage, et Félix intervint pour trancher :

“— Écoute, on te dit que ça nous arrange, moi je dis que ça va te plaire, tu n’as rien d’autre de prévu, donc tu dis oui, on t’héberge et tu nous obéis en tout demain. Ok ?”

C’était la première fois qu’il s’adressait directement à moi par le verbe, et celui-ci était haut et clair. Puisque cela ne résonnait pas comme une question mais plutôt une injonction, je me contentai de hocher la tête en forme d’assentiment, en m’efforçant de sourire.

“— Parfait”, conclut-il, et il se leva, laissant son organe dodeliner au repos, pour se diriger vers l’escalier qui se trouvait au fond de la grande pièce qui nous hébergeait. Je ne l’avais pas encore bien détaillée car le canapé avait été jusque là mon principal univers, et je réalisai qu’elle était vaste avec son comptoir et sa cuisine à l’américaine, donnant sur une véranda de l’autre côté ouverte sur un jardin paraissant vert et lumineux. Le ciel était clair bien qu’il fît soir car nous étions encore proche du solstice d’été. Mark reprit la parole :

“— Le beau temps est là et demain il va faire un super soleil. On fera les animations et le tout dans le jardin, du coup. Je t’explique un peu”, et il reversa du Coca dans son verre.

“— En fait ce ne sont pas vraiment des amis, c’est plutôt qu’on organise régulièrement des parties avec des invités. C’est un peu intime, dans le sens où c’est sur invitation uniquement. C’est réservé à un public homo, donc c’est l’occasion de faire des rencontres, très intimes justement”, sourit-il.

“— Sexuelles, quoi”, complétai-je.

“— Oui, reprit-il, mais dans un esprit un peu différent de ce soir. Apparemment si on en croit ton film et tes réseaux sociaux, tu aimes la domination, non ?”

Comment connaissait-il mes réseaux sociaux ? Mais oui, bien sûr, j’en parlais dans le récit de tournage de mon film…

“— Oui, j’adore ça”, en répondant de manière un peu circonspecte car je n’étais pas exactement certain de ce qu’il mettait derrière ce terme très général.

“— Je te crois, et ce qu’on vient de vivre ensemble en donne un premier aperçu”, conclut-il.

Pour moi il s’agissait de bien plus qu’un aperçu, presque un aboutissement ! Je me demandais comment il me voyait aller plus loin. Devant mon regard inquisiteur, il reprit :

“— Ne t’inquiète pas, tu ne seras pas tout seul dans ce rôle. Demain matin Laurent sera là, d’habitude il vient le vendredi soir mais là il a été retenu. Il t’expliquera tout en détails. En général il amène un copain, mais comme là il était seul, ta présence est une chance.

— Et… combien sont les “amis” ?

— On ne sait jamais exactement. Il y a les habitués, ceux qu’on invite de bouche-à-oreille, mais les membres peuvent aussi inviter des connaissances. Comme on est en plein été, on en attend au moins une vingtaine, mais il y en aura peut-être beaucoup plus. Mais tous ne sont pas présents tout le temps non plus.”

J’avais bien entendu tout-à-l’heure. Dans quoi m’étais-je embarqué ? Il était encore temps de fuir sous n’importe quel prétexte. Mais ici dans le plus simple appareil, je me sentais vulnérable et pas vraiment en condition pour résister. De plus, une partie de mon être était piquée de curiosité, et moi qui avais souhaité un week-end épicé, j’allais peut-être être servi au-delà de toute espérance.

“— Viens, je te montre ta chambre”, et il se leva pour m’y accompagner.

Elle était assez grande, située au rez-de-chaussée donnant sur le jardin, et disposait de sa salle de bains privative. Il m’indiqua mes affaires et conclut :

“— Je te laisse, demain tu seras surtout avec Laurent qui te rejoindra, nous on ne se verra pas beaucoup, je prépare plein de choses avec Félix. Bonne nuit… tu en auras besoin”, avec un sourire.

Bien qu’il ne fût pas tard, l’état de mon corps tout entier me poussa à m’allonger presque immédiatement. Je me lavai simplement les dents, appréciant toujours de me coucher avec les humeurs de mes partenaires encore sur la peau et mon séant tout détendu. La douche, ce serait pour demain !


Rien n’est plus agréable que de se réveiller avec le soleil sur le corps nu.

J’avais dormi sans couvertures car j’avais eu chaud, et d’une seule traite, détendu par mon traitement de la veille. Je regardai l’heure, il était neuf heures et déjà il semblait y avoir de l’agitation dehors.

Je me levai et regardai par la fenêtre donnant sur le jardin. Dehors s’affairaient Mark et Félix, entièrement nus eux aussi, et je me dis que je pourrai rester dans le plus simple appareil. Aucune pudeur à avoir à leur encontre, ils connaissaient désormais mon corps mieux que la plupart de mes relations, et puis j’adorais vivre au naturel.

Je me servis dans la cuisine quelques céréales et un jus d’orange, et allai m’installer à la table de jardin, assis sur une chaise un peu humide de son nettoyage récent. L’herbe arrosée la veille tard le soir était encore légèrement mouillée, et c’était agréable que de la sentir caresser ma voûte plantaire tandis que je visitais après avoir mangé.

Le jardin était grand, un carré d’environ trente mètres de côté, et entièrement ceint d’une haie assez épaisse, de sorte que personne ne pouvait voir de l’extérieur, et réciproquement. Il me parut douteux qu’il y eût d’ici une vue sur la mer, mais la villa à étage sur ce terrain devait valoir très cher. Je fus intrigué par le manège de mes hôtes, qui me saluèrent à peine, occupés à leur affaire et à installer des tables, des grandes au centre du jardin et d’autres plus petites sur les côtés, avec des chaises autour de ces dernières. Je me dis qu’ils préparaient un buffet pour leurs invités, et je n’étais pas encore sûr de mon rôle dans cette réception.

Toujours près du centre mais vers un coin, je trouvai incongru que fût placé un grand étendoir à linge, en tous cas à ce qu’il me semblât, trois cordes d’acier tendues entre deux pylônes métalliques qui mesuraient plus de deux mètres de haut. Je pensais l’ensemble surdimensionné, à moins de vouloir y faire sécher des armures de chevalier ! D’autant que de grands anneaux étaient déjà enfilés sur les câbles.

Lui faisant face sur un autre coin était élevée une palissade en bois — ou peut-être en PVC — mais avec un angle droit fermant chaque côté, et surtout une série de trous en des positions diverses. Ceux-ci étaient assez importants car leur dimension dépassait la taille d’une balle de tennis, à ce qu’il me parût, et ne pouvaient être le résultat d’une dégradation.

Fermant les deux autres coins pour former avec les entités précédentes un carré presque parfait se trouvaient deux meubles identiques, à l’exception de leur couleur. Ceux-ci étaient en bois robuste, avec comme une table longue molletonnée à hauteur de hanche prolongée tout en bas par deux bras en bois fixes et recouverts de molleton également, avec des chaînes et bracelets en cuir pendant aux quatre extrémités, laissant peu de doute sur la vocation de l’engin.

J’anticipais avec délectation ce qui semblait être une des animations prévues et dans laquelle j’espérai jouer un rôle central, quand je fus interrompu par une voix qui me héla.

“— Hé, mec !”

Je me retournai devant un personnage que je ne connaissais pas mais que j’imaginais être ce fameux Laurent, ce qu’il confirma en réponse à ma question.

“— Mais ici on m’appelle Lolo. Toi, c’est André tu dis, tu es nouveau ? On t’appellera Dédé.”

Cela semblait me vieillir encore, face à Lolo donc, qui devait avoir quarante ans, comme moi assez petit mais plutôt nerveux. Je n’étais même pas étonné de le voir nu, sans gêne face à moi.

“— Bon, faut qu’on se prépare, il est déjà plus de dix heures et on a beaucoup à faire. Mark m’a demandé de m’occuper de toi et de te guider, mais je suis pas une Nounou. T’es pas rasé ? D’abord tu te douches énergiquement, faut que ce soit impeccable. Ensuite je te conseille de mettre un plug jusqu’à ce qu’on commence, parce qu’aujourd’hui on a un beau programme et y a du monde.”

Sur ce dernier conseil je répondis que ce ne serait pas utile, que mes hôtes s’étaient bien occupés de moi hier soir et que j’en étais encore tout élargi. Mais cela sembla le contrarier.

“— D’habitude ils prennent pas des random, mais là comme je suis seul pour une fois, ils ont dû penser… pas grave mais je te préviens, faut endurer.

— Mais c’est quoi, le programme, on doit faire quoi ?”, lui demandai-je alors qu’il commençait à m’inquiéter.

“— Ils t’ont pas montré ? Le voilà, et nous on est les lopettes, bien sûr. Donc tu fais pas grand chose, plutôt tu te laisses faire, enfin pas sans contribuer si tu vois ce que je veux dire.”

Je voyais parfaitement, et il me montra l’écran de son smartphone où était affiché le programme sur un site internet très vintage — mais c’était le fond plutôt que la forme qu’il fallait chercher. Je reproduis une photo d’écran PC ici, telle que je l’ai retrouvée a posteriori.

Photo d'écran du programme de la journée.

Je partis à la douche, assez impressionné par l’agenda, me demandant ce qui m’attendait réellement et si je serai finalement à la hauteur.

Après m’être séché, il me reprit :

“— Ah, et tu dois signer ce papier, vas-y je le donne ensuite aux maîtres puis on se prépare vraiment.”

Nos hôtes changeaient donc de qualificatif dans un jeu-marathon qui promettait de réellement pimenter mon week-end, plus encore que je n’aurais oser l’espérer.

Je reproduis de mémoire ce formulaire, dont je n’ai pas conservé de copie, mais que je lus attentivement avant de le parapher.

“Je soussigné, André xxxxxx, sain de corps et d’esprit et doté de la pleine capacité juridique, déclare accepter en toute connaissance de cause, sans contrainte et avec mon plein et entier consentement, ma participation à la partie des 28-29 juin 2025 se déroulant à xxxxxx.

Je comprends que cette participation pourra avoir des effets physiologiques et psychologiques sur moi, et je les accepte en renonçant à toute action à l’encontre des organisateurs.

En particulier, je pourrai être soumis à des actes sexuels, provoquant la douleur ou bien humiliants, de la part d’hommes inconnus de moi, membres ou invités à ladite partie.

Ces actes pourront inclure, sans toutefois s’y limiter : nudité totale, attouchements sur toute partie du corps y compris mes organes génitaux, éjaculation, fellation, sodomie, mise sous contrainte et bondage, fessée et discipline avec divers instruments, ingestion de fluides…

Je comprends qu’il n’y a aucune exigence particulière de protection (sans préservatif) autre que le certificat médical exigé des participants ainsi que le suivi des règles d’hygiène, et je déclare en accepter toutes les conséquences potentielles.

J’accepte sans réserve tout jeu avec tout participant, ayant bien compris que ceux-ci seront multiples et pourront agir en simultané ou bien se succéder pendant une période de temps conséquente.

Je m’engage à respecter les règles d’hygiène, ainsi qu’à ne prendre aucune photo ni vidéo, comme il est exigé de tous les participants.

Fait au Grau-du-Roi, le 28 juin 2025.”

Il était onze heures, nous étions prêts. Du moins le croyais-je.


Week-end à hommes

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Récit érotique gay en douze chapitres, paru en janvier et février 2026.

Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

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Tranches de jambon.

Avec mon compagnon, tous deux entièrement nus et récurés, nous allâmes dehors par la véranda où nous attendait Mark, tout habillé avec une certaine élégance. Point de Félix en vue mais je ne m’en étonnai point.

“— Bon, vous êtes bien préparés ? Lolo, tu lui as expliqué ? À peu près ? Bien, c’est simple. Vous faites partie des animations de la journée, vous faites tout ce qu’on vous dit, dans les limites de nos règles. Les membres et les invités payent cher, il ne faut pas les décevoir ! Ils viennent ici chercher des choses qu’ils ne trouvent pas ailleurs et qui les sortent de leur ordinaire de couple ou du Cap d’Agde. Aujourd’hui ils seront particulièrement nombreux et il y aura des gens bien, alors je compte sur vous.”

