La piXine

Avertissement : ce blog est un récit érotique gay, il suggère et évoque des relations (homo)sexuelles, réservé à un public averti !

Où l’on introduit le cadre…

Je parvins enfin à destination, après un trajet plus long que prévu et pour m'être un peu perdu. Je rechigne à utiliser le GPS pour tout. Ou bien peut-être n'étais-je finalement pas si pressé d'arriver ? L'envie de participer à ce tournage, pour lequel je m'étais préparé depuis plusieurs semaines, s'était muée en légère appréhension : qu'allais-je exactement y trouver ? Était-ce sérieux ? Tiendrais-je mon rôle ? Car être acteur, même amateur, dans le cinéma pornographique était entièrement nouveau pour moi.

Après m'être garé sur le gravier, je sortis de ma voiture et contemplai la grande maison en hauteur. Le film dans lequel j'allais jouer s’appelait “La piXine” (quelle créativité !), et je m'attendais naturellement à trouver une villa, avec sa piscine... Il faisait chaud, c’était le sud, aussi étais-je habillé dans mon short ultra-court et mes sandales féminines. Je pensais également ainsi aguicher un peu mon entourage, mais maintenant je me sentais plutôt vulnérable. D'autant que comme souvent, je ne portais aucun sous-vêtement, aimant la liberté de mouvement et la caresse du tissu sur mon devant, bien que je fusse néanmoins plugué, toujours pour me sentir bien préparé.

Pieds et sandales

J'avais en fait répondu à une sorte d'annonce dans le réseau social où je sévissais, un nouveau studio cherchant des acteurs amateurs pour tourner des films pornographiques gay en bareback... Après beaucoup d'hésitations et d’atermoiements, je m'étais dit que c'était une occasion que je devais expérimenter, les affiches paraissant prometteuses. J'avais l'habitude de me filmer et de m'exposer sur internet en solo, mais un film en pleine longueur un peu plus professionnel me tentait trop... et également l'expérience réelle qui y serait immortalisée.

J'entendais quelques bruits de conversation, et je me dirigeai dans cette direction. Ayant fait crisser le gravier, un grand gaillard vêtu seulement d'un maillot de bain déboucha alors et me salua : “tu es André ? On t'attendait.” En effet, il était déjà midi et j'étais en retard. Je m'avançai pour lui serrer la main, mais il me saisit les épaules et me fit quatre bises. “On va être très intimes tout-à-l'heure”, me dit-il avec un sourire entendu et en insistant sur l'accent grave, “autant commencer tout de suite”.

Voilà sans doute un des acteurs, me dis-je, et je me pris à le détailler : grand, musclé, de beaux pieds (c'est important pour moi), il faisait probablement 90 kg et pourrait sûrement me soulever d'une main, avec mes 56 kg ! Arborant une pilosité abondante, je ne pus m'empêcher de jeter un regard furtif à l'endroit de son maillot, où une proéminence évidente ne demandait qu'à s'exprimer. Cela ne lui échappa pas, et il sourit encore : “patience... Au fait, moi c'est Victor.” Enchanté. Vraiment.

Je ne sais ce qui me prit : je fis tomber mes clefs, peut-être une envie inconsciente, et je me penchai pour les ramasser par terre, lui tournant le dos en prenant soin de me frotter à lui. Je sentis alors à travers mon short une main puissante sur mes fesses et des doigts tâtant mon périnée, ensemble qui se retira aussitôt. Je trouvai cela cavalier, même si c'était idiot car je l'avais provoqué, et si j'avais bien compris nous expérimenterions une familiarité bien plus intime dans peu de temps. Il commenta : “je vois que tu portes un plug, j'espère que...” Il ne finit pas sa phrase car un autre type arriva, quant à lui tout habillé, qui me toisa de la tête aux pieds, d'un air qui me parut finalement satisfait.

“Salut, on t'attendait. André ? Moi c'est Bernard, je suis le responsable. Viens, je vais te présenter aux autres.” Nous montâmes l'allée et arrivâmes sur une superbe terrasse ensoleillée, à côté d'un grand jardin herbeux et, bien entendu, une piscine jouxtant la villa. Autour étaient assis une dizaine de mâles, tous vêtus seulement d'un maillot de bain ou d’un boxer, qui m'accueillirent avec une sorte de clameur : “Aaaah ! Le passif !” Je ne réagis pas tout de suite, entraîné par l'énergique Bernard qui se lança dans les présentations et me fit biser par tous.

Lionel, un grand assez mince, presque imberbe, avec un beau corps bien travaillé. Takeshi, plus petit mais très musclé. Michel, imposant, bronzé et d'apparence dominante, avec une barbe de trois jours. Jean-Luc, la peau d'ébène, qui une fois debout, m’impressionna par sa taille : s'il ne se baissait pas, ma bise atteindrait ses tétons – ce qui ne serait pas forcément pour nous déplaire à tous deux – mais encore sous le coup des préjugés, mon œil regarda son maillot et je pressentis qu'il était aussi bien équipé que beau. Puis Karim, qui semblait vouloir me suggérer qu'il avait autant d'arguments que Jean-Luc, si je compris son regard. Rico, le type latin avec un sourire radieux. Et enfin Kevin, barbu, puissant avec des jambes magnifiques.

Je saluai également les deux autres, qui étaient cameramen (je n'ai pas retenu leur nom), et je contemplai l'assemblée : huit mecs, tous beaux et paraissant bien dotés, me faisant clairement envie, mais je me demandai s'ils étaient vraiment tous amateurs. J'étais en tous cas au centre de l'attention, par ma position debout et au travers de leurs regards : sentant probablement ce mélange d'excitation et d'appréhension, ils me répondaient avec un air gourmand qui me rassura et m'impressionna à la fois.

Tout émoustillé, je me mis pieds-nus et j'enlevai mon T-shirt pour être à l'aise, comme eux. Je sentis pointer une fraîcheur à l'intérieur de mon short, une humidité naturelle qui matérialisait mon anticipation alors que je me voyais déjà en scène avec eux.

Homme ne portant qu'un short

Bernard déclara : “bon, maintenant que notre passif André est là, on va pouvoir commencer à se préparer, venez.” Le, notre... avais-je bien compris ? Devant mon air interrogateur, Bernard reprit :

“– Tu as lu le scénario ?

– En fait, pas trop, j'aime l'effet de surprise.” En réalité, pas du tout, je ne l'avais pas reçu, ou alors il était parti dans mes spams ou je l'avais effacé par mégarde, peu importait.

“– Oui, pour ce film j'ai sept actifs, un versa et un passif : toi. Ça te va ? Tu seras un peu le héros du film, en tous cas au centre de l'action !” (rires à côté).

Un coup d’œil autour de moi me confirma que ça leur convenait, je n'avais pas l'envie de les contredire, j'avais le désir de les satisfaire et je me promis de ne pas les décevoir, en me donnant tout entier.

(À suivre...)


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La piXine

Je vous propose ce récit en dix chapitres, basé en partie sur la réalité, prolongeant mon expérience et partageant mes fantasmes. Il est volontairement progressif et détaillé car je pense que le verbe a une puissance évocatrice plus forte que les images dans l’esprit du lecteur intéressé, j’espère ainsi qu’il éveillera en vous des impressions plaisantes et du désir. À vous de me le dire ! Deux illustrations par chapitre pour vous mettre dans l’ambiance, pas plus, certaines sont issues de mes archives personnelles, je vous laisse deviner lesquelles…

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Où l’on ouvre les perspectives…

Guidé par Bernard, je suivis le groupe. Il fallait régler les formalités, barbantes mais indispensables : le dossier, accompagné d'un formulaire à compléter, presque une brochure annonciatrice du spectacle à venir, dont j’ai reproduit la photo ci-dessous prise avant de compléter mes coordonnées (je n'allais quand même pas tout vous révéler !). Celui-ci établissait le fait que nous étions tous consentants et ce à quoi l'on acceptait de se prêter. Je cochai toutes les cases, sauf trois, ce que Bernard releva à haute voix.

“– Pas de pissing ?

– Disons que je n'aime pas l'idée, à moins peut-être d'être dans un état de paroxysme extrême.

– Ok, on verra. Les gars, je vous laisse juger. Oui parce qu'il y a un scénario assez général, mais je voudrais que ça ait l'air naturel donc ne vous gênez pas pour improviser, tout en restant dans l'esprit. Et notez bien le safeword d'André : ROUGE. S'il le prononce, vous arrêtez tout de suite.”

Pour le fisting, j'expliquai que c'était une pratique qui me tentait mais pour laquelle je ne me sentais pas encore prêt. “Pas de problèmes, il n'y a rien de prévu comme ça dans ce film.” Pour les coups de canne ou de fouet, même si j'aimais ça, je marquais plus avec l'âge (j'avais quand même 55 ans) et cela risquait d'être trop. “Pareil, c'est particulier, pas prévu ici non plus.”

Formulaire complété

Quand chacun eut terminé – en cochant différentes cases, il faut dire qu'être du côté actif changeait la donne – Bernard nous ramena vers le jardin et nous fit un briefing, autour d'un snack. J'avais faim, il était déjà treize heures et j'étais resté sur un régime alimentaire très fibré et maigre ces derniers jours. Ce déjeuner à base de riz nous donnerait juste les forces nécessaires pour passer l'après-midi ! D'un ton professionnel, Bernard déclama sa tirade probablement habituelle.

“Bon, comme je vous disais je veux que ça a l'air vrai. Donc on tourne en extérieur, lumière naturelle et tout, pas de réflecteurs, je filme avec les cameramen et on fera des plans séquences et des gros plans, essayez de nous oublier, mais en général dans le feu de l'action ça ne pose pas de problèmes (gros rires). On fera tout d'affilée, pas de nettoyage entre les scènes pour André (ah ! Que moi ?), ça durera probablement deux à trois heures, on coupera le moins possible au montage. Vous avez lu le synopsis, suivez-le globalement mais improvisez comme vous le sentez. Chacun se respecte. Et n'oubliez pas le safeword d'André : ROUGE, mais j'espère qu'on n'en n'aura pas besoin.”

