Chapitre VII — Gens de la fontaine

Banane couverte de crème dégoulinante.

“— Bienvenue à nos nouveaux participants, et merci à ceux qui partent déjà d’avoir été avec nous”, déclama Mark.

En effet, il semblait que la séance de discipline attirât plus de monde, et que nous entrions dans un interlude plus intime, façon de parler, précédant la soirée à venir.

“— On va rester dehors, il fait beau et chaud, et nos lopes sont prêtes et chaudasses elles aussi”, dit-il en nous présentant de la main.

“— Vous pouvez toucher avant bien sûr, et je vous propose un petit jeu : à tous ceux qui auront testé les deux, et uniquement ceux-là…”, marquant une pause, “… donc tout le monde j’espère, vous pourrez voter en mettant un bâton à la craie sur le côté que vous aurez préféré.”

— Qu’est-ce qu’on gagne ?”, demanda une voix au fond.

— C’est elle qui aura droit au bukkake devant tout le monde à la fin de l’apéro.”

Une clameur s’éleva, alors que Mark indiquait les boissons qui venaient d’être servies sur la table.

“— Servez-vous et buvez, les amis. Et je compte sur vous pour que nos lopes se désaltèrent aussi.”

Le ton était donné. Le groupe s’était réduit à une petite quinzaine, et certains se trouvaient encore plus dévêtus, aucun ne portant de pantalon et rarement un haut, à part comme je disais quelques harnais. Il y avait des slips en cuir, avec un zip devant pour quelques-uns, des strings et autres thongs, et déjà l’un avait enlevé complètement son bermuda, ne portant rien en dessous. Son membre exprimait une certaine impatience, et de mon côté inspirait une grosse envie.

Guidés par le groupe qui nous palpait au passage et toujours cambrés par le crochet assujetti au collier que nous portions tous deux, nous passâmes derrière la palissade et nous accroupîmes, côte-à-côte mais assez loin l’un de l’autre, avec chacun son territoire en quelque sorte. Nous étions désormais rivaux en somme, et il était peu probable qu’aucun des participants ne se souvînt de qui se trouvait de quel côté. Notre existence en tant que personne nous était déniée, réduite à celle d’un simple orifice à ce moment.

Le premier client pointa de mon côté. A sa cambrure, et aussi en raisonnant sur la base de sa rapidité, je reconnus l’homme déjà nu à ce niveau. J’admirai l’engin, avant d’y appliquer ma langue d’un côté, puis de l’autre, et de la main faire coulisser la peau avant de tout mettre en bouche et d’y appliquer des mouvements de va-et-vient de plus en plus rapides. Le trou laissant passer l’ensemble de son service trois-pièces, je me postai ensuite en dessous afin de mordiller et lécher alternativement ce qui pendait de mon côté. Puis je recommençai plusieurs fois, chaque séquence de plus en plus forte mais en alternant douceur, humidité et mouvements buccaux, quand je sentis qu’il était mûr. Je ne libérai pas mon emprise quand il éclata, bien au contraire, et reçut jusqu’au fond de la gorge son généreux liquide, qui pulsa plusieurs fois et dont je récupérai les dernières gouttes sur ma langue alors qu’il finissait son ruissellement. Il avait poussé un fort râle de contentement, et il me sembla qu’il en était satisfait.

Mon voisin en avait fini un autre en parallèle, avec une conclusion différente, recevant le fluide sur tout le visage. Il était déjà passé à un second, tandis que je faisais maintenant de même. On ne voyait rien de qui se présentait et c’était tout l’intérêt, mais probablement plus pour notre vis-à-vis qui de surcroît en atteignait à coup sûr l’orgasme.

Les organes se succédaient, de formes et de nuances différentes, circoncis ou non, et tous avaient un goût caractéristique que l’on buvait goulûment à la fin. Je ne dis pas que je les aurais reconnus, ils étaient un peu nombreux et surtout il y avait fort à parier que chacun d’entre nous ne les goûtât qu’une fois, n’étant pas des surhommes pouvant donner indéfiniment sans se recharger. Mais il était plaisant de leur procurer une jouissance, et je l’avoue d’étancher ainsi ma soif sous la chaleur ambiante. Et nous nous satisfaisions d’entendre le choc de la craie quand celle-ci crissait de notre côté.