Après cette longue tirade, je me demandai ce qu’il entendait par des gens “bien”. Il voulait sans doute parler de membres fidèles, voire de notables du coin ? S’étant jusqu’alors plutôt adressé à moi car mon voisin semblait être un habitué, il reprit cette fois à notre adresse commune :

“— Le programme aujourd’hui est assez dense et long, il y a des trucs qu’on n’a jamais essayé avant. Vous verrez au fur et à mesure, on vous guidera. Ne soyez pas trop étonné au début, vous allez contribuer au service du buffet de manière… inhabituelle.”

Je pensai alors que nous servirions les invités entièrement nus, eux habillés, comme je l’avais vu déjà conter sur le blog d’une relation. Exhibition et état de vulnérabilité induit par la tenue d’Adam procurent une certaine excitation. Mais en fait, après nous avoir tous deux inspectés d’un air satisfait, il alla fouiller dans un coffre contre le mur duquel il sortit plusieurs instruments.

Le premier était une barre de contrainte d’environ un mètre, terminée par deux bracelets en cuir qu’il nous attacha à chacun aux chevilles sans les serrer. Cela nous écartait les jambes tout en nous permettant de marcher, un peu cahin-caha mais nous pouvions nous déplacer selon les ordres reçus.

Le second était un pilori métallique assez fin et de la même taille, doté de trois trous, avec lequel il nous menotta les poignets de part et d’autre tandis que l’orifice central légèrement plus petit se refermait sur notre organe, l’ensemble de notre service trois-pièces saillant devant. C’était un objet intéressant, qui mettait bien en valeur mon devant malgré sa taille modeste, qui cachait une grande partie de mes poils pubiens, et surtout qui assurait que mes mains ne pussent rien défendre. Le parfait objet pour un soumis !

Ainsi équipés, il nous envoya dans le jardin attendre l’arrivée des premiers participants. L’herbe était désormais entièrement sèche sous nos pieds avec le soleil qui dardait et l’ombre qui manquait. Les tables étaient recouvertes de nappes blanches, mais bien sûr rien n’était encore servi. Nous étions postés de part et d’autre de la véranda, car l’arrivée se faisait par là, le jardin ne semblant pas avoir de portail extérieur.

Un premier couple arriva : en effet ils étaient tout habillés, chemise et jeans mais en sandales, et après avoir bisé Mark à l’intérieur, ils se dirigèrent vers nous. Nous n’avions pas droit à un salut, mais plutôt à un regard comme celui que l’on décoche devant un rosbif sur l’étal du boucher. Je me sentais un peu humilié, les jambes écartées et le membre enfermé et ainsi exposé, mais c’était bien le but. Une main passa sur mon torse, une autre soupesa mes bourses, et ils passèrent. D’autres suivirent et un rituel similaire se déroula, avec pour principale différence les points de contact et le style : qui une tape sur les fesses, qui un attardement sur mes aréoles, qui encore un bisou sur mon devant. Le jardin se remplissait, et notre nudité impuissante détonnait dans ce groupe exclusivement composé d’hommes, même si certains n’étaient guère plus vêtus que d’un short, d’un tee-shirt et de tongs.

“— Les amis !”, déclama Mark après que tous furent arrivés, on va prendre l’apéro. Vous avez le choix, les classiques, ou bien on vous propose bière à la lope.”

Une petite rumeur montra que l’intérêt avait été éveillé, à vrai dire pour moi aussi, tandis que Félix était apparu, également impeccablement vêtu en style smart casual, et nous guidait avec Lolo vers deux tireuses à bière. Celles-ci étaient positionnées côte-à-côte sur une des tables centrales, et il nous fit nous poster de côté de sorte que nos fesses se trouvassent à l’aplomb du robinet, nous tournant le dos l’un-l’autre, penchés à la perpendiculaire autant que le pilori nous le permît, la tête appuyée sur une autre table faisant un U avec la principale.

Le premier invité s’était emparé d’un bock à anse posé à côté, et sous la guidance de Félix, le positionna sous mon postérieur. Mon hôte ouvrit alors le robinet, et la bière s’écoula d’abord sur le bas de mon dos, puis trouvant son chemin tracé grâce à l’écartement forcé de mes jambes, suivit mon sillon avant de remplir le bock.

Une clameur accompagna le courageux, et deux files indiennes se formèrent afin que tous pussent profiter de cet apéro unique. La bière était servie à l’anglaise, c’est-à-dire presque tiède, et elle titrait probablement un faible taux d’alcool, de sorte que la sensation était physiologiquement agréable et chatouillait mon orifice. Mais l’impression d’être réduit à un simple objet donnait un sentiment particulier à ce service, dont je ne pus dire sur l’instant s’il me plaisait ou s’il me gênait.

Ils étaient bien une bonne vingtaine, et certains repassèrent plusieurs fois. Mon sillon était inondé de bière, et j’imaginai qu’il développait un arôme particulier, mais je ne crus pas qu’il conférât à la boisson un goût marqué, autre que celui de l’interdit et de la domination.

On allait passer aux plats. On nous fit quitter notre position, et à notre adresse :

“— Les lopes, vous vous nettoyez avant qu’on apporte la suite.”

Je ne savais pas exactement ce que Mark signifiait par là ni comment il envisageait la chose alors que nos membres étaient entravés, mais Lolo avait compris tandis qu’il se positionnait accroupi derrière moi et m’invitant de ses mains à me pencher en avant, se mit à me lécher longuement et avec application le creux du sillon, devant le public silencieux. C’était très émoustillant, et quand il eût fini je lui accordai la réciproque, m’assurant que son envers fût entièrement lustré pendant que je profitai d’un léger goût de cette bière qui ne nous serait manifestement pas servie autrement.

On nous fit installer tous deux côte-à-côte sur la grande table centrale, sur le dos et tête-bêche. Félix déposa alors sur tout notre corps divers aliments : saumon fumé et jambon en grandes tranches qui se retrouvèrent étalées sur mon nombril, mes cuisses, mes pieds et sur mes parties saillantes au milieu ; rillettes au niveau de mon thorax ; et fromage blanc aux herbes étalé sur ma poitrine.

“— Servez-vous, vous avez le pain ici et des couverts là”, et un mouvement général se fit vers le buffet, comme il est d’accoutumée dans ces manifestations quand la nourriture est servie, mais avec un petit plus de curiosité ici.

Le premier à se servir voulut la pièce de choix : le saumon placé sur mes parties, qu’il accrocha avec sa fourchette en prenant bien soin d’appuyer plusieurs fois avant qu’enfin il se décidât à le prendre. Les couverts étaient en bois, les dents restaient agressives mais je les trouvai stimulantes, ce qui provoqua en moi un commencement de raideur. Une nouvelle tranche vint remplacer l’ancienne alors que d’autres convives se servaient, et que des couteaux — toujours en bois — raclaient les rillettes et le fromage blanc, en s’attardant vigoureusement sur mes tétons et autour.

Puis de la guacamole suivit, étalée en tas sur mes tétons et au creux de mes bourses. Les chips de maïs pointues prenaient un malin plaisir à creuser dans ma chair, sous le prétexte de bien tout ramasser et en revenant sans cesse pour ne rien en laisser, même si elles dépassaient largement la frontière et caressaient vigoureusement des parties de mon corps qui n’en étaient visiblement pas encore couvertes.

Je m’interrogeais sur ce que ressentaient les participants tout en me disant que nous étions loin des règles d’hygiène dans les restaurants, mais j’y prenais plaisir. Mon corps était collant, graissé, sans cesse stimulé et offert à tous. J’avais presque l’impression que c’était un peu moi que l’on mangeait, ce qui me procurait une sensation bizarre et nouvelle.

Ce manège dura assez longtemps et des mini-quiches assez chaudes vinrent enrichir le menu, positionnées par Félix plus particulièrement au creux de mes bourses et sur mes seins, endroits qui étaient le plus sensibles à la chaleur — et pourtant il fallait bouger le moins possible afin que les aliments restassent en équilibre.

Cela incita chez un invité — celui qui avait le premier saisi son bock lors de l’apéritif — un mouvement de succion de chacun de mes tétons, se justifiant juste après de vouloir ne pas en laisser une miette. Cela donna le signal à un autre qui fit de même après avoir saisi une quiche, mais sa bouche s’attardant plus longuement encore sur mon membre qui saillait toujours et qui hésitait entre excitation et soumission, laissant régulièrement couler un filet d’humidité dont profitait celui qui mangeait la tranche ainsi assaisonnée.

Félix approcha alors qu’une petite foule s’était formée et que des mains indiscrètes et des bouches gourmandes avaient commencé à m’explorer le corps, et je compris qu’il voulait éviter que les choses ne s’emballassent trop tôt.

“— Patience, patience, on va d’abord finir le buffet”, et je compris — si j’en doutais encore — que nous passerions tôt ou tard à la casserole.

On desservit et on allait passer au dessert, mais avant cela bien sûr, il fallait nettoyer les tables ! C’est ce que je compris rapidement devant l’œil de Félix, et je m’attaquai le premier cette fois à entièrement lustrer le corps de Lolo. Il y en avait un peu partout : c’était collant, graisseux, il restait des morceaux, et tout fut englouti, léché, avalé, car c’était manifestement le seul repas dont je profiterai, les rogatons en somme. Mon alter ego fit de même et nous faisant face, nous pouvions agir de concert, alterner les assauts de nos bouches — car c’était un des seuls organes qui n’était pas sous contrainte —, nous embrasser à pleine langue au passage, et nous attarder sur nos membres que l’exercice durcissait bien qu’ils fussent toujours piégés.

Un cercle s’était formé autour de nous et ce spectacle de deux lopes entrelacées sur la table et se gobant réciproquement avec leurs seules lèvres en excitait plus d’un. Pour certains c’était visible, et quelques mains se glissaient même discrètement sous les pantalons et les shorts.

Une fois le corps en apparence immaculé à nouveau, on nous fit nous positionner à genoux sur un banc sans dossier le long de la table centrale, la tête appuyée sur cette dernière, le dos à l’horizontale, les jambes toujours écartées par la barre qui n’avait jamais quitté nos chevilles et qui dépassaient donc. Je pensais que cette position annonçait une nouvelle séquence bien plus sexuelle, tout en me demandant s’il n’aurait pas fallu alors ôter cette barre.

Cela prit une toute autre direction, quand Mark apporta de grands saladiers remplis de fraises fraîches et entières devant la satisfaction générale. Puis il amena également de grands bols de crème épaisse, qu’il versa sur nos dos en invitant ses hôtes à se servir. Le froid de la crème me fit tressauter ; cela ne dura point, mais créa une appréhension du prochain service similaire.

“— La crème est là, et si vous préférez on a de la Chantilly en bombe, vous pouvez vous en servir comme vous voulez.”

Le signal était donné, chacun prit plusieurs fraises avec une cuillère dans une petite assiette, puis à tour de rôle, saisies par leur queue verte, les imbibaient de crème en les frottant sur notre dos tartiné. Elles étaient fraîches également ! Et certains l’avaient compris, prenant un malin plaisir à les approcher aux endroits qui semblaient me faire le plus d’effet et en ménageant un effet de surprise pour le moment du contact. Cela provoquait à chaque fois un tressautement chez moi, mais j’appréciais les mouvements sinueux et créatifs qui étaient imaginés, allant bien entendu fouiller jusque dans mon sillon, qui s’en retrouva tout crémeux, littéralement !

Quelqu’un se rappela qu’il y avait de la Chantilly, et vida une partie de la bombe à l’endroit qui lui paraissait évident : entre mes fesses écartées. Alors sa fraise caressa longuement la crème mousseuse pour s’en imprégner avant de la gober d’un air probablement satisfait, et je ressentis la même chose que si l’on m’avait lubrifié avant de me proposer d’entrer. D’autres l’imitèrent, les fraises se succédèrent, et j’eus l’impression que certaines étaient tentées de s’inviter en moi. C’eut probablement été possible malgré la fragilité du fruit compte tenu de mon élasticité encore récente, ce n’eut probablement pas été bien grave si celui-ci s’y perdait sans espoir de retour, mais cela ne me disait rien du tout et je n’encourageai pas le mouvement.