Il se retourna alors vers moi, et j’acquiesçai d'un signe de tête. “Commencez doucement, augmentez la cadence ensuite, il faut que le spectateur sente la progression, à la fin de la séquence allez-y franchement avant de vous lâcher. Faites en sorte que la caméra voie tout et surtout le bouquet final. André, tu n'avales pas tout de suite, tu sors la langue pour que la caméra n'en rate pas une goutte, et ensuite tu montres à nouveau quand c'est fait. Rappelez-vous, après l'intro, trois séquences principales, en deux temps chaque, d'au moins quarante-cinq minutes pour tenir compte du montage : la première au bord de la piscine, plan à trois ; la seconde, vous monterez au kiosque pour la tournante ; la troisième, c'est la fessée. Je vous ferai des signes. Des questions ?”

Personne ne répondit, enivré par le volume des détails et probablement par l'anticipation gourmande des scènes à venir. Je vis que Michel m'observait d'un air circonspect, je pensai qu'il se demandait si j'allais en mener large. Bernard capta son regard, et précisa : “Alors vous avez tous déjà tourné une ou plusieurs fois, sauf André pour qui c'est la première. On va découvrir mais je pense qu'il a du potentiel, et il a l'habitude de se filmer, cherchez donc sur PornHub avec son nom de scène, c’est ce qui m’a convaincu direct de le prendre pour ce film.” Seul Takeshi avait son portable près de lui, il s'y rendit aussitôt et trouva rapidement dès que Bernard eut précisé “CurvyDaddy”. Les autres s'agglomérèrent autour et ils commencèrent à visionner quelques vidéos.

“Bon, pour ceux qui n'y sont pas encore passés, à la douche. Les autres, faites ce que vous avez à faire puis attendez. Et rappel, je confisque les portables dès qu'on tourne ! Il fait chaud, buvez beaucoup d’eau, il ne faut pas que vous soyez asséchés”. Kevin me jeta avec un fort accent québecois accompagné d'un clin d’œil : “t’inquiète, André, on va étancher ta soif tout-à-l’heure !” Je souris, ne sachant quoi répondre.

En fait, seuls Michel et moi nous dirigeâmes vers la douche. Nus côte-à-côte, il me regardait de haut : “c’est ta première fois, alors ?” Un peu vexé par cette condescendance, je retirai mon plug et le nettoyai dans ma bouche avant de lui passer avec des yeux de défi. “Impressionnant”, me répondit-il, visiblement peu convaincu, malgré ses cinq centimètres de diamètre en acier inoxydable (parole d'ingénieur). “Il te faudra au moins ça pour passer Jean-Luc et Karim.” Ils se connaissaient donc, et plutôt bien si leurs mensurations étaient des sujets partagés. Voilà que le déroulé commençait à se préciser pour moi, même si dans les grandes lignes l'issue ne faisait guère de doute…

Plug anal en métal

Bernard toqua à la porte. “Dépêchez-vous et pas de tripotage sous la douche, gardez ça pour le film.” Après savonnage, rinçage et séchage avec Michel faisant de même à mes côtés, ce qui me gêna presque, nous sortîmes des vestiaires. Il me précisa : “inutile de te rhabiller, Bernard va tous nous inspecter.” Je sortis alors avec lui, tous deux entièrement nus, et je me sentais petit à côté. Il faut dire que Michel était bien doté, y compris au repos, avec un diamètre et une longueur probablement double de la mienne. Même si mon rôle n’allait pas privilégier ce versant de ma personne, je me sentais peu d’amitié avec lui et j’aurais souhaiter lui rabattre le caquet.

En effet, Bernard fit mettre tous les acteurs entièrement nus pour son inspection : propreté et photogénie des corps étaient soumis à sa validation. Au milieu de tous ces beaux mâles, je me sentais encore plus chétif, mes yeux ne pouvant s’empêcher de contempler ces organes contre lesquels j’allais me mesurer, et j’avoue que cette pensée donna un peu de vigueur au mien. Mes futurs partenaires n’étaient pas en reste, même si leurs regards se dirigeaient vers mon verso. “Dis donc André, impressionnantes tes vidéos, tu prends cher et longtemps, on va essayer d’être à la hauteur”, me lança Rico avec un sourire charmeur, ce qui eut pour effet de me rassurer.

“Bon impec’, on va commencer le tournage tout de suite”, trancha Bernard.

(À suivre...)


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Où commence véritablement l’action…

Bernard commanda alors son monde. “Bon, Michel, tu mets ton maillot et tu vas t’asseoir dans le canapé de la maison.” La villa avait une grande verrière coulissante qui donnait sur la piscine, et le canapé était juste à l’intérieur. “André, tu enfiles ce peignoir, et tu passes dans l’autre pièce au fond.” Devant mon air coi, il rajouta : “oui, tu n’as peut-être pas bien lu le scénario. Ce n’est pas grave, ton rôle c’est surtout de te laisser faire, mais de manière active, si tu vois ce que je veux dire.” Gros rires à côté de moi, et je voyais parfaitement. “Bon, tu sors de la pièce après qu’on commence à tourner et tu te diriges vers Michel, ensuite tu suis ses instructions. Mais tu résistes un peu vers la fin.” Bien, nous avions une histoire élaborée, je crois que je saurai faire… Mais commencer avec Michel ne me ravissait guère !

“Les autres, vous restez hors du champ de la caméra pour le moment. Vous interviendrez après la scène de la piscine. Vous finirez dans le kiosque là-haut, vous vous souvenez ?.” Je regardai son doigt, tel l’imbécile, puis le kiosque, qui était grand et en hauteur au milieu du jardin jouxtant la piscine. Ce dernier était ceint d'une haie de cyprès, avec un parterre d’herbe (trop longue pour être qualifiée de gazon), et une sorte de monticule au centre menait à une construction blanche en bois, au milieu de laquelle semblait trôner un mobilier rudimentaire mais imposant. Sans tout comprendre encore, il me sembla que ce kiosque abriterait bientôt un souvenir mémorable…

“Allez, allez, en scène”, cria Bernard avec autorité. Je revêtis donc un peignoir blanc en coton, rien en dessous, et me plaçai dans la pièce hors du champ. C'était climatisé et il faisait plutôt frais. Quelques bruits encore, un craquement de canapé, des pas et des cliquetis, et la déclamation tant attendue, on s’y serait cru : “La piXine, intro, on tourne.” On y était. N’empêche, j'étais impressionné, et je ne me sentais pas prêt !

Caméra

Allons-y. Je sortis de la pièce, un peu hésitant mais essayant de feindre l’assurance (après tout, j'étais censé être acteur). Cela me fit bizarre : un gars avec une grosse caméra sur l’épaule devant moi, une autre caméra braquée sur Michel, et Bernard avec un caméscope plus petit qui me suivait. Pas facile de paraître à l'aise, et qu’est-ce que cette situation avait de naturel en tous cas, moi vêtu d’un peignoir blanc marchant vers un grand mec assis dans un canapé, portant seulement un maillot de bain et les jambes écartées ? Je ne savais pas comment cette scène allait se dérouler, mais je me dirigeai avec une détermination simulée vers ce Michel.

“Arrête-toi là.” Je m’exécutai, debout à deux mètres de lui. Il me toisa de la tête aux pieds. “Mets-toi à poil.” De la manière la plus sensuelle possible, mimant certains (mauvais) films, je laissai lentement glisser le peignoir de mes épaules puis tomber jusqu’à mes pieds, me découvrant entièrement. La caméra de Bernard me balaya de la tête aux pieds. J'avais presque froid et je ne me sentais pas à mon avantage. “Retourne-toi.” Là encore, je fis un mouvement chaloupé pour lui tourner le dos. Je m’attendais à tout, mais pas si vite tout de même ? Je ne croyais pas que j’y goûterais, cela manquait d’ambiance et de contexte. “Penche toi en avant et écarte les fesses.” Dans l’état d’esprit où j’étais, avec la petite dose d’inimitié qui me séparait de Michel, il me sembla approprié de dégainer la “petite résistance” que m’avait glissée Bernard. Je restai donc debout et droit, la caméra de ce dernier fixée sur mon arrière-train, et retournai simplement la tête d’un air de défi, ce que je n’avais pas besoin de feindre.

Michel se redressa alors dans son canapé, et déclara pendant que je me retournais face à lui : ”écoute, petit, je suis ton maître pour la journée, tu me dois donc obéissance et respect, tu fais tout ce que je te dis sans hésiter, tu ne parles que quand je t’y autorise et tu m’appelles Monsieur.” Le scénario s’éclairait pour moi, une sorte de jeu de rôles dans un film, voilà qui devenait intéressant. “À chaque fois que je ne suis pas satisfait, tu auras une punition. Tu as compris ?” Je murmurai un petit “oui”, en regrettant que ce fût ce Michel qui jouât ce rôle avec moi, mais me disant que cela allait être plus facile à rendre authentique. “Viens vers moi”, me dit-il avec un sourire.

Je fis quelques pas vers lui. Il me saisit alors brutalement avec son bras puissant par la taille et me plaqua littéralement sur lui, le menton sur le canapé, le ventre sur ses genoux, moi-même les genoux et les pieds à terre, le séant pointant vers le plafond. Pendant que son bras gauche me retenait serré au niveau du dos, sa main droite, qu’il avait immense, se dressa (je le réalisai après) vers le haut puis s’abattit sur moi de tout son plat avec un claquement formidable. Je ne m’attendais pas à ça. Je lâchai un petit cri. Clac, une seconde secousse suivit presque immédiatement, je retins un gémissement étouffé. Mon cerveau avait compris la situation, et la troisième puis la quatrième fessée suivirent, et s’installa alors doucement en moi le plaisir ambigu qui accompagnait cet acte. Une pause, il reprit la parole : “normalement c’est dix coups par manquement à la discipline, ici ça fait trois fois mais comme c’est la première, je m’arrête à dix.”

Main à plat en noir et blanc

La limite était fixée. Clac ! J'allais essayer d’y prendre plaisir, en principe c’était toujours le cas mais ici il frappait vraiment fort, et son plat de main était terrible. Pourquoi trois fois ? Clac ! Il le fait quand même bien, chaque fesse en prend à tour de rôle. C’est mon défi qui a tout commencé. Clac ! Aïe, je ne me gênais plus pour crier, et ce n’était pas l’acteur mais bien mon arrière qui s’exprimait. Sans doute que j’ai oublié “Monsieur” avec mon “oui” et que je n’aurais peut-être même pas dû parler. Clac ! La douleur s’installe, j’ai perdu le compte, je voudrais qu’il s’arrête mais qu’il continue à la fois. Je crois qu’il aime ça. Clac ! Je lâchai un cri un peu plus fort, ma peau me semblait brûler, et je voyais que les caméras n’en perdaient pas une miette. C’était sûrement fini. Clac ! Un coup qui me parut encore plus fort que les autres et qui me fit grimacer. J’attendais la suite avec appréhension maintenant.