Après un temps assez long, où Lolo et moi ne cessâmes de travailler au bénéfice de tous, la matière première sembla s’épuiser, et on nous fit sortir, fatigués que nous étions. Ce fut le moment où l’on relâcha la sangle et on nous retira tous deux notre crochet anal, ce qui provoqua une libération bienvenue, mais j’avais l’impression que mon orifice garderait longtemps l’ouverture qui lui avait été imposée depuis plus de quatre heures — ce qui n’était pas un sentiment déplaisant pour moi, bien au contraire.

Mark compta à haute voix les coups de craie. Son visage sembla marquer une légère déception quand il annonça à haute voix :

“— Huit à six pour Dédé. Bravo.”

Ce n’était pas son habitué, peut-être avait-il un sentiment particulier pour Lolo, ou bien craignait-il que ce dernier ne revînt pas, ce qui aurait été mauvais pour son affaire. Je ne sais, mais je décelai qu’il aurait préféré que Lolo gagnât. Il reste que le verdict physiologique était le plus fort, et j’en tirai une certaine fierté, n’ayant pourtant pas pratiqué l’acte depuis assez longtemps, comparé à d’autres périodes de mes aventures en tous cas. Et j’allais avoir une récompense, dont je ne concevais pas précisément comment elle se déroulerait même si son issue était évidente.

Il semblait y avoir un petit flottement, le temps de se positionner et peut-être de recharger ses batteries. Je pus pendant ce laps de temps constater sans surprise que toutes les personnes du groupe avaient leur virilité à l’air, certains étant désormais entièrement nus et d’autres portant un harnais, et même des bottes. Leur membre était dans un état variable selon les personnes, mais tous paraissaient parfaitement propres et presque secs, ce qui était normal après notre traitement, à Lolo et à moi.

Quelque chose sembla s’être décidé, et la table centrale fut débarrassée. Je portais toujours mon collier en cuir autour du cou, et on remplaça la sangle qui pendait en y attachant un modèle plus long. Félix s’approcha alors avec un objet qu’il venait de tirer du coffre, et me le fixa autour du visage : il s’agissait d’une sorte de bâillon, mais du modèle en “O” qui se portait autour des lèvres, un écarteur buccal en somme, maintenant ainsi ma bouche en position largement ouverte et sans espoir de la refermer. Enfin, on m’invita à m’allonger au milieu de la table sur le dos, mes jambes pendantes au bord, et mon hôte fit le tour du plateau avec la sangle pour venir rattacher son autre bout à mon collier.

J’étais ainsi entièrement immobilisé de la tête, forcé de scruter le ciel, la bouche grande ouverte, prête à recevoir l’averse que j’avais gagnée. Le bâillon était probablement un ustensile inutile en ce qui me concernait, car je me faisais toujours un devoir de bien avaler ce qu’on m’offrait et mes hôtes étaient bien placés pour le savoir, mais je pensai qu’il ajoutait à l’excitation de ceux qui allaient devenir mes généreux donateurs. Car même s’il s’agissait de ma récompense, je ne me faisais aucune illusion, c’était bien pour leur plaisir à eux.

“— Cette lope a gagné son bukkake, quartier libre pour lui donner son dû.”

En effet, il fallait que l’état de turgescence remontât afin de bénéficier de ma pitance, et tout le monde n’était pas prêt. Je ne m’attendais pas à ce que tous s’astiquassent devant moi, aussi leur fallait-il regagner leur raideur par tout moyen.

L’homme aux bottes jeta un regard interrogatif vers notre hôte en s’approchant de moi par l’arrière. Devant son assentiment, il me saisit alors les chevilles, me les remontant sur ses épaules, et commença à me fouiller de son organe. Il n’eut aucune difficulté à trouver puis à rentrer, alors que je restais ouvert et lubrifié de mon objet précédent. Déjà en vigueur, il se raidit encore et ses hanches se balancèrent en rythme rapide tandis qu’il me pilonnait sans complaisance.