L’idée en avait effleuré d’autres, qui devant les mêmes constats en avaient conçu une approche alternative et se permirent d’accompagner la fraise d’un doigt instigateur qui tentait alors de prendre un chemin différent à travers la Chantilly sans cesse renouvelée. Ouvert comme je l’ai dit, lubrifié par la crème, je n’opposai alors aucune résistance, et un majeur long et épais finit par m’explorer. Se léchant le doigt recouvert de crème, comme on le fait dans ces cas-là, il en inspira d’autres, et le dessert crémeux se transformait en exploration digitale de plus en plus longue et profonde. Ce n’était plus un majeur, mais deux, voire trois doigts qui s’invitaient en moi à travers la crème.

Ce fut à l’approche de Mark que l’activité se calma et redevint concentrée sur l’enduisage des fraises avec la crème. Le buffet touchait à sa fin alors que l’on débarrassait la table. Mais il fallait tout nettoyer, et on nous fit encore monter sur la grande table afin que chacun s’occupât de l’autre. Je n’étais pas un amoureux de la crème, mais celle-ci prenait bon goût en particulier quand ma langue fouillait mon partenaire pour m’assurer qu’il n’en restât aucune trace, orifice compris. Il fit ensuite de même, et cette langue lubrifiée par l’aliment m’excitait au plus haut point dans son mouvement intersillonnaire. Là encore, nous étions entourés par un cercle de spectateurs, dont certains ne cachaient même plus qu’ils avaient leur organe en main sous leur pantalon.

On nous envoya alors dans un coin de la haie, pendant que les tables furent débarrassées, leur nappe enlevée puis l’ensemble rangé près d’un mur. Debout que j’étais, tournant le dos à la scène, le membre et les mains toujours prisonniers, le moment me sembla approprié pour me soulager, car j’anticipais une nouvelle séquence particulièrement intense. Mon vis-à-vis trouva sans doute l’idée bonne et fit de même, le saillant apporté par le pilori le permettant sans nécessiter l’aide des mains.

Mais on nous vit, et quelqu’un fit un signe de la main que Félix aperçut. Celui-ci comprit. Je ne sais si cela nous était autorisé, s’il s’agissait d’une punition, mais il nous intima alors l’ordre de nous allonger sur l’herbe. Comme nous semblions avoir un peu de mal seuls et sous contrainte, il revint et nous libéra du pilori pénien, mais pas de la barre aux chevilles. Cela me soulagea de retrouver la liberté de mouvement de mes bras et la forme ordinaire de mon anatomie.

Mais je n’eus guère le temps de le savourer, car il répéta son ordre en le précisant, “à plat ventre”. Puis, à l’adresse de la foule :

“— On va passer à l’animation suivante, mais avant ça n’hésitez pas à passer aux WC, profitez de la nature si vous voulez”, en pointant dans notre direction.

C’était clair. La bière ayant fait son effet, et par une domination que je trouvais malsaine, le groupe vint se soulager sur notre dos à tour de rôle. Certains visaient les fesses, d’autres le creux du dos, d’autres encore — les pires — le visage. Cela dura assez longtemps, nombreux comme ils étaient, et l’humiliation que je ressentis en fut à son comble.

Pour moi, l’animation suivante avait déjà commencé.


Week-end à hommes

Couverture du blog "Week-end à hommes"

Récit érotique gay en douze chapitres, paru en janvier et février 2026.

Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

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Banc à fessée, crochet anal et pinces à tétons.

Comme nous nous remettions debout, je vis que d’autres participants étaient arrivés entretemps. Cette nouvelle animation était particulièrement prisée, comme un reflet de l’état de la société moderne où faire souffrir l’autre semblait désormais accepté voire désirable ?

Je fus interrompu dans ma réflexion philosophique par un jet d’eau froid et puissant.

“— Allez les lopes, retournez-vous, penchez-vous, on nettoie tout ça pour la nouvelle animation. Et bienvenue aux nouveaux invités, approchez.”

Félix nous projetait un fort jet d’eau, armé d’un tuyau d’arrosage, et il ne s’arrêta que lorsqu’il jugea que nous étions parfaitement rincés. L’eau était froide, mais je la trouvai finalement rafraîchissante car le soleil nous dardait de ses rayons depuis déjà deux heures. Puis il nous guida vers l’étendoir à linge.

Celui-ci avait le bon goût d’être à l’ombre de deux grands arbres. Bien sûr, maintenant proche, je comprenais à présent son usage. Mark avait ouvert un grand coffre derrière nous, et en avait retiré deux ustensiles identiques, qui étaient en métal fin et avaient la forme d’un grand hameçon recourbé. Il fouilla ensuite pour présenter au public plusieurs objets similaires qui différaient par la taille de leur embout, comme pour leur demander leur sélection. Ce fut évidemment le plus volumineux qui recueillit leur faveur et qu’il retint donc. Il attacha ensuite une longue corde dans la boucle à l’autre bout, qu’il fit passer dans un des anneaux enfilés sur les câbles tendus en hauteur faisant ainsi poulie, puis retomber de l’autre côté.

La suite était claire, et je vins me positionner de moi-même au-dessus du crochet qu’il venait de lubrifier abondamment, la corde restant derrière mon dos. Mark introduisit alors le diamètre métallique imposant en moi, en poussant fort mais sans trop de difficulté, mon orifice ayant aussi été préparé plus tôt par des doigts crémeux. Il était immense ! Cinq centimètres de diamètre au moins, et dans cette matière inflexible cela ne pardonnait pas.

Il me fallut quelques minutes pour m’accoutumer pendant qu’il s’occupait de mon voisin, mais je me sentis bien et comblé. Je remarquai une fine tranchée sur le terrain entre les deux pylônes, assez profonde toutefois pour qu’on ne pût s’y tenir debout, alors qu’il tirait sur la corde pour tester la pression. Je compris pourquoi quand il finit de m’attacher par les poignets au haut des câbles avec des bracelets sanglés, et qu’il lesta la corde tombante avec un poids d’haltère accroché par une attache prévue à cet effet. Il faisait probablement dix à quinze kilogrammes ? En tous cas, il tira fortement sur le crochet anal, qui remonta en moi et exerça une telle pression que je dus lever les pieds pour me positionner. Je devais toutefois tenir ces pieds en arrière, toujours maintenus écartés par la barre de contrainte, afin d’éviter la tranchée tandis que mes poignets étaient retenus vers l’avant sans toutefois supporter mon poids ; je me trouvais ainsi, comme mon voisin juste après, debout et dans une position de cambrure extrême, sur la pointe des pieds et totalement à la merci de quiconque voulût profiter de moi.

J’aimais être soumis. Là, devant ce groupe qui avait suivi tous les préparatifs et qui semblait saliver d’avance des traitements qu’il pourrait m’infliger, je n’en menais pas large. Mais je les anticipais avec une appréhension teintée de désir, et mon membre libéré semblait vouloir l’exprimer.

“— Allez-y, faites vous plaisir. Vous avez des instruments ici”, en pointant vers le coffre. “Restez juste dans les limites du jeu, on a encore besoin de nos lopes pour la suite !”, conclut Mark.

Il sembla s’en aller, et je ne fus guère rassuré de me savoir sans protecteur désormais. Les curieux les plus courageux — manière de parler — s’approchaient déjà. D’aucuns fouillaient le coffre aux trésors, et en retiraient des équipements, certains avec un usage évident, d’autres encore à explorer. Des mains touchaient mon corps, une autre tirait sur la corde, me faisant rentrer un peu plus le crochet en moi.

Un premier s’avança, un martinet en cuir à la main. Il me le montra afin que je comprisse ce qu’il allait m’infliger, et je commençai à reconnaître des visages parmi cette foule initialement anonyme pour moi. C’était encore le primo-bock et il était décidément parmi les plus audacieux. Passé derrière moi, il me caressait le corps et chaque fesse alternativement avec l’objet, créant en moi un mélange d’appréhension et d’excitation. Clac ! Un premier coup suivi d’un autre, et une rafale délicieuse s’abattit sur moi, chauffant alternativement chaque hémisphère, puis le dos par moments.

Mais je ne criai point car j’étais habitué à ce type de traitement et, à la vérité, j’adorais ça. Cela se remarquait côté face, ce qui incita un autre à utiliser sur mon membre gonflé une roulette à piquants, dans un mouvement de va-et-vient et avec une pression grandissante. Il passa ensuite à mes tétons, le premier puis le second, et revint en bas. Pendant ce temps, le martinet avait arrêté son ouvrage, mais je sentais une caresse d’autant plus redoutable qui me préparait à un nouvel assaut. J’agrippai les sangles avec mes mains.

Un nouveau, adepte du doigt crémeux auparavant, expérimentait des pinces. Convaincu après un essai sur son doigt qu’elles mordaient bel et bien, il s’approcha devant moi et en accrocha une autour de mon téton droit, prenant soin de l’enserrer autour de ses dents métalliques. La douleur fut intense. Elle diminua rapidement jusqu’à devenir supportable alors que mon corps s’habituait à cette nouvelle vascularisation. Le second fut pris au même piège. Je me retins de crier, tout en serrant les dents et fermant les yeux dans un mouvement de douleur sans ambiguïté. Cela plut à mon tortionnaire, qui accrocha alors de petits poids à la boucle qui terminait chaque pince. Je ne sais de quelle masse il s’agissait, mais cela tirait fort et renouvela la douleur.

Ce fut le moment que choisit le paddle pour s’abattre sur moi, après ses longues caresses préparatoires. Sollicité par tous les côtés, mes fesses frappées par cette raquette en cuir, la prostate chatouillée par le crochet anal et les tétons en feu, je criai plusieurs fois, en rythme avec les coups.

Et pourtant, mon avant exprimait autre chose, et offrait encore plus de surface à la roue dentée qui s’affairait dès que le paddle se reposait. Mais celle-ci était bien plus redoutable dès qu’elle chatouillait à sa manière mon bout de téton qui dépassait des crocs de sa pince. Mes orteils, seuls à supporter le poids de mon corps et donc à résister face à la gravité à la pénétration plus profonde du crochet, défaillaient par moments, me pressant en mon intérieur et provoquant par intermittences la sortie par mon organe d’un filet collant.

Tout mon corps transpirait abondamment. Douleur et plaisir se mélangeaient en moi et me montraient cette fois encore leur frontière floue.

Ce manège dura assez longtemps, probablement une bonne heure, pendant que les participants se succédaient à tour de rôle, et qu’on ressentait des sensations différentes avec chacun. Mon compagnon n’était pas en reste, mais à vrai dire je n’y pensais pas du tout à ce moment-là. Félix finit par s’approcher, et on me libéra des pinces, ce qui me causa une nouvelle douleur : je m’y étais habitué, en quelque sorte, et l’afflux soudain de sang créa une sensation très désagréable. Il ôta mes bracelets, relâcha la corde et la décrocha ; pour autant, le hameçon resta en place. Il fit de même avec mon voisin.

Puis après nous avoir libéré les chevilles de leur barre de contrainte, il nous entoura le cou avec un cuir, et enfin attacha une nouvelle sangle entre le crochet anal et ce collier, qu’il resserra autant qu’il le pût. Nous étions à nouveau cambrés et sollicités par notre arrière mais les mains et les pieds libres, alors que Mark nous avait rejoint, et que chacun de nos hôtes nous guidait vers l’une des banquettes molletonnées que j’avais avisées ce matin, séparant la foule en deux groupes. La mienne serait la rouge.

Je m’agenouillai sur les parties basses, puis me penchai sur la table au milieu de façon à y appuyer mon ventre. Mark s’occupa de passer les menottes en cuir d’abord à mes chevilles, puis à mes poignets en tirant mes bras en avant. Les membres ainsi enserrés et tendus, j’étais à nouveau prisonnier. Il montra un autre coffre à proximité, et conclut : “à vous de jouer.”

Ma position était électrisante, et si je n’étais pas pénétré de cet immense crochet, je pense que certains seraient passés à un nouveau type d’amusement. Mais il était bien là et son retour métallique fin passant dans mon sillon laissait exposé chacun de mes hémisphères pleinement et sans entraves. Dans cette position, il ne restait plus qu’une chose à faire, et la seule liberté était le choix de l’ustensile.