“Relève-toi.” C’est fini ? Enfin ? Déjà ? Je me relevai tant bien que mal, il ne m’aida pas, je me sentis un peu piteux, comme un enfant pas sage qu’on venait de corriger. Je me caressai la peau rougie et chaude des deux mains, à la fois pour atténuer la douleur encore vive, et pour me rassurer. La caméra de Bernard filmait tout en détails. “Maintenant, avance un peu, penche-toi en avant et écarte les fesses.” Cette fois je m’exécutai sans rechigner ni mot dire, mais ma peau endolorie supportait mal la pression de mes mains, j’y arrivai néanmoins en les ramenant plus sur le côté. Je l’entendis alors qui se leva du canapé, se rapprocha de moi, un bruit de bouche puis un doigt humide (probablement un majeur) qui rentra profondément dans mon entrejambe. “Retourne-toi”, et je le vis alors sucer son doigt pour goûter mon intérieur.

“File dehors te détendre près de la piscine, je viens m’occuper de toi après.” Je suivis la direction de son doigt et sortis par la verrière vers la piscine, quittant ainsi le champ des caméras. C’est une fois dehors que je me rendis compte que tous les autres acteurs sans exception me regardaient depuis le début ! “Coupez”, cria Bernard. “Très bon ça, bonne initiative Michel cette fessée, ça rallonge un peu l’intro mais maintenant André a des fesses rosies, c’est super sexy.” Ah le salaud, ce n’était pas prévu dans le scénario ! “Ça va André, on peut continuer ?” me demanda néanmoins Bernard. Je souris en guise de réponse. Remarque, j’avais aimé cette correction en vérité. Bien sûr c’était toujours le cas après coup, en tous cas pour les gens comme moi.

“On enchaîne”, cria Bernard. “André, tu t’installes par terre près de la piscine, tu commences par faire ton langoureux, puis la suite sera évidente, ça se passera sur ce transat.” Ah ! “La piXine, séquence un, on tourne.” Pas de répit.

(À suivre...)


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La piXine

Je vous propose ce récit en dix chapitres, basé en partie sur la réalité, prolongeant mon expérience et partageant mes fantasmes. Il est volontairement progressif et détaillé car je pense que le verbe a une puissance évocatrice plus forte que les images dans l’esprit du lecteur intéressé, j’espère ainsi qu’il éveillera en vous des impressions plaisantes et du désir. À vous de me le dire ! Deux illustrations par chapitre pour vous mettre dans l’ambiance, pas plus, certaines sont issues de mes archives personnelles, je vous laisse deviner lesquelles…

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Où cela devient torride…

J’étais donc par terre au bord de la fameuse piscine, accroupi et essayant d'arborer la position la plus langoureuse qu'il me semblât, avec trois caméras braquées sur moi, l’une façon plan séquence avec une vue d’ensemble, une autre me scrutant d’en haut, la troisième balayant mon corps. Pas facile d’en faire abstraction, et ce qu’on me demandait n’avait rien de naturel. Mais j’avais bien oublié les caméras dans la séquence précédente, j’y arriverai ici.

Homme nu de profil, accroupi

Après quelques cambrures forcées, je me dirigeai vers le transat qui m'avait été indiqué et y pris place. Je me tortillai, et je n’avais pas besoin de me forcer car allongé sur le dos, je sentais encore la chaleur de la fessée que Michel m’avait administrée. Je me mis de profil, et la caméra scruta mes fesses rosies, en attendant d’en voir plus, j’imaginais. Comme une caméra fixait mon visage, je sortis une langue pour me pourlécher les babines, c’était peut-être sexy ? Je me retournai encore, sur le ventre cette fois-ci, et exprimai plus de langueur encore en me cambrant légèrement d’abord, puis tout à plein ensuite. Mais le soleil dardait et prolongeait la fessée de ses rayons chauds, aussi je me retournai une fois de plus pour me retrouver sur le côté.

C’est alors que je vis Lionel, entièrement nu, pas très loin de moi, qui me regardait avec des yeux d’envie. Était-ce joué, était-ce naturel, je ne le savais point. Beau, grand (mais tout le monde me semble grand, en fait c’est moi qui suis petit), plutôt athlétique et le corps lisse, il me faisait hésiter entre le twink et le sportif, même si cela n'était pas forcément contradictoire. Il était jeune, c’était clair, probablement la trentaine, peut-être moins. Mais surtout il respirait la gentillesse, presque la timidité. Il me parla doucement : “Je vois que Michel t’a déjà puni, tu n’as pas trop mal ?”

Je ne savais si je pouvais lui répondre. Il comprit : “ne t’inquiète pas, je suis le petit copain de Michel, quand il prend un jouet pour la journée, on partage tout.” Ah, j'étais donc un jouet. Il se rapprocha de moi, et sans hésiter il me caressa les fesses, avec l’intention évidente d’apaiser la douleur. En fait je n’avais presque plus mal, mais ma peau était devenue hypersensible à cet endroit, de sorte que cela déclencha presque immédiatement un début de turgescence sur mon avant. Cela ne put lui échapper, il sourit, il continua. Et moi aussi.

Ses mains ne se limitaient déjà plus à mes fesses, mais exploraient tout mon corps, depuis mes pieds, mes jambes, mes cuisses, et montaient jusqu’à mes aréoles sur lesquelles elles s’attardaient avec des mouvements circulaires, tantôt autour, tantôt sur les tétons. Ceci augmenta encore mon excitation, et je me pris à lui faire la même chose, d’abord timidement, puis avec tendresse. Il se rapprocha encore plus, et m’embrassa à pleine bouche. Nos langues s’entrelacèrent, et je goûtais à ce changement de ton par rapport à la scène précédente. Surtout, il était délicat, semblait gentil, et c’était un plaisir de l’embrasser.

Maintenant allongé sur le même transat que moi, nos corps se mélangeaient, ses bras autour de moi et mes jambes autour des siennes, et toutes les parties de nos anatomies se touchaient, se frottaient, ce qui nous procura à tous deux une excitation évidente et palpable. Ses mains se rapprochèrent encore, le bas de mon dos lui étant offert, et ses doigts caressèrent mes hémisphères et osèrent prendre le chemin médian. Embrassant toujours mon visage, il me proposa : “j’ai un jouet que j’aimerais essayer avec toi, tu veux bien ?”

Il aurait pu à ce moment me proposer de le suivre en enfer que je n’aurais pas hésité, et me retournant, il arbora un objet que j’avais déjà vu mais jamais expérimenté, car il fallait être en couple pour en profiter. Mon regard ne laissa aucun doute sur mon envie, et nous commençâmes tous deux à le mettre profondément dans notre bouche, à l’humecter avec componction, même s’il avait été abondamment lubrifié par avance. Avec un regard complice, nous nous mîmes ensemble à quatre pattes devant la piscine, nous tournant le dos, lui commençant par enfiler l’objet, et moi le suivant ensuite.

J’avais une grande expérience des objets sexuels, mais celui-ci était particulier car il se jouait en duo, et il fallait nous voir, l’un et l’autre opposés mais néanmoins associés par son truchement, les mouvements de l’un affectant les sensations de l’autre, c’était un plaisir partagé de nous regarder réagir, synchrones, à chaque recul et cambrement, provoquant chez son vis-à-vis des trémoussements de plaisir.

Après ce qui me sembla une éternité merveilleuse, Lionel se retira et se retourna vers moi, m’enlevant également l’objet, et toujours tous deux à quatre pattes, commença à me lécher à cet endroit. C’est un moment que j’adore, qui précède en général quelque chose de plus fort, mais je n’avais pas à cet instant la certitude de la direction que tout cela allait prendre. L’humidité, la consistance de la langue, la sensibilité de ce point du corps, tout cela concourait à une excitation très forte qui se manifestait physiquement. Ce fut probablement pourquoi Lionel se leva, m’invitant à faire de même puis à me coucher sur le dos sur le transat.

J’avais signé pour être le passif, mais je me retrouvai dans la position de celui dont la virilité est en bouche, pour mon plus grand plaisir je l’avoue, mais avec une dose de surprise. Je me laissai faire, allongeant les bras et les jambes, pendant qu’il me besognait goulûment. Je me souvins que Bernard avait parlé d’un versa, et je pensai alors que c’était Lionel. Les caméras étaient d’ailleurs en gros plan sur l’acte, ce qui loin de me faire perdre mes moyens, m’entraîna aux limites, galvanisé par l’application qu’il y mettait.

Il me sembla que c’était encore trop tôt, et que ce n’était pas mon rôle. Un signe de Bernard confirma qu’il était temps de changer de position, et Lionel s’étendit sur le dos à côté de moi, avec une excitation évidente pointant vers le ciel. J’improvisai alors (mais n’était-ce pas évident ?) et je le chevauchai, en commençant par l’embrasser sur la bouche, plaçant mon corps de sorte que son organe trouve mon complément. J’étais préparé et l’objet me l’avait rappelé, un léger coup de rein ayant raison de ma résistance naturelle, et une chaleur agréable nous enveloppa tous deux alors que je faisais preuve d’ouverture sur lui.

Le chiffre 69 sur macadam

Me redressant en arrière, lui faisant toujours face sur le transat, mes pieds devant moi et mes mains derrière, je goûtai aux trépidations verticales que j’imprimai moi-même, et poussai de petits cris de plaisir. Cela dura quelque temps, avant qu’il me suggérât du regard de me retirer, et me guide de ses mains, lui toujours allongé sur le dos, vers un soixante-neuf qu’il pratiqua avec expertise : tantôt mon organe contondant, tantôt mon creux, subirent les assauts de sa langue humide et vigoureuse, alors que de mon côté je goûtai à sa virilité qui venait tout juste de m’explorer.

J’entendis alors une voix puissante derrière moi : “Ah, je vois qu’on s’amuse.” Michel arrivait.

(À suivre...)


