Libre-penseur et chrétien?

Cela pourrait sembler provocateur comme intitulé de blog et voire même contradictoire. Ainsi, je vais tenter de vous expliquer le pourquoi du comment.

J’ai choisi libre-penseur à la fois pour son sens premier mais aussi à cause d’un ouvrage de l’ancien recteur de l’université catholique de Louvain-la-Neuve, Gabriel Ringlet. Gabriel Ringlet est aussi prêtre, théologien, écrivain, poète et une personne inspirante.

En 1998, il a écrit un ouvrage qui s’appelait Évangile d’un libre-penseur, et si Dieu était laïc? C’est à ce livre que j’ai pensé en premier lorsque le mot libre-penseur s’est imposé pour le titre de mon blog.

Parmi les autres personnes qui m’inspirent, il y a Myriam Tonus, théologienne et laïc dominicaine pendant de longues années qui récemment, à l’âge de septante-sept ans a quitté l’église catholique pour l’église protestante. Elle a livré une interview au magazine belge l’Appel dans laquelle elle raconte son cheminement du catholicisme au protestantisme. J’aurais presque pu l’écrire! L’interview est à lire sur le site de l’Appel.

Chrétien, était pour moi aussi une évidence et je dis bien chrétien, pas catholique, la différence est de taille, cela je pense que vous l’aurez compris si vous avez lu l’introduction (la seconde partie en particulier).

Et comme je me sentais proche de la théologie libérale du protestantisme. Libéral, dans le sens de liberté, dans le sens de remettre sans cesse la réforme sur le métier, dans le sens de remettre en question les acquis en étant ouvert à la nouveauté car comme dans tous les domaines, la théologie évolue avec son temps mais une chose ne change pas : le message central du christianisme, malheureusement très, trop souvent dévoyé : Amour et tolérance. (voir Jean 13, 34-35).

Mais si ma pensée est profondément chrétienne, elle n’est pas fermée à la philosophie, aux autres formes de spiritualités et religions qui toutes ont un but universel: la recherche de sens dans et de la vie.

Et je l’avoue, il m’arrive de consulter le site des témoins de Jéhovah et pour cela je dois remercier un ancien collègue, décédé trop tôt et qui faisait partie des témoins de Jéhovah car j’ai eu avec lui des échanges remarquables et enrichissants comme j’en ai rarement connu dans ma quête spirituelle et bien loin de l’idée que l’on se fait de cette communauté.

Parmi toutes les personnes qui m’inspirent, vous aurez aussi compris que François d’Assise compte beaucoup et je terminerai ce billet avec sa prière pour la paix :

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »


Les écrits de ce blog reflètent les opinions et les réflexions de l’auteur se basant sur son propre parcours et ses propres connaissances acquises au fil du temps . Ils ne constituent en aucun cas une vérité absolue, au mieux ils se veulent matière à réflexion personnelle.

Merci pour votre lecture.

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