Cette fois je voyais le coffre tandis que le petit groupe en énumérait le contenu, et j’en salivais d’avance. Je pratiquais très régulièrement fessée et discipline, et je me sentais ici en terrain connu. J’entendais au loin que l’autre groupe avait déjà débuté, et les bruits secs et presque réguliers suivis de petits cris m’excitaient encore davantage par anticipation. Chacun s’arma et passa devant moi avant de pratiquer son art.

La tapette en bois, avec des trous afin de ne pas ralentir sa course, épaisse et assénant des coups sourds.

Celle-ci était courte. Paf ! Son frottement… Paf ! sur mes fesses… Paf ! avant chaque coup… Paf ! était inquiétant… Paf ! et rassurant à la fois.

Plus cinglante, la tapette en rotin, dont la longueur permettait une course supérieure mais qui perdait aussi en précision.

Le tapissier frappait de plus loin et la matière était plus mordante, mais restait parfaitement supportable — et je dirais désirable — grâce à sa grande surface.

La ceinture en cuir épaisse, plus difficile à manier mais diablement efficace.

Un premier coup bien placé cingla mes deux fesses d’un coup et nul doute que la lanière marqua ma peau à cet endroit. Aïe ! Je dus lâcher un cri, de surprise mais de délice aussi. Galvanisé, le tanneur recommença mais se rata la seconde fois et atteignit le bas du dos. Il se reprit et se rapprocha pour gagner en précision, et chacun de mes hémisphères en prit alors pour son grade pendant assez longtemps. Cela dut effacer la première trace, sous les coups répétés des autres. Je commençai à avoir mal.

Le martinet en cuir dur et court, que j’avais déjà expérimenté juste avant mais qui me donnait un plaisir renouvelé dans cette position.

Je l’avoue, c’est mon préféré, il est bien supérieur à celui en cuir doux à longues lanières. Il permet une certaine précision, et ses nerfs choisissent leur point de chute exact selon une volonté propre, chacun cinglant. Tchik ! Tchik ! Tchik ! Et comme je poussai des cris de plus en plus forts en rythme avec les oscillations de l’objet, cela motivait — à raison — mon tortionnaire à continuer de plus belle.

La raquette en cuir, mais pas comme la longue de tout-à-l’heure, non, la terrible, épaisse, fine et à trou, le paddle qui inflige à chaque impact un coup sec et mordant.

Mes fesses devaient déjà être écarlates, et j’étais désormais dans cet état où c’est l’attente de chaque coup qui est insupportable, et son administration libératrice. Aaaah ! Le premier coup fut terrible, asséné en plein milieu de ma fesse droite qui était en feu. Aah ! Je ne pus retenir un second cri alors que ma fesse gauche eut également son dû. Comprenant l’effet qu’il me produisait, le porteur de paddle m’administra une volée de coups qui me laissèrent pantelant.

Tous se succédèrent, et j’eus tout le temps d’en profiter quasiment jusqu’à l’orgasme, tandis que mes fesses chauffaient, rougissaient et en redemandaient, finissant par appréhender le moment de caresse et à espérer encore et encore. Oui. Clac ! Vas-y ! Encore ! Ah ! Aaah ! Plus fort ! Décuplant cet effet, le crochet qui me remplissait percutait ma prostate à chaque impact tandis qu’un mouvement réflexe de retrait me faisait vibrer au rythme qu’y imprimaient mes tortionnaires.

Je ne sais combien de temps cela dura, mais de l’autre côté l’action semblait s’être arrêtée, même si j’en voulais toujours plus bien que mes hémisphères brûlassent du feu de l’Enfer. Ce fut encore Félix qui arriva pour contrôler que tout allait bien, ce qu’il me demanda brusquement — et cette attention était suffisamment rare pour être appréciée, même s’il pensait sans aucun doute au bien-être de ses invités. Je le regardai à nouveau, et faiblement : “encore”, ce qui n’était probablement plus très raisonnable pour moi. Il laissa les invités continuer encore un peu pour leur plus grand plaisir, avant d’arrêter l’activité.

“— Bon, on fait une pause, il est bientôt dix-huit heures. On va passer à la prochaine animation, on a de nouveaux invités qui sont arrivés pour y participer.”

Déjà ! J’avais vraiment sévèrement pris, et j’aurais bien continué. Mais ce n’aurait pas été indiqué, et il fallait respecter le programme, vu que différents membres participaient à chaque séquence…

Lolo était déjà là depuis un certain temps à me regarder, et il attendait pour me passer une crème apaisante sur la peau. J’en avais en fait bien besoin. J’étais probablement rouge vermillon, et la chaleur était intense, aggravée par le soleil toujours dardant et la sueur produite par mon corps. Il finissait de l’appliquer sur mon épiderme à vif alors que Félix me détachait de la banquette, et je fis de même pour lui juste après car il en avait aussi nécessité.

Certains partaient déjà, et je vis que le public changeait. Le style aussi, le cuir et les harnais se substituaient aux chemises et aux pantalons, et les corps s’étaient dénudés assez largement. Je me souvenais bien de l’intitulé de la prochaine animation, et je me dis que je pourrai bientôt étancher ma soif…

On ne nous enleva à l’un et à l’autre ni notre collier ni notre crochet anal, et toujours cambrés, nous nous tenions debout au milieu de la foule en partie renouvelée, qui nous regardait semblait-il avec envie.

Mon regard visa la palissade à trous.


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Banane couverte de crème dégoulinante.

“— Bienvenue à nos nouveaux participants, et merci à ceux qui partent déjà d’avoir été avec nous”, déclama Mark.

En effet, il semblait que la séance de discipline attirât plus de monde, et que nous entrions dans un interlude plus intime, façon de parler, précédant la soirée à venir.

“— On va rester dehors, il fait beau et chaud, et nos lopes sont prêtes et chaudasses elles aussi”, dit-il en nous présentant de la main.

“— Vous pouvez toucher avant bien sûr, et je vous propose un petit jeu : à tous ceux qui auront testé les deux, et uniquement ceux-là…”, marquant une pause, “… donc tout le monde j’espère, vous pourrez voter en mettant un bâton à la craie sur le côté que vous aurez préféré.”

— Qu’est-ce qu’on gagne ?”, demanda une voix au fond.

— C’est elle qui aura droit au bukkake devant tout le monde à la fin de l’apéro.”

Une clameur s’éleva, alors que Mark indiquait les boissons qui venaient d’être servies sur la table.

“— Servez-vous et buvez, les amis. Et je compte sur vous pour que nos lopes se désaltèrent aussi.”

Le ton était donné. Le groupe s’était réduit à une petite quinzaine, et certains se trouvaient encore plus dévêtus, aucun ne portant de pantalon et rarement un haut, à part comme je disais quelques harnais. Il y avait des slips en cuir, avec un zip devant pour quelques-uns, des strings et autres thongs, et déjà l’un avait enlevé complètement son bermuda, ne portant rien en dessous. Son membre exprimait une certaine impatience, et de mon côté inspirait une grosse envie.

Guidés par le groupe qui nous palpait au passage et toujours cambrés par le crochet assujetti au collier que nous portions tous deux, nous passâmes derrière la palissade et nous accroupîmes, côte-à-côte mais assez loin l’un de l’autre, avec chacun son territoire en quelque sorte. Nous étions désormais rivaux en somme, et il était peu probable qu’aucun des participants ne se souvînt de qui se trouvait de quel côté. Notre existence en tant que personne nous était déniée, réduite à celle d’un simple orifice à ce moment.

Le premier client pointa de mon côté. A sa cambrure, et aussi en raisonnant sur la base de sa rapidité, je reconnus l’homme déjà nu à ce niveau. J’admirai l’engin, avant d’y appliquer ma langue d’un côté, puis de l’autre, et de la main faire coulisser la peau avant de tout mettre en bouche et d’y appliquer des mouvements de va-et-vient de plus en plus rapides. Le trou laissant passer l’ensemble de son service trois-pièces, je me postai ensuite en dessous afin de mordiller et lécher alternativement ce qui pendait de mon côté. Puis je recommençai plusieurs fois, chaque séquence de plus en plus forte mais en alternant douceur, humidité et mouvements buccaux, quand je sentis qu’il était mûr. Je ne libérai pas mon emprise quand il éclata, bien au contraire, et reçut jusqu’au fond de la gorge son généreux liquide, qui pulsa plusieurs fois et dont je récupérai les dernières gouttes sur ma langue alors qu’il finissait son ruissellement. Il avait poussé un fort râle de contentement, et il me sembla qu’il en était satisfait.

Mon voisin en avait fini un autre en parallèle, avec une conclusion différente, recevant le fluide sur tout le visage. Il était déjà passé à un second, tandis que je faisais maintenant de même. On ne voyait rien de qui se présentait et c’était tout l’intérêt, mais probablement plus pour notre vis-à-vis qui de surcroît en atteignait à coup sûr l’orgasme.

Les organes se succédaient, de formes et de nuances différentes, circoncis ou non, et tous avaient un goût caractéristique que l’on buvait goulûment à la fin. Je ne dis pas que je les aurais reconnus, ils étaient un peu nombreux et surtout il y avait fort à parier que chacun d’entre nous ne les goûtât qu’une fois, n’étant pas des surhommes pouvant donner indéfiniment sans se recharger. Mais il était plaisant de leur procurer une jouissance, et je l’avoue d’étancher ainsi ma soif sous la chaleur ambiante. Et nous nous satisfaisions d’entendre le choc de la craie quand celle-ci crissait de notre côté.

Après un temps assez long, où Lolo et moi ne cessâmes de travailler au bénéfice de tous, la matière première sembla s’épuiser, et on nous fit sortir, fatigués que nous étions. Ce fut le moment où l’on relâcha la sangle et on nous retira tous deux notre crochet anal, ce qui provoqua une libération bienvenue, mais j’avais l’impression que mon orifice garderait longtemps l’ouverture qui lui avait été imposée depuis plus de quatre heures — ce qui n’était pas un sentiment déplaisant pour moi, bien au contraire.

Mark compta à haute voix les coups de craie. Son visage sembla marquer une légère déception quand il annonça à haute voix :

“— Huit à six pour Dédé. Bravo.”

Ce n’était pas son habitué, peut-être avait-il un sentiment particulier pour Lolo, ou bien craignait-il que ce dernier ne revînt pas, ce qui aurait été mauvais pour son affaire. Je ne sais, mais je décelai qu’il aurait préféré que Lolo gagnât. Il reste que le verdict physiologique était le plus fort, et j’en tirai une certaine fierté, n’ayant pourtant pas pratiqué l’acte depuis assez longtemps, comparé à d’autres périodes de mes aventures en tous cas. Et j’allais avoir une récompense, dont je ne concevais pas précisément comment elle se déroulerait même si son issue était évidente.

Il semblait y avoir un petit flottement, le temps de se positionner et peut-être de recharger ses batteries. Je pus pendant ce laps de temps constater sans surprise que toutes les personnes du groupe avaient leur virilité à l’air, certains étant désormais entièrement nus et d’autres portant un harnais, et même des bottes. Leur membre était dans un état variable selon les personnes, mais tous paraissaient parfaitement propres et presque secs, ce qui était normal après notre traitement, à Lolo et à moi.

Quelque chose sembla s’être décidé, et la table centrale fut débarrassée. Je portais toujours mon collier en cuir autour du cou, et on remplaça la sangle qui pendait en y attachant un modèle plus long. Félix s’approcha alors avec un objet qu’il venait de tirer du coffre, et me le fixa autour du visage : il s’agissait d’une sorte de bâillon, mais du modèle en “O” qui se portait autour des lèvres, un écarteur buccal en somme, maintenant ainsi ma bouche en position largement ouverte et sans espoir de la refermer. Enfin, on m’invita à m’allonger au milieu de la table sur le dos, mes jambes pendantes au bord, et mon hôte fit le tour du plateau avec la sangle pour venir rattacher son autre bout à mon collier.