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La piXine

Je vous propose ce récit en dix chapitres, basé en partie sur la réalité, prolongeant mon expérience et partageant mes fantasmes. Il est volontairement progressif et détaillé car je pense que le verbe a une puissance évocatrice plus forte que les images dans l’esprit du lecteur intéressé, j’espère ainsi qu’il éveillera en vous des impressions plaisantes et du désir. À vous de me le dire ! Deux illustrations par chapitre pour vous mettre dans l’ambiance, pas plus, certaines sont issues de mes archives personnelles, je vous laisse deviner lesquelles…

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Où les choses se corsent…

Cette arrivée ne me remplit pas de joie. “Continuez”, dit-il, mais l’envie régressait déjà. Alors que je relevai la tête pour le regarder, Lionel continuait son ouvrage entre mes fesses. Je ne l’avais pas bien détaillé avant, Michel avait bien cinquante ans, bronzé comme je l’ai dit, bien membré et d’apparence sauvage, peu aimable, ne sachant s’il jouait là un rôle, si c’était sa nature ou bien une sorte de rivalité qui s’était établie entre nous. En tous cas je n’éprouvai nulle envie de le contredire, quand il me dit : “lève-toi et viens t’occuper de moi.”

Il était debout, portant toujours son maillot court comme quand il était assis sur le canapé, et sa volonté ne faisait guère de doute. Aussi je descendis lentement du transat, m'arrachant à contrecœur de l'emprise de Lionel, et je rampai à quatre pattes vers lui, me dirigeant inéluctablement vers le centre de son corps. Cela sembla être ce qu’il attendait, car il ne réagit pas, au contraire il se laissa faire quand je mis mes mains sur ses cuisses et que je dirigeai ma tête vers son maillot. “Lio, prépare-le”, dit-il à l’adresse de l’autre, et je compris ce qu’il voulait dire quand ce dernier se posta derrière moi, couché sur le dos, et continua à me travailler avec sa langue.

C’est l’organe que j’utilisai pour humidifier son maillot et y découvrir sa protubérance, qui ne tarda pas à s’amplifier et semblait vouloir s’exprimer plus généreusement. Après quelques minutes de ce traitement, j’osai tirer le maillot vers le bas, ce qui ne déclencha aucune protestation et révéla sous mon nez un outil d’une taille importante, pas le plus gros que j’eusse pratiqué mais très respectable et surtout très vigoureux. Pointant vers la maison à laquelle je tournais le dos, il me remplit tout à plein car il se trouvait très long. Après plusieurs minutes de va-et-vient de part et d’autre, il nous commanda à tous deux : “Lio, l’objet : à quatre pattes”, en nous désignant l'endroit où il souhaitait que nous nous installassions. J’étais donc un objet – au moins dans ce film – et je n’avais pas droit à un nom. Lionel me prit par la main, me guida vers l'emplacement et m’indiqua la position souhaitée par Michel : cambrés vers le ciel, à côté l’un de l’autre.

Homme nu à quatre pattes

Un court instant qui serait certainement coupé au montage, il nous badigeonna généreusement tous deux avec un tube de Swiss Navy avant de le jeter hors champ. Je savais qu’on allait entrer dans le dur. Ses mains puissantes me tinrent les hanches, alors qu’il frappa à ma porte et après une menue résistance, il entra tout à plein. C’était un plaisir certain de sentir ce corps chaud en moi, qui venait m’explorer abondamment, et qui commença son remue-ménage d’abord doucement, puis avec plus d’application. Lionel était toujours à mes côtés et m’embrassait pendant cette visite. L'autre se retira après quelque temps, et s’occupa alors de lui. Je fis de même et l’embrassai sur la bouche tendrement. C’était un sentiment extraordinaire que de vibrer à l'unisson, l’un et l’autre fouillés vigoureusement à tour de rôle, en constatant le plaisir de son voisin, ou bien le sien propre dans son regard.

Je me rendis quand même bien compte que les mouvements avec Lionel restaient plus doux, alors qu’avec moi ils se firent à chaque alternance plus abrupts, plus rapides et plus profonds, me demandant toujours ce qui relevait du scénario et ce qui tenait de la relation personnelle. Je me dis qu’à ce train-là, il ne résisterait plus guère longtemps, et je m’attendais à tout moment à ressentir sa libération en moi, mais il tenait bon. Je ressentais la différence entre être le petit copain et être le jouet, clairement. Après un moment de ce régime, il fit un signe à Lio, qui comprit (il avait lu le scénario, lui !).

Lionel retourna vers le transat et s’y allongea à nouveau sur le dos, m’invitant à le rejoindre. Je vins le recouvrir de mon corps et l’embrasser encore, puis il m’indiqua avec ses mains de me mettre sur le dos, allongé sur lui. Il était athlétique, j'étais léger, cela lui fut facile. Il me positionna à son niveau de sorte que nous fûmes à nouveau complémentaires et liés. J'étais dans un état physique n’opposant plus aucune résistance à son entrée, et je me sentais bien alors qu’il bougeait son corps de bas en haut en me caressant les tétons et en me couvrant de baisers dans le cou. Il resta alors au plus profond de moi en arrêtant ses mouvements, écartant ses propres jambes, et je vis une ombre à mes pieds tandis qu’une caméra se rapprocha de nos entrejambes.

Je compris la situation. Étais-je prêt, je n’en étais pas si sûr. Michel me souleva les jambes, les ramena sur ses épaules et chercha à rejoindre alors Lio dans sa visite guidée. Autant ce dernier avait un diamètre ordinaire, autant Michel était plutôt au-dessus de la moyenne ; mais à deux, cela faisait beaucoup. Une première tentative échoua, une seconde, guidée avec son index et son majeur, manqua de réussir. Pour la troisième, Lionel me souleva encore le bassin tout en restant en moi, Michel parvint à l'orée et après un ultime coup de rein, je cédai. Je poussai un râle en subissant cette dilatation extrême, d’abord avec une impression de légère douleur, puis avec un plaisir gagnant en intensité.

Les bras enroulés autour de mes jambes, les mouvements de va-et-vient de Michel n’eurent rien de tendre, et là encore je me sentis comme un jouet. Mais cela me plaisait, et je ne dus pas être le seul car au bout de quelques minutes de ce régime, je ressentis une chaleur intérieure que je connaissais bien, qui suivit une mimique d’extase sonore de mon Lionel. Je lui mordillai les oreilles alors qu’il terminait ses pulsations, et avant que Michel ne se retirât. “Nettoie-nous” m’ordonna ce dernier, et je commençai avec plaisir par Lio, léchant et absorbant toute la semence qui avait fuité et qui restait encore de son organe, goûtant au passage mon intérieur.

Eau scintillante

Debout au bord de la piscine, Michel attendait que je m’occupasse de lui, et finalement j’en avais envie, qu’il ploie sous mes assauts et que je le domine ! L’embouchant dans son entier, je ne le lâcherai pas tant qu’il n’aura pas crié grâce. Il m'aura quand même fallu cinq bonnes minutes d’une activité vigoureuse pour qu’enfin il vînt en ma bouche. J’aurais bien tout bu car j’avais soif et cela me semblait être la chose à faire, mais il était manifestement plus aguerri que moi à la caméra, il fallait montrer du spectacle, aussi après la première pulsation il se retira et le liquide continua à jaillir sur ma barbe, alors que je tendais la langue pour essayer d’en capter la moindre goutte.

Une fois son ouvrage terminé, et moi la face barbouillée, il se recula, puis ordonna : “je vais faire une course avec Lio, tu nous attends là sans bouger”, avant de sortir du champ de la caméra. “Coupez”, annonça Bernard en embuscade. “Parfaits, vous avez été parfaits”, dit-il. “Buvez un coup d’eau avant qu’on passe à la suite. André, tu fais gaffe, laisse les traces sur ta barbe telles quelles, on va enchaîner.” Bien, je vis que le scénario s’inscrivait dans une continuité. Et j’avais réussi à faire abstraction des caméras et du groupe spectateur. “Bon, vous trois, vous allez là-bas et on reprend. André, tu retournes sur le transat, pour le reste tu laisses venir.” Décidément ! Eux ils étaient frais, moi je sortais quand même d’un bon traitement. “La piXine, séquence deux, on tourne.”

(À suivre...)


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La piXine

Je vous propose ce récit en dix chapitres, basé en partie sur la réalité, prolongeant mon expérience et partageant mes fantasmes. Il est volontairement progressif et détaillé car je pense que le verbe a une puissance évocatrice plus forte que les images dans l’esprit du lecteur intéressé, j’espère ainsi qu’il éveillera en vous des impressions plaisantes et du désir. À vous de me le dire ! Deux illustrations par chapitre pour vous mettre dans l’ambiance, pas plus, certaines sont issues de mes archives personnelles, je vous laisse deviner lesquelles…

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Où je m’ouvre tout entier à mon monde…

Je me retrouvai comme au début de la première séquence au bord de la piscine, quoiqu’un peu plus fatigué, ayant déjà beaucoup transpiré, passablement élargi, et la barbe pleine du souvenir de Michel. J’essayai de faire bonne figure sur mon transat, alors qu’un bruit de klaxon tonitruant se fit entendre. “Michel ?”, héla une voix au loin, qui se rapprocha. “Salut, tu n’as pas vu Michel ?” C’était Victor et je dois dire que j’étais content de le revoir, même si je savais qu’il jouait un rôle. “Il est parti faire une course”, répondis-je. Le dialogue continua :

“– Tu es son nouveau jouet ?

– Oui, je crois que c’est comme ça qu’il m’appelle.

– Je vois que vous avez déjà commencé les amusements”, en me caressant la barbe et en suçant son doigt ensuite. “Tu veux bien jouer avec nous ?

– Je ne sais...”

Mais je n’eus pas le temps de finir. Il était déjà parti et revint rapidement avec deux comparses, Takeshi et Jean-Luc. Comme Victor, ils étaient simplement vêtus d’un maillot de bain, très moulant je dois dire, révélant beaucoup de promesses et aiguisant mon appétit encore vif. “Les gars, Michel n’est pas là mais on peut s’occuper de son jouet”, en me désignant, “je suis sûr qu'il n’y verra aucune objection.”

“Euh...”, mais mes protestations (molles) passèrent inaperçues. “Attendez, je vais appeler le reste de la troupe pour qu’ils en profitent aussi.” Il mima un appel au portable, et je me dis que la nouvelle scène allait commencer et qu'elle promettait d'être torride.