Cela redonna de l’énergie au reste du groupe qui nous entourait, et dont certains commencèrent à saisir leur membre dans un rythme similaire. La sève remontait, et il fut rapidement suivi par un second — l’homme au bermuda — puis un troisième, dont j’acceptai l’entrée sans résistance aucune. La chaleur de mon corps, son humidité, la situation de domination totale dans laquelle j’étais maintenu faisaient monter l’excitation de chacun, dont la turgescence croissait inexorablement.

Tous avaient bien pris garde à se retirer avant le paroxysme, aucun ne s’était encore approché de ma bouche qu’ils connaissaient d’ailleurs déjà et à laquelle ils réservaient le grand final. Ils étaient tous passés en moi, certains deux fois, avant que celui-ci n’arrivât enfin.

Une première projection, qui m’atteignit au nez et sur la barbe, et dont j’essayai de capter le contenu en tendant ma langue à travers l’écarteur. Le suivant en profita pour s’y positionner au contact, et me déverser un fluide épais qui alla directement au fond de ma gorge et sur lequel je manquai m’étouffer. Il fallait gérer l’écoulement et je finis de l’avaler tout entier, en utilisant ma langue mais ne pouvant refermer la bouche. Deux autres jets venant de gauche et de droite à la fois me noyèrent, et je dus fermer les yeux alors qu’un nouveau flot venant d’en haut visa mieux et atteignit en partie mes amygdales. Les giclées se succédèrent, plus ou moins épaisses, répétées selon des pulsations aux rythmes variés, et offrant un ensemble de goûts dont je profitai en partie quand elles passaient sur ma langue.

Le dernier sembla s’être exprimé, et mon visage était littéralement badigeonné d’ambroisie, dont je ramenai tout ce que je pus à ma bouche avec les doigts. Ma barbe ayant le bon goût de retenir ces fluides, je pus en boire une bonne partie, sans que je n’oubliasse de racler également mon torse qui en était couvert. On me libéra la bouche et la tête de ses contraintes, ce qui permit que je me pourléchasse littéralement les babines des gouttes qui m’avaient encore échappées, assis sur la table sous le regard satisfait des invités.

J’étais vanné. Comblé, désaltéré, encore tremblant de plaisir. Je voulais rester là toute la nuit. Mais Félix en décida autrement, car il avait un programme à tenir.

“— Il est dix-neuf heures trente, dans une demi-heure on devait commencer la partouze. Bon en fait vous pouvez venir plus tard, on attend d’autres invités mais ils arrivent plutôt à partir de neuf heures de toutes façons. On fera patienter sinon.

— On fera ça à l’intérieur pour ne pas déranger le voisinage, reprit Mark. En attendant vous pouvez vous rafraîchir si vous restez, je vous montre le chemin de la salle de bains, et où vous pourrez vous changer.”

Le groupe se disloqua, je vis que certains allaient probablement partir mais que d’autres resteraient, dont l’homme aux bottes et celui au bermuda, et Mark vint vers moi en appelant Lolo d’un signe de la main, celui-ci étant resté en arrière.

“— Vous aussi vous vous préparez, nettoyage complet dehors et dedans, il faut être impeccable pour le gala.”

Je trouvai l’euphémisme charmant. Pendant que nous rentrâmes dans la chambre que nous partagions, Lolo et moi, j’observai que le mobilier était déplacé du jardin et j’entendis qu’on réarrangeait la grande pièce pour la soirée.


Week-end à hommes

Couverture du blog "Week-end à hommes"

Récit érotique gay en douze chapitres, paru en janvier et février 2026.

Le texte de ce blog est publié sous la licence “Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International” CC BY-NC-SA 4.0

#sexe #homosexuel #gay #homo #érotisme #homosexualité #bdsm #nsfw #gaynsfw