J’étais ainsi entièrement immobilisé de la tête, forcé de scruter le ciel, la bouche grande ouverte, prête à recevoir l’averse que j’avais gagnée. Le bâillon était probablement un ustensile inutile en ce qui me concernait, car je me faisais toujours un devoir de bien avaler ce qu’on m’offrait et mes hôtes étaient bien placés pour le savoir, mais je pensai qu’il ajoutait à l’excitation de ceux qui allaient devenir mes généreux donateurs. Car même s’il s’agissait de ma récompense, je ne me faisais aucune illusion, c’était bien pour leur plaisir à eux.

“— Cette lope a gagné son bukkake, quartier libre pour lui donner son dû.”

En effet, il fallait que l’état de turgescence remontât afin de bénéficier de ma pitance, et tout le monde n’était pas prêt. Je ne m’attendais pas à ce que tous s’astiquassent devant moi, aussi leur fallait-il regagner leur raideur par tout moyen.

L’homme aux bottes jeta un regard interrogatif vers notre hôte en s’approchant de moi par l’arrière. Devant son assentiment, il me saisit alors les chevilles, me les remontant sur ses épaules, et commença à me fouiller de son organe. Il n’eut aucune difficulté à trouver puis à rentrer, alors que je restais ouvert et lubrifié de mon objet précédent. Déjà en vigueur, il se raidit encore et ses hanches se balancèrent en rythme rapide tandis qu’il me pilonnait sans complaisance.

Cela redonna de l’énergie au reste du groupe qui nous entourait, et dont certains commencèrent à saisir leur membre dans un rythme similaire. La sève remontait, et il fut rapidement suivi par un second — l’homme au bermuda — puis un troisième, dont j’acceptai l’entrée sans résistance aucune. La chaleur de mon corps, son humidité, la situation de domination totale dans laquelle j’étais maintenu faisaient monter l’excitation de chacun, dont la turgescence croissait inexorablement.

Tous avaient bien pris garde à se retirer avant le paroxysme, aucun ne s’était encore approché de ma bouche qu’ils connaissaient d’ailleurs déjà et à laquelle ils réservaient le grand final. Ils étaient tous passés en moi, certains deux fois, avant que celui-ci n’arrivât enfin.

Une première projection, qui m’atteignit au nez et sur la barbe, et dont j’essayai de capter le contenu en tendant ma langue à travers l’écarteur. Le suivant en profita pour s’y positionner au contact, et me déverser un fluide épais qui alla directement au fond de ma gorge et sur lequel je manquai m’étouffer. Il fallait gérer l’écoulement et je finis de l’avaler tout entier, en utilisant ma langue mais ne pouvant refermer la bouche. Deux autres jets venant de gauche et de droite à la fois me noyèrent, et je dus fermer les yeux alors qu’un nouveau flot venant d’en haut visa mieux et atteignit en partie mes amygdales. Les giclées se succédèrent, plus ou moins épaisses, répétées selon des pulsations aux rythmes variés, et offrant un ensemble de goûts dont je profitai en partie quand elles passaient sur ma langue.

Le dernier sembla s’être exprimé, et mon visage était littéralement badigeonné d’ambroisie, dont je ramenai tout ce que je pus à ma bouche avec les doigts. Ma barbe ayant le bon goût de retenir ces fluides, je pus en boire une bonne partie, sans que je n’oubliasse de racler également mon torse qui en était couvert. On me libéra la bouche et la tête de ses contraintes, ce qui permit que je me pourléchasse littéralement les babines des gouttes qui m’avaient encore échappées, assis sur la table sous le regard satisfait des invités.

J’étais vanné. Comblé, désaltéré, encore tremblant de plaisir. Je voulais rester là toute la nuit. Mais Félix en décida autrement, car il avait un programme à tenir.

“— Il est dix-neuf heures trente, dans une demi-heure on devait commencer la partouze. Bon en fait vous pouvez venir plus tard, on attend d’autres invités mais ils arrivent plutôt à partir de neuf heures de toutes façons. On fera patienter sinon.

— On fera ça à l’intérieur pour ne pas déranger le voisinage, reprit Mark. En attendant vous pouvez vous rafraîchir si vous restez, je vous montre le chemin de la salle de bains, et où vous pourrez vous changer.”

Le groupe se disloqua, je vis que certains allaient probablement partir mais que d’autres resteraient, dont l’homme aux bottes et celui au bermuda, et Mark vint vers moi en appelant Lolo d’un signe de la main, celui-ci étant resté en arrière.

“— Vous aussi vous vous préparez, nettoyage complet dehors et dedans, il faut être impeccable pour le gala.”

Je trouvai l’euphémisme charmant. Pendant que nous rentrâmes dans la chambre que nous partagions, Lolo et moi, j’observai que le mobilier était déplacé du jardin et j’entendis qu’on réarrangeait la grande pièce pour la soirée.


Week-end à hommes

Couverture du blog "Week-end à hommes"

Récit érotique gay en douze chapitres, paru en janvier et février 2026.

Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

#sexe #homosexuel #gay #homo #érotisme #homosexualité #bdsm #nsfw #gaynsfw

Homme nu avec "vide-couilles" marqué sur le dos.

Nous nous présentâmes à nouveau à Mark, propres comme des sous neufs, et j’étais content de pouvoir participer à la partie promise. Il me ramena à ma place :

“— C’est bien, on est un peu en retard mais les invités arrivent à peine. N’oubliez pas, vous n’en faites pas partie, vous êtes ici pour assurer le service.”

Je me dis que nous apporterions entièrement nus boissons et autres délicatesses aux invités, mais Mark crut bon de préciser :

“— Et donc, si un invité veut quelque chose, n’importe quoi, vous vous prêtez. Certains viennent ici juste pour mater mais ils ont besoin de s’épancher ; certains ont besoin qu’on les aide, d’autres viennent juste pour se vider, d’autres encore veulent qu’on les nettoie après, alors vous êtes là pour ça. C’est parfois plus facile pour eux d’utiliser un anonyme que de s’immiscer dans un groupe.”

Ce n’était pas tout-à-fait le rôle que j’avais escompté. Après nous avoir expliqué que nous devions rester visibles et à disposition tout le temps, il entreprit de nous préparer à la tâche. Il nous fixa d’abord à chacun une cage de chasteté métallique, avec un petit cadenas. Ce n’était pas mon équipement préféré, mais celui-ci semblait bien ajusté et empêcherait tout usage détourné de notre anatomie ; le cadenas qui cliquetait en marchant nous rappellerait notre impuissance forcée, s’il en était besoin.

Car finalement notre mission avait clairement été affichée dans le programme, et pour ôter tout doute, il donna à Lolo un marqueur noir et lui commanda d’écrire sur ma peau, d’abord sur le dos, puis sur le torse, les mots que j’inscrivis ensuite réciproquement sur lui : “vide-couilles” devant et derrière, avec côté face une flèche pointant vers mon cou, et côté pile pointant au bas de mon dos.

Nous étions ainsi clairement identifiés, de façon un peu humiliante, mais nous faisions partie du personnel, enfin d’une certaine catégorie de personnel. Pour finir, il nous couvrit la tête d’une cagoule noire en tissu mais qui laissait yeux et bouche (surtout) à découvert, nous rappelant qu’il s’agissait d’une réception masquée.

Ainsi affublés, il nous amena dans la grande salle, qui avait été réaménagée pour l’occasion : de nouveaux canapés avaient été installés ainsi que des boules lumineuses façon disco et des baffles dans la véranda préfigurant l’ambiance sonore. Notre arrivée ne fit aucun effet, tandis que nous entrions et que nous nous répartîmes de gauche et de droite, au milieu des premiers invités qui étaient déjà nombreux.

Tous étaient masqués, selon des choix personnels : des cagoules en cuir ou en latex, des masques puppy, et beaucoup de loups de formes et de couleurs diverses. Mais pour le corps, les tenues les plus variées étaient portées : harnais en cuir, jockstraps, thongs et tangas, culottes en cuir ouvertes derrière voire devant pour certaines, et même des anneaux péniens laissant leur organe à l’air pour les plus audacieux ou les plus pressés.

Enfin, nous n’étions plus les seuls passifs ni au centre de l’attraction, et tout se mélangeait dans cette partie qui promettait d’être torride ! D’aucuns étaient venus en couple ou bien se connaissaient, d’autres semblaient découvrir ou chercher le corps frère du regard, et le coup d’envoi ayant été donné, l’alcool le disputa au poppers pour débrider les timidités. Plusieurs grands récipients en étaient disposés un peu partout à disposition, où se mélangeaient également Swiss Navy et préservatifs.

Les travaux d’approche et flirts n’étaient pas sans rappeler certains bars de cruising où j’étais allé, à la différence que dans cette réception privée, la backroom était à la vue de tous. Cela pouvait dans un premier temps en rebuter certains, mais aussi donner de l’assurance à d’autres. Je me promenais dans cette harde de chair au son électro qui était diffusé, touchant des corps pour me frayer un chemin, récoltant parfois une main aux fesses en retour.

Je trouvais amusant de décrypter les personnalités, de reconnaître les habitués des nouveaux, de séparer les timorés de ceux-qui-osent-tout, de deviner si untel est notable ou tel autre touriste. Les corps se dénudaient avec l’heure qui avançait, et les contacts charnels étaient de plus en plus fréquents et ciblés. Je dus plusieurs fois envelopper de ma main un organe turgescent sur l’instigation encore discrète de son propriétaire, mais cela n’allait pas — encore — plus loin.

Il faisait chaud avec la foule et je trouvai l’ambiance moite et bruyante assez peu agréable, ponctuée d’odeurs animales et variées dont certaines pouvaient paraître excitantes mais d’autres me rebutaient. Je transpirais et je voyais aux reflets sur les corps que je n’étais pas le seul, mais la cagoule rendait la chose à la limite du supportable et j’étais tenté de l’ôter même si je n’osais franchir le pas.

Comme l’heure avançait, les corps se débridaient et les bouches faisaient plus que de prononcer des paroles, s’attardant ça et là sur une jumelle ou bien un téton affleurant. Les mains enlaçaient, les torses se collaient, les jambes se croisaient et les désirs croissaient.

Un premier couple avait commencé sur le canapé en cuir que je connaissais bien. Il avait été rapidement rejoint par un troisième larron, puis un quatrième, et c’était une masse informe à huit bras qui se trémoussait et fusionnait là, devant tous. D’autres couples se trouvèrent émoustillés à la vue de ce poulpe et commencèrent à s’attoucher et chercher un autre meuble où ils pourraient s’affairer plus confortablement.

Je goûtais visuellement ce spectacle, me sachant privé d’y participer, et si j’avais encore un doute, ma cage se rappelait à mon membre quand celui-ci faisait mine de vouloir s’exprimer. Un des participants se trouvait à côté de moi et n’avait pas cette contrainte, aussi était il sans vergogne en train de se travailler dans un mouvement oscillant de poignet. Remarquant ma présence et après lecture de ma fonction, il lâcha son organe et me fit signe de la main de venir.

Sa raideur exacerbée par un cockring, je pensai bien faire en commençant à me pencher face à lui, mais il me reprit :

“— Non, ce côté je le connais déjà, je veux tester l’autre.”

Probablement un participant du glory-hole, même si j’avoue ne pas l’avoir reconnu bien que j’eusse donc déjà vu ce membre de très près ? Quoiqu’il en fût, je me retournai et me penchai encore un peu plus, en me demandant si le mot “tester” était bien approprié et ce que nous ferions si celui-ci n’était pas concluant.

Après une application rapide de lubrifiant, deux mains saisirent mes hanches et m’attirèrent en arrière, sur un corps contondant qui glissa vers le haut entre mes hémisphères. Une main se repositionna, et un second coup visa plus juste avec son aide, et revint ensuite sur ma hanche après que sa virilité fut en moi et assurée de ne plus en sortir. L’entrée avait été facile, vu les exercices que j’avais pratiqués depuis vingt-quatre heures !

Les mouvements de ses hanches se faisaient plus amples tandis que ses mains oscillaient en phase et qu’au bout de cinq minutes, il lâcha enfin avec un grand râle et une chaleur familière qui m’avait empli l’intérieur. Il n’eut guère le temps d’épiloguer, alors qu’un autre invité qui nous avait observé le poussa quasiment dès qu’il se fût retiré et prit sa suite en moi sans autre forme de procès, entrant directement grâce à la lubrification naturelle que je venais de recevoir.