Tous debout face à moi, je sentis que c’était à mon tour de jouer. Que voulait dire exactement Bernard par “je veux que ça ait l’air vrai” ? Pour moi, c’était on ne peut plus réel, il voulait parler de son scénario sans doute. Au diable, j’avais devant moi trois mâles superbes et j'allais en profiter. D’abord, chatouiller chaque maillot de ma langue. Puis, découvrir ce qui s’y cache, et continuer la révélation pour que chacun s’exprime. Victor était grand, ses attributs étaient ajustés à sa taille, et il était bien taillé de la tête aux pieds, je lui donnai quarante ans. Takeshi, le type asiatique, moins imposant mais qui démontrait de la vigueur et de l'énergie. Et Jean-Luc, un véritable colosse, le corps huilé, faisant de moi une mi-portion, en me demandant si j’allais lui tenir...

Trois arrangements de fruits en forme de pénis

J’en étais à avoir baissé chaque maillot, chacun s’en étant ensuite rapidement débarrassé d’un coup de pied, et à lubrifier chaque outillage avec application à tour de rôle. Les goûts étaient variés, tous avec une saveur agréable mais différente, et j’anticipai déjà celle de l’ambroisie que je voulais boire goulûment. Nous n’en étions pas là, estimant pour ma part le cas de Jean-Luc, et en bon ingénieur me demandant quel diamètre il pouvait bien faire à son maximum, celui-ci semblant croître vers l’infini au fur et à mesure que je le travaillai.

Takeshi me démontra alors qu’il fallait compter avec lui, son ventre contre mon dos, en me soulevant debout par la taille et en me positionnant habilement, puis me tenant par le bas des cuisses de ses mains alors qu'il se pencha un peu en arrière. Aucune résistance ne s’opposa à son entrée, et il profita de sa forme athlétique pour me montrer qu’il n’y avait pas que la dimension qui comptait. Après quelque temps, Victor se rapprocha de moi par devant et profitant de sa stature, saisit mes cuisses et me détachant de Takeshi, s’attacha alors à moi. Il rentra lui aussi sans difficulté, il faut dire que la dernière heure m’en avait déjà vu passer, mais c'était particulièrement plaisant de se trouver dans cette position, les bras enroulés autour de son cou, alors que la gravité assurait une profondeur maximale.

Après au moins cinq minutes, il me porta jusqu’au transat et m’y allongea sur le dos, en se retirant doucement. Je compris ce qui allait m’arriver. Jean-Luc s’approcha, et son instrument était d’une autre ampleur. Je visualisai mieux ce que voulait dire Michel sous la douche, et brutalement mon plug me paraissait bien futile, ce que je voyais devant moi tenant plus du rouleau à pâtisserie que d’un organe de chair. Je m'écartai autant que je le pus afin d’accueillir l’imposant visiteur, qui fouilla, refoula, insista, moi aussi, força… Nouveau coup de Swiss Navy, rebelote, ses mains m'écartèrent plus encore, me tirèrent tout entier sur lui, et ouf… je poussai un long râle, alors que l’entrée fut passée. Le reste suivit progressivement mais sûrement, le plus dur était fait, le meilleur à venir.

Ce fut un sentiment extraordinaire que cet élargissement, doublé d’un mouvement de va-et-vient puissant mais doux et maîtrisé. Cela me mit en émoi et dans un état second, de sorte que je ne réalisai pas le temps qui passait, et j’eus l’impression que ce moment ne dura pas assez longtemps quand finalement il se retira. Mais non, c’était juste pour me retourner et me mettre à quatre pattes sur ce transat, m’écarter à nouveau et rentrer une seconde fois, bien plus facilement, ayant gardé la mémoire de sa forme, et espérant m’en accommoder jusqu’à la fin des temps. Encore une demi-éternité où j’espérai que rien ne s’arrêterait, et la caméra devant mon visage en gros plan captura chaque instant de plaisir qui passait devant mes yeux et dans mon corps.

Malheureusement ce moment de pur bonheur devait finir, car un second coup de klaxon retentit pour annoncer la suite et suivre ce maudit scénario. “Eh, ils sont arrivés”, cria Victor, et trois autres gaillards débarquèrent alors. Jean-Luc me laissa pantelant, transpirant, toujours à quatre pattes, et la caméra se fixa longuement sur mon séant offert au ciel, laissant voir un orifice parfaitement rond et ample comme il m'avait formé, pulsant et respirant abondamment prolongeant le rythme qu'il m'avait imprimé, ainsi que je le visionnerai par la suite.

Au fond d'un puits

“Le jouet est là, on a commencé un peu sans vous”, dit Victor, “on l’amène au kiosque ?” Ah, le fameux kiosque, là-haut, au moins on serait à l’ombre. Les trois nouveaux étaient déjà entièrement nus – simplifions le scénario – et nous montâmes tous, moi jeté sur l'épaule de Jean-Luc tel un sac de riz, suivis par les caméras, pour arriver sous la charpente du fameux kiosque où trônait ce mobilier étrange.

(À suivre...)


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La piXine

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Travaux pratiques en équipe…

Arrivés enfin au kiosque, Jean-Luc me déposa et me mit debout, me laissant le loisir d'admirer l'ensemble. Nous étions en hauteur, sous une structure ajourée hexagonale blanche coiffée par une charpente haute, légère, lumineuse mais ombragée, surplombant la haie du jardin, voyant la route au-delà, et je me dis que quelqu'un aurait pu nous observer d'en bas, ce qui n'aurait pas été pour me déplaire.

Mais ce qui retint mon attention, c'était le dispositif placé au centre : en bois, avec deux cadres transversaux longs barrés d'une potence haute au centre, équipée d'une planche avec des trous manifestement prévus pour la tête et les membres (ce qu'on pourrait appeler un pilori), des cordes et des sangles sur le haut et sur les côtés. J'en ai retrouvé un modèle approchant depuis sur Etsy, dont je joins les photos ici.

Pilori, vu sous trois angles

J'imaginai toutes les possibilités qu'offrait cet engin en le détaillant plus encore, pendant que mes mâles s'affairaient autour, manifestement familiers avec son usage : une banquette amovible au centre, des supports capitonnés pour les bras et les jambes, tout semblait réglable ou adaptable, et je m'y voyais, contraint, dans tout un ensemble de positions. Ils étaient beaux, tous les six, tout nus, en train d'ôter la planche à trous et de positionner la banquette, leur membre dodelinant et mon regard ne cherchant pas à s'en détacher. Kevin avait vraiment des jambes puissantes, il devait avoir la quarantaine, tout comme Rico, beaucoup plus râblé et qui avait l'air toujours content (et là, il avait des raisons de l'être par anticipation). Mais c'était Karim qui retenait mon attention, beaucoup plus jeune, entre vingt et trente ans je dirais, mais son équipement m'impressionnait même au repos.

Je réalisai alors que l'appareillage était posé sur une plateforme rotative montée au sol, que Kevin actionna du pied pour l'aligner : très créatif et bien équipé, ce studio ! Jetant un coup d’œil au plafond en retour, je vis une caméra plongeante qui y était fixée, activée si j'en croyais son voyant rouge allumé. Mais je n'eus pas le temps de réfléchir plus car lui et Rico me saisirent et me posèrent allongé sur le dos sur la banquette, la tête dépassant et reposant ainsi en arrière, et je sentis qu'on me leva les deux jambes et qu'on me les attacha avec des sangles au niveau des chevilles, en haut et de part et d'autre de la potence, qui me surplombait de presque un mètre. On me ramena alors les poignets au niveau du cou pour me les attacher également, et enfin on me coiffa d'une demi-cagoule noire, me bouchant la vue mais me laissant le nez et la bouche dégagés. On resserra encore un peu les liens.

“Ça va, tu es confortable ?” Je répondis par l'affirmative. C'était un sentiment très grisant, au moins pour moi, de me sentir offert dans cette position, presque complètement immobilisé et incapable de me défendre, un jouet, sans même voir qui allait s'occuper de moi. Comment, je l'anticipais, tous, j'en étais sûr, mais je n'y voyais goutte. À leurs pas, j'entendis qu'ils défilèrent pour se placer tout autour de la plateforme, je le devinai, semblant prendre un plaisir – partagé – à me raser le visage qui se trouvait, était-ce un hasard ? Exactement au niveau de leurs attributs. Le tube de Swiss Navy me sembla passer de main en main, et pas seulement, l'un d'entre eux l'appliquant à moi. Le silence se fit, j'étais surexcité et le mystère en rajoutait. “Go”, et un mouvement de pied me fit pivoter, attaché à mon totem.

Arrêt. Tout de suite, une chaleur caressa mes arrières, une autre se présenta au-dessus de mon nez, invitant ma langue à travailler. De part et d'autre de mon corps, je sentis la raideur augmenter, et ce fut d'abord ma bouche qui se retrouva pleine. Le va-et-vient, la taille, la longueur activèrent mes glandes salivaires et me forcèrent à gérer ma respiration, alors que le fond de ma gorge était atteint. J'essayai de le reconnaître, au goût et à la taille je pensai à Victor. L'autre côté de moi accueillit alors son visiteur, coupant mes réflexions alors qu'il eut peu à forcer. Takeshi, peut-être ? Les mouvements s'amplifièrent et mon corps suivit, tressautant de part et d'autre, pendant cinq bonnes minutes. On tourna.

Je me retrouvai avec un mélange de goûts dans la bouche et je compris que c'était bien Takeshi, que je nettoyais à présent, pendant que mon autre versant laissa rentrer le suivant. Pas d'idée, mais arrête donc de réfléchir, profite ! Encore cinq minutes, un mouvement rotatif, et je pensai que c'était Rico, pendant que le suivant s'attela à me besogner. Nouvel angle, c'était peut-être Kevin, qui maintenant s'essaya à son tour côté verso et un autre inconnu côté recto. Plus aucune résistance ne s'opposait à chaque nouveau visiteur, c'était plutôt côté face qu'il m'était plus difficile de suivre et la salive dégoulinait littéralement. Mais ça devait être Victor, qui se représenta à nouveau devant moi pour son traitement lingual, et aussi car je résistai pour le suivant. Jean-Luc, bien sûr ! A la troisième secousse, je lâchai, et toujours autant d'effet, d'ailleurs Victor s'était retiré, craignant peut-être un réflexe buccal, ou bien voulant simplement me laisser savourer ce plaisir.