Je sentais toutefois la différence, car cet organe était plus épais, plus court probablement mais son diamètre veineux était ce que je préférais. Il lui fallut à peu près le même temps pour se libérer, mais il resta quelque instants encore jusqu’à ce que ses pulsations cessassent et qu’il dût se retirer par défaut de combativité. Il me tapa sur les fesses en partant et me lança un “merci”, à quoi je répliquai stupidement mais par réflexe “de rien.”

Je me dis que j’avais enfin commencé mon service et bien que n’étant pas rétribué à la tâche — pas du tout d’ailleurs — je cherchai du regard Lolo, sans succès. En continuant à me promener dans la pièce, je me demandai si je devais m’absenter un instant car je sentais que mon bas allait probablement bientôt laisser échapper du fluide que je venais de recevoir, dans l’état élargi où il se trouvait. Je n’eus pas le temps de conclure, car le poulpe venait de se disloquer dans un cri déchirant, et sa tête m’appelait.

“— Viens nettoyer”, m’intima-t-elle en me désignant une de ses victimes qu’elle avait foudroyée de son encre translucide et dont les stigmates couvraient le ventre et le torse.

Je m’exécutai, venant lécher avec application le précieux liquide en m’accroupissant au-dessus de la victime. Cette position fut fatale à mon sphincter dont l’élasticité avait été éprouvée et la gravité fit son office, de sorte que la semence reçue de mes deux partenaires précédents — si je puis les appeler ainsi — se mit à couler visiblement. Ceci n’échappa pas à plusieurs membres du groupe qui s’était formé, attiré précédemment par le cri de la pieuvre.

Une sorte de mouvement de foule se produisit alors que ses membres s’exclamèrent, probablement abrutis par les substances et l’ambiance électrique qui régnait :

“— Eh, le vide-couilles perd son jus, faut le re-remplir.”

Je fus saisi par les bras et amené vers une banquette proche qui était encore miraculeusement libre, on me posa sur le dos sur son assise, et un individu complètement nu si ce n’était son masque m’enfourcha et se posta au niveau de mon visage, les jambes de chaque côté du meuble sans dossier. Il me souleva ensuite les jambes et se cambrant en arrière, me présenta sa raie sous le nez.

“— Vas-y, lèche. Et vous les gars, bouchez la fuite.”

Le premier ne se fit pas prier, et colmata mon arrière, profitant au passage du lubrifiant existant, et il ne lui fallut pas longtemps pour enrichir sa quantité tandis que ma langue travaillait tant bien que mal le sillon de celui qui s’était arrogé ma domination. Un suivant, puis encore un autre se succédèrent, puis je ne comptai plus devant ces assauts répétés, me sentant désormais engourdi par ce côté. De l’autre, il me fallait écarter les hémisphères qui me surplombaient afin que mon nez trouvât sa respiration, ce qui donnait plus de surface encore à ma langue pour travailler, et j’espérais que son propriétaire ferait bientôt bon usage de la lubrification que je lui apportais ainsi.

J’avais l’impression de dépasser le rôle qui m’était dévolu. J’étais censé “aider”, mais pas être au cœur de l’attention. Je n’avais pourtant rien provoqué de particulier, le simple fait d’être là au moment propice avait créé ce qui ressemblait à un débordement. Et c’était à prendre au sens littéral, car ma contenance était dépassée, ou bien ma position mal ajustée, ou bien ma vanne devenue temporairement déficiente, mais il s’écoulait désormais un liquide généreux presque continûment, alors qu’il était sans cesse renouvelé par un autre invité.

En effet je ne me trompais pas, car Mark arriva et dispersa la foule autour de moi. Comme il ne pouvait pas sévir vis-à-vis de ses hôtes, ou en tous cas qu’il ne le voulait pas, c’est sur moi qu’il tourna sa réprobation.

“— Allez la lope, c’est bon, on va te calmer un peu.”

Il me leva et me prit alors par le bras, tout dégoulinant que j’étais encore, et m’emmena dans un coin de la pièce où était montée une cage que je n’avais pas encore avisée. C’était un objet probablement démontable, avec des barreaux mais un grand trou au niveau de la ceinture, et une surface au sol étroite de sorte qu’elle forçait à rester debout. Il m’y enferma, puis s’adressant au public :

“— Il garde sa fonction de vide-bourses mais il faudra venir ici”, en désignant le trou de gloire dont la fonction était pourtant évidente.

Je trouvai cela profondément injuste, mais cela aurait au moins l’avantage de me protéger et surtout de permettre à mon séant de retrouver son élasticité momentanément abandonnée. Je me sentais ouvert à tous les courants d’air, probablement encore pulsant de ce que je venais de subir, et je crois que j’avais défini une manière alternative de retrouver le chemin de la cage à la banquette sans avoir besoin des cailloux du Petit Poucet.

Cela avait aussi jeté un froid à mon égard, et bien que je reçusse deux ou trois “clients” que je travaillai alors à travers le glory-hole de la cage, étanchant au passage ma soif, la plupart des invités se désintéressèrent de moi et retournèrent à leurs ébats, leur voyeurisme ou onanisme, selon.

Il était probablement deux heures du matin et certains invités nous quittaient déjà. J’étais obligé de rester debout et je commençais à fatiguer. Et j’avais faim, de nourriture solide s’entendait.

M’avait-on oublié ?


Week-end à hommes

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Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

#sexe #homosexuel #gay #homo #érotisme #homosexualité #bdsm #nsfw #gaynsfw

Homme nu dans son bain avec 'vide-couilles" marqué sur son dos.

Je restai seul au milieu de tous probablement encore une bonne heure, tantôt les mains accrochées aux barreaux, tantôt le séant appuyé dessus, mais dans l’incapacité de quitter la station debout compte tenu de l’espace exigu qui m’était dévolu. Tout au plus pouvais-je m’accroupir jusqu’à un certain point et mes mains toucher le sol, mais m’asseoir m’était mathématiquement interdit. Je bougeais régulièrement les pieds, tout en essayant d’éviter de fouler les fluides qui avaient enfin terminé de quitter mon corps.

Un participant crut bon de m’offrir une part de pizza, me la tendant par l’orifice de la cage. Par un mouvement incompréhensible s’il n’était prémédité, celle-ci bascula devant moi et tomba dans ma cage face contre terre, suivant la loi de Murphy ; pire encore, elle chut exactement là où les traces encore vives de mes ébats antérieurs avaient maculé le sol, et la tranche que je saisis du bout de la main s’en trouva ainsi tartinée par nos humeurs, celles de mes partenaires enrichies par le passage en moi. Je la mangeai pourtant avec appétit, en rien dégoûté et à la satisfaction manifeste de mon nourrisseur, qui s’éloigna ensuite.

La salle se clairsemait progressivement et j’avais l’impression que mon rôle était terminé. Je voyais régulièrement Mark et Félix passer à distance, mais ils semblaient tous deux m’ignorer, voire m’éviter. Quant à Lolo, il avait disparu, ou du moins me restait invisible.

Je décidai d’enlever ma cagoule, elle me tenait trop chaud et les derniers invités qui restaient ne portaient également plus de masque, de toutes façons ils s’intéressaient à d’autres parties de leur individu pour ceux qui n’étaient pas affalés sur un canapé, voire carrément par terre. Je me sentais aussi serré par en-dessous, et j’avisai un hôte qui se tenait assez proche de ma cage. Je l’attirai à moi, et lui demandai s’il voulait bien me faire passer un couteau que je lui pointai du doigt sur le meuble voisin.

Il me le fit passer par le trou dans la cage, et je vis un moment de frayeur passer dans son regard quand j’approchai l’ustensile de mon organe. Ayant avisé la situation et les dimensions, j’entrepris sans trop de difficultés de faire sauter le petit cadenas, que la taille rendait plus symbolique que réellement efficace. Il céda et je fis glisser l’ensemble de la cage de chasteté qui tomba à terre, libérant ainsi mon membre qui apprécia cette soudaine respiration.

“— Ça va mieux, hein ?”, me glissa l’homme du côté libre de ma cage, initiant ainsi la conversation. Puis s’engagea un dialogue avec celui qui se présenta à moi comme s’appelant François, que je trouvai bel homme en particulier dans son plus simple appareil et sans masque, et qui faisait preuve d’élocution. Il reprit :

“— Ce n’est pas trop dur ?

— Ce fut une journée… particulière pour moi. Mais ça correspond à ce que j’aime, globalement.

— Et tu fais ça pour de l’argent ?

— Non, pour le plaisir en fait. Même si sur l’instant ça peut paraître étrange, j’aime subir, et j’adore le sexe.

— Moi aussi, j’aime le sexe, peut-être pas de la même manière que toi. Tu dois nous trouver bestiaux et pervers, non ?

— Pas tous en tous cas, mais c’est vrai que certains amusements où l’on aime faire souffrir l’autre me surprennent. Je ne juge pas, et probablement que tu trouves bizarre d’aimer être dominé ? Moi ça me soulage, la vie m’oblige à paraître fort, à décider, à toujours chercher à prendre le dessus, mais je n’aime pas ça. C’est une manière pour moi de m’évader de ce monde qui ne me convient pas.

— Moi aussi, je cherche à fuir, du moins momentanément. Tu vois, je suis architecte, j’ai une famille dite traditionnelle, mais j’ai aussi un côté homosexuel que je ne peux pas exprimer dans mon milieu social. Alors, je trouve des distractions inhabituelles, je file avec l’interdit. Et c’est presque une fuite en avant, il m’en faut toujours plus, pour ne pas à nouveau sombrer dans une routine destructrice.

— On a des points communs alors. Et les autres, tu les connais ?

— Certains, oui, mais on fait semblant de ne pas se reconnaître et le côté masqué nous met en situation de déni plausible. Comme nous partageons un secret inavouable, notre façade sociale reste indemne. La plupart viennent des parages et en général sont bien assis dans la société, ce genre de partie est d’ailleurs onéreuse. Tu verras très peu de touristes, ils ne connaissent pas et se contentent du Cap.

— Et ça ne les gêne pas de sodomiser des inconnus ?

— Tu parles de toi ? Au contraire, ça a un côté rassurant car tu es censé être garanti, en quelque sorte, par les organisateurs. D’ailleurs comme tu peux le voir c’est tellement vrai qu’ils pratiquent sans capote, en bareback, alors qu’entre eux ils prennent souvent plus de précautions. Et imagine que certains se connaissent, qu’ils se reconnaissent ou non, c’est une chose de se côtoyer dans une partie fine, mais une autre que de copuler avec son voisin ! Et ça peut faire mal : imagine un avocat sodomisant son client, ils le font bien dans la vraie vie mais seulement au figuré !”

Là-dessus, nous éclatâmes tous deux de rire, imaginant la scène mais aussi devant la justesse de la métaphore. Je me gaussais intérieurement de la soi-disant garantie, car je n’avais en fait produit aucun certificat médical, probablement devant la nécessité et l’opportunité, mais était-ce bien honnête et raisonnable de la part des organisateurs ? Et appliquaient-ils la même rigueur aux invités ?

Il reprit :

“— En tous cas, beaucoup suivent le vieil adage : un trou est un trou… et si certains sont homosexuels, refoulés ou non, d’autres ne viennent que pour le plaisir charnel et passager. Tu as vu que certains se contentent de mater, enfin presque, mais ils sont différents des couples, candaulistes ou échangistes, et une proportion a peur des femmes alors ils viennent ici se soulager, pour ceux qui osent dépasser le stade de la masturbation.”

Il marqua une pause, et en repensant au soulagement évoqué, mon organe commençait à reprendre un peu de vigueur, probablement également du fait de son irrigation à nouveau libérée de l’emprise de la chasteté. Debout face à lui, cela n’échappa pas au regard de François, qui repartit :

“— Qu’est-ce qui te plaît, dans la sodomie ?

— Je ne sais pas. Beaucoup de choses. D’abord physiologiquement, c’est une zone très érogène, en tous cas je me caresse en cet endroit depuis toujours. Et il y a le goût de l’interdit : la pratiquer, c’est affirmer ma liberté vis-à-vis des dogmes, religions et autres polices de la pensée. Et comme je disais, j’aime être dominé, et se trouver à la merci de celui qui tient l’arme et qui en use comme bon lui semble me procure cette libération psychologique et ce sentiment d’abandon. Pour moi, l’orgasme, c’est s’abandonner tout-à-plein à un autre.

— Je comprends. Mais l’interdit, tu l’as également en pratiquant l’acte, je veux dire de l’autre côté.

— Oui… Mais pas les autres dimensions. Et toi, tu as déjà essayé ?

— Me faire… tu veux dire ? Non, j’avoue que non, peut-être le devrai-je mais je ne me sens pas prêt. Et toi, à l’inverse ?

— Non, jamais. J’ai eu des rapports avec des femmes, plus jeune, mais classiques, et celles-ci ne l’auraient d’ailleurs pas souhaité autrement. Maintenant, je suis à cent pour cent du côté passif.

— Tu es sûr ?”, me demanda-t-il avec un sourire en regardant vers mon centre.

En effet, ma virilité avait pris du poil de la bête et pointait fièrement vers le haut. C’était à vrai dire la première fois qu’elle s’exprimait pleinement depuis que j’étais ici, sans contrainte et sans autre distraction qui m’aurait chatouillé à un endroit distinct. Car je n’avais en fin de compte encore jamais vraiment finalisé le plaisir que m’avaient procuré les distractions et les animations, comme ils les appelaient.

Maintenant que j’y repensais, émoustillé par ce dialogue et les pensées associées, il me sembla qu’il était temps de libérer la pression. Non, ce n’était pas une déviation de ma position passive, mais une expression corporelle de toute la satisfaction recueillie de mes partenaires et un besoin physiologique de compléter les instants vécus par une récompense qui, je le savais, diffusait dans le cerveau une hormone bénéfique.

François me comprit, et il s’éloigna un peu en me disant “vas-y” du regard. Debout dans ma cage, à la vue de tous mais sans savoir si quelqu’un d’autre me regardait, je me trouvais dans une position favorable et une excitation extrême.

Mes doigts s’étaient déjà refermés sur mon organe, et mon poignet vibrait tandis que je dandinais des hanches. Je relâchai mes doigts pour ensuite les porter, avec mon autre main, sur mes aréoles, prenant soin de tourner autour délicatement en forme de caresses, puis de gratter plus vigoureusement la pointe de mes tétons de mes ongles courts. Comme je n’avais quasiment rien mangé depuis le matin, le bout de mes doigts était froid, ce qui en augmentait fortement la stimulation.

Je répétai ce manège plusieurs fois, en allant jusqu’à caresser mon périnée, et je sentis que le ton montait et que le cri était proche. Ce fut le moment que choisit François pour s’adresser à moi, m’interrompant momentanément :

“— Si tu veux je peux t’aider, mais je te préviens, je n’avale pas.”

Devant mon regard qui l’interrogeait, il compléta :

“— Je te dois bien ça, après tout j’ai bien profité de toi, c’est une manière de te rendre un peu la pareille.”

Là-dessus il s’approcha du glory-hole de la cage qui pouvait bien fonctionner en mode réciproque, et ne souhaitant pas plus argumenter, ni étant vraiment en état de le faire, je m’avançai et me donnai à lui. Deux lèvres chaudes enserrèrent ma virilité turgescente, et une langue travailleuse entreprit sa stimulation, accentuée par un mouvement de va-et-vient assez lent pour commencer, puis s’intensifiant en pression et en rapidité.

C’était la relation active que je préférais et la seule que je pratiquasse occasionnellement, utilisant sinon des jouets sexuels prévus à cet effet, ou le plus souvent me rabattant sur mes mains. Je profitai de ces quelques instants, sachant qu’ils seraient désormais courts compte tenu de l’état d’excitation dans lequel je me trouvais.

Je repoussai sa tête d’une main à travers les barreaux. Le moment était venu et je voulais respecter la limite qu’il m’avait fixée. Il comprit et se retira rapidement, me laissant debout et les mains accrochées à la cage, l’organe raide et prêt à exploser, ce qu’il fit après quelques secondes. Un premier jet puissant sortit de mes entrailles et fit un arc de cercle formidable, allant probablement s’échouer à deux mètres devant moi. Puis d’autres pulsations suivirent, provoquant des échappées similaires mais chacune moins lointaine que la précédente, jusqu’à ce que le réservoir s’épuisât après une dizaine environ.

J’avais poussé un râle de contentement, et François eut l’air satisfait aussi. Le prisonnier était — en partie — libéré.

“— Je suis heureux pour toi. Je vais y aller maintenant. Peut-être qu’on se reverra un jour, qui sait ?”, mais je sentis qu’il n’y croyait pas. Je me dis qu’il allait probablement coucher à l’hôtel ou ailleurs et prétendre en rentrant demain chez lui qu’il était en déplacement professionnel (un samedi ?), ou bien chez un ami complice.

Quoi qu’il en fût, je me retrouvai seul à nouveau. Satisfait, mais il ne restait plus aucun invité et la salle était vide. Je me demandai si j’avais été vu ainsi, dépassant largement le rôle qui m’avait été assigné, quoique… j’étais ici pour contenter les participants et si c’était là ce qu’il voulait, ne devais-je pas m’exécuter ? Je contemplai la ligne quasiment droite que j’avais tracée devant moi et qui accrochait la lumière de l’angle où je me trouvais, mais je me dis que compte tenu des autres fluides et morceaux de nourriture qui maculaient le carrelage, celle-ci passerait inaperçue.

Après quelque temps, je vis Félix qui s’approchait de moi. Loin de me houspiller comme je le craignis d’abord, il me libéra de ma cage et me dit :

“— C’est bon, c’est fini. Mark voulait que tu restes dans la cage mais je trouve que ce n’est pas fair. Va te coucher pour dormir un peu, et je te conseille de partir à la première heure.”

Comme je ne me faisais pas prier et que je me dirigeais rapidement vers la chambre qui nous avait été accordée, à Lolo et à moi, la plante des pieds collante, il rajouta :

“— Ah au fait, tu as été au top. Je t’aurais bien repris pour une prochaine fois, mais je crains que ça ne soit pas possible.”

Sans comprendre exactement pourquoi, je goûtai toutefois au compliment qui prenait d’autant plus de valeur dans la bouche de ce grand taciturne. Arrivé dans la chambre, je constatai que Lolo ne s’y trouvait point. Je commençai à préparer mes affaires pour partir demain, car en effet le dernier conseil que je venais de recevoir me convenait tout-à-fait. Je n’avais qu’un petit sac à dos, je vérifiai donc que tout y était : portefeuille, clefs de mon domicile, smartphone et montre, et je résolus d’y ranger mes vêtements au petit matin avant de décamper. Je me dis même que je rentrerai probablement directement chez moi car j’en avais assez vécu pour un week-end.

Je me sentais sale. Souillé, plus exactement. Physiquement, extérieur comme intérieur, mais aussi psychologiquement, car on a beau aimer la domination, certains épisodes m’avaient parus malsains. Et pourquoi Mark avait-il voulu que je restasse encagé ?

Je résolus de prendre un bain, bien qu’il fût cinq heures du matin. Pas trop chaud pour ne pas agresser mon séant, mais d’une tiédeur agréable qui relaxa ainsi tous mes muscles où qu’ils se rappelassent à mon corps et rendit un peu de souplesse et d’élasticité aux endroits qui le désiraient. J’y restai assez longtemps, afin de décompresser et de vider ma tête.

L’esprit désormais serein, je me couchai sur le lit et m’endormis presque immédiatement.


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Robinet laissant échapper son jet.

Quand j’ouvris l’œil, il était presque midi ! J’avais dormi d’une traite, et si j’avais vaguement perçu de l’agitation à côté, je ne me réveillai vraiment qu’à ce moment où le soleil m’éclairait le visage. J’entendais une discussion à côté, peut-être était-ce plutôt cela qui me tirait de mon sommeil car elle me sembla presque vive.

“— … T’inquiète, il reviendra, c’est juste une passade.”

C’était la voix de Félix, et je compris qu’il parlait de Lolo. Celle de Mark lui répondit :

“— Quand même, c’est la première fois qu’il me fait ça. J’avais raison, je ne voulais pas que l’autre participe.

— Il nous a bien aidé quand même, et il s’en est pas mal sorti, non ?

— Justement, peut-être trop bien. Et on le reverra plus après, alors que Lolo, c’est un habitué. Et je tiens un peu à lui…

— Ouais, t’attache pas trop quand même, hein.

— T’es jaloux ?

— Tant que ça reste sexuel, non. Mais faudrait pas que ça aille trop loin, des fois je trouve que tu le regardes d’une drôle de manière.

— Comme un soumis, rien de plus. Fais-moi pas chier avec ça.”

Félix grommela quelque chose et la conversation en resta là. Je compris que “l’autre”, c’était moi et que le conseil de Félix quand il m’avait libéré était probablement sage. Mais avant de partir, je résolus de prendre un petit-déjeuner, plutôt un brunch à cette heure, car j’avais faim et je considérais que je l’avais mérité, tout de même. Mon sac posé sur le lit, je sortis donc de ma chambre et comme le premier jour, m’emparai d’un bol de céréales et d’un jus d’orange, que j’allai manger dans le jardin.

J’étais encore entièrement nu, il faisait déjà chaud et cela restait ma tenue appropriée, enfin je voulais profiter une dernière fois du lieu en toute liberté. Assis sur ma chaise de jardin, je contemplai ce dernier en voyant que tout avait été rangé — à l’exception de la corde à linge — à l’instar de l’intérieur de la maison qui avait dû être entièrement récurée si j’en croyais l’odeur de détergent qui avait chatouillé mes narines en passant. L’un des avantages du carrelage, c’est qu’on peut le laver à grande eau, et il en avait eu besoin compte tenu de ce qu’il avait vu ces quelques heures !

Mark sortit brutalement et je lui lançai un “salut” qui manquait peut-être de conviction. Ses yeux me lancèrent un regard qui disait “tu es encore là !” mais sa bouche ne forma aucun mot. Il ne portait qu’un maillot de bain, et je regrettai de ne pouvoir faire mes dernières salutations au trésor qu’il renfermait.

Il sembla avoir pris une décision, et il m’intima l’ordre de me lever, ce que je fis immédiatement devant l’autorité qu’il y avait imprimée. Debout devant la table de jardin, ayant repoussé ma chaise en arrière, il écarta celle-ci tout-à-fait, envoya bol et verre à terre puis revenant du coffre qui était à côté, entreprit de lier mes deux chevilles aux pieds de la table avec des bracelets en cuir.

Cela me surprit et je me prêtai au jeu, bien que le moment me parût incongru et l’ambiance générale guère adaptée. Il revint ensuite avec une longue sangle, et me poussant le dos avec vigueur, me força ventre contre table pour faire le tour de l’ensemble avant de serrer le tout. Enfin, profitant de ma surprise et de mon apathie sur ce moment, il termina d’attacher mes poignets aux deux pieds de la table devant moi.

Je me trouvai ainsi entièrement ligoté et cambré en avant, offrant mon postérieur au monde. Un dernier aller-retour au coffre le fit revenir avec une ceinture en cuir à la main. Celle-ci était épaisse comme je m’en apercevrai bien vite, à la fois en épaisseur et en largeur où elle devait mesurer au moins cinq centimètres.

Je me demandai ce qu’il pourrait encore m’attacher, quand la sanction ne se fit plus attendre. Un coup formidable accompagna son mouvement de bras ample, prolongé par la ceinture qui claqua sévèrement sur mes deux fesses à la fois. Cela me fit crier car la douleur fut vive et inattendue. Encore pris par la surprise, un second coup arriva presque aussitôt et me fit crier encore plus fort, mélangeant cette fois protestation et réaction physiologique, accompagnées d’un mouvement avorté de mon corps qui souhaitait par réflexe mais sans succès s’extraire de son carcan. Cette fois on ne jouait pas, et il me sembla qu’il essayait vraiment de me faire mal.