En effet, je fus extatique à nouveau, et j'aurais voulu que cela ne finît jamais. Mes borborygmes ne laissèrent pas planer de doutes sur cette envie, et j'en pris bien pour dix minutes, mais il fallait qu'il laissât sa place au suivant. On tourna. Ma langue nettoya Jean-Luc, et j'avoue ne pas être certain que j'aurais pu tout emboucher. À présent c'était au tour du dernier, Karim, une formalité maintenant que j'étais complètement ouvert. Que nenni ! Celui-ci eut autant d'efforts à fournir pour être bien accueilli, il rentra finalement, et j'éprouvai le même sentiment qu'avec Jean-Luc, avec même un truc en plus. La forme, peut-être, la méthode, je ne sais, mais il tapait de manière insistante et régulière sur ma prostate mieux que tout autre.

Il le sentit je pense, les autres aussi, il continua de plus belle, et probablement galvanisé par tous ses prédécesseurs, je criai de plus en plus fort et je finis par perdre totalement le contrôle de mon corps, qui se mit à trembler frénétiquement pendant que je coulai sur mon ventre. C'est un sentiment indescriptible pour tout homme qui ne l'a pas vécu, et les autres caressèrent mon torse pendant que je profitais de cet état orgasmique. Tous marquèrent une pause, sauf les caméras qui s'activaient partout autour et sur moi, de la tête aux pieds, et scrutant de l'autre côté mon ouverture encore palpitante, comme je le visionnai ultérieurement.

Homme cagoulé criant

Après ce temps d'arrêt, ils me libérèrent, m'ôtèrent la cagoule, et deux me supportèrent pendant que les autres réajustaient le mobilier, enlevant la banquette, replaçant la planche à trous, et posant par terre une grande coupelle, à peu près au centre. Ils me réinstallèrent ensuite à genoux, les jambes sur deux reposoirs sur les côtés qui se retrouvèrent écartées et rapidement sanglées, le ventre pointant vers le sol et les fesses cambrées vers le ciel, la tête et les poignets verrouillés dans le pilori, qui fut ramené le plus bas possible. À nouveau incapable de bouger, j'étais toujours à leur merci, confortablement exposé vers la caméra en gros plan. L'une s'installa derrière, l'autre filmait mon visage, la troisième un plan d'ensemble. Et la caméra plafond complétait la vision.

Alors à tour de rôle, chacun s'occupa de moi, debout derrière et mains sur mes hanches, doucement d'abord, puis augmentant graduellement la cadence, m'entendant ahaner de plus en plus bruyamment, avant que cela ne se terminât par une vague de chaleur intérieure. Je les reconnus sans les voir, nous étions intimes maintenant ! D'abord Takeshi, puis Rico passa derrière. La lubrification naturelle était agréable, et je sentis après sa libération que cela débordait et coulait entre mes hémisphères, attiré par la gravité. Puis Victor, dont l'abondance me surprit agréablement, suivi par Kevin qui se termina de même. Je sentais les fluides glissant sur moi. Enfin, ceux que j'appréhendais mais que j'attendais le plus, d'abord Karim, qui se révéla particulièrement énergique et généreux, et Jean-Luc, qui prit son temps mais qui termina en apothéose, me semblant exploser en moi avec une quantité indéfinissable.

La caméra était en gros plan sur mon arrière, je palpitais, j'étais bien. Kevin et Takeshi enlevèrent la planche à trous, libérant ma tête et mes poignets avant de rattacher ces derniers avec une corde fine plus haut sur la potence, ce qui me permit de me relever légèrement, les jambes toujours sanglées et écartées. Je restai comme cela quelques minutes, réalisant que j'avais été leur instrument de joie et de libération, mais j'aimais ça et j'y avais pris moi aussi plaisir.

Ouvert comme je l'étais, ne sachant plus si je poussais ou non, et la gravité ayant fait son office, Rico passa trois doigts entre mes jambes et d'un mouvement, jeta les dernières gouttes recueillies dans la coupelle, qu'il ramassa ensuite et passa à Victor. Celui-ci me la présenta aux lèvres, remplie d'une grande quantité du précieux liquide, et je le lapai goulûment devant une caméra en plein zoom, avalant probablement un verre entier, en bavant un peu partout sur ma barbe au passage, pas si facile sans les mains ! Nos goûts étaient mélangés et c'était un instant presque mystique où je partageais tout avec le groupe. Je goûtais leur plaisir et la plénitude de ce moment. Je me sentais vidé, même si en réalité j’étais exactement dans l'état inverse, comblé.

Après encore quelques minutes, Kevin dit : “eh les gars, c'est l'heure, il faut qu'on se sauve, on va être en retard.” Et ils partirent tous un à un, me saluant avec un sourire, en sortant du champ de la caméra. Je leur criai : “mais attendez, libérez-moi !

– Pas le temps, désolé,” me cria une voix hors champ, et je restai là, penaud. Cela faisait sans doute partie du scénario. J'étais confortable ceci étant, à l'ombre, prenant et sentant l'air, mes jambes sur un support molletonné. “Coupez”, cria Bernard.

“– Parfait, tu as été parfait” me dit-il. “Vous aussi, les gars, et super, le coup de la coupelle.” Encore une improvisation ? Peut-être, même si elle n'était pas là par hasard, ou bien tous les acteurs n'y goûtent pas ?

“– Bon, un coup d'eau pour André, puis on enchaîne.

– Non, c’est bon, merci.

– Tu es sûr ? Tu risques d’en avoir besoin, la prochaine est longue...” Il ne finit pas sa phrase, je pensai qu’il voulait rajouter “si tu tiens la durée.” La vérité, c’est que je voulais garder le goût que j’avais dans la bouche, il me plaisait et me rassurait. Je demandai :

“– Vous ne me libérez pas ? Je suis bien là, mais...

– Non non, surtout pas, le scénario continue. Les autres, restez en dehors du champ, vous avez bien bossé. André, tu restes là comme ça.” Ligoté comme je l'étais, avais-je le choix ? Sans doute un trait d'humour. “La piXine, séquence trois, on tourne,” cria Bernard.

(À suivre...)


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La piXine

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Où cela chauffe pour moi…

J'attendais donc là, dans cette position offerte, encore humide des deux extrémités, une caméra braquée sur moi, et j'entendis bientôt Michel. Encore lui, décidément, la séquence deux resterait probablement ma préférée. “T'es où, le jouet ?” Je ne savais si je devais répondre. Il m'interrogeait, on n'allait pas l'énerver, je tentai : “ici, Monsieur.” Il arriva à mon côté, habillé seulement d’un string en cuir boutonné sur le devant, flanqué du gentil Lionel, toujours entièrement nu. “Qu'est-ce que tu fais là ? Tu as eu de la visite, tu m'as désobéi ?” Alors qu’il vint se poster derrière moi, je commençai par un maladroit “non, non” de protestation. Il rétorqua :

“– Tu te fous de moi, tu t'es attaché tout seul ? Et ce trou béant encore dégoulinant ? Et ces traces sur ta barbe ? Tu te souviens, je t'ai promis une punition : tu mens, dix coups. Tu ne m'as pas appelé Monsieur, plus dix. Ils étaient combien ?

– Un seul... Monsieur,” de manière hésitante.

“– Menteur ! Plus dix. Vu la quantité, ils étaient sûrement nombreux.

– Six, en fait, Monsieur,” ne voyant plus l'intérêt de ne pas tout déballer.

“– Je t'avais dit que tu étais à moi aujourd’hui. Un groupe en plus, encore vingt. Lio, ça fait combien ?

– Cin… quante,” répondit Lionel d’une voix hésitante, trouvant peut-être que cela faisait beaucoup.

“– Un compte rond, ça me va. Tu vas compter chaque coup à haute voix. Et comme tu es déjà en position, on va commencer tout de suite.”

En effet, encore attaché par les poignets à cette potence et par les chevilles m’écartant ainsi les jambes, posté à quatre pattes, les fesses pointant vers le plafond, il n’avait qu’à se servir. Je ne le voyais plus mais il me semblait avoir compté avec une véritable envie et satisfaction, un plaisir sadique peut-être. Il repassa dans mon champ visuel pour aller à un angle du kiosque, ouvrir un coffre que je n’avais pas encore avisé, et je le vis choisir dans l’ombre parmi un ensemble d’ustensiles : ce ne serait donc pas sa main cette fois, il avait raison, cela finissait par faire également mal à celui qui administre. Je regardai le ciel au-delà du kiosque, en me disant qu'après ce moment d'humidité, cet endroit risquait de devenir pour moi un souvenir cuisant.

Kiosque en bois blanc ajouré

Il choisit lentement et déposa les armes sur une tablette devant moi, manifestement pour que je voie ce qui m’attendait. Je ne sais pas comment sont les gens “normaux”, mais je voue quant à moi un véritable fétichisme à la fessée, et loin de me faire peur, cette vue provoqua chez moi une excitation anticipatoire. Se succédèrent : un paddle en bois (avec des trous pour ne pas ralentir sa course) ; une tapette à tapis en rotin ; une ceinture épaisse, au bout d’un manche en bois ; un paddle en cuir souple, long et large ; un martinet à lanières dures ; et enfin un paddle en cuir épais, avec ses trous. Un beau programme, mais je réalisai à présent que c’était ambitieux et je me demandais ce qui était vraiment scénarisé.

Il prit le paddle en bois, me le montra en tapant dans la paume de sa main, vint se poster derrière moi et commença par me caresser les fesses avec, de façon légère d'abord puis plus appuyée ensuite. Ce qui est terrible – et jubilatoire – dans ces jeux, Fop ! Le premier coup partit et l’impact fut sourd. “Tu comptes, je t’ai dit.” Un. Nouvelle caresse. Je disais, c’est de ne pas savoir, Fop ! Deux, de ne pas savoir, Fop ! Fop ! Aïe… trois, quatre, quand le prochain coup va partir. Il continua, alternant caresses et coups, je les sentis passer, mais je savais que ce n’était qu’une mise en condition. J’avais déjà mal, mais c’était supportable. J’arrivai à dix, et il alla alors chercher le prochain instrument devant moi sur la tablette, prenant toujours son temps.

Se postant plus loin, mais procédant de même et avec discipline, caresse du rotin, un sifflement et un coup bien plus vif : onze. Aïe, ceux-là je vais les sentir plus vivement, le rotin est mordant, schlack ! Douze, et arrivé à seize, il m’en cuisait vraiment. Le manche était plus long, ça tapait sec. Ce fut là que je me rendis compte qu’il était expert : aucun coup en dehors de la zone de sécurité, schlack ! Et chaque fesse en prenait pour son grade, pas de jalouse, schlack ! Il faisait vraiment mal, et à vingt je ne pus retenir un grognement de douleur.

Méthodique, c’était au tour de la ceinture, et je savais que celle-là laisserait des marques, mais j’adorais le contact du cuir. Chaque claquement se faisait plus espacé, il semblait user de plus de force maintenant, et mon séant était réellement chauffé à vif de ces coups répétés. Léger sifflement et claquement. Vingt-quatre. Pourquoi prenait-il plaisir à me corriger ainsi ? Mais moi j’aimais ça, non ? Schlik ! Vraiment j’avais mal, je sentais que mon excitation ralentissait et je me concentrais de plus en plus sur la douleur. Schlik ! “Tu comptes ?” J’avais oublié où on en était. “Pas grave, on recommence à vingt.” Salaud, je te déteste ! La ceinture s’abattit, laissant à chaque frappe un coin supplémentaire de mes fesses plus rouge qu’avant encore.

On avait dépassé la moitié car trente fut atteint ! Il marqua aussi une pause, le pauvre devait être un peu fatigué aussi ? S’adressant à Lio : “détache ses jambes et mets-le debout au pilori, il est trop confortable comme ça.” Je ne savais s’il fallait parler ainsi, mais quand Lionel m’eut délié les chevilles puis aidé à me poster debout, attaché à nouveau les pieds en bas, sanglé au niveau des cuisses, avant de glisser ma tête et mes poignets dans cette planche qu’il ajusta en hauteur pour que mon corps restât perpendiculaire à mes jambes, je mesurai ce qu’était l’inconfort. Ce fut alors le paddle en cuir souple qu’il m’agita sous le nez, signifiant que la punition reprenait.

Ce paddle s’abattit sur moi avec vigueur et résonna d'un claquement sec. Trente-et-un. Je te hais. Schick ! Encore, continue, j’aime ça. Mais ce n’était plus vraiment le sentiment que j’éprouvais à cet instant, et quand trente-six sonna, après une caresse interminable, je voulais que cela continuât, ne t’arrête pas si tu es un homme ! Je lâchai alors à travers mon esprit qui s’embrumait “Vas-y”, avec l’impatience qu’éprouve le dominé rebelle vis-à-vis de son maître. “Ah, tu aimes ça ! Plus dix”, dit-il d’un air satisfait, et une pluie de coups s’abattit successivement sur chacun de mes hémisphères rouges, me faisant rater les chiffres intermédiaires pour atteindre quarante-deux. Ah, ta belle mathématique se rouille, alors qu’il changea encore d’outil, et c’était le tour du martinet.

Il y en a plusieurs types, cuir souple et long, ou dur et plus court. Le second est bien plus terrible que le premier, et c’est évidemment celui-là qu’il avait sélectionné. C’est ce que je préférais d’ordinaire : alternance de caresses et de coups secs, et il maniait cette science à la perfection. Quelle torture ces caresses, tape-moi, vas-y, maintenant. Aïe… Quarante-six. Je poussai désormais un cri à chaque coup sans plus pouvoir me retenir, et comptai avec difficulté, pourquoi les nombres français sont-ils si longs ? Whipp ! Quarante-sept. Whipp ! Quarante-huit. Pas un millimètre de ma peau ne serait épargné. Whipp ! Quarante-neuf. Tu as raison, corrige-moi. Whipp ! Cinquante. Ç’aurait pu être la fin mais ma saillie précédente en avait décidé autrement. Il avait d’ailleurs préparé un dernier instrument, comme par anticipation.

Mosaïque 3 x 3 de punitions

La frontière entre douleur et plaisir est fine, et je l'avais désormais franchie. Néanmoins, mon cerveau ne savait plus s'il voulait que cela se poursuivît ou non, s'il avait besoin de plus de cette drogue que mon corps secrétait à chaque coup, s'il souhaitait s'y adonner à l'envi même si mon corps en souffrait.

La tapette en cuir épaisse, bardée de trous, courte, peut sembler inimpressionante, mais elle est cinglante et tape en fait très fort sur une surface limitée, ce que l’ingénieur qui est en moi saurait expliquer physiquement – mais pas maintenant. Là, sur mes fesses probablement déjà écarlates, c’était tout simplement trop. Un cri bien plus long précéda un “cinquante-et-un” à peine audible, et mes mains prisonnières ne pouvaient venir à mon secours pour parer au prochain coup qui vint presque instantanément derrière, sur l’autre fesse, complétant ma douleur.

Cinquante-deux. Je ne tiendrai pas dix coups comme ça. Tchack ! Aaaah. Cin...quant’trois. Tchack ! Cinquant’quat’. Il me caressa vigoureusement avec le paddle, l’air de dire : j’arrive bientôt. J’avais si mal. Le safeword ? J’avais oublié son existence. Mes jambes tremblaient et me supportaient à peine, mais les sangles et le pilori me maintenaient dans ma position humiliante.

Tchack ! Tchack ! Je ne comptais plus que par réflexe, mais je ne pouvais plus penser à rien, oui, continue, punis-moi, je l’ai mérité, fais de moi ce que tu veux, voici ce que mon cerveau reptilien ressentait. J'étais sûr qu'on avait dépassé le soixante, que ça ne finirait jamais et qu'il s'acharnait.

Et se produisit alors quelque chose qui ne m’était jamais arrivé lors de sessions similaires, au moment où le paddle se levait une nouvelle fois : je me mis à pleurer. Pas de tristesse, pas seulement de douleur, mais d’abandon. Oui, tchack ! Je t’aime, maître, tchack ! Tu as raison, continue, tchack ! Je ne comptais même plus, à travers mes larmes chaudes, il insistait encore et encore avec de petits coups secs et répétés, puis un dernier s’abattit avant que mon maître ne jetât le paddle. Déjà. Encore !

(À suivre...)


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La piXine

Je vous propose ce récit en dix chapitres, basé en partie sur la réalité, prolongeant mon expérience et partageant mes fantasmes. Il est volontairement progressif et détaillé car je pense que le verbe a une puissance évocatrice plus forte que les images dans l’esprit du lecteur intéressé, j’espère ainsi qu’il éveillera en vous des impressions plaisantes et du désir. À vous de me le dire ! Deux illustrations par chapitre pour vous mettre dans l’ambiance, pas plus, certaines sont issues de mes archives personnelles, je vous laisse deviner lesquelles…

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Où l’on me libère enfin…

J’avais l’impression d’être en lambeaux, mes fesses devaient être lumineuses, en tous cas elles me chauffaient comme un halogène, et mes jambes tremblaient, me supportant à peine. Mon maître n’en avait manifestement pas fini avec moi : je crus d’abord qu’il aller m’appliquer une crème apaisante sur les fesses, en fait c’était encore de Swiss Navy qu’il me badigeonnait. Il déboutonna alors son string en cuir, laissant apparaître son organe turgescent et humide, signe qu’il avait apprécié cette séance, et me le présentant à la face, je m’exécutai avec une réelle gratitude de pouvoir continuer à le servir.

Après quelques minutes lui permettant d’atteindre sa taille maximale, il passa derrière moi et ne se fit pas prier pour entrer. Il écarta mes hémisphères rouges sans ménagement, c’est ce qui me fit pousser un cri de douleur. Il me besogna pendant plusieurs minutes, avant de se retirer et de venir face à moi se libérer sur mon visage, pendant que j'ouvrais grand la bouche, langue sortie. La caméra me balayait dans cet état, quand il commanda à Lionel : “à toi, maintenant.” Je ne savais ce que ce dernier en pensait, mais il s’exécuta avec précaution, et décidément je le trouvais doux et délicat avec moi, même si l’acte en question me le plaçait en dominateur. Il conclut de même et aussi généreusement que mon maître.

Visage d'homme la bouche ouverte

J'étais sans vigueur, incapable de penser et à peine de me tenir debout. Suivant un scénario convenu, Lio me libéra alors de mon pilori et de mes liens, et après avoir replacé la banquette sur ce mobilier dont je garderai un souvenir puissant, me fit allonger dessus, sur le dos, en prenant garde à ce que mes fesses dépassassent et ne touchassent point ce reposoir, les jambes supportées par les cadres latéraux. Il se pencha sur moi et sous l’œil de la caméra, lécha toutes traces sur mon visage, m'embrassant à pleine bouche au passage pour partager le précieux liquide.

Il me fit me retourner sur le ventre, et s'étant écarté, j'entendis l'autre qui s'approcha, et je sentis alors quelque chose sur le bas de mon dos : un liquide d'ordinaire chaud me faisait ici l'effet d'une douche rafraîchissante, s'abattant sur ma peau rougie, alors que mon maître s'épanchait sur moi. J’avais dit avant de commencer, seulement dans un état extatique extrême, j’y étais sans nul doute, et toujours abandonné, je le remerciai intérieurement. Il quitta le champ de la caméra.

Lio me fit pivoter une fois de plus sur la banquette du meuble maudit, me retrouvant sur le dos dans la même position que précédemment. A mon côté, il m’embrassa et me caressa tendrement. Je n'étais plus que réflexe, mais le plaisir suivant cette correction déclencha en moi un gonflement, qui continua alors que Lio le saisit de sa main et entama un mouvement de va-et-vient accompagnant ses caresses de l’autre. Je n’ai pas en général besoin de conclure ainsi, je suis un passif qui se contente de diamètre et de fluides, mais après ce que j’avais vécu et ressenti, je me soumettais et je finis par jaillir avec un plaisir fabuleux. Lio lécha cette partie de mon anatomie, puis se levant, me fit un signe d’au revoir amoureux, avant de sortir lui aussi du champ. La caméra mobile de Bernard filma tout mon corps et ses humeurs, avant que celui-ci ne concluât : “coupez, c’est dans la boîte !”

Eau jaillissant d'un tuyau

Un groupe d’applaudissements retentit alors, tous les autres acteurs ayant observé la scène, et certains étaient visiblement impressionnés.