Schlaaack ! Ses coups ne me rataient pas et chacun était plus terrible que le précédent, aggravé par la chaleur qui gagnait mon arrière caressé par le cuir. Il me punissait. Schlaaack ! De quoi il ne me le dit point, mais je suspectai que c’était lié à Lolo. Pourquoi celui-ci était-il parti, schlaaack ! Aïe ! Je ne le savais point, mais je devinai que la rivalité imaginaire qu’il avait bâtie à mon encontre, l’attention non exclusive qu’il avait reçue et mon succès modeste récolté l’avaient vexé. Schlaaack ! Déjà je n’en pouvais plus, et il ne semblait pas vouloir s’arrêter.

J’anticipais le prochain coup avec appréhension. J’étais fatigué, cueilli à froid, j’éprouvais un sentiment d’injustice, attaché et impuissant comme un gamin face — ou plutôt dos — à mon bourreau qui exprimait la méchanceté. Un sanglot monta à ma gorge. Schlaaack ! Schlaaack ! Deux coups administrés avec force et répétés aussi vite que lui permît la longueur du cuir eurent tout-à-fait raison de moi et je me mis à pleurer à chaudes larmes.

Cela l’arrêta, soit qu’il en fut surpris, soit qu’il avait atteint son but. Ou bien encore la présence de Félix qui passait derrière et qui lui dit “doucement !”

Il lâcha son arme et je crus qu”il allait me détacher, mais il ne l’entendait manifestement pas ainsi. Un court instant pendant lequel je devinai ensuite qu’il avait ôté son maillot, et le revoilà qui se présenta à nouveau derrière moi. Il m”écarta les hémisphères après les avoir saisis sans ménagement, et un organe durci se posta à mon sillon.

Je pensai qu’il avait conçu de rentrer à sec afin de poursuivre ce châtiment, mais il dut réaliser que cela lui serait aussi déplaisant qu’à moi, aussi partit-il à l’intérieur pour revenir aussitôt. Un contact froid me confirma qu’il s’agissait bien de lubrifiant, qu’il appliqua rapidement. Ses mains refirent le même mouvement sans plus de précaution, alors que je cessais mes sanglots.

Il entra alors directement et profondément, sans plus de formalités, m’attirant à lui et restant ainsi un court instant. Ce que j’avais vécu depuis vendredi m’avait désormais complètement ouvert pour plusieurs jours à toute expérience de ce type et cela ne me causa aucune douleur. J’étais simplement à sa merci et sous sa domination. Ce fut ce qu’exprima son corps en commençant un mouvement de va-et-vient marqué, sortant complètement par moments pour mieux y retourner, en saccades rapides et quasi-mécaniques.

Aucune attention, aucun érotisme, il me punissait là encore par cet acte et sa manière d’agir comme mon maître absolu : il me sodomisait, il m’enculait littéralement et il n’y avait rien d’autre dans son esprit, ni dans le mien d’ailleurs. Mon élasticité et mon diamètre l’obligeaient à jouer avec mes fesses pour se stimuler lui-même, ce qui me causait de la douleur à chaque fois qu’il pressait ma peau rougie par la fessée.

Ce manège dura quinze bonnes minutes, je me contentai de subir — que pouvais-je faire d’autre ? — et je n’émettais même aucun son, pourquoi le satisfaire avec des ahanements qu’il ne méritait pas d’entendre ? Finalement il sentit que son heure était venue. Plutôt que de satisfaire le plaisir que j’éprouve à recevoir les dons de mes partenaires, aspect de ma sexualité qu’il connaissait désormais, il se retira juste à temps pour que l’expression physiologique de son plaisir bestial me macule le dos, dans un mouvement où il visait tous les bouts de la peau que je lui présentais involontairement. Il matérialisait ainsi qu’il commandait et que je n’étais que son objet.

Après un moment, il se décida à venir me détacher les poignets. Cela me permit de le voir devant moi, entièrement nu et le membre désormais dégonflé, encore rougi de la visite fouillée qu’il venait de m’administrer. Passant derrière moi, il ne finit toutefois pas de dénouer les autres liens qui me plaquaient encore sur la table, et je sentis rapidement un filet chaud tomber sur le bas de mon dos.

Le salaud ! Il terminait son humiliation et sa punition avec cet acte ultime. Il urinait sur moi, balayant mon dos et visant également entre mes fesses, et je dégoulinais de son liquide par terre, ne pouvant toujours pas réagir. Ayant terminé son ouvrage et ne le voyant plus pendant plusieurs minutes, je compris par la suite qu’il avait à nouveau enfilé son maillot. Félix repassa :

“— Allez c’est bon, relâche-le maintenant, ça suffit.”

J’étais content de trouver un allié et la promesse de recouvrer ma liberté. Mark allait s’exécuter, non sans toutefois retirer du maudit coffre un collier en cuir, qu’il m’enroula autour du cou et auquel était attachée une lanière qu’il garda autour du poignet. Là, il se décida enfin à relâcher mes liens, et je pus me mettre debout, le regardant d’un air de ressentiment, mais qui s’apparentait plus à celui du gosse corrigé que d’un désir de revanche.

Il s’était aussi habillé d’une chemise hawaïenne au-dessus de son maillot ainsi que de tongs, et je remarquai qu’il portait mon sac-à-dos en bandoulière. Quant à moi j’étais toujours dans le plus simple appareil, pieds-nus et virilité à l’air, mon fondement rougi finissant de s’égoutter au sol. Surtout, j’étais maintenu en laisse par celui qui s’était arrogé mon maître et qui me tenait ainsi en respect par le cou.

“— Je vais faire un tour, je reviens d’ici deux heures”, cria Mark à l’adresse de Félix, que je ne devais plus revoir par la suite.

Il allait promener le chien, me dis-je. En effet, nous rentrâmes à l’intérieur par la véranda, puis en sortîmes directement par la porte d’entrée, celle par laquelle j’étais arrivé dans cette maison et ce jardin que je n’avais pas quittés depuis bientôt quarante-huit heures. Nous nous retrouvâmes dans la rue, et plutôt que de regagner sa voiture, il prit par la gauche et je le suivis, restant à la distance que me permettait la laisse qu’il tenait fermement en main.

Voilà donc que je me retrouvais en zone résidentielle semi-urbaine, sur un trottoir au bord d’une route, entièrement nu et tenu en laisse. Heureusement j’étais debout et le revêtement ne m’aurait pas permis de marcher à quatre pattes, mais j’étais offert ainsi à la vue des quelques passants qui se promenaient ou s’affairaient.

Il était dimanche après-midi et il y avait relativement peu de monde dans ce secteur. De plus, la plage était proche avec plusieurs zones nudistes alentour, même si elles sont censées être délimitées. C’est pourquoi je pensai que ma dégaine attirait les regards en coin, voire certaines têtes se retournant, mais que cela n’allait pas plus loin, pourvu que je ne tombasse pas sur des autorités.

J’essayais du coup de rester naturel. Je l’étais physiquement au sens propre, mais il fallait que je me sentisse à l’aise pour le paraître. J’aimais m’exhiber, mais je me trouvais ici un peu en décalage, un sentiment exacerbé par le collier m’assujettissant à son propriétaire. Rapidement je pris de l’assurance et marchai dignement, autant que me le permît ma position.

Je réalisai que nous nous trouvions plutôt au sud, rive gauche, du côté de Port-Camargue, et il y eut plus de monde en cheminant derrière la marina. Finalement, au milieu des regards étonnés ou amusés, je passai assez bien, l’attitude générale que je prenais rassurant les passants et touristes, une fois la surprise évanouie. J’étais habitué à marcher pieds-nus, et seuls les graviers fins constituaient une menace, heureusement nous étions plutôt en environnement asphalté sur les trottoirs.

Ce que je ne réalisai que plus tard et qui m’eût probablement ôté de ma superbe, c’était que les inscriptions au marqueur dans mon dos étaient toujours assez lisibles ; si j’avais quasiment réussi à les éradiquer sur mon torse, l’accès moins visible à l’autre côté m’avait fait omettre de les effacer avec le même succès, ne les voyant pas tout seul. Qu’avaient pensé les gens en lisant le texte et en suivant la flèche ? Je ne le saurai jamais.

Où allions-nous ? Comme nous bifurquions vers un chemin sablonneux, je compris que nous nous dirigions vers la plage de l’Espiguette. C’est une immense bande de sable fin, en partie naturiste, dont un coin est particulièrement prisé par la communauté gay et je crois en avoir parlé au début de ce récit, dont les dunes regorgent d’activité.

La mer ! Enfin, un sentiment de liberté était devant mes yeux, et je profitai de l’air maritime qui rafraîchissait un peu mon corps, chauffé par cette promenade nue forcée en plein soleil et la réverbération du bitume. Mais marcher sur le sable brûlant qui avait emmagasiné les rayons du soleil depuis ce matin était douloureux. Heureusement, nous allâmes jusqu’au bord de l’eau, là où le sable était plus ferme et nous permettait à tous deux de cheminer plus aisément. Probablement un ou deux kilomètres plus loin, nous atteignîmes le secteur naturiste.

Mark semblait chercher quelqu’un, et il avisa un groupe de beaux garçons qui jouaient au volley-ball. Il nous dirigea vers eux, et je goûtai la vision de leurs beaux corps musclés et bronzés, offrant tout à la vue du monde, leurs membres dodelinant au gré de leur jeu. Ils étaient six, et ils s’arrêtèrent à la vue de mon propriétaire tandis qu’il détachait enfin ma laisse. Échangeant bises et salutations, le plus grand me regarda puis demanda :

“— Alors qui tu nous amènes aujourd’hui, ce n’est pas Lolo ?

— Non, il s’appelle Dédé. Je vous le laisse, débrouillez-vous avec lui. Moi il faut que je rentre, Félix m’attend pour finir de nettoyer.

— Ah c’est vrai vous organisiez encore une partouze hier soir, c’était bien ? Un jour il faudra qu’on vienne.

— Oui, aucun souci, je vous ferai une réduction.

— Ça restera trop cher pour nous. Pas grave… Vraiment, tu ne restes pas pour regarder cette fois ? Salut, la bise à Félix !

— Oui”, dit-il en commençant à s’éloigner, puis revenant sur ses pas, jeta mon sac-à-dos près de moi avant de repartir.

Je me trouvai presque intimidé devant ces six grands gaillards qui me regardaient, et chacun se présenta : Chris, Max, Franck, Marc (un autre, donc), David et Sébastien, que l’on appelait Seb. Tous environ la fin de la trentaine ou début de la quarantaine, me dépassant en général d’une tête, et offrant courbes généreuses et formes saillantes. Mes regards s’attardèrent sur leurs corps et en particulier le centre qui me faisait face, et je sentis qu’il fallait que je disse quelque chose.

“— Je vous laisse finir votre partie, je vais prendre un bain en attendant puis je reviens ?

— Oui, tu reviens, hein ?”, répliqua Seb, à mi-chemin entre la question et l’injonction gourmande.

“— N’ayez crainte” fut ma réponse tandis que je me dirigeai vers la mer pour y nettoyer les stigmates de Mark, qui s’ils ne se voyaient probablement plus, souillaient encore mon honneur.

L’eau me rafraîchit et surtout me lava, bien que le sel ravivât la peau de mon séant. Je revins alors vers le petit groupe, qui avait de surcroît la garde de mon petit mais précieux sac-à-dos, alors qu’ils avaient terminé — ou interrompu — leur partie. Avisant mon dos, Franck dit un peu à la cantonade :

“— C’est pour être sûr de ne pas se tromper ? Moi je pense que j’aurais trouvé le chemin”, en riant et en désignant la flèche à ses camarades.

“— Moi aussi”, dit un autre, et tous semblaient joyeux devant la perspective d’un bon moment. Cela remonta mon humeur à bloc également, et nos regards se croisèrent, échangeant sans ambiguïté le désir réciproque que nous ressentions tous à cet instant.

J’étais content : une baise en groupe simple et naturelle, sans arrière-pensée ni lendemain, c’était exactement ce dont j’avais envie et besoin.


Week-end à hommes

Couverture du blog "Week-end à hommes"

Récit érotique gay en douze chapitres, paru en janvier et février 2026.

Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

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