“– Putain, qu'est-ce qu'il t'a mis !

– Tu as pris au moins quatre-vingts coups, je croyais pas que t'allais résister.

– Heureusement on t'avait bien traité avant,” dit Victor, essayant de prendre un ton plus léger.

Bernard vint vers moi, et me félicita chaudement : “André, tu es le meilleur power bottom qu'on ait eu, franchement bravo. Tu te sens bien ?” À la vérité, j'étais vanné, et j'avais besoin de décompresser. “Les gars, vous l'amenez à la douche, vous le soignez bien, et on prendra l'apéro ensemble ce soir, on débriefera. C'était super, on a du contenu, bravo à tous !”

Ils furent plusieurs à m'accompagner et à me supporter jusqu'à la douche puis à m'aider à me laver, en veillant à ce que l'eau ne fût pas trop chaude car il m'en cuisait vraiment. Je ne me souviens pas très bien de ces moments, si ce n'est que l'on finit chacun par se retrouver au bord de la piscine, presque tous assis et vêtus d'un boxer ou d'un maillot, sauf moi bien sûr, pour qui les douleurs allaient encore durer quelques jours et les marques sûrement deux à trois semaines. J'étais ainsi entièrement nu et allongé sur un transat de tout mon long sur le ventre, et Lionel vint pour me badigeonner une crème apaisante sur les fesses. Je l'arrêtai d'un geste pour demander à Takeshi de venir me montrer le résultat avant en me filmant avec son portable, car j'étais finalement le seul à n'avoir rien vu.

La couleur, probablement amplifiée par le smartphone, tenait du rouge vif, écarlate, avec des traces de lanières plus marquées que le reste ça et là, le tout réparti de manière assez homogène sur chaque fesse et débordant à peine. Oui, mon maître était vraiment un expert, et je m'imaginais que dans quelques jours, je repenserais à cette expérience avec plaisir et excitation. En attendant, Lio vint à présent étaler doucement sa crème et ma peau profita de cet apaisement faisant suite à la tempête qu'elle avait vécue.

(À suivre...)


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Je vous propose ce récit en dix chapitres, basé en partie sur la réalité, prolongeant mon expérience et partageant mes fantasmes. Il est volontairement progressif et détaillé car je pense que le verbe a une puissance évocatrice plus forte que les images dans l’esprit du lecteur intéressé, j’espère ainsi qu’il éveillera en vous des impressions plaisantes et du désir. À vous de me le dire ! Deux illustrations par chapitre pour vous mettre dans l’ambiance, pas plus, certaines sont issues de mes archives personnelles, je vous laisse deviner lesquelles…

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Où l’on revit les meilleurs moments…

Il était dix-huit heures passées, l'heure de l'apéritif, offert par la maison ! Bières et tapas furent servies par Bernard. Je restai entièrement nu alors que les autres s'étaient rhabillés, en partie parce que j'aimais ça, mais peut-être surtout car mes fesses n'auraient pas supporté un linge, aussi étais-je toujours allongé sur le ventre sur mon transat. Mais je n'étais pas gêné, d'abord tous mes partenaires m'avaient déjà exploré de fond en comble, et puis l'ambiance avait changé, était devenue sans arrières-pensées, plus... professionnelle, peut-être ?

Biscuits et boisson

Bernard commença : “Santé ! Les gars, je vous l'ai déjà dit, vous avez été super. Les cam ont fini un premier montage, c'était facile, presque rien à enlever.” Ils n'étaient pas avec nous, peut-être étaient-ils rentrés, ayant fini leur journée de “boulot”, et je me demandai comment on pouvait filmer tout ça sans vouloir participer, cela restait un grand mystère pour moi. Si eux faisaient le montage, j'avais subi quant à moi un beau démontage, et je cherchais à formuler une plaisanterie à ce sujet quand Bernard proposa de visionner quelques scènes sur l'écran TV à côté :

“– On peut revoir les meilleurs moments ensemble, pas tout bien sûr, vous aurez une copie pour vous, souvenez-vous : interdit de les diffuser sur internet, chez vous entre potes c'est bon, mais sinon le studio a l'exclu.” Dommage, cher lecteur, je ne peux partager le résultat de notre tournage. Il reprit :

“– Bon je suis emmerdé en fait, on a presque trois heures de durée, c'est beaucoup pour ce genre de prod, en même temps il y a une continuité et je ne veux pas en faire deux films... Bon on verra, c'est mon problème. Allons-y.”

Il lança et commenta la scène d'intro : “le peignoir qui tombe, ça prépare le spectateur. Et la fessée, c'était une bonne idée, les fesses rosies ça plaît toujours.

– C'était donc pas prévu au scénario ?” demandai-je en caressant instinctivement mon séant d'une main, connaissant déjà la réponse.

”– J'ai pensé que ça irait bien dans l'histoire, et puis ça m'a permis de voir que tu aimais ça,” répondit alors Michel, “je ne me suis pas trompé je crois ?” Je souris vaguement, sans trop oser le regarder. On avança, Bernard reprit :

“– Avec Lio, on sent vraiment la complicité, ça me plaît. La double, super, c'est passé crème, si j'ose dire. Après... et voilà avec Jean-Luc. Désolé mec, on te fait toujours passer à la fin, mais tu sais pourquoi, sinon ceux qui passent derrière rentrent trop facilement.

– Ça me gêne pas, comme ça c'est bien lubrifié déjà.” Se retournant vers moi : “Tu prends bien quand même, j'ai déjà eu des refus avant.” Là non plus je ne répondis pas, mais je souris franchement. Rico insista :

“– Mais comment tu arrives à te faire prendre comme ça, tu te fais sodo tous les soirs ou tu t'entraînes comme sur tes vidéos ?

– Un peu des deux,” même si en réalité j'utilisais plus souvent ma machine à sexe que je ne pratiquais avec des organes de chair, à regret. Bernard continua :

“– Ok... Ok... puis on va vers le kiosque et on s'installe. Ça t'a plu cet équipement André, t'y auras finalement passé une bonne partie de ton temps ?

– Super intense,” répondis-je, “ne pas savoir qui est derrière toi et ne rien pouvoir faire ça m'excite à fond.” Et dans un élan de créativité, je me dis qu'on aurait pu appeler ce film “le kioXe”. Bernard reprit :

“– Ça se voit ! Et la scène avec Karim...”

En effet, un véritable orgasme qui me laissa tremblant, on le voyait parfaitement à la caméra, je fus tout émoustillé à ce souvenir et voyant l'expression de mon visage qui semblait toucher la grâce, je revivais intérieurement ce moment où l'on s'abandonne totalement, où son corps n'est plus sous contrôle, où seul le plaisir pilote le cerveau. On avança.

“– La coupelle, bonne idée, c'est toi Rico ?

– Ouais, j'avais vu ça dans un film porno, et elle était là.

– On voit qu'il aime ça, il en laisse pas une goutte !

– Remarque, avec ce qu'il a pris juste avant, il devait avoir soif.

– Ç'aurait été dommage de gaspiller”, conclus-je.

Puis la scène de la punition, celle qui était encore vive à mon séant. On alla vers la fin, Bernard commenta, s'adressant à Michel :

“– Là quand même j'aurais pas cru que t'irais aussi loin, je m'attendais à tout moment à entendre André sortir son ROUGE. T'as tapé presque la centaine je dirais, vers la fin ça compte même plus.

– J'ai pensé qu'il supporterait, et pour conclure j'ai voulu qu'il s'abandonne, j'ai eu raison, non ?” rétorqua-t-il en me regardant.

Je gardai les yeux fixés sur la dernière salve, le paddle court en cuir qui frappait rapidement et continûment sans jamais vouloir sembler s'arrêter, et moi qui me mis à sangloter sincèrement. Je m'étais laissé tout à lui, en effet, et un mélange de sentiments m'emplissait encore, craignant de le regarder directement. Il s'adressa alors à moi :

“– Écoute, on joue plus maintenant, tu peux me parler, je pense qu'on a vécu quelque chose de très fort ensemble. D'ailleurs si tu veux, on pourra recommencer une autre fois, je te laisserai mes coordonnées.” Je le regardai alors bien en face, oui j'avais vécu une expérience unique, personne ne m'avait jamais fait pleurer avant, et oui, une fois les stigmates disparus, je pensai que j'aimerais recommencer.

“– Bon les gars on arrive au bout, et merci Lionel d'avoir terminé André, ça non plus ce n'était pas scripté.

– J'ai pensé que lui aussi y avait droit, et puis ça a été un plaisir,” en me regardant avec une sincère gentillesse. “Partagé,” conclus-je en lui retournant un œil empli de gratitude.

Cela terminait le visionnage. Après quelques échanges supplémentaires sur les projets de chacun, de possibles prochains tournages, il arrivait huit heures et le moment de se séparer. Je me mis debout, toujours entièrement nu, et chacun vint me faire des bises en guise d'au revoir : Rico, Takeshi, Victor, Kevin, Jean-Luc et Karim. Michel se contenta d'une bise avec sa main dominatrice sur l'épaule. Lionel ferma le bal, en m'embrassant tendrement sur la bouche. Bernard dit : “bon, salut les gars, rentrez bien, je vous recontacte pour un prochain tournage si ça vous intéresse, mais pas tout de suite. Et bravo encore, c'était bien.”

Comme le groupe se dispersait, j'étais embêté car j'habitais assez loin et je ne me sentais pas ce soir de m'asseoir, encore moins dans une voiture. Bernard le devina : “bon je fais pas hôtel mais je dois rendre la maison que demain, Lionel couche ici cette nuit, si ça te gêne pas de partager sa chambre tu peux rester dormir si tu veux.” Je voulais bien et d'un regard je vis que Lio aussi, alors qu'il m'enlaçait la taille.

Lit avec deux oreillers rouges

Fourbu, je proposai d'aller me coucher alors qu'il me montrait le chemin et me mena au grand lit. Au plafond était fixé un miroir, et je me dis que cette villa devait servir souvent pour des tournages similaires. Déjà couché sur le côté, je sentais Lionel qui me caressait et m'embrassait la peau sur tout le corps, et ce qui arriva ensuite restera mon moment d'intimité avec lui, je vous dirai simplement que je n'ai pas beaucoup dormi !

Fin... pour le moment